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chanson blues

  • Je suis Yfig

      Je suis un traqueur d’idées un chasseur de maux

      Funambule sur un fil de rasoir à trois têtes

      Je suis un fakir d’idées grand veneur de mots

      Je jongle avec les verbes les temps les épithètes

     

      J’ai fait cent fois le tour du monde

      Appris des  pays les facondes

      De chaque homme  appris le langage

      Des jeunes comme des vieux les adages

      Mais toujours m’en suis revenu

      Au champ lexical de mon cru

     

      La rhétorique  n’a plus aucun secret pour moi

      Je dresse les litotes je dompte  les adverbes

      J’adopte des diérèses venues de l’au-delà

      Capture les synérèses parasites acerbes

     

     Poursuis le catoblépas traque le dahu

     Harcèle l’ithyphalle et conspue le bohu

     Déniche l’incunable et chasse l’acronyme

     Admire Athéna, déesse d'Athènes  éponyme

      

      J’ai fait les quat’cents coups centiles

      Décliné les quantiques antiques

      Vidé les vers de l’échanson

      Quadruplé les valeurs quantile

      Mais toujours m’en suis revenu

      Au champ lexical de mon cru

     

       Inutile de vous faire un dessin lénifiant

      Illustrant mon propos comme je le ferais

      Pour décrire le mandrill ou le babouin hurlant

      Singe cynocéphale simien des forêts

                                                                                                               

      J’étais zanni à Zanzibar

      Danseur de zapatéado

      Zélateur glabre zététique

      Cavalcadour pilier de bar

      Polycéphale de Bornéo

      Fier cardinal apoplectique

     

     J’ai prisé les alcools éthiques

     Joui effrénément  mystique

     Contemplatif eudémoniste

     Des plaisirs fous de l’atavisme

     Qui mènent à l’ataraxie

    À la divine cataplexie

     

     Me voici devant vous attendant sagement

     Les attendus caustiques de votre jugement

     Les moqueries cyniques aux accents d’Antisthène

      Le verdict inflexible m’infligeant l’anathème

     

     

  • Ode électorale triomphante et tonitruante

     

    On a gagné

    Les doigts dans l'nez

    Ils ont perdu

    Le nez dans l'cul

     

    J'aime les liesses électives

    Les soirs de victoires votives

    La joie collective

    Des fois sélectives

     

    On a gagné

    Les doigts dans l'nez

    Ils ont perdu

    Mon pied dans l'cul

     

    J'aime les alcools qui trinquent

    Dans des lieux de bringues

    L’entrechoc des verres

    Le nez rouge des mémères

     

    On a gagné

    Les doigts dans l'nez

    Ils ont perdu

    Le nez dans l'cul

     

    Ça fait plaisir à voir

    Ces tronches hilares

    Ces bonheurs simples

    Ces cris du coeur

     

    On a gagné

    Les doigts dans l'nez

    Ils ont perdu

    Le nez dans l'cul

     

    Surtout si à coté

    Sur le bas côté

    On a  des tristounets

    Tout mélenchounets

     

    On a gagné

    Les doigts dans l'nez

    Ils ont perdu

    Mon pied dans l'cul

     

    J'aime autant la joie que la tristesse

    Tout me ravit dans la détresse

    Tout me séduit dans l'allégresse

    Ça me donne envie de fesses

     

    On a gagné

    Les doigts dans l'nez

    Ils ont perdu

    Le nez dans l'cul

  • message de la croix bleue : "un rhum ça va ..."

     

     Bon !

     

    Les roms sont des roumains, à ce titre, ils méritent d'être respectés surtout qu'ils font partie de l'U.E.

     

    Les roms parcourent nos routes depuis des millénaires ... les romains même les croisaient pendant les croisades (ben quoi ?)

     

    Les roms sont des êtres humains. Que celles qui en doute aillent passer une nuit dans leurs bras.

     

    Les roms mangent nos enfants ... bon, ils ne vont tout de même pas se laisser crever de faim pour nous faire plaisir !

     

    Les roms font les poches des touristes étrangers dans le métro et le RER ... et alors ! ? ce ne sont que des étrangers, ne soyons pas xénophobes !

     

    Les roms, c'est bien connu, jouent du violon, de l'harmonica et de la crécelle de Sarcelles ... tant pis pour les sarcelliens !

     

    Les roms font chier ... prenons-les en laxatif ... et positivons !

     

    Les roms nous volent nos poules ... ouais ... ben faut avouer qu'elles aiment ça, les salopes !!!

     

    Les roms ... les roms ... merde, putain ! y'a pas que les roms sur terre !!!!!   :)

     

     




     

  • Indignation

    On n’est jamais si bon

    Que dans l’indignation

     

    Faut s’indigner de tout

    S’indigner comme des fous

    Des anti conformistes

    Des anti communistes

    Des anti pas racistes

    Des anti si sionistes

    Des anti sémitismes

    Des anti trop podes

    Des anti la mode

    Des anti européens

    Des anti balladuriens

    Des anti lit baldaquin

     

    Quand on s’indigne

    On est si digne

     

    Digne dingue dong !

     

    Faut t’indigner mon pote

    Si tu veux pas qu’on t’note

    Qu’on t’case dans un casier

    Judiciaire dévirginisé

     

    Allez ! tous à la fois

    On s’indigne dans la joie

     

    Je m’indigne

    Tu t’indignes

    S’indigner c’est si bon

    C’est comme dans le jambon

    C’est tout bon tout bonbon

    On s’indigne

    On est digne

     

    Digne dingue dong !

     

  • La République fornique rue du Cirque !

    La République fornique rue du Cirque !

     

    Chers citoyennes chers citoyens

    Amis des reines ou plébéiens

    Syndicalistes entrepreneurs

    Unijambistes enlumineurs

     

    À toutes les femmes ainsi qu’aux hommes

    Je dis mesdames et gentilshommes

    Fermez les yeux et restez cois

    Cela ne nous regarde pas

     

    La vie privée de notre roi

    Ça doit rester de bon aloi

    Ne pas tomber dans le gaulois

    Récupéré par les médias

     

    La République est bonne fille

    Quand elle fornique à la Bastille

    Rue du cirque ou sous la charmille

    Où qu’elle astique les jeunes filles

     

    Faut montrer aux bons citoyens

    Que notre roi n’est pas un saint

    Qu’il est comme eux qu’il a une queue

    N’en déplaise aux acrimonieux

     

     

    La vie privée de notre roi

    Ça doit rester de bon aloi

    Ne pas tomber dans le gaulois

    Récupéré par les médias

     

     

    Sur mon scooter je roule à fond

    Je passe au vert comme un frelon

    Et je fends l’air comme un ballon

    N’en déplaise aux caméléons

     

    C’est des histoires pas politiques

    Des excursions pornographiques

    Libertinages libidineux

    Dévergondages un peu scabreux

     

     

    La vie privée de notre roi

    Ça doit rester de bon aloi

    Ne pas tomber dans le gaulois

    Récupéré par les médias

     

    Le populo c’est bien connu

    Ç’sont des ballots qui pensent qu’au cul

    Alors bien sûr pour le zizi

    Il compte sur’les paparazzis

     

    Hop !  Circulez y’a rien à voir

    Hop ! Éteignez faites nuit noire

    Hop ! Hop ! Couchez fini la foire

    Allez ronfler dans le dortoir

     

     

    La vie privée de notre roi

    Ça doit rester de bon aloi

    Ne pas tomber dans le gaulois

    Récupéré par les médias

     

     

  • Vous aimeriez devenir riche $$$ ? Ne cherchez plus, créez votre association d'aide aux défavorisés et gardez le pognon pour vous en ouvrant un compte en Suisse de préférence ...

    Les richesses du charity business !

     


  • J'ai des vers, passe-moi le vermifuge et pase-moi donc le temps tant que t'y es !

     

    Allez, faut pas s'laisser emmerder par les poètes, ils nous foutent le moral dans les chaussettes !

     


  • Straight to death ... very sad song .... very badly sang !

    I don't mind singing like a monkey !

     


  • Précognition ! Dès 2010 je pressentais le terrible chambardement du gouvernement

    Une poule sur un mur

    (chanson enfantine)



     



     

    Ah joyeuse fiesta

    La  basse-cour en folie

    Bruyant  chambardement

    En tenues de gala

    Les cocotes jolies

    Caquètent follement

     

    Vive le festival

    De tous les animals

    Des dindons des pigeons

    Des jaguars des chapons

    Des chevals des dragons

    Des ovins des cochons

     

    Tout le monde veut sa part

    De marrons de pognons

    De délicieux achards

    De maïs de jambons

    Et c’est un agneau blanc

    Qui leur ouvre le ban

     

    Une vache un peu rosse

    Amoureuse de la bosse

    D’un chameau ordinaire

    Qui n’a pas fait la guerre

    Se rince le dentier

    Dans un grand bénitier

     

    Ah ! Joyeuse nouba

    Donne-moi du nougat

    La  basse-cour en délire

    C’est la fête et les rires

    On danse la salsa

    On chante la la la la

     

    Tapage  cacophonie

    Fracs de cérémonie

    Les cocotes jolies

    Picotent des piments

    Et des fleurs d’ancolie

    Caquetant follement

     

    Un canard fait le paon

    Sourit de toutes ses dents

    Pour convaincre sa belle

    De lui ouvrir ses ailes

    Pour se faire féconder    

    Pour lui faire des bébés

     

    Un énorme frelon

    Le vilain fanfaron

    Fait vibrer ses bacchantes

    Une oie très arrogante

    Porte une camisole

    Tissée au Capitole

     

    Une poule sur un mur

    Ecoute les murmures

    Les yeux écarquillés       

    D’un coq fort excité

    Qui lui parle d’amour

    Avec des mots glamours

     

    Ah ! Joyeux tintamarre

    Le requin dans la mare

    La  basse-cour ne désire

    Que la fête et des rires

    On mange du nougat

    On chante la la la la

     

     

                                                       Yfig  (17.11.2010)

  • Yfig interviewe Jean-Bernard Coupé (en fait JFC – Judaïque Fried Chiken)

     


     

    Nous sommes attablés à la terrasse du bar des chasseurs pêcheurs de Troussebourg (Calvados)

    Y :     Bonjour monsieur Jean-Bernard Coupé, merci pour cette …

    JB :    Pardon, moi, c’est Jean-François Copé !

    Y :     Oui monsieur Copé, nous le savons, mais c’est un artifice, une fleur de rhétorique destinée à tromper l’ennemi pour qu’il n’y voit que du feu !

    JB :    Ah bon ! Excellente idée !

    Y :     Je reprends où nous en étions resté …. Merci donc.

    Ma première question sera de vous demander ce que vous pensez de l’affaire UMP (Ubuesque Machin Politicien) ?

     

    JB :    Je ne vois pas de quoi vous parlez ?

    Y :     Vous en êtes pourtant le président ?

    JB :    Mais non, voyons, je faisais une fleur de rhétorique, je fais semblant de ne pas connaître pour tromper l’ennemi !

    Y :     Mais justement, c’est pour cela que je fais semblant d’interviewer un certain Jean-Bernard Coupé, ce pseudo permet de cacher votre réelle identité et de donner votre avis comme si vous étiez un quidam quelconque qui donne une opinion objective !

    JB :    Oh la la ! Vous êtes particulièrement tordu !

    Y :     Si vous préférez vous exprimer sous votre vrai nom, il n’y a pas de problème.

    JB :    (réfléchit longuement)

    Marie-Madeleine, la serveuse arrive avec deux cafés et des pains au chocolat.

    JB :    Je ne peux pas accepter votre proposition, j’ai été élu, je ne reviendrai pas là-dessus !

    Y :     Jean-Bernard, je peux te tutoyer ?

    JB :    No problo, tu peux !

    Y :     OK ! Alors dis-moi JB, que penses-tu en ton âme et conscience de ce foutoir UMPitre ?

    JB :    Tu n’aurais pas la recette de la daube, par hasard ?

    Y :     Euh … Oui, ma maman m’en faisait souvent, c’est délicieux !

    JB :    Exact ! On dit souvent avec dégout : « c’est de la daube » alors que la daube, c’est un véritable régal !

    Y :     Moi, je fais cuire une joue de bœuf pendant deux heures à la cocotte, il faut qu’elle soit très cuite pour fondre dans la bouche. Ensuite, je la coupe en tous petits morceaux et j’y ajoute des rondelles de cornichons et deux jaunes d’œufs. Et je sers la daube avec des patates à la vapeur …. C’est à se taper le cul par terre !

    JB :    J’ai bien noté, je vais transmettre ça à mon épouse.

    Y :     Et pour l’UMP ?

    JB :    Hors de question, j’y suis j’y reste ! J’ai été élu dans la plus parfaite légalité et personne, je dis bien PERSONNE ne me piquera ma place !

    Y :     Mais qu’est-ce qu’elle a donc de si extraordinaire cette place ?

    JB :    (semble éberlué qu’on lui pose pareille question) !

    Y :     ça doit être vraiment bien ! ?

    JB :    C’est bien mieux que ça !!! Tiens, ta daube, à côté …… (il prend un air dégouté)  eh bien c’est de la daube !



  • Lettre pas fermée à Hollande, Ayrault, Bockel et tous les nuléaires o’philes !

     

     

    Fessenheim : l'une des centrales les plus sûres, martèle Bockel .


    Est-ce que l'homme est né avec des centrales nucléaires ?


    A-t-il toujours vécu avec la surconsommation ?


    Êtes-vous en mesure de démontrer que notre niveau de vie nous rend plus heureux ?


    Vous déplacez-vous en hélicoptère, en avion personnel, avez-vous un bateau dans chaque port ?
    Désolé, mais les petites gens ne voient absolument pas les choses comme vous. Le prix de l’essence les limite dans leurs déplacements et ils peuvent à peine réaliser le nécessaire.


    Certes, pour faire vivre un Tapie il faut la consommation d'une ville de 10000 personnes au moins et pour un Sarko ou un Ayrault il faut faire chauffer la marmite ..... quelques privilégiés n’hésitent pas pour leur plaisir à consommer des quantités astronomiques d’énergie ! Ils s’en foutent que les prix s’enflamment, ils répercutent les coûts sur les pauvres gens …. Ainsi ce sont toujours les mêmes qui trinquent pour ceux qui s’enivrent !


    Tous vos arguments ne sont qu’arguties !
    Parce que vous vous comportez en défenseur d'un mode de vie qui mène droit à la destruction de la planète et que l'énergie atomique est le cancer qui nous tuera tôt ou tard puisque personne ne maîtrise cette technologie et que les déclarations péremptoires des ingénieurs atomistes ne sont contrôlées que par eux-mêmes.

     

    Qu’allons-nous laisser en héritage à nos descendants ? La mort ?


    A qui profite le crime ? Nous payons déjà le prix fort pour entretenir la machine infernale et les coûts délirants sont directement liés aux frais engendrés par l'entretien de centrales obsolètes et dangereuses et les coût abyssaux du retraitement des déchets radioactifs !

    Il suffit de lire nos factures EDF pour le constater.


    Je suis prêt à me passer définitivement d'électricité si cela peut sauver les vies de nos descendants. Etes-vous prêt à en faire autant ?

     




    Apocalypse centrale nucléaire

    Intro musicale

    Les hommes ayant désintégré
    Le verbe il ne reste plus rien
    Pas une chimère ni un chien
    La terre s’éteint déshéritée

    Le ciel saturé d’uranium
    De radium et de plutonium
    S’obscurcit opaque infernal
    Irisé de tons suie létale

    La centrale nucléaire vomit
    Ses poisons meurtriers maudits
    Toute vie est désintégrée
    Brûlée irradiée dépecée

    A terre s’entassent pêle-mêle
    Les âmes laides les âmes belles
    Les âmes jeunes les âmes vieilles
    Celle du poète celles des abeilles

    Pont

    refrain
    Ces âmes amères sans sépulture
    Peignent leur nature sur les murs
    Exécutant une arabesque
    Tantôt atroce tantôt grotesque

    Chorus

    Voyez ramper sans dignité
    Ces âmes abjectes de députés
    Qui ont voté le doigt en l’air
    L’avènement du nucléaire

    Ils cherchent en vain à échapper
    A l’opprobre de l’humanité
    Des milliards d’hommes qu’ils ont tués
    Pour assouvir leur vanité

    Mais ils ne peuvent éviter
    Les coups violents bien mérités
    Les injures grises ni les crachats
    L’ire froide de la foule qui bat
    Pont

    refrain
    Ces âmes perdues sans sépulture
    Griffent leurs cris sourds sur les murs
    Gigotent abracadabrantesques (masques carnavalesques)
    Tantôt féroces tantôts clownesques

    Chorus


    Rouges de sang les âmes tristes
    Des enfants errent innocents
    Questionnent les âmes des présidents
    Sur leurs motifs si égoïstes

    Les mamans pleurent en silence
    Sur ces décombres de violence
    Les vies gâchées de leurs bambins
    Ces petits corps de chérubins

    L’âme festive du poète
    Donne un dernier feu d’artifice
    Ornant les ruines de la bâtisse
    De fastueux scintillements de fête


    Pont

    refrain
    Ces âmes amères sans sépulture
    Gravent leur effroi sur les murs
    Faisant ainsi une arabesque
    Tantôt atroce tantôt gaguesque

    Chorus

    L’âme jaunie d’un chef d’orchestre
    Ecrit hagard de sa baguette
    Une partition sans queue ni tête
    Qui s’évanouit par la fenêtre

    Bleus effarés des musiciens
    S’accordent sur le ‘la’ du rien
    Aucun son ne sort de leurs mains
    Désormais les accords sont vains


    Les âmes lasses des spectateurs
    Tirent une dernière révérence
    Applaudissant tous en silence
    L’exploit futile de ces acteurs

    Pont

    refrain
    Ces âmes rongées sans sépulture
    Gravent leur frayeur sur les murs
    Faisant de grandes arabesques
    Tantôt atroce tantôt burlesques

    Chorus

    Rien désormais n’a d’importance
    La mort remet tout à zéro
    A l’heure de la dernière danse
    Chiens et princes sont alter ego

    Les âmes glissent sur le vent
    Voici venu la fin des temps
    Les âmes légères comme des plumes
    S’évanouissent dans la brume

    Les autres lourdes et visqueuses
    S’enfoncent flasques très nébuleuses
    Vers les entrailles de la terre
    Juste où l’on situe les enfers