26.07.2007
Charity business
Ca m’a pris tout d’un coup
En plein mois d’août
Sans crier gare
A la gare
L’abbé Pierre ayant cassé sa pipe
Contre toute attention
J’ai pris la mesure de mon indifférence
De mon égoïsme
J’ai adressé mon CV
A Emmaüs
M’a envoyé chier
Aux puces
J’ai proposé mes services
A médecins sans frontière
M’ont tapé sur la cafetière
Trop novice
J’ai demandé à sœur Thérèse
Vous savez celle qui ….
Elle m’a jeté sa prothèse
Au nez j’en ai saigné
A la maire j’ai dit
Je suis volontaire
Pas pour la guerre
Mais pour le fourbi
M’ont dit d’aller voir ailleurs
Paraît qu’il y fait meilleurs
J’y suis été
C’était pas mieux
Mais j’ai surpris une sale
Conversation verticale
Entre deux bénévoles
Dorés comme des idoles
Parlaient de sous sonores
Et trébuchants couleur
D’or portant fort intérêts
Aux taux majorés
Faudrait pas que ça s’arrête
Disait l’un en secouant ses poches
Qui tintinnabulaient
Au doux son des cloches
Les cloches qui vivent sur le trottoir
Avec pour réconfort leur litre de pinard
Leur chien puceux et leur tente
Leur gueule décadente
On a pas la chance d’un tsunami
Par an faut garder une poire
Pour la soif la pépie
L’heure de gloire
Un SDF logé c’est un client perdu
Du chiffre d’affaire foutu
Une allocation tsoin-tsoin
Une subvention de moins
Ah ! le charity business
Vaut bien celui de la fesse
L’argent n’a point d’odeur
Non plus que la charité des voleurs
14:45 Publié dans Chanson colérique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charity business, chanson




