29.07.2007

L’AUBERGE DU TROMPE AMIS

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 L’AUBERGE DU TROMPE AMIS

 

Homme « presse vinailles »

Homme « presse vinailles »

Sers-moi une pinte de ta « pinaille »

 

Homme « verse ripailles »

Homme « verse ripailles »

Sers-moi une tonne de ta volaille

 

Dame « Cœur-Accroche »

Dame « Cœur-Accroche »

Encouche-moi une belloche

 

Ainsi me parlent rêves brumissants

En odeur fade et goûts luisants

Et puis martèlent palessors gris

Devant l’échoppe du « Trompe Amis »

 

Chien « croque michonnes »

Chien « croque michonnes »

Concasse-moi une Teutonne

 

Oiseau volage

Oiseau volage

Dissipe-moi de ce cancage

 

Ombre pâlotte

Ombre pâlotte

Enhardis-moi vers ces hulottes

 

Croque bouffis en pourrissants

Tire-cochonailles debouts entrants

Voilent ma face de leurs bras nuits

Elles me regardent car je m’enfuis

 

Homme « presse vinailles »

Homme « presse vinailles »

Sers-moi une pinte de ta « pinaille »

 

Homme « verse ripailles »

Homme « verse ripailles »

Sers-moi une tonne de ta volaille

 

Dame « Cœur-Accroche »

Dame « Cœur-Accroche »

Encouche-moi une belloche

 

Ligures en tête groins baveux

Fripouilles en ire dégoulineux

Encrasses-toi fou débardant

Rumeurs de bar chambardement

 

Chien « croque michonnes »

Chien « croque michonnes »

Concasse-moi une Teutonne

 

Oiseau volage

Oiseau volage

Dissipe-moi de ce cancage

 

Ombre pâlotte

Ombre pâlotte

Enhardis-moi vers ces hulottes

26.07.2007

Amis de la poésie, poils aux pieds

 

 

 

Amis de la poésie, poils aux pieds

 

 

Un mirliton de mes amis

M'a dit Yfig  on tourne en rond

Quand on veut faire une poésie

Les vers se doivent d'être bons

 

Faut bien compter les vers en pieds

Pas se soustraire quant à la rime

Se mettre un doigt dans la narine

Ni une plume là où ça sied

 

J'y ai dit mon pote tu chipotes

Du moment que j'prends mon pied

Où est l'mal si ça cahote

La rime j'me la mets où tu sais

 

Le nombre qu'il faut compter

J'm'en bats l'œil m'en tape le coquillard

C'est du cochon ou c'est du lard

Ca s'ra toujours fort critiqué

 

Yfig faut pas ainsi raisonner

Faut s'en remettre aux spécialistes

Si tu fais qu'à mirlitonner

On te rejettera de la liste

 

Qu'elle liste, mirliton mon ami

Celle des pros d'la poésie

M'en fous d'ta liste de poètes

Ce qui m'importe c'est la fête

 

La fête des mots et des idées

Traduire un songe une pensée

Sans avoir à tout bien compter

Me prendre la tête dans les doigts d'pieds

 

 

 

Saint Malo

 

 

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Saint Malo

 

 

 

 

Dans une rue étranglée du port de Saint-Malo

Derrière une porte à deux énormes vantaux

Dans ce bar clandestin aux volets à huis-clos

Il n’y a pas de place pour les simples badauds

 

Hissez le foc bordez la grand voile

Si le vent nous porte et toutes les étoiles

Nous voguerons demain au large de Cancale

Dans moins d' une semaine serons à Malakal

 

Ce soir, tout ce que le port compte de canailles

Se retrouve là pour de gigantesques ripailles

Dans d’épaisses volutes de grasse fumée

On ne distingue rien que le bout de son nez

 

Hissez le foc bordez la grand voile

Si le vent nous porte et toutes les étoiles

Nous voguerons demain au large de Cancale

Dans moins d' une semaine serons à Malakal

 

Tonitruants tempêtant vociférant

Ventripotents claudicants ou même rampants

S’entremêlent marins corsaires racailles

Buvants rotant pissant dans une belle pagaille

 

Hissez le foc bordez la grand voile

Si le vent nous porte et toutes les étoiles

Nous voguerons demain au large de Cancale

Dans moins d' une semaine serons à Malakal

 

Dans la nuit froide les rues sont noires sans éclairage

Embusqués sous un porche attendent les enrôleurs

Que sortent les pochards soûlards et coprophages

Pour les traîner sitôt à bord des voyageurs

 

Hissez le foc bordez la grand voile

Si le vent nous porte et toutes les étoiles

Nous voguerons demain au large de Cancale

Dans moins d' une semaine serons à Malakal

 

A quai les grands vaisseaux s'emplissent de vivres

De frets de  boissons et de matelots ivres

Enrôlés volontaires pour une longue course

Guidés par la Polaire et aussi la Grande Ourse

 

Hissez le foc bordez la grand voile

Si le vent nous porte et toutes les étoiles

Nous voguerons demain au large de Cancale

Dans moins d' une semaine serons à Malakal