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22/09/2014

Je suis Yfig

  Je suis un traqueur d’idées un chasseur de maux

  Funambule sur un fil de rasoir à trois têtes

  Je suis un fakir d’idées grand veneur de mots

  Je jongle avec les verbes les temps les épithètes

 

  J’ai fait cent fois le tour du monde

  Appris des  pays les facondes

  De chaque homme  appris le langage

  Des jeunes comme des vieux les adages

  Mais toujours m’en suis revenu

  Au champ lexical de mon cru

 

  La rhétorique  n’a plus aucun secret pour moi

  Je dresse les litotes je dompte  les adverbes

  J’adopte des diérèses venues de l’au-delà

  Capture les synérèses parasites acerbes

 

 Poursuis le catoblépas traque le dahu

 Harcèle l’ithyphalle et conspue le bohu

 Déniche l’incunable et chasse l’acronyme

 Admire Athéna, déesse d'Athènes  éponyme

  

  J’ai fait les quat’cents coups centiles

  Décliné les quantiques antiques

  Vidé les vers de l’échanson

  Quadruplé les valeurs quantile

  Mais toujours m’en suis revenu

  Au champ lexical de mon cru

 

   Inutile de vous faire un dessin lénifiant

  Illustrant mon propos comme je le ferais

  Pour décrire le mandrill ou le babouin hurlant

  Singe cynocéphale simien des forêts

                                                                                                           

  J’étais zanni à Zanzibar

  Danseur de zapatéado

  Zélateur glabre zététique

  Cavalcadour pilier de bar

  Polycéphale de Bornéo

  Fier cardinal apoplectique

 

 J’ai prisé les alcools éthiques

 Joui effrénément  mystique

 Contemplatif eudémoniste

 Des plaisirs fous de l’atavisme

 Qui mènent à l’ataraxie

À la divine cataplexie

 

 Me voici devant vous attendant sagement

 Les attendus caustiques de votre jugement

 Les moqueries cyniques aux accents d’Antisthène

  Le verdict inflexible m’infligeant l’anathème

 

 

01/02/2014

La République fornique rue du Cirque !

La République fornique rue du Cirque !

 

Chers citoyennes chers citoyens

Amis des reines ou plébéiens

Syndicalistes entrepreneurs

Unijambistes enlumineurs

 

À toutes les femmes ainsi qu’aux hommes

Je dis mesdames et gentilshommes

Fermez les yeux et restez cois

Cela ne nous regarde pas

 

La vie privée de notre roi

Ça doit rester de bon aloi

Ne pas tomber dans le gaulois

Récupéré par les médias

 

La République est bonne fille

Quand elle fornique à la Bastille

Rue du cirque ou sous la charmille

Où qu’elle astique les jeunes filles

 

Faut montrer aux bons citoyens

Que notre roi n’est pas un saint

Qu’il est comme eux qu’il a une queue

N’en déplaise aux acrimonieux

 

 

La vie privée de notre roi

Ça doit rester de bon aloi

Ne pas tomber dans le gaulois

Récupéré par les médias

 

 

Sur mon scooter je roule à fond

Je passe au vert comme un frelon

Et je fends l’air comme un ballon

N’en déplaise aux caméléons

 

C’est des histoires pas politiques

Des excursions pornographiques

Libertinages libidineux

Dévergondages un peu scabreux

 

 

La vie privée de notre roi

Ça doit rester de bon aloi

Ne pas tomber dans le gaulois

Récupéré par les médias

 

Le populo c’est bien connu

Ç’sont des ballots qui pensent qu’au cul

Alors bien sûr pour le zizi

Il compte sur’les paparazzis

 

Hop !  Circulez y’a rien à voir

Hop ! Éteignez faites nuit noire

Hop ! Hop ! Couchez fini la foire

Allez ronfler dans le dortoir

 

 

La vie privée de notre roi

Ça doit rester de bon aloi

Ne pas tomber dans le gaulois

Récupéré par les médias

 

 

26/04/2011

La guerre coûte cher et nos moyens financiers ne nous permettent plus d’acheter des missiles. Le Ministère de la Défense envisage d’utiliser des boulets, comme dans le bon vieux temps de la guerre de cent ans !

 

Une dépêche venant d'iPidiblue sur nos téléscripteurs nous informe de cette initiative guerrière du Ministère de la Défense.

Le ministre argumente sa proposition en expliquant qu’un boulet, lancé du ciel par un avion, tombant sur un char fait autant de dégâts (si ce n’est plus) qu’un missile.

De plus (cerise sur le boulet) on limite considérablement les dommages collatéraux car, contrairement au missile, le boulet ne fragmente pas.

Seuls les soldats à l’intérieur du char seraient tués définitivement.

 

Cette décision militaire peut surprendre, mais quand c’est la crise, c’est la crise !

 

Je vais peut-être vous surprendre, mais j'y ai pensé toute la nuit !

 

Le fruit de mes cogitations nocturnes est amer et dubitatif tout à la fois !

 

Je me dis, en effet, qu'il faut être extrêmement bien entraîné pour parvenir à faire tomber du ciel un boulet sur un char !

 

Certes, le char n'y résistera pas  -  en raison des théories de Newton et de celles de de Broglie qui, si on les conjuguent, déterminent que le char sera écrasé par la simple pression des ondes émisent par le poids de la bombe avant même qu'elle n'atteigne son objectif .....  la bombe en elle-même ne faisant que terminer le boulot des ondes ....

 

Alors, car il faut bien tirer les conséquences de nos calculs dans un contexte financier (après le scientifique), je me dis persuadé que l'entraînement des pilotes reviendra plus cher que le bénéfice qu'on aura fait sur l'économie des missiles traditionnels.

 

Surtout si on prend en compte le nombre astronomique de boulets qui n'atteindront jamais leur cible !!!!

 

J'ai donc bien peur que tout ceci soit une très mauvaise idée et qu'il vaudrait mieux, en temps de crise économique majeure (ma retraite n'est toujours pas revalorisée) ... s'en tenir à la guerre traditionnelle et commencer à faire des tranchées un peu partout pour arrêter l'ennemi.

 

Bien à toi, vieux soldat.

 


26/01/2011

Des proverbes … Selon F. Villon 1431 / 1462 ... extraits

 

 

Tant gratte chèvre que mal gît

 

Tant va le pot à l’eau qu’il se brise

 

Tant chauffe-t-on le fer qu’il rougit

 

Tant le maille-t-on qu’il se débrise

 

Tant vaut l’homme comme on le prise

 

Tant s’éloge-t-on qu’il n’en souvient

 

Tant mauvais est qu’on le déprise

 

Tant crie-t-on noël qu’il vient

 

Tant parle-t-on qu’on se contredit

 

Tant vaut bon bruit que grâce acquise

 

Tant plus est chère et plus est quise

 

Tant la quiert-on qu’on y parvient

 

Tant plus commune est moins requise

 

Tant promet-on qu’on s’en dédit

 

Tant prie-t-on que chose est acquise

 

Tant aime-t-on chien qu’on le nourrit

 

Tant court chanson quelle est apprise

 

Tant garde-t-on fruit qu’il se pourrit

 

Tant bat-on place qu’elle est prise

 

Tant tarde-t-on que faut entreprise

 

Tant se hâte-t-on que mal advient   ...........

16/12/2010

Métempsycose du bigorneau

Attention mesdames .....

Attention messieurs .....

Et vous aussi ....

Si vous faites qu'à vous prélasser au soleil, à vivre de courants d'air et d'aromes de miel, voici ce qui risque de vous arriver :

 

vous retrouvez dans la coquille d'un bigorneau accroché à son rocher !