26.07.2007

Exercice improbable

 

 

 

 

Exercice improbable

 

 

 

Bien à l’écart, des beaux quartiers            Bien à l'étroit dans son costard à raies

Et de leur symbolisme altier,                   Avec sur la tête un sablier

On perçoit, à travers la brume                 On croit voir une plume qui lui pousse

Une sombre vie, qui se consume.            Qui sort de son trou à mousse

 

Elle est celle, d’un pauvre diable      Pauvre diable en bien piteux état

Traînant sa silhouette misérable,     Traînant comme une girouette folle

Revêtue de poussiéreux haillons,    Soulevant poussières et crachats

Portant d’ineffaçables horions.       Portant son cartable à l'épaule

 

Il passe devant une mairie             Il se présente à la mairie

Regarde le fronton, et puis rit         Espoir de se voir élire

La belle devise de la France           La France à besoin de son délire

A pour lui, une odeur bien rance.   De ses odeurs fragrances pourries

 

Dans l’abîme, de son exclusion      Dans la cabine à érections

Il a perdu toute illusion.                Il vote pour lui le con !

Destinée remplie, de ratures          Mais il à fait tout plein de ratures

Un fantôme, que la faim torture.    Sur le bulletin de forfaiture

 

Pour les guignols technocratiques   Les guignols zygomatiques

Il n’est juste qu’une, statistique      Ont ramassé un tas de tiques

Un chiffre classé dans un dossier     Auraient dû se laver les pieds

Et qu’ils ont aussitôt fait, d’oublier.  Auraient senti moins mauvais

 

Quand il poussera son dernier râle,  Quand on fera pousser les crânes

Dans l’indifférence générale,           A la différence des bananes

Loin de l'égoïsme de ce monde,      Pas de besoin d'une égoïne

Son âme ira seule, jusqu’à sa tombe  Pour que seules ils tombent