09.11.2008

Récidiviste

 

Les câlins bis

 

 

Moi je veux des câlins


dans de grands baldaquins


avec un peu de vin


et de grands coussins bruns

 

 

 

 

Oui je veux des câlins


J’en veux tout plein tout plein


avec aux creux des reins


des chatouilles de rapin

 

 

 


Je n’veux pas des câlins


d'ignominieux andins adamantins


non je veux câlin câlin


sur la joue sur les reins

 

 


pas trop de baragouin


plutôt de la langue de mains


tout un joli tintouin


pour finir dans les bras d'une jolie putain

20.10.2008

Fallait bien que ça arrive !

 

Les câlins

 

 

 

on veut des câlins


dans de grands baldaquins


avec un peu de vin


et de grands coussins bruns

 

 

 

ont veut des câlins


on en veut tout plein tout plein


avec aux creux des reins


des chatouilles de rapin

 

 

 

on veut pas des câlins


d'ignominieux andins adamantins


nous on veut câlin câlin


sur la joue sur les reins

 

 

 

 

pas trop de baragouin


plutôt de la langue de mains


tout un joli tintouin


pour finir dans les bras d'un bédouin

25.06.2008

à chacun son opinion !

Trouvé sur le web :

http://www.mga.asso.fr/

 

La nouvelle Marseillaise par Graeme Allwright - Sylvie Dien



Pour tous les enfants de la terre
Chantons amour et liberté.
Contre toutes les haines et les guerres
L'étendard d'espoir est levé
L'étendard de justice et de paix.
Rassemblons nos forces, notre courage
Pour vaincre la misère et la peur
Que règnent au fond de nos coeurs
L'amitié la joie et le partage.
La flamme qui nous éclaire,
Traverse les frontières
Partons, partons, amis, solidaires
Marchons vers la lumière.

© 2005, Graeme Allwright - Sylvie Dien

 

 

 

La Marseillaise - paroles en français

 

Allons enfants de la Patrie
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie
L'étendard sanglant est levé
Entendez-vous dans nos campagnes
Mugir ces féroces soldats?
Ils viennent jusque dans vos bras.
Égorger vos fils, vos compagnes!

Aux armes citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons

Que veut cette horde d'esclaves
De traîtres, de rois conjurés?
Pour qui ces ignobles entraves
Ces fers dès longtemps préparés?
Français, pour nous, ah! quel outrage
Quels transports il doit exciter?
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage!

Quoi ces cohortes étrangères!
Feraient la loi dans nos foyers!
Quoi! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fils guerriers!
Grand Dieu! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres des destinées.

Tremblez, tyrans et vous perfides
L'opprobre de tous les partis
Tremblez! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix!
Tout est soldat pour vous combattre
S'ils tombent, nos jeunes héros
La France en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre.

Français, en guerriers magnanimes
Portez ou retenez vos coups!
Épargnez ces tristes victimes
À regret s'armant contre nous
Mais ces despotes sanguinaires
Mais ces complices de Bouillé
Tous ces tigres qui, sans pitié
Déchirent le sein de leur mère!

Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n'y seront plus
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre!

Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie
Combats avec tes défenseurs!
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accents
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire!

 

25.05.2008

Mes chansons inachevées, refusées, ratées ……. même par Carla Bruni nue ou pas !

<>

 

 

 

Chanson sans nom

 

hin hin hin pot de terre

han han homme de fer

 

je suis une jolie poupée tête en terre

qui se bat contre les hommes en fer

 

nous sommes des milliards de tête en terre

eux des milliers d'hommes de fer

 

nous les fils de Villon

eux ce sont des Napoléon

 

Ils pillent les richesses de la terre

Nous nous travaillons dur comme (l'en)fer

 

 

 

Ils vivent dans des châteaux de pierres

nous dans des cages en béton

 

à nous les galères

à eux le piston

 

nous vivons de misère

de deux fois rien

 

Ils épuisent la terre

de leurs groins

 

à nous l'ombre et les éclairs

à eux le ciel bleu (azur) clair

 

finalement ils ont gagné

j'ai avalé les comprimés

le nuit se couche sur mes yeux

adieu

 

hin hin hin pot de terre

han han homme de fer

hin hin hin  terre

han han han contre fer

 

terre

fer

 

 

 

Conquête de l’ouest

 

 

10        Sur les chemins pierreux menant à l’ouest               

10        Vers les plaines vertes fertiles du far west

10        Chargées d’hommes de vivres d’armes et  d’espoirs

10        Les caravanes s’arrachent dans le soir

12        Ils partent pour un voyage d’embûches (et) de périls

12        Ils laissent un peu d’eux-mêmes, d’histoire dans cette ville

12        Ils quittent ce lieu  ils n’y reviendront plus jamais

12        Dans le saloon les girls dansent à moitié nues mais

3          Eux ils partent  

3          Oui ils partent  

6          Ils partent sans regrets

 

10        Les caravanes sont grandes ou petites

10        Formées de familles ou hétéroclites

10        Risquant leurs vies dans cette adversité

10        Partageant les rêves de liberté

12        Même si les chariots n’ont pas fière attitude

12        Ils résistent aux pires sentiers avec fortitude 

12        Ils sont prêts à tout partager tout surmonter

12        Pour aller jusqu’au bout de leur noble projet

3          Ils iront

3          Jusqu’au bout

6          Oui sans se retourner

[…..]

 

 

Krugger park

 

 

10 (5-5)           Le soir flambant s’étend sur la savane sombre

10 (5-5)           écoutez cet instant magique de sourd silence

10 (5-5)           dans cette lumière intemporelle d’ombres

10 (5-5)           l’ocre le rouge et le vert s’unissent en cadence

12 (6-6)           la vie sauvage suspendue comme inexistante

12 (6-6)           la faune se teinte de lumière fauve haletante

12 (6-6)           la frêl’ gazelle cess’ de brouter l’herbe épicée

12 (6-6)           le marcassin du pécari crie apeuré

3                      fracassant

3                      le silence

6                      qui s’était installé

 

 

10 (5-5)           C’est l’heure précise de tous les dangers

10 (5-5)           la nuit efface toute luminescence

10 (5-5)           le chacal fourbe sort zigzagant de son terrier

10 (5-5)           les pintades affolées s‘envolent en tout sens

12 (6-6)           L’hippopotame oublie le fleuve pour la prairie

12 (6-6)           le lion sort de sa rêverie désenchanté

12 (6-6)           le rire hideux de la hyène transperce la nuit

12 (6-6)           il n’y a plus d’abri sûr pour se protéger

3                      seule la chance

3                      sauvera           

6                      la proie du carnivore   

[…..]

 

 

We think we get time

On croit qu’on a le temps

 

9 5+4   Est-ce qu’on a le temps / de tout comprendre

7 5+2   De tout absorber / apprendre

9 5+4   De la vie de la mort / et de l’amour

7 5+2   De tout expliquer / toujours

3           De / tout / faire (/sur terre)

 

6 3+3    On se croit  / sûr de soi

6 3+3    On croit  / avoir le temps

6 3+3    On se sent / sûr de soi

6 3+3    On dit qu’on / a le temps

 

6 3+3    On est à  / peine né

6 3+3    Qu’on apprend / à marcher

6 3+3    On suce en-/core son pouce

6 3+3    On lit dans / le Larousse / la rousse

 

6 3+3    Vient le temps / de l’amour

6 3+3    Des serments  / des toujours

6 3+3    Et puis d’ê-/tre parent

6 3+3    d’élever/  ses enfants  / ses enfants

 

9 5+4   Le travail  métro / boulot dodo

7 5+2   la paye au lance-pierre / bobo

9 5+4   Viré sans appel/ merci patron

7 5+2   Chômage à tout âge / c’est con

3           toute / une  / vie

 

6 3+3    On se croit  / sûr de soi

6 3+3    On croit  / avoir le temps

6 3+3    On se sent / sûr de soi

6 3+3    On dit qu’on / a le temps

 

6 3+3    On se re-/trouve âgé

6 3+3    Trop vieux pour / travailler

6 3+3    Qualifié / retraité

6 3+3    Plus rien à / espérer

 

6 3+3    Les enfants / sont partis

6 3+3    Vivre leur / propre vie

6 3+3    Nous voici / grands parents

6 3+3    Où est pas-/sé le temps

 

9 5+4   Les enfants sont grands / puis sont partis

7 5+2   De tout absorber / apprendre

9 5+4   De la vie de la mort / et de l’amour

7 5+2   De tout expliquer / toujours

5           toute / une  / vie

[…..]

 

 

Je suis Yfig,

chasseur de mots

traqueur d’idées

 

12        Je suis un traqueur d’idées un chasseur de maux

12        Funambule sur un fil de rasoir à trois têtes

12        Je suis un fakir d’idées grand veneur de mots

12        Je jongle avec les verbes les temps les épithètes

 

8          J’ai fait cent fois le tour du monde

8          Appris des  pays les facondes

8          De chaque homme  appris le langage

8          Des jeunes comme des vieux les adages

8          Mais toujours m’en suis revenu

8          Au champ lexical de mon crû

 

12        La rhétorique  n’a plus aucun secret pour moi

12        Je dresse les litotes je dompte  les adverbes

12        J’adopte des diérèses venues de l’au-delà

12        Capture les synérèses parasites acerbes

 

12        Poursuis le catoblépas traque le dahu

12        Harcèle l’ithyphalle et conspue le bohu (*)

12        Déniche l’incunable et chasse l’acronyme

12        Admire Athéna, déesse d'Athènes  éponyme

 

 

8          J’ai fait les quat’cents coups centiles

8          Décliné les quantiques antiques

8          Vidé les vers de l’échanson

8          Quadruplé les valeurs quantile

8          Mais toujours m’en suis revenu

8          Au champ lexical de mon crû

 

12        Inutile de vous faire un dessin lénifiant

12        illustrant mon propos comme je le ferais

12        Pour décrire le mandrill ou le babouin hurlant

12        Singe cynocéphale simien des forêts

 

                                                                                                                                            

8          J’étais zanni à Zanzibar

8          Danseur de zapatéado

8          Zélateur glabre zététique

8          Cavalcadour pilier de bar

8          Polycéphale de Bornéo

8          Fier cardinal apoplectique

[…..]

 

 

 

 

 

 

DRUNKEN COW   BOY 

 

4    4              Ce soir il sort

4    4              Avec Camille      

6    2+4          La fille / aux boucles d’or

6    2+4          Et par-fum de vanille

8    4+4          Il a mis son / blue jean en cuir   

8    4+4          Sa che-mi-se neuve / à carreaux

9    2+3+4      Ses boots / son Ste-tson / pour l’éblouir

8    5+3          Ce soir il se-ra / le plus beau 

 

8    4+4          Ce soir il sort /avec Camille

8    4+4          Mais dans sa tê-te / ça fourmille

8    4+4          Il a le trac / c’est palpitant

8    4+4          Il a besoin / d’un remontant

 

4    4              Il cherche un bar 

4    4              Ou un saloon

6    2+4          Un coin / avec comptoir

6    2+4          Pour taire / son épiploon

8    4+4          Il se transporte / au tahiti 

8    4+4          Pour écluser / un dry whisky

9    2+3+4      Il en /  boit un  puis / il en boit deux /

8    5+3          Ce soir il se-ra / radieux 

 

8    4+4          Ce soir il sort /avec Camille

8    4+4          Mais dans sa tê-te / ça fourmille

8    4+4          Il a le trac / c’est palpitant

8    4+4          Car aura-t-il  / assez de cran

 

4    4              Il se demande

4    4              Ce qu’il va dire

6    2+4          Les mots / et les offrandes

6    2+4          Pour plaire / pour la séduire

8    4+4          Il aimerait / être poète

8    4+4          La faire vibrer / lui faire la fête

9    2+3+4      Lui dire / t’es belle  / comm’ un alezan

8    5+3          Sauvage comm’ / un Ægypan

 

8    4+4          Ce soir il ver-ra /pas Camille

8    4+4          Car dans sa tê-te / ça fourmille

8    4+4          Il a trop bu / c’est désolant

8    4+4          Il s’endort  / derrière son volant

 

8    4+4          Il a trop bu / c’est déchirant

8    4+4          Il se meurt / derrière son volant

     
 

[…..]

 

 

 

 

 

 

Il pleut il mouille

c’est la fête à la grenouille

 

Allongé sur le dos je prends malin plaisir

À observer relax la tête de mon prochain

Dans sa quête obstinée de l’immédiat loisir

Sitôt que choit des nues l’indicible crachin

 

Oyez il pleut il mouille

Coasse la grenouille

Je me casse en vadrouille

Bavasse la cagouille

 

On ne veut pas payer au prix d’or le gazole

Crachote le pêcheur en mâchouillant sa chique

Ni qu’on nous inocule le virus avicole

Cancane la douairière d’un air fort pathétique

 

Bon dieu il pleut il mouille

Ça me casse les couilles

Bredouille le petzouille

Quand sa télé s’embrouille

 

Pas question de trimer jusqu’à la fin des temps

Balance d’un ton glacé l’ouvrier retraité

De sa loge de bignole la bigote se branlant

Sirote son absinthe en pissant sa piété

[…..]

 

 

06.03.2008

il y a religion et religieux

 

Le cul des anges dans les nuages

 

 

Et je suis là le cul assis sur la plage

L’esprit vide comme une première page

La bouche ouverte les yeux dans le vague

A regarder mourir sur la grève les vagues

 

Elles ont la même indolence que mon âme

A la pensée du grand vide de nos vies

En considération de tous ces blâmes

Dont les dieux ont prononcé l’avis

 

J’ai demandé à Jéhovah

A Jésus-Christ à bouddha

A Mahomet à Lucifer

A Dante qui prie aux enfers

Si vous n’me croyez pas

 Demandez au rabbin, il était là

 

Priant pour une aide de toutes mes forces

Allah de l’eau sorti soufflant comme un morse

Il était grand, beau, chevelu et barbu

Il me dit d’un ton las et fourbu

 

Quel inconscient  me dérange pendant l’foot

Au moment ou Ali allait marquer un but

J’étais terrorisé je n’osais plus parler

Si vous n’me croyez pas demandez à Jésus, il était là

 

J’ai bafouillé ma peur de nos vies inutiles

Moi je croyais que seul un dieu savait la vérité

Il hurla, comment tu m’as dérangé pour ça ?

Il s’est jeté à l’eau comme un éther volatile

 

J’ai demandé à Jéhovah

A Jésus-Christ à bouddha

A Mahomet à Lucifer

A Hitler qui erre aux enfers

Si vous n’me croyez pas

 Demandez à l’abbé, il était là

 

Jésus, qui était là, est sorti d’une pierre

Il m’a dit, je parle pour dieu le père

Yfig tu n’es pas un bon chrétien

Tu n’es qu’un vaurien qui n’a foi en rien

 

J’ai vu dans ses yeux passer un éclair

Mon châtiment éternel était clair

J’allais griller comme Ravachol en enfer

Mes mains mes pieds chaînés par des fers

 

 

 

Un crabe qui nous observait sans bruit

Se transforma à la faveur de la pluie

En monstre (cornu) horrible et velu

Qui ne fit qu’une bouchée du petit Jésus

 

J’ai demandé à Jéhovah

A Jésus-Christ à bouddha

A Mahomet à Lucifer

A mon chien qui pisse aux enfers

Si vous n’me croyez pas

 Demandez à l’imam, il était là

 

D’une algue verte ondulante

Se détacha le visage de la vierge marie

Elle portait une nuisette transparente

Parfum musqué de chez charivari

 

Elle m’enlaça de ses bras évanescents

Ses yeux brillaient comme des diamants

Ses lèvres rubicondes et gourmandes

Se soudèrent aux miennes brigandes

 

Et puis l’amour a fait le reste

Ce qui a choqué les archanges

Quand j’étais sur un petit nuage,  un ange

Elle, assouvie, languie sous la voûte céleste

 

J’ai demandé à Jéhovah

A Jésus-Christ à bouddha

A Mahomet à Lucifer

A Villon qui crémit aux enfers

Si vous n’me croyez pas

 Demandez à Soubirou, elle était là

 

De la confusion des grains de sable

Surgit Confucius comme de sa boîte un diable

Yfig, il faut me croire tu dois choisir ton dieu

Qui te protégera et te rendra heureux

 

Si tu t’entêtes à subsister athée

Tu auras tous les dieux contre toi

Pour se venger à froid de ton peu de foi

Chacun te rouera comme un âne bâté

 

Ils te pourchasseront jusqu’au fond de la terre

T’aiguillonneront à grands coups de cautère

Te videront le bide de ta tripaille

Te laisseront agonisant sur la paille

 

J’ai demandé à Jéhovah

A Jésus-Christ à bouddha

A Mahomet à Lucifer

A Vishnou qui pète aux enfers

Si vous n’me croyez pas

 Demandez au bedeau,  il était là

 

Par la foudre et le tonnerre Zeus le grand

S’annonce, triomphant, sonnez chorus

Tombant du ciel en parachute blanc

Il choit dans les branches d’un eucalyptus

 

Yfig, m’a appelé éructe le dieu des dieux

Dans un discours qui se veut compendieux

Moi, atterré, ose à peine balbutier

Que les dieux intempestifs me font chier

 

Il sort son yatagan de son fourreau

Et dans un geste auguste et divin

Il décapite mille têtes de parigots

Qui passaient sur la plage jouant de l’octavin

 

J’ai oublié Jéhovah

Jésus-Christ et bouddha

Mahomet, Lucifer

Et Voltaire qui se branle aux enfers

Si vous n’me croyez pas

Je m’en tape mes rêves sont à moi

 

05.12.2007

L'âme de la Réunion

Et arriva ce qui devait bien arriver
quand on arrive sur ces rives adossées
au grand piton fournaise eructant
sang sonnet cahotant aux marées aux vents
le nez sur la point de la table la tête
sur les mains posées sur les tempêtes
salées humides des larmes de Sainte Anne
convulsive prise de possession montagne
bel ibiscus conte-nous encore tes histoires
d'arômes envoûtants écrits au vieux grimoires
de la main d'un bougainvillier de l'autre
un chapelet de perles quelques patrenôtres
restez des nôtres oubliez le paquebot
qui s'avance sa proue fendant les flots
emmenant loin de nous vers la france
ingrate et inique l'âme de nos danses.

 
 
                                                 Yfig
 
 

25.11.2007

Amis d'la poésie (paroles : Yfig - musique et chant : Jean-Luc Houbron)


 
podcast

 

 

Amis de la poésie, poils aux pieds

 

 

 

Un mirliton de mes amis

M'a dit Yfig  on tourne en rond

Quand on veut faire une poésie

Les vers se doivent d'être bons

 

Faut bien compter les vers en pieds

Pas se soustraire quant à la rime

Se mettre un doigt dans la narine

Ni une plume là où ça sied

 

J'y ai dit mon pote tu chipotes

Du moment que j'prends mon pied

Où est l'mal si ça cahote

La rime j'me la mets où tu sais

 

Le nombre qu'il faut compter

J'm'en bats l'œil m'en tape le coquillard

C'est du cochon ou c'est du lard

Ca s'ra toujours fort critiqué

 

 

Yfig faut pas ainsi raisonner

Faut s'en remettre aux spécialistes

Si tu fais qu'à mirlitonner

On te rejettera de la liste

 

Qu'elle liste, mirliton mon ami

Celle des pros d'la poésie

M'en fous d'ta liste de poètes

Ce qui m'importe c'est la fête

 

La fête des mots et des idées

Traduire un songe une pensée

Sans avoir à tout bien compter

Me prendre la tête dans les doigts d'pieds