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26/10/2014

De l’écriture en général et des pâtés d’Yfig en particulier (à l’intention des cornichons indispensables pour accompagner les pâtés)

Non …. Je ne vais pas vous apprendre à faire des pâtés de foie gras de Zanzibar ou des rillettes de Montélimar … je veux seulement vous entretenir de mes divagations scribouillardes.

 

Oh ! Je n’ai guère de notoriété à poser en guise de ridelles autour de ma personne pour vous convaincre de mon habilitation à vous entretenir de littérature.

Je n’ai aucun « best seller » à opposer à vos réticences à faire preuve de bonne volonté à mon égard.

Et je n’ai même pas de kalachnikov à vous mettre sous le nez pour vous forcer à m’écouter !

Rien, je n’ai rien que quelques mots d’intro qui, espérons, vous donnerons envie de faire un petit bout de chemin en ma singulière compagnie.

 

De quoi t’est-ce exactement que je veux vous causer ?

D’écriture.

Pas de styles …. Encore que … Pas de genre … même si … Pas de règles … ou à l’insu de mon plein gré …

Non, je veux vous entretenir de la façon dont l’usage de l’écriture peut amener à penser l’écriture différemment.

Au début était le verbe … Ouais …. Bon …. C’est pas original mais ce n’est pas moi qui ai inventé cette faribole !

Au début que j’écrivais … car il a bien fallu un début … je ne savais pas trop quoi écrire ni comment.

Pourquoi ?

Mais diantre, fichtre ! Parce qu’on peut écrire de tant de différentes façons !

Un article de style journalistique.

Un cours théorique sur la conchyliculture du bigorneau aux yeux bleux.

Un conte de fée humoristique ou lubrique.

Un sketch pour amuser le bourgeois qui s’emmerde devant sa téloche.

Une chronique des temps moderne dont la modernité n’a rien à envier au Moyen-âge qui était en avance sur son temps dans bien des domaines.

Un roman … d’aventures, d’amour, d’espionnage, policier …

Une pièce de théâtre, une comédie de boulevard, une tragédie, un burlesque …

Un scénario de cinéma ou une série télé ou de Bande Dessinées …

Vous rendez-vous compte de l’éventail infini de possibilités qui s’étalaient provocantes à mes yeux innocents ?

En fait, si je me souviens bien, j’ai écrit une nouvelle.

La nouvelle, c’est pas mal pour débuter. C’est court et on peut n’y mettre qu’un nombre limité de personnages. Ma nouvelle, je l’ai intitulée : « le choix du père ». C’est bien comme titre parce que ça n’a pas de sens unique. Le choix … quel choix ?

Faut pas croire, écrire une nouvelle de 25 pages, ça peut paraître facile mais ça ne l’est pas !

On se lance dans une grande aventure en se demandant si on y arrivera … on tombe sur des tas de pièges inattendus.

Par exemple, pour faciliter l’écriture, j’avais choisi de baser ma nouvelle sur une aventure qui m’était réellement arrivée … genre biographie épisodique. Mais on se pose rapidement la question de savoir ce qu’on peut dire et ce qu’il faut garder pour soi parce qu’on sera peut-être lu par des inconnus, des amis, voire la famille …

En fait … personne … ou presque ne vous lit … mais ça, on ne le sait pas au début !

Ensuite, j’ai écrit quelques mirliton … souvent, c’était des réponses rimées à des vacheries reçues sur internet …

Puis j’ai décidé de me lancer dans un roman.  Ne le cherchez pas en librairie il n’a pas été édité. Son titre : « Ludmilla » … encore un titre suffisamment évasif pour que personne n’ai envie de le lire.

Un premier roman, ce n’est pas une aventure, c’est une gageure, un travail herculéen à réaliser par un nain. On ne devrait jamais se lancer dans pareille mésaventure sans prendre une bonne assurance anti-risquetout !

Je vous passe les affres de la technique liée à l’orthographe et la grammaire … les phrases qu’on pense mais qu’on ne sait pas écrire … les mots qu’on ne trouve plus … les mots qu’on met par défaut ….

Le pire est à venir …

Le pire, c’est qu’à la quatrième ou cinquième page on a l’impression d’avoir tout dit !

Alors …. On s’arrête et on se dit : « demain ça ira mieux ! »

Mais le lendemain rien ne se passe … ni le surlendemain …. Ni les jours suivants … et on finit par oublier qu’on avait fait un grand projet.

AH ! il en faut de l’ambition et de la niaque pour se remettre à l’ouvrage, surtout si on est tout bloqué !

Moi, mon truc, ça a été d’écrire des petits trucs pour me débloquer, des chroniques, une saynète, une fausse interview , de petits sketches … et tout doucement, ça s’est débloqué …

Mais ça ne veut pas dire que c’est gagné … loin de là … car l’imagination, voyez-vous, ça marche bien dans la tête, mais quand il s’agit de le transcrire sur le papier …. C’est une autre histoire !

Bon, bref …

Après, je me suis mis à l’écriture de ma première pièce de théâtre : « un raout chez les ploutocrates ».

Comme j’avais un peu d’argent mis de côté (c’est si rare) … je l’ai faite imprimer. On appelle ça « l’autoédition ».

Puis un polar dont j’avais jeté les bases quelques vingt ans auparavant et dont j’ai retrouvé les premières pages manuscrites car il n’y avait pas d’ordinateur à l’époque.

Je me suis essayé à écrire des chansons, puis de nouveau des chroniques et des petites choses tout en travaillant à une autre pièce puis à la transcription d’une pièce en scénario de cinéma.

 

Cessez de bailler, j’en suis arrivé à mon sujet.

 

À écrire ainsi, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il y a 3 genres qui se chevauchent.

Le plus évident, c’est le scénario de cinéma et la pièce de théâtre. En fait, on peut dire que c’est très semblable et que ça consiste en des dialogues.

Les cinéphages (femmes et hommes de cinéma)  et les théâtreux tiennent absolument à ce que leurs disciplines restent bien dissociées et c’est dans la forme qu’ils imposent qu’ils tentent de forcer les uns et les autres à rester derrière d’infranchissables barrières virtuelles.


 

 

Voici un exemple d’écriture théâtrale :

ACTE I

Scène I

 

Nous sommes au mois de juillet dans la galerie ‘Maurice Maurice’ où se déroule une exposition - vernissage.  La salle (le magasin) est vide de monde. Musique douce d’ambiance. Lumière feutrée avec des spots sur les tableaux.

Une simple table sur tréteaux avec une nappe en papier blanche supporte des petits fours fatigués, une bouteille de soda et une bouteille de mousseux de mauvaise qualité avec des gobelets en plastique.

Des tableaux abstraits et figuratifs sont cimaisés sur des châssis amovibles, quelques statues sur des présentoirs …

 

Un couple de visiteurs vient à passer ..

 

Lui : Dis donc, y’a pas grand monde !

 

Elle : Y’a une ambiance à tirer au couteau !

 

Lui : Remarque …. C’est franchement pas terrible !

 

Elle : J’aime assez celui-là ! (elle lit l’étiquette au bas du tableau) bateau échoué sur la vase dans le port de Honfleur avant 1990. C’est où Honfleur ? et … Que s’est-il passé en 90 ?

 

Lui : C’est juste un bateau, il n’y a pas âme qui vive dans ce tableau …. Comme dans cette galerie, d’ailleurs  !

 

Elle : Oui, mais les couleurs sont apaisantes et je préfère un bateau échoué qu’en pleine tempête, je n’ai pas le pied marin.

 

Lui : C’est tellement apaisant que ça donne envie de dormir !

 

Elle : Tu ne serais pas un peu de mauvaise foi ?

 

Lui : Viens ! Partons d’ici c’est trop morose.

 

(Ils partent)

 

 


 

Examinons les contraintes textuelles liées à l’écriture d’une pièce de théâtre.

La première est la division en actes et en scènes. Bon ! Ça, ce n’est pas bien difficile à faire.

Pour le théâtre, l’outil américain Celtx nous donne les clefs suivantes :

·       Acte

·       Entête (scène)

·       Mise en scène (didascalies)

·       Personnage

·       Dialogue

·       (Indication)

·       Transition

·       Texte

 

Il est à noter que l’outil Celtx fournit un certain nombre de fonctionnalités très utiles pour le metteur en scène ou le réalisateur.

Il permet de décrire avec une grande précision les personnages, leurs caractéristiques physiques et psychologiques, leur rôle en tant qu’antagoniste, protagoniste, faire-valoir, figurant … etc …

Il permet de gérer les accessoires et les plans de tournages avec l’emplacement de la ou des caméras et de tous les décors ainsi que les autorisations de tournage à demander aux mairies ou préfectures ….

Il permet de gérer les plannings de tournage …

Il construit, à partir du scénario, des rapports précieux sur les scènes successives incluant les personnages et leur charge de dialogues … et plein d’autres choses encore qui sont presque totalement inutiles à l’auteur.

Et un exemple de script (scénario de cinéma) :

1 INT/EXT LE PATIO ARBORÉ DE LA GALERIE DES MAURICE

Nous sommes au mois de juillet dans le patio planté de la

galerie "Maurice Maurice" où se déroule une exposition- vernissage.

Le patio est vide de monde. Musique douce d’ambiance Lumière feutrée avec des spots sur les tableaux.

Une simple table sur tréteaux avec une nappe en papier blanche supporte des petits fours fatigués, une bouteille de soda et une bouteille de mousseux de mauvaise qualité avec des gobelets en plastique Des tableaux abstraits et figuratifs sont cimaisés sur des châssis amovibles, quelques statues sur des présentoirs

 

Un couple de visiteurs vient à passer ..

 

1 LUI

Dis donc, y’a pas grand monde !

 

2 ELLE

Y’a une ambiance à tirer au couteau

!

 

3 LUI

Remarque .... C’est franchement pas

terrible !

 

4 ELLE

J’aime assez celui-là ! (elle lit

l’étiquette au bas du tableau)

bateau échoué sur la vase dans le

port de Honfleur avant 1990. C’est

où Honfleur ? et ... Que s’est-il

passé en 90 ?

 

5 LUI

C’est juste un bateau, il n’y a pas

âme qui vive dans ce tableau ....

Comme dans cette galerie,

d’ailleurs !

 

6 ELLE

Oui, mais les couleurs sont

apaisantes et je préfère un bateau

échoué qu’en pleine tempête, je

n’ai pas le pied marin.

 

7 LUI

C’est tellement apaisant que ça

donne envie de dormir !

 

8 ELLE

Tu ne serais pas un peu de mauvaise

foi ?

 

 

9 LUI

Viens ! Partons d’ici c’est trop

morose.

 

Ils partent

 

 

Pour le cinéma, l’outil américain Celtx nous donne les clefs suivantes :

·       Entête (scène)

·       Action (didascalies)

·       Personnage

·       Dialogue

·       (Indication)

·       Transition

·       Valeur de plan

·       Texte

Dans l’écriture des scripts, il n’y a ni actes ni scènes mais des entêtes qui définissent le plan de tournage et commence principalement par la définition « intérieur ou extérieur jour ou nuit ».

 

 


 

Comme tout un chacun peut le constater, seule la forme diffère … l’histoire (à travers les didascalies) et les personnages sont identiques.

Du coup, vous le sentez bien, si je propose un texte sous forme théâtre pour un film, le CNC qui finance des centaines de millions par an (véridique) et qui EXIGE le format « script » me priera poliment mais fermement d’aller voir ailleurs si j’essuie.

À l’inverse, si je propose une pièce de théâtre au format « script » à un metteur en scène (subventionné par le ministère de la culture qui a une liste d’amis réservés), celui-ci me proposera d’aller me faire pendre ailleurs.

Que faire ?

Ben … en fait, je dirais que je m’en fous !

Pourquoi ?

Mais parce que de même que personne ne lit mes textes, personne ne s’intéresse à mes pièces ni à mes scripts … cela me rend plus indépendants et c’est pour ça que j’ai décidé d’économiser mes forces et de cesser de perdre mon temps à mettre mes textes sous des formes imposées par d’autres qui n’ont pas vraiment le souci du fonds mais plutôt celui de la forme, ce qui explique en partie la déconfiture généralisée et du théâtre et du cinéma (les films français sont tous déficitaires en recette !).

Et puisque j’ai décidé de ne plus répondre aux dictats absurdes, autant aller jusqu’au bout du raisonnement et faire d’une pierre non pas 2 mais 3 coups. C’est pour ça que désormais, j’écris des romans-ciné-théâtre … comme ça :

1      La galerie d’art

 

Par ce beau mois de juillet, dehors, la chaleur est étouffante et le soleil brûle tout ce que ses rayons percutent.

La température est plus supportable sous la charmille du patio arboré de la galerie ‘Maurice Maurice’ où se déroule une exposition - vernissage.

L’espace ombré est vide de monde. Une douce musique d’ambiance flotte langoureusement dans l’air comme un effluve vaporeux et nuageux. La lumière feutrée donne une note suave orangée et intime. Les spots vifs projetant leurs rais clairs sur les tableaux forment des îlots de clarté rayonnante parsemée.

Au centre du patio, une simple table sur tréteaux avec une nappe en papier blanche supporte des petits fours fatigués, une bouteille de soda et une bouteille de mousseux de mauvaise qualité avec des gobelets en plastique.

Des tableaux abstraits et figuratifs sont cimaisés sur des châssis amovibles, quelques statues de stuc reposent nonchalants sur des présentoirs …

Malgré l’impression apaisante des lieux, il y plane comme une menace éthérée et dramatique.

Un couple de visiteurs vient à passer … Ils sont jeunes et branchés, ils sont entrés là par le plus grand des hasards après avoir lu la pancarte à l’entrée de la galerie exhortant les passants à venir se rafraîchir à l’abri du soleil et à se rincer l’œil avec les tableaux et sculptures. Ils sont en short et tong, très décontractés et très bronzés. Elle, blonde et lui brun ils ont des visages communs, sans particularité exceptionnelle.

Lui : Dis donc, y’a pas grand monde !

 

Elle : Y’a une ambiance à tirer au couteau !

 

Lui : Remarque …. C’est franchement pas terrible !

 

Elle : J’aime assez celui-là ! elle lit l’étiquette au bas du tableau bateau échoué sur la vase dans le port de Honfleur avant 1990.  Ça l’interpelle et la questionne, elle se tourne vers son compagnon dans l’espoir qu’il lui procure quelques renseignements … C’est où Honfleur ? et … Que s’est-il passé en 90 ?

 

Il n’en sait rien le pauvre, comment pourrait-il savoir ? Il ne prend même pas la peine de s’excuser et s’esquive.

 

Lui : C’est juste un bateau, il n’y a pas âme qui vive dans ce tableau …. Comme dans cette galerie, d’ailleurs !

 

Elle : Oui, mais les couleurs sont apaisantes et je préfère un bateau échoué qu’en pleine tempête, je n’ai pas le pied marin.

 

Lui : C’est tellement apaisant que ça donne envie de dormir !

 

Elle : Tu ne serais pas un peu de mauvaise foi ?

 

Lui : Viens ! Partons d’ici c’est trop morose.

 

 

Ensuite et pour satisfaire à la notion de numérotation des dialogues des scripts pour le cinéma, je reprends les dialogue et je leur donne un ordre chronologique :

Comme ça :

1.     Lui : Dis donc, y’a pas grand monde !

 

2.     Elle : Y’a une ambiance à tirer au couteau !

 

3.     Lui : Remarque …. C’est franchement pas terrible !

 

4.     Elle : J’aime assez celui-là ! elle lit l’étiquette au bas du tableau bateau échoué sur la vase dans le port de Honfleur avant 1990.  Ça l’interpelle et la questionne, elle se tourne vers son compagnon dans l’espoir qu’il lui procure quelques renseignements … C’est où Honfleur ? et … Que s’est-il passé en 90 ?

 

Il n’en sait rien le pauvre, comment pourrait-il savoir ? Il ne prend même pas la peine de s’excuser et s’esquive.

 

5.     Lui : C’est juste un bateau, il n’y a pas âme qui vive dans ce tableau …. Comme dans cette galerie, d’ailleurs !

 

6.     Elle : Oui, mais les couleurs sont apaisantes et je préfère un bateau échoué qu’en pleine tempête, je n’ai pas le pied marin.

 

7.     Lui : C’est tellement apaisant que ça donne envie de dormir !

 

8.     Elle : Tu ne serais pas un peu de mauvaise foi ?

 

9.     Lui : Viens ! Partons d’ici c’est trop morose.

 

D’autre part, avec le jeu des couleurs de texte, je réponds à la condition qui stipule que l’on doit séparer clairement les dialogues des didascalies.

 

 

Elle est pas belle, la vie ?

 

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26/07/2014

Mettre à nu l'auto édition, une tâche pas facile poils au cédilles !

L'auto édition est aujourd'hui  à la portée de toutes et tous.

 

Est-ce que cette pratique débouche sur une reconnaissance quelconque ?

Certains prétendent que oui .. sans en donner de preuves formelles. Ils pensent sans doute que prétendre à des milliers de ventes leur fera de la pub … ceux qui pratiquent l’auto édition se marrent de tant de naïveté !

 

Les ventes sont rares (et appréciées).

 

Le travail les efforts et la patience indispensables à l'auto édition ne sont pas vraiment récompensés.

 

Il faut écrire. Relire et corriger. Puis il faut passer du temps, souvent beaucoup trop de temps, à l'enregistrement du bouquin sur internet avec ses pièges, ses errements et les bugs du producteur (puisque l'éditeur, c'est vous).

Puis, il faut suivre ses enfants car personne ne le fera à votre place. Revenir cent fois sur le métier car le producteur change son interface sans crier gare ou bien vous égare sur quelque voie désaffectée sans rime ni raison ...

Et enfin, il faut faire sa promo ... et là ... forcément, on tombe sur les imbéciles qui vous traitent de nombriliste, de prétentieux, de crétin qui se prend pour un écrivain ... etc ... les noms d'oiseaux ne manquent pas ... et tout ça par des personnes qui ne vous connaissent ni d'Ève ni de brosse à dent et qui ne vous ont jamais lu et ne vous liront jamais ... bref ...

Si vous vous auto éditez ... commencez par vous blinder contre l'ironie, les sarcasmes et la mauvaise foi !

 

Qui prendra le risque d’acheter sur internet l’ouvrage d’un auteur inconnu ? Sauf, bien entendu la famille  ou des amis proches ou pas …  (mais soit ils déclinent, soit ils achètent pour être tranquille sans lire).

Pour vendre, il faudrait investir, passer des annonces à la radio à des tarifs prohibitifs, donner de gros bakchichs à des présentatrices présentateurs vedettes de la télé … Dans le meilleur des cas, vous êtes potes avec l'amant de la présentatrice ou le giton du présentateur ... et là, comme dit l'autre, c'est le coup de piston via les roustons ...

 

 

Mais alors .... Pourquoi s'auto éditer si ça ne débouche pas sur la gloire ?

Je n’y vois, personnellement qu’une seule et unique raison : prendre date et protéger gratuitement vos textes, même s’ils ne valent rien … une bonne idée, de nos jours, ça se fait de plus en plus rare et certains finiront par faire les poubelles pour en trouver …

 

Pour le reste … ça relève du fantasme et des rêves.

 

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17/07/2014

Yfig - Le fantôme du château de hurle aux loups. Comédie burlesque.

Pièces en 3 actes de 3 scènes chacun.

Durée 1h30

4 h

4 f

Voix off et fantôme

5 personnages simultanément sur scène.

 

Le héros de cette comédie burlesque est un fantôme qu’on ne voit presque pas mais que, singulièrement, on entend.

Ce fantôme erre dans les arcanes du château de hurle aux loups, semant une terreur effrayante parmi les visiteurs non avertis.

Refusant obstinément de porter son suaire (drap) il finit par s’enrhumer … ATCHOUM !

Le médecin appelé au chevet du fantôme renonce et prévient le curé qui vient pour l’extrême onction et l’exorcisme …

Ayant lamentablement échoué, ils préviendront, en désespoir de cause, la police qui délègue son plus fin limier sur les lieux : l’inspecteur chef  DVDP (David Van den Prout).

Toutes ces âmes bien intentionnées contrecarrent en fait les projets d’un  gîte hanté de la duchesse veuve et propriétaire du château.

 

Rassurez-vous … tout finit bien ! Et les rires sont garantis du début jusqu’à la fin !

 

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20/03/2014

scénario court métrage : une visite amusante de Grenoble (Isère)

                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
          Cast List:                                                       
                                                                           
                                                                           
          VINCENZO                                26                       
                                                                           
          SECOND TOURISTE                          7                       
                                                                           
          LA DAME                                  4                       
                                                                           
          PREMIER TOURISTE                         4                       
                                                                           
          TROISIÈME TOURISTE                       3                       
                                                                           
          LES TOURISTES                            3                       
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
   1      EXT.JOUR  PLACE SAINT ANDRÉ                                      
                                                                           
          Au pied de la statue de Bayard                                   
                                                                           
          Une petite troupe de touristes attend son guide ils viennent     
          de sortir du restaurant où ils ont bien bu et mangé. Ils         
          sont dissipés et dispersés.                                      
                                                                           
          Vincenzo arrive en retard, les mains dans les poches. Il va      
          haranguer les visiteurs pour les rassembler pour la visite.      
                                                                           
                         1    VINCENZO                                     
                    Hello ! Hello ! M’ssieurs dames,                       
                    approchez-vous, je suis votre guide                    
                    ...                                                    
                                                                           
          Les touristes se regroupent en s’interpellant les uns les        
          autres ...                                                       
                                                                           
                         2    PREMIER TOURISTE                             
                    Ben vous êtes en retard, ça fait                       
                    dix minutes qu’on attend !                             
                                                                           
                         3    VINCENZO                                     
                    Oui, mais vous n’allez pas le                          
                    regretter.                                             
                                                                           
                    Bon, tout le monde est là ?                            
                                                                           
                         4    LES TOURISTES                                
                    Oui oui oui on est là, on est tous                     
                    là !                                                   
                                                                           
                         5    SECOND TOURISTE                              
                    Ah non, moi je suis pas là ah ah ah                    
                    !!!                                                    
                                                                           
                         6    VINCENZO                                     
                    Mesdames messieurs et les autres,                      
                    je me présente, je suis Vincenzo                       
                    votre guide et je vais vous faire                      
                    visiter notre charmante ville ...                      
                    ou en tout cas une partie ... parce                    
                    qu’elle est grande !                                   
                                                                           
                    Dites-moi ! Vous avez bien mangé,                      
                    au moins ?                                             
                                                                           
                         7    LES TOURISTES                                
                    Oh Oui, c’était bon, très bon ...                      
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                  2.       
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                         8    PREMIER TOURISTE                             
                    On a mangé un gratin Dauphinois                        
                    délicieux !                                            
                                                                           
                         9    VINCENZO                                     
                    Bon !                                                  
                                                                           
                    Je vais commencer par vous parler                      
                    de Grenoble à ses origines qui                         
                    remontent à l’antiquité au temps où                    
                    Grenoble s’appelait ’Cularo’ moins                     
                    50 ans avant Jésus Christ. Cularo a                    
                    été construite par des Gaulois,                        
                    c’est à dire des Celtes appelés les                    
                    Allobroges ...                                         
                                                                           
          il est interrompu par un touriste ...                            
                                                                           
                         10   SECOND TOURISTE                              
                         (rigolard, goguenard)                             
                    ça veut dire quoi Cularo ?                             
                                                                           
                         11   VINCENZO                                     
                    Ne vous inquiétez pas, je ne                           
                    laisserai rien dans l’ombre, je                        
                    vous dirai tout et même plus si                        
                    affinités ... mais ... il ne faut                      
                    pas ... m’interrompre, OK ? !                          
                                                                           
                         12   LES TOURISTES                                
                         (En chœur)                                        
                    OK !                                                   
                                                                           
                         13   SECOND TOURISTE                              
                         (fait la gueule)                                  
                                                                           
                         14   VINCENZO                                     
                    J’en étais où ? ... Ah oui, Cularo                     
                    ... Eh bien, tout à l’heure, nous                      
                    verrons un vestige de l’enceinte                       
                    romaine construite en 290 après                        
                    Jésus Christ, rue Lafayette.                           
                                                                           
                    Un siècle plus tard, Cularo devient                    
                    Gratianopolis pour définitvement                       
                    s’appeler Grenoble au XIVéme                           
                    siècle.                                                
                                                                           
                    Avant de quitter cette place, je                       
                    tiens à vous faire remarquer cette                     
                    statue qui est celle de Pierre                         
                    Terrail, le chevalier « Sans peur                      
                    et sans reproche ». Issu d’une                         
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                  3.       
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                              VINCENZO                                     
                    famille de petite noblesse, Bayard                     
                    est page à la cour de Charles 1er                      
                    avant d’être appelé au service des                     
                    rois Charles VIII, Louis XII et                        
                    François 1er. ........ Allez, on                       
                    avance un peu, on va se dégourdir                      
                    les jambes ...                                         
                                                                           
                         15   TROISIÈME TOURISTE                           
                    Monsieur Vincenzo, s’il vous plaît,                    
                    ne marchez pas trop vite, nous                         
                    sommes âgés et perclus !                               
                                                                           
                         16   VINCENZO                                     
                    Ce qui ne peuvent pas marcher                          
                    peuvent rester là, nous finirons la                    
                    visite ici.                                            
                                                                           
          Quelques touristes râlent, certains cherchent un banc ou         
          quelque chose pour poser son cul.                                
                                                                           
          Les autres partent tranquillement vers ailleurs.                 
                                                                           
          Vincenzo avance vers la rue Hector Berlioz, sans se rendre       
          compte qu’il sème ses visiteurs, il est en train de parler       
          dans le vide avant de se rendre compte qu’il est seul.           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
   2      EXT.JOUR  QUITTANT LA PLACE SAINT ANDRÉ                          
                                                                           
                         17   VINCENZO                                     
                    Sur votre gauche, la collégiale                        
                    Saint André et au dessus, le                           
                    remarquable campanile de la                            
                    collégiale Saint André, sur votre                      
                    droite le théâtre et sur votre                         
                    gauche l’ancienne tour romaine de                      
                    Grenoble ...                                           
                         (regardant derrière lui ... il                    
                         s’arrête et les attend)                           
                    Mais ... c’est pas vrai !  Allez,                      
                    allez, macte animi, un peu de nerf                     
                    !                                                      
                         (une fois regroupés)                              
                    regardez, ce vestige romain ... et                     
                    en haut, là-bas, vous voyez, ça                        
                    s’appelle une échauguette !                            
                                                                           
          Une dame est surprise ...                                        
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                  4.       
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                         18   LA DAME                                      
                    C’est romain les échauguettes ?                        
                                                                           
                         19   VINCENZO                                     
                    Non, c’était pour voir si vous                         
                    écoutiez !                                             
                                                                           
                                                        FONDU ENCHAÎNÉ     
                                                                           
                                                                           
                                                                           
   3      EXT.JOUR  AU BOUT DE LA RUE BERLIOZ                              
                                                                           
          Vincenzo s’arrête et attend que les traînards les ai             
          rejoints.                                                        
                                                                           
                         20   VINCENZO                                     
                    Regardez                                               
                         (Il montre la montagne et le                      
                         téléphérique)                                     
                    Vous voyez la montagne ?   Eh bien                     
                    nous avons un adage qui dit :                          
                    "Quand on voit  le haut de la                          
                    montagne, c’est qu’il va pleuvoir                      
                    ... quand on ne voit plus le haut                      
                    de la montagne, c’est qu’il pleut                      
                    !"                                                     
                                                                           
          Quelques touristes complaisants rient à la blague .... mais      
          ...                                                              
                                                                           
                         21   SECOND TOURISTE                              
                    Et Cularo ... ça veut dire quoi ?                      
                                                                           
                         22   VINCENZO                                     
                    Je vous ai promis de vous le dire                      
                    et je vous le dirai ... si vous                        
                    êtes sage !                                            
                                                                           
                    Suivez-moi, nous allons nous mettre                    
                    à l’ombre de ces arbres et je vais                     
                    vous parler un peu de Grenoble ...                     
                                                                           
                                                                           
                                                                           
   4      EXT.JOUR  À L’OMBRE DE GRANDS ARBRES PARC DE LA VILLE            
                                                                           
          Tout le monde (ce qu’il en reste) se regroupe autour du          
          guide.                                                           
                                                                           
                         23   VINCENZO                                     
                    Il faut que je vous narre la                           
                    légende de Lucius Munatius Plancus                     
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                  5.       
                                                                           
                                                                           
                              VINCENZO                                     
                    qui prétend qu’en mai 43 avant JC,                     
                    venant de Lyon qu’il a fondé,  il                      
                    aurait construit en un jour un pont                    
                    sur l’Isére là où se trouve                            
                    aujourd’hui la passerelle Saint                        
                    Laurent pour attaquer et conquérir                     
                    la ville de Cularo.                                    
                                                                           
                         24   SECOND TOURISTE                              
                    Et ça veut dire quoi Cularo ?                          
                                                                           
                         25   VINCENZO                                     
                    Vous, quand vous avez quelque chose                    
                    dans la tête !                                         
                                                                           
                    Une fois la ville conquise, les                        
                    habitants durent payer des impôts à                    
                    Rome.                                                  
                                                                           
                    En 379, L´empereur Gratien                             
                    transforme le vicus de Cularo en                       
                    cité qu´il baptise Gratianopolis.                      
                    Son nom se transformera par la                         
                    suite en Graignovol puis Grenoble                      
                    après que l’on y eut associé le mot                    
                    noble en référence au roi de                           
                    France, propriétaire du Dauphiné.                      
                                                                           
                    La ville fut rebaptisée Grelibre à                     
                    la révolution mais reprendra son                       
                    nom actuel sous Napoléon.....                          
                    Allez, promenons-nous un peu et                        
                    traversons l’allée du parc de la                       
                    ville ...                                              
                                                                           
                                                        FONDU ENCHAÎNÉ     
                                                                           
                                                                           
                                                                           
   5      EXT.JOUR   AU BOUT DU PARC DE LA VILLE (RUE BRESSIEUX)           
                                                                           
          Vincenzo attend que le groupe se réunisse autour de lui.         
                                                                           
                         26   VINCENZO                                     
                    Je vais vous parler des                                
                    personnalités grenobloises. Nous                       
                    avons vu tout à l’heure la statue                      
                    du chevalier Bayard. Jacques de                        
                    Vaucanson inventera le métier à                        
                    tisser au XVIIIe  siècle qui fera                      
                    les grandes heures de Grenoble                         
                    comme plus tard la houille blanche                     
                    ...                                                    
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                  6.       
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                         27   PREMIER TOURISTE                             
                         (interrompt le guide)                             
                    Monsieur, monsieur ...                                 
                                                                           
                         28   VINCENZO                                     
                    Oui ?                                                  
                                                                           
                         29   PREMIER TOURISTE                             
                    C’est quoi la houille blanche ?                        
                                                                           
                         30   VINCENZO                                     
                    L’électricité, celle produite par                      
                    les barrages, d’où le nom de                           
                    houille blanche par opposition à la                    
                    noire. Bon je reprends où j’en                         
                    étais ...                                              
                                                                           
                    Le 23 janvier 1783 Henri Beyle voit                    
                    le jour à Grenoble ... Henri Beyle,                    
                    ça vous dit quelque chose ?                            
                                                                           
          Les touristes se regardent interrogatifs quand soudain, une      
          dame s’exclame :                                                 
                                                                           
                         31   LA DAME                                      
                    Ah oui, je crois que c’est                             
                    Alexandre Dumas !                                      
                                                                           
                         32   VINCENZO                                     
                         (estomaqué embarrassé)                            
                    Ben ... non, Alexandre Dumas, c’est                    
                    Alexandre Dumas et Henri Beyle il                      
                    est plus connu sous le nom de                          
                    Stendhal ...  vous savez bien ...                      
                    la chartreuse de Parme .... le                         
                    rouge et le noir ...                                   
                                                                           
                         33   SECOND TOURISTE                              
                    ... et Cularo !                                        
                                                                           
                         34   VINCENZO                                     
                         (ignore la remarque du                            
                         touriste)                                         
                     Au XIXe siècle naîtra à la côte                       
                    Saint André Hector Berlioz le grand                    
                    compositeur de musique. Puis, à la                     
                    fin du XIXe siècle ce sera le tour                     
                    de Champollion de naître. C’est                        
                    lui, vous vous souvenez, qui                           
                    déchiffrera les hiéroglyphes grâce                     
                    à la pierre de Rosette.                                
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                  7.       
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                         35   LA DAME                                      
                    Et Alexandre Dumas, il est né où ?                     
                                                                           
                         36   VINCENZO                                     
                    Pas à Grenoble ! Par contre, le                        
                    triple médaillé olympique                              
                    Jean-Claude Killy, oui ! ... Allez                     
                    avançons un peu ...                                    
                         (Il tourne les talons et s’en                     
                         va vite pour ne pas répondre à                    
                         la question de la dame)                           
                                                                           
                                                        FONDU ENCHAÎNÉ     
                                                                           
                                                                           
                                                                           
   6      EXT.JOUR  AU BOUT DE LA RUE BRESSIEUX                            
                                                                           
          Vincenzo attend comme toujours que les touristes se              
          rassemblent.                                                     
                                                                           
                         37   VINCENZO                                     
                    Nous voilà arrivé place Grenette,                      
                    la plus ancienne et la plus                            
                    fréquentée place de Grenoble.                          
                                                                           
                    Parlons un peu de Grenoble de nos                      
                    jours ... Savez-vous, par exemple,                     
                    que Grenoble est la ville la plus                      
                    plate de France en plein milieu des                    
                    montagnes ?                                            
                    ... Stendhal disait : "au bout de                      
                    chaque rue une montagne". C’est une                    
                    agglomération de près de  500.000                      
                    habitants comptant trois                               
                    universités (avec plus de 60 000                       
                    étudiants), une école                                  
                    internationale de management, neuf                     
                    écoles d’ingénieurs, plusieurs                         
                    centres de recherche publics et                        
                    privés, tournés notamment vers les                     
                    nouvelles technologies                                 
                    (synchrotron, MINATEC, LETI). La                       
                    plupart de ces organismes de                           
                    recherche sont concentrés au nord                      
                    de Grenoble dans ce que l’on                           
                    appelle le polygone scientifique                       
                    ...                                                    
                                                                           
                         38   SECOND TOURISTE                              
                    Et les petites femmes, elles sont                      
                    où ?                                                   
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                  8.       
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                         39   VINCENZO                                     
                         (ignore la question)                              
                    ... et c’est à Grenoble qu’ont été                     
                    organisés les 40e jeux olympiques                      
                    en 1968.  La ville, d’autre part,                      
                    compte de très nombreux musées dont                    
                    vous trouverez la liste à l’Office                     
                    de Tourisme.                                           
                                                                           
                    Vous voyez, maintenant, nous allons                    
                    aller là-bas, dans la rue Felix                        
                    Poulat, c’est  Notre Dame de                           
                    l’Espérance, mais je veux vous                         
                    montrer autre chose, juste en face                     
                    ...                                                    
                                                                           
                         40   TROISIÈME TOURISTE                           
                    C’est encore loin ? On a mal aux                       
                    pieds !                                                
                                                                           
                         41   VINCENZO                                     
                    Vous pouvez rester là, si vous                         
                    voulez, on vous prendra en                             
                    revenant.                                              
                                                                           
                         42   TROISIÈME TOURISTE                           
                    Bon d’accord ... Germaine, tu                          
                    restes avec moi ?                                      
                                                                           
          Vincenzo s’en va les autres suivent.                             
                                                                           
                                                        FONDU ENCHAÎNÉ     
                                                                           
                                                                           
                                                                           
   7      EXT.JOUR  AU 5 DE LA RUE FÉLIX POULAT                            
                                                                           
          Le reste du groupe (ceux qui n’ont pas abandonné la visite)      
          se retrouve en face l’église.                                    
                         (                                                 
                         https://www.google.fr/maps/@45.189965,5.725623,3a,
75y,1.32h,96.26t/data=!3m)!1e1!3m2!1sMaIrKB18CjLrsUH2d2YyTA!2e0            
                                                                           
                         43   VINCENZO                                     
                    Voilà, c’est cet immeuble que je                       
                    voulais vous montrer, on l’appelle                     
                    "l’immeuble aux éléphants" et les                      
                    éléphants ont été mis là en mémoire                    
                    de la fameuse traversée des Alpes                      
                    par les éléphants d’Hannibal en 218                    
                    avant JC.                                              
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                  9.       
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                         44   LA DAME                                      
                    Elle n’a pas l’air si vieille que                      
                    ça cette maison !                                      
                                                                           
                         45   VINCENZO                                     
                         (complètement interloqué mais                     
                         désireux de répondre)                             
                    Oh vous savez, le maire fait très                      
                    attention à  l’entretien du                            
                    patrimoine de la ville !                               
                                                                           
                                                        FONDU ENCHAÎNÉ     
                                                                           
                                                                           
                                                                           
   8      EXT.JOUR  PLACE SAINT ANDRÉ                                      
                                                                           
          Les touristes se retrouvent tous au pied de la statue de         
          Bayard pour reprendre leur car.                                  
                                                                           
                         46   VINCENZO                                     
                    Eh bien mesdames et messieurs, la                      
                    visite est terminée, vous allez                        
                    pourvoir rentrer chez vous et                          
                    j’espère que vous reviendrez à                         
                    Grenoble.                                              
                                                                           
                    Je vous remercie de ne pas oublier                     
                    le guide.                                              
                                                                           
          Quelques touristes glissent une pièce dans la main de            
          Vincenzo.                                                        
                                                                           
          Au moment de partir, il apostrophe une dernière fois le          
          groupe :                                                         
                                                                           
                         47   VINCENZO                                     
                    Au fait, j’allais oublier ...                          
                    Cularo, ça vient du gaulois et le                      
                    mot existe encore aujourd’hui dans                     
                    le patois du Dauphiné.  ’Courla’                       
                    veut dire ’courge’.                                    
                                                                           
                    Au revoir tout le monde !                              
                         (il part en leur faisant des                      
                         signes de la main (wave) )                        
                                                                           
                                FIN                                        
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           

12/01/2013

Yfig fait du lobbying !

 

Livres numériques de  Yfig

en vente sur Google Play

 

Yfig fait son cinéma 

Scenarii de cinéma courts et longs métrages   298 pages   6€

https://play.google.com/store/books/details/Yfig_Yfig_fai...

Vous aimez le ciné ???

Le vrai, pas les couillonades de ch’ti ou autres marsupipilamimi !!!!!

 

 

Un raout chez les ploutocrates

Pièce de théâtre – comédie de boulevard       86 pages    9 €

https://play.google.com/store/books/details/Yfig_Un_raout...

Rigolades et pochades à toutes les pages !

 

Métempsychose du bigorneau

Recueil de nouvelles                                   173 pages     4€

https://play.google.com/store/books/details/Yfig_M%C3%A9t...

 

 

 

 

Psychédélies

Pièce de théâtre - comédie de boulevard       60 pages    15€

https://play.google.com/store/books/details/Yfig_Psych%C3...

Les mésaventures de 2 psys pris dans un maelstrom de clientes et clients déjantés.

Bah ! oui, c’est normal quand on est psy d’avoir à faire à des dingues !

 

 

 

Ludmilla

Roman d’aventures                                  116 pages     9€

https://play.google.com/store/books/details/Yfig_Ludmilla_roman_d_aventures?id=Q3jJyoCvbPsC&feature=search_result

Première partie : chroniques Libyennes.

La Libye telle qu’on n’en parlera jamais …..  et une grande histoire d’amour.

 

Mel pot littéraire

Sketches humoristiques                            107 pages     10€

https://play.google.com/store/books/details/Yfig_Mel_pot_litt%C3%A9raire_sketches_humoristiques?id=KL6MCI4Y52gC&feature=search_result

 

 

 

DVDP la Joconde

Roman - polar artistique                          106 pages       9€

https://play.google.com/store/books/details/Yfig_DVDP_la_Joconde_polar_artistique?id=4fsvKwkl_fAC&feature=search_result

DVDP (David Van Den Prout) est vraisemblablement le plus grand détective privé de tous les temps. En plus, il se mêle des affaires des autres et s’instruit des arts picturaux ….

 

 

 

Aux ailes bleues du vent

Poésies chansons mirlitons                 129 pages          4€

https://play.google.com/store/books/details/Yfig_Aux_ailes_bleues_du_vent_po%C3%A9sies_chansons_mir?id=I474VSs3FZYC&feature=search_result

 

 

 

Apocalypse nucléaire

Pièce de théâtre comédie dramatique    38 pages      10 €

https://play.google.com/store/books/details/Yfig_Apocalypse_nucl%C3%A9aire_pi%C3%A8ce_de_th%C3%A9%C3%A2tre_com%C3%A9die?id=l9VngUa62zMC&feature=search_result

Que se passerait-il si quelques personnes survivaient à un cataclysme nucléaire ?

Une comédie dramatique non sans humour et philosophie.

 

 

Les aventures extraordinaires de Tata Baluchon

Roman – scénars ciné courts              140 pages      10€

https://play.google.com/store/books/details/Yfig_Les_aventures_extraordinaires_de_Tata_Balucho?id=Lngo9b5QY_sC&feature=search_result#?t=W251bGwsMSwyLDEsImJvb2stTG5nbzliNVFZX3NDIl0.

 

Tata Balluchon est une femme accorte, concierge dans mon immeuble de son état et qui est curieuse de tout. Elle s’intéresse aussi bien au Kung Fu qu’à la généalogie, la politique, l’épilation, la cuisine ou le baby sitting !

Las ! son principal problème c’est qu’elle ne fait que survoler ces domaines. En conséquence, elle mélange un peu tout et se fait des frayeurs effrayantes !

De l’humour, de l’humour et de l’humour !

 

30/12/2012

Pour les fêtes, les anniversaires, les mariages, les divorces, les enterrements .... les naissances, les bacchanales, les calendes, Pâques, la trinité, le ramadan, le younn kipour .... en toutes circonstances, faites plaisir à vos proches et lointains...

 

...   à tout le monde ......

 

en offrant un livre de YFIG !!!!!   :)

 

Les livres d'Yfig

 

 

Bonnes rigolades et plus si affinités

 

21/12/2012

Pièces de théâtre comiques ou dramatiques à la recherche d'un producteur, d'une troupe, d'un metteur en scène ou d'un philanthrope voire d'un mécène (un gagnant au loto, par exemple)!

Un raout chez les ploutocrates - 40 personnages - Comédie sociale - 1h 30

 

Un psy peut en cacher un autre - 12 personnages pour 6 comédien(ne)s - Comédie de Boulevard - 1h 30

 

Apocalypse nucléaire  -  6 personnages pour 3 h 3 F - Comédie dramatique non sans humour - 1h

 

Meurtre parfait - 12 personnages pour 4f 8h - Comédie satyrique - 1h 30

"Meurtre parfait" !  la toute jeune inspectrice chef Cindy Cartwright est chargée de résoudre un meurtre particulièrement mystérieux et qui semble parfait !
Mais comme elle le dit elle-même : "elle est la meilleure flic du pays ..."

Un suspens à glacer le sang, des intrigues émoustillantes, des rebondissements sautillants, un dénouement inextricable ....  si le meurtre est parfait, l'histoire l'est encore plus !  

 

Toutes ces pièces sont disponibles en version numérique sur Google Play

 

Pour plus d'infos : "yyfig at yahoo . fr"

19/12/2012

Épisode 11 – Tata Baluchon se lance dans la généalogie.

 

Les aventures extraordinaires   

de

Tata Baluchon

 

Épisode 11 – Tata Baluchon se lance dans la généalogie

 

Brrrrr  il fait frisquet ce soir …  j’ai hâte d’être chez moi avec une soupe bien chaude et des petits croûtons au lard et à l’ail.

 Ce crachin est gelé et traverse mes vêtements jusqu’aux os !

J’entre dans l’immeuble ….  OHHHHH  NONNNNNN !!  pas ce soir !

Mais oui !

Elle est là, devant sa porte et je n’arrive pas à comprendre comment elle a pu savoir que j’arrivais ? Elle n’a tout de même pas attendu toute la soirée, je ne rentre jamais à la même heure !

« Comment y va mon p’tit monsieur du 3ème ? »

« Bonsoir madame Baluchon, il va très mal, il est trempé et gelé et il n’aspire qu’à se sécher et se mettre dans des vêtements chauds et secs ! »

Ignorant totalement mes desiderata, elle me lance :

« Dites ! y sait la dernière ? »

« Pas ce soir madame Baluchon, vous me raconterez ça demain … »

Elle s’est mise en travers de mon chemin, elle et ses cent dix ou cent vingt kilos.

« J’ai répondu à une annonce sur internet et je fais de la géolo ….  géléo ….  Bref, je recherche mes ancêtres ! Ca vous épate, hein ! ? »

« Non madame Baluchon, je voudrais que vous me racontiez ça une autre fois … »

« Il est pas poli, ce soir le p’tit monsieur du 3ème, y m’envoie me balader, c’est ça ? »

Elle a pris son air des mauvais jours avec sa trogne renfrognée et sa voix menaçante …

« Mais il va être bien surpris quand je vais lui annoncer de qui je descends … »

Elle attend voir l’effet que ça me fait ….  Mais je le sais bien de quoi elle descend cette satanée guenuche !

« Je descends soit d’un grand peintre de la Renaissance italienne soit directement des Borgia … »

Elle pourrait bien descendre de n’importe quel cocotier, ça ne me ferait pas plus d’effet que ça !

« En fait, un doute subsiste encore  …. Ce qui est certain c’est qu’on a retrouvé un de mes ancêtres dans les archives du Vatican à Rome. »

Je commence à greloter, ça c’est vraiment très mauvais signe !

« Il va falloir que je m’y rende pour vérifier et je me ferai accompagner de mon coach en génalo …  génola ….  Enfin, bref, de mon coach ! »

« Bon, ben alors vous me tiendrez au courant … moi, faut que je me réchauffe, je commence à greloter, vous voyez ! »

« Ca ne vous fait pas rêver, vous une histoire comme la mienne ? Moi, la concierge d’un immeuble en plein Paris je suis en fait la descendante des Borgia ou d’un grand peintre comme Botticelli ou Rembrandt … »

« Il était pas Belge, Rembrandt ? »

« C’est une aventure extraordinaire et je vais aller me rendre à Rome pour consulter les archives du Vatican et trouver mes ancêtres …  je vais sûrement devenir très riche, c’est mon coach qui me l’a dit ! »

« Dites, vous ne craignez pas que ce soit comme un genre d’arnaque votre histoire ? »

« Dites donc, il a qu’à me traiter de cruche pendant qu’il y est …  et pourquoi pas de débile ou de tarée ! »

Ouille je l’ai mise en colère !!!  J’en oublierai presque le froid qui refuse de passer …

« J’ai pas dit ça … mais …. »

« Y s’rend compte ce petit monsieur à qui il parle ? Une descendante des plus riches familles italiennes, une héritière cachée, une future comtesse ou duchesse ….  Cet immeuble, je le rachèterai et je deviendrai votre propriétaire et j’aurai un chauffeur et j’engagerai une concierge et il faudra qu’elle fasse bien son boulot, parce que moi je m’y connais en conciergerie … »

Elle me toise de sous mon menton et elle fait l’imposante …. Pour être imposante, ça on peut dire qu’elle l’est !

« Et vous partez quand ? »

Ouf, ça la calme grave !

« Je sais pas, j’attends que mon coach m’envoie mon billet. »

« Vous partez en train ? »

« Mais non, bien sûr que je pars en avion, je suis trop impatiente de découvrir mes origines ! »

« Vous n’avez pas connu vos parents ? »

« Ben si …  mon père était coiffeur à Belleville (Serge Reggiani) et ma mère concierge rue Saint Denis, mais ça veut rien dire, si ça s’trouve ils se cachaient pour pas qu’on les reconnaisse ! »

« Et vos grands parents ? »

« Mon grand père est mort dans les tranchées et ma grand-mère s’en n’est pas remise ! »

« Madame Baluchon, vous êtes certaine que vous allez pouvoir consulter les archives du Vatican ? »

« Alors ça lui reprend, il me traite de ‘dinde’ ! ? 

Mais je vais vous le montrer, moi, le contrat … »

Elle entre dans sa loge comme une furie et en ressort toute furieuse.

« Et ça, c’est du boudin de Saint Romain, peut-être ! ? 

Tout est là !

Les recherches sur mes ancêtres, le vol pour Rome, les frais du coach …»

Elle me tend le papier ….  Comment refuser ?

Et je lis :

Entre madame Baluchon, concierge de son état et monsieur Ribouldingue, coach en généalogie est établi le contrat suivant par lequel madame Baluchon s’engage à payer les frais de monsieur Ribouldingue pour les recherches déjà effectuées et à faire l’avance des frais de voyage jusqu’à Rome en avion pour aller consulter les archives du Vatican.

En conséquence, madame Baluchon signe en bas à droite avec la mention lu et approuvé et remet en main propre à monsieur Ribouldingue la somme de cinq mille euros en liquide. »

Je ne sais trop quoi dire ? …  elle va sentir ma gêne ….  Vite, prendre l’initiative … Je ne peux tout de même pas lui dire le fond de ma pensée ... on va y passer la nuit ...

« Bon, ben je vois que c’est une affaire rondement menée ! Je vous félicite madame Baluchon et j’espère que tout ira bien ! »

Je lui rends son papier et, miracle,  elle me laisse partir très satisfaite de sa prestation !

 

Je suis bien, au chaud, un petit whisky à portée de main et la zapette dans l’autre … je m’endors dans le canapé !

 

Ouille j’ai attrapé un torticolis à dormir en chien de fusil dans ce canapé trop petit !

C’est samedi, j’aurais pu faire la grasse matinée ….  Bon, c’est pas grave, je passe un survêt et je vais aller m’acheter des croissants bien chauds !

C’est en revenant avec mes croissants que je trouve madame Baluchon en grande conversation avec le propriétaire du 5ème gauche, un type bizarre qui ne semble pas travailler et qui est pourtant bien habillé et même pomponner … Après tout, chacun vit sa vie comme il l’entend !

Toujours est-il qu’elle est en train de lui passer un savon et qu’il a l’air penaud avec son menton sur sa poitrine et ses yeux fixés sur la pointe de ses godasses en ‘crocro’ !

« Ah ! monsieur du 3ème, vous tombez bien, vous allez me servir de témoin contre le monsieur du 5ème qui se moque de moi et de mes origines … »

« Mais pas dut tout …  j’émettais simplement un doute sur ….»

« Un doute sur mes ancêtres, c’est ça ! ? Parce que évidemment, une concierge qui descend d’un grand peintre italien de la Renaissance comme Dali ou Rubens, ça vous embête bien grave, ça vous rabaisse, ça vous … »

« Quel doute ? »

Me contente-je de demander.

« Ben ce contrat, j’ai l’impression que madame Baluchon a pu se faire avoir … il n’y a aucune adresse et le paiement en liquide … »

« Et alors ! ? »

Elle gronde, elle tonne, elle pète la concierge …

« Ca aussi ça vous dérange que j’ai un petit pécule de côté, toute ma vie que j’ai économisé centime après centime pour ces 5000 euros, je les ai pas volés, faut me croire ! »

Un silence.

« Il doit vous contacter quand ce monsieur Ribouldingue ? »

« Ben ….  Dès qu’il a les billets … pourquoi ? »

« Et vous lui avez donné quand les 5000 euros ? »

« Il y a trois jours, pourquoi ? »

Et sa tête se décompose …. se déconfit …..  s’affaisse, se teinte d’un rouge si écarlate que l’entrée de l’immeuble s’enflamme de cette couleur ….  Elle éclate dans un hurlement qui retentit jusqu’au gargouilles de Notre Dame !

« Putain ! si jamais ce trouducul m’a fait ça je le bute de mes propres mains, je le déchire, je l’écrabouille, j’en fais de la purée …. »

« Calmez-vous madame Baluchon … »

Plus facile à dire qu’à faire, elle continue de vociférer ….

« Je le prends par les couilles et je lui fais bouffer, je lui fourre mon balai dans l’cul à ce bandit à ce salaud à ce … »

« Madame Baluchon, vous feriez mieux de réfléchir à comment le retrouver, il faut prévenir le commissaire, il vous a à la bonne et il va tout faire pour retrouver votre argent en remontant jusqu’à votre escroc par internet ….. »

 

Le temps continue de fraîchir et le thermomètre est en berne. Les trottoirs luisants de la capitale n’incitent guère à musarder, tout le monde se dépêche de rentrer chez soi, bien au chaud ….

Je l’aperçois en entrant dans l’immeuble, elle est dans sa loge, la porte ouverte pour épier les entrées et les sorties (first in last out) et en m’apercevant elle me fait un large sourire …. Pas très blanc le sourire ….  Mais un sourire, c’est toujours mieux qu’une grimace ….  Oui, bon, je me comprends !

« A y’est ! »

« A y’est quoi, madame Baluchon ? »

« On l’a retrouvé ! »

« Votre escroc ? »

« Voui ! »

« Et vos sous ? »

« J’ai perdu 1000 euros mais j’ai récupéré le reste, c’est mieux que rien ! »

« Ben dites donc !  Vous devez être contente ! ? »

« Oh voui !!! Et puis vous savez quoi ? »

« Non »

« Je vais investir … »

« Ah oui ? dans quoi ? »

« Dans le miel. Sur internet, ils disent qu’une ruche qui coûte 4000 euros peut en rapporter plus de 1000 par mois, je vais vite me renflouer ! »

 

30/11/2012

Des questions sur la protection des écrits ...... et des réponses :)

 

Ma première question : "c'est quand qu'on me pique un texte ?"
Parce que franchement, depuis le temps que j'écris ..... on ne m'a encore jamais piraté. Avouez que c'est vexant ! Cela tend à dire que mes textes ne valent pas tripette !
Pourtant, je suis souvent sollicité ... mais c'est vrai que la dernière fois que j'ai écrit (des sketches), la maison de prod ne voulait rien entendre pour contractualiser nos relations. Du coup, s'ils me piquent mes textes, ça ne vaudra certainement pas la peine de leur intenté un procès que je serais sûr de gagner puisque tous mes textes sont protégés .... mais honnêtement, faire un procès pour trois francs six sous ....
Conclusion : le piratage existe, personne ne le niera, mais ça ne concerne que des textes qui ont déjà acquis une certaine valeur commerciale (pas forcément littéraire). Il est donc vain de se faire une montagne de ce type de risque.
Le jour où je verrai mes textes usurpés et vendus à mes dépens .... il sera grand temps d'y porter une plus grande attention.

Ma deuxième question :
"Pourquoi protéger un texte ?"
En fait, ça ne vaut la peine de payer la SACD (ou autre) que si le texte est exploité car la SACD se charge du recouvrement des droits d'auteur auprès de l'éditeur ou de la prod ou de l'exploitant et dispose de moyens de pression et juridiques qu'un particulier seul ne peut s'offrir.
Mais rien n'oblige personne à passer par un tel organisme.

Ma troisième question (pour celles et ceux qui ont le courage de lire jusque là ...) :
"Existe-t-il un moyen simple, sûr et gratuit de protéger ses textes ?"
Oui.
Ah bon !
Et lequel ?
Simple : l'édition avec identification isbn.
Et on fait ça où ?
Chez les éditeurs numériques .... attention ….  Pas tous et surtout pas chez les éditeurs bidons qui vous demandent de l’argent pour vous mettre sur internet !!!
Voilà !
Vous savez tout, et je reste à votre écoute si vous avez d'autres questions.

23/11/2012

Livres numériques de Yfig en vente sur Google Play

 

Livres numériques de  Yfig

en vente sur Google Play

 

 

 

Yfig fait son cinéma 

Scenarii de cinéma courts et longs métrages   298 pages   6€

 

 

 

Un raout chez les ploutocrates

Pièce de théâtre – comédie de boulevard       86 pages    9 €

 

 

 

Métempsychose du bigorneau

Recueil de nouvelles                                   173 pages     4€

 

 

 

 

Psychédélies

Pièce de théâtre - comédie de boulevard       60 pages    5€

 

 

 

Ludmilla

Roman d’aventures                                  116 pages     9€

 

 

 

Mel pot littéraire

Sketches humoristiques                            107 pages     4€

 

 

 

DVDP la Joconde

Roman - polar artistique                          106 pages       7€

 

Meurtre parfait

 

Théâtre- polar                                          57 pages       7€

  

Aux ailes bleues du vent

Poésies chansons mirlitons                      129 pages          4€

 

 

Apocalypse nucléaire

Pièce de théâtre comédie dramatique      38 pages             6 €

 

 

Les aventures extraordinaires de

Tata Baluchon

Roman – scénars ciné courts                140 pages             6€

 

 

26/09/2012

J'ai de nombreux projets d'écriture en cours. En voici un qui me tient particulièrement à coeur.

 

Les aventures extraordinaires   

de

tata Baluchon

 

 

 

 

Épisode 1 : Tata Baluchon à Saint Tropez

Connaissez-vous ma tante Baluchon ?

Un sacré personnage, c’est moi qui vous le dis ….  Elle n’a pas sa langue dans la poche de sa blouse, non ….  Elle l’a plutôt bien pendue à l’entrée de sa loge !

Attention, sa loge ne signifie pas qu’elle soit franc maçonne …. Ou alors maçonne comme la guêpe éponyme qui pique plus vite que son ombre !

Sa loge, figurez-vous, c’est un deux pièces au rez-de-chaussée de l’immeuble où j’habite rue puce-pique …. Euh ! …  non, pardon, Pic-Puce !

Il est coquet son petit appartement mais quand on passe devant sa porte, ce qui choque les narines c’est cette odeur de pisse de chat !

Elle, c’est une femme d’une cinquantaine d’années, assez obèse, je dirais dans les cent dix cent quinze kilos,  avec des cheveux poivre et sel lavasses, tenus en chignon croûton par un lacet de chaussure, une robe large avec des dessins de légumes genre pomme de terre, poireaux, carotte, navets, cornichons …  d’ailleurs, ça sent souvent le chou dans les escaliers !

Quand elle sourit, sa bouche se découvre sur deux rangées de chicots noirâtres et malodorants si on s’approche trop !

Elle dispose d’une paire de nibards très impressionnante au point qu’elle n’a jamais trouvé de soutif à sa taille et qui reposent sur son bide proéminent alors que l’ensemble repose sur une paire de guiboles grosses comme des baguettes asiatiques (En fait ça doit être un effet d’optique !) elles-mêmes agrémentées de grosses chaussettes à motifs écossais fourrées dans des pantoufles usées de partout.

***

 

L’ascenseur arrive ….  Une voix connue dans mon dos :

« Hep ! mon neveu, faut que je lui dise … »

Elle est comme ça, tata Baluchon, elle ne connaît ni le voussoiement, ou alors que très exceptionnellement, ni le tutoiement. Elle s’adresse toujours aux autres à la troisième personne.

Je me retourne, elle m’alpague par la manche pour être certaine que je ne vais pas m’enfuir dans le lift !

« Y va plus me voir … »

Sûre de son petit effet, elle fait ‘teaser’ le suspens ….  Évidemment, mon air surpris, interrogatif et quelque peu dubitatif la ravit et elle reprend avant que j’aie le temps de me réjouir …

« Pendant deux semaines ! »

Ouais, je me disais aussi ….

« Je pars en vacances. 

Il le sait peut-être pas mais ça fait quinze ans que je n’ai pas pris de vacances, il était temps que je décompresse ! »

C’est surtout à moi que ça va faire des vacances !

« Et tu  pars quelque part ? »

« J’ai réservé sur internet, je pars en covoiturage pour Morzine où j’ai de la famille, une tante éloignée, tatie Danièle, qui est concierge dans un immeuble coquet et bourgeois. »

Je ne puis m’empêcher d’avoir une  pensée émue pour les pauvres covoiturés qui vont se retrouver  avec cette montagne de chair et de crasse pour compagne de route ! Heureusement elle compense par un cœur grand comme ça !

 

 

***

A l’avant, un jeune homme d’une trentaine d’années conduit le véhicule qu’il a loué et qui lui rapporte un peu d’argent grâce à la participation qu’il demande aux covoiturés. Il fait d’une pierre deux coups puisqu’il va à Morzine retrouver sa copine pour deux semaines de ski et d’amour.

Sa voisine, une jeune femme d’une trentaine d’années également, brune, au teint quelque peu livide et qui rentre à Morzine après avoir échoué dans ses recherches de travail à Paris. Elle n’est pas d’humeur loquace, elle déprime à l’idée de retourner vivre chez ses parents.

A l’arrière droite, une femme d’âge mûr, les cheveux teints auburn descendants en boucles sur ses frêles épaules et au centre son compagnon, un gars bourru et renfrogné qui n’apprécie pas d’être assis là à côté de ma tata. Ce sont des saisonniers qui partent à Morzine pour travailler dans un restaurant comme cuisinière et factotum.

Assise à l’arrière gauche, ma tante, toute tordue, elle a la joue contre la vitre. Il n’était pas prévu qu’ils soient 4 à l’arrière – si on considère que tata Baluchon compte pour 2 !

Les autres font des tronches pas possibles ! Et il y a de quoi !

C’est la sinistrose dans le véhicule.

Pour contrebalancer les odeurs insupportables qui flottent dans l’habitacle, ils roulent toutes vitres ouvertes et l’air qui s’engouffre dans le véhicule a fini par l’enrhumer …. C’est donc tout naturellement qu’elle éternue vigoureusement emplissant le véhicule d’une brume collante et malodorante.

C’est bien connu, l’éternuement engendre l’éternuement …. C’est un véritable concert cataclysmique !

Le chauffeur décide de faire une pause pipi.

Dès que la tantine  a disparu dans les toilettes, la voiture repart en trombe laissant le gros sac imitation peau de lama andain de tata Baluchon sur le bas côté.

Quand elle sort et comprend ce qui vient de passer, elle se met dans une rage digne d’un chien écumant prêt à mordre tout ce qui passe à sa portée. Sauf qu’avec ses chicots ….

Après un long moment de révolte tapageuse qui fait peur aux enfants et terrorise les parents, tata Baluchon finit par s’assagir et à réfléchir à sa situation qui n’a rien d’enviable.

Elle n’est arrivée qu’à Fontainebleau et maudit le chauffeur qui lui a prit cent euros de frais de participation.

Après plusieurs tentatives infructueuses d’autostop auprès des automobilistes de l’aire de repos, elle finit par se diriger vers le parking des poids lourds. Les routiers sont sympas, elle finit par en trouver un pas trop bégueule qui accepte de la prendre à bord.

C’est un brave homme qui conduit avec prudence son poids lourd qui transporte des pièces de rechange de voiture allemandes. Il est bonhomme et engage volontiers la conversation :

« Alors comme ça on vous a laissé sur le bord de la route ? »

« Oui, quand je rentrerai à la maison, il entendra parler du pays, je ne vais pas en rester là, c’est moi qui vous le dis ! »

« Mais c’était des parents à vous ? »

« Ben non, je les connais pas, j’avais trouvé un trip en covoiturage et il m’a pris 100 euros, faudra bien qu’y me les rende ! »

« De nos jours, on ne sait plus à qui se fier ! »

Tata Baluchon, bercée par le ronron régulier du moteur et la musique entêtante des pneus sur l’asphalte finit par s’endormir.

 

***

« Hep ! Madame, faut vous réveiller, on est arrivés ! »

« Déjà ! On est à Morzine ? »

« A Morzine, mais ça va pas la tête, on est à Saint Trop ! »

Et voilà tata Baluchon rendue sur un parking de supermarché non loin de la ville des fameux gendarmes.

Elle traîne son gros sac simili lama andain jusqu’à un autobus qui l’amène jusqu’au port.

Ah ! Elle est fringante avec sa robe bleue à pois noirs, son foulard jaune à voilette violette, ses chaussures rouges et son gros sac marron tout élimé !

Faut dire qu’elle est un peu perdue la tante. Elle n’a pas été programmée pour ce genre de situation et puis …. Où aller ? À qui demander conseil ? Que faire ?

Elle atterrit à la terrasse du café de Paris, sur le quai, fasse à la rade et aux luxueux yachts qui mouillent là, endormis par les légers clapotements de la mer bleue translucide.

Elle demande un café et la carte …. Quand le garçon lui demande de payer le café avant de le lui servir, elle est toute ébouriffée !

« Qu’est-ce qui s’passe ? j’ai une tête de voleuse, il l’a pas confiance, y croit que je vais me sauver sans payer, moi, une descendante des Baluchon, concierges depuis plus de quarante ans ! »

Mais le garçon ne veut rien savoir !

« C’est pour tout le monde pareil, madame, c’est pour éviter la fraude qui est courante ici ! »

Elle s’étrangle en regardant le prix du café !

« Mais c’est pas le prix d’un café, ça, c’est le prix d’un repas ! »

Le garçon ne se démonte pas, il a l’habitude !

« Vous êtes à St Trop, madame, pas à Deauville ! »

Elle se lève et s’en va sans demander son reste ni boire son café qu’elle ne paie pas. Le garçon n’est pas surpris, il commente simplement :

« Encore une fauchée paumée à St Trop ! »

Et il repart avec son plateau et son café déjà froid.

Elle  ne sait où aller, elle se sent perdue, abandonnée ….  Et finit par s’assoir sur son sac juste en face d’un magnifique yacht de milliardaire : le « Pacha d’al Beïda ».

Elle ne le sait pas, madame Baluchon, mais ce yacht est la propriété du calife de Merguez, un émirat peu connu où il est coutume d’offrir l’hospitalité aux dames moyennant quelques privautés. D’ailleurs, les Merguéziens adorent les femmes obèses.

Le cuisinier du yacht, sorti sur le pont arrière pour fumer un joint la repère et se dit que son maître pourrait bien le récompenser pour une si belle prise.

Il descend donc l’air de rien sur le quai et commence à tourner autour de la concierge qui finit par se rendre compte de son manège.

Le dialogue s’engage …

« Qu’est-ce qu’il a à tournicoter comme ça autour de moi ? Y m’a jamais vue ? Y veut ma photo ?»

L’homme a un fort accent mais il parle un peu le françaoui.

« T’y es nouvelle ici ? »

« Nouvelle ? Comment ça nouvelle ? »

« J’y t’y jamais vue avant ! »

« Ben oui, c’est normal, je viens juste d’arriver par erreur, je voulais aller à Morzine et je me retrouve ici … y parle d’une mésaventure ! Et je connais personne, je sais pas où aller, je suis perdue ! »

Elle esquisse un sanglot.

« T’y veut monter sur l’y bateau ? J’y vais t’y donner à manger, j’y suis cuisinier sur l’y bateau ! »

Elle le scrute fort suspicieusement, mais le gars a l’air normal, comme un président de la République.

« Ben je dis pas non, j’ai rien mangé depuis hier et on a roulé toute la nuit. »

La voilà assise dans la cuisine du bateau à se goinfrer de plats hallal et épicés. Elle se régale !

Soudain, le bateau est saisi de soubresauts. Le bruit s’amplifie et elle comprend que le bateau appareille … qu’il part, quoi !

Elle se lève maladroitement, alpague son sac simili, manque tomber et cherche son chemin vers la sortie…. Qu’elle ne trouve pas. Mais il y a un hublot où elle colle son museau et voit défiler les quais et les autres bateaux …

Madame Baluchon est inquiète … elle se pose des tas de questions qui ne resteront pas très longtemps sans réponse.

Le cuisinier fourbe vient la chercher et ‘sirupeusement’, il l’invite à venir se rafraîchir sur le gaillard d’avant où, justement, le calife de Merguez se repose.

Elle arrive tenant fermement contre son sein son baluchon …  son sac, quoi !

Ignorante des coutumes merguéziennes, madame Baluchon serre la main que le calife lui tendait afin qu’elle la baise respectueusement.

Le calife ne s’offense pas outre mesure de ce manque de civilité, de toute façon, ce n’est pas ce qu’il attend de la dame qu’il observe attentivement et sous toutes les coutures de sa robe à pois. Elle est vraiment parfaite, parfaitement désirable et aux goûts de son hôte.

Celui-ci lui propose de partager un punch au rhum de Couscous , la capitale de l’émirat dont il est le puissant calife puis lui propose d’aller se rafraîchir sans sa cabine avant qu’elle ne le rejoigne dans le salon des privautés.

Elle est prise en charge par deux belles femmes maures mais moins accortes, cependant, que la concierge en goguette …

Après s’être douchée, les odalisques lui proposent une djellaba d’un blanc immaculé. D’ailleurs,  elle n’a plus rien d’autre à se mettre, ses vêtements ont disparus.

Les deux femmes entraînent madame Baluchon jusqu’au salon des privautés et c’est là que les doutes commencent à l’assaillir car les murs sont couverts d’estampes japonaises toutes plus explicites les unes que les autres.

Le calife la met à l’aise :

« Viens ma belle, ma loukoum, ma biche sauvage, ma gazelle, viens me faire bouillir l’airo (pénis en arabe) et il sort un énorme vit turgescent !

Vous imaginez le tableau ! ?

Tata Baluchon, les yeux hors de la tête au vu de ce membre habituellement dissimulé mais n’ignorant pas complètement l’utilisation qui en est usuellement faite s’étrangle et tombe de son pouf avant de se redresser vivement et de hurler :

« JAMAIS, vous m’entendez bien, jamais personne ne m’a traitée comme ça, je suis une jeune fille, monsieur, une vraie vierge et je tiens à le rester, je hais le sexe, je le hais … »

Le cuisinier, les deux merguéziennes et le maître d’hôtel se sont saisis de l’excitée et se dépêchent de l’ôter à la vue du calife qui a fait un signe le poing fermé le pouce dirigé vers le bas tout en jurant dans sa langue que cette folle ne vaut pas un pet de chameau.

Depuis le pont arrière, le cuisinier et le majordome pousse la concierge à la flotte pendant que les odalisques jettent les vêtements et le gros sac simili de tata Baluchon par-dessus bord alors que le yacht continue sa course à grande vitesse.

La voici qui barbote empêtrée dans sa djellaba. Elle est en grand péril. Elle essaie bien d’appeler au secours mais l’eau qui lui rentre dans la bouche et le nez l’en empêchent.

 

***

 

J’ai un petit coup de blues en passant devant la porte de la loge où est exposée une feuille sur laquelle il est inscrit : « la concierge prend des vacances ».

Où est-elle, que fait-elle ?

Ca ne fait que 4 jours, pas même une semaine qu’elle est partie, mais ça me semble bien plus.

Ne plus l’avoir sur le dos, ne plus me sentir épié, surveillé, ne plus l’avoir sur ma route à me bloquer pour me narrer ses pérégrinations abracadabrantesques ….  Tout cela me manque un peu …  mais je sais que ça va passer et que cette quiétude doit être appréciée à sa juste valeur…

 

 FIN épisode 1


***

 

 

 

 

 

Épisode 2 : Tata Baluchon en Égypte.

Après avoir dûment bu la tasse, elle se retrouve au Caire où elle va quand même prendre le temps de visiter les pyramides pour son plus grand malheur.

 

Épisode 3 : Tata Baluchon au Soudan.

Enlevée par des touaregs elle arrive à dos de chameau dans la ville où s’unissent pour la fin de leurs vies le Nil bleu et le Nil blanc.

 

Épisode 4 : Tata Baluchon espionne au service de sa majesté.

Ayant réussi à se sauver des griffes de ses terribles geôliers, elle tombe de Charybde en Scylla et doit espionner pour la Reine d’Angleterre pour sauver sa peau !

 

Épisode 5 : Tata Baluchon les pissenlits pas la racine.

Pour survivre, tata Baluchon se fait marchande des quatre saisons à Djakarta où elle fait la connaissance du professeur Sevy, savant atomiste qui la demande en mariage.

 

Épisode 6 : Tata Baluchon sic gloria mundi transit.

Le savant a un petit accident qui empêche le mariage …. Elle part pour Bali contre son gré où elle va entrer dans un corps de balais Balinais pour le plus grand amusement des touristes.

 

Épisode 7 : Tata Baluchon chasse le kangourou.

Remarquée par un riche propriétaire Australien, elle se retrouve dans un ranch en plein bush. Elle ne devra son salut qu’à des bushmen qui pensent qu’elle est l’incarnation du dieu des kangourous.

 

Épisode 8 : Tata Baluchon saute en parachute sur Prétoria.

Elle part dans les bagages d’un sud africain qui n’apprécie guère de la retrouver dans la soute à bagages au moment d’atterrir. Il la jette par la portière de l’avion.

 

Épisode 9 : Tata Baluchon pêche le gros à Dakar.

Elle descend jusqu’au Cap où elle embarque sur un chalutier Suisse qui part pour une campagne de pêche au marlin près des côtes Sénégalaises.

 

Épisode 10 : Comment Tata Baluchon rentre enfin à Paris et décide d’ouvrir un sex shop !

 

18/07/2012

Mes oeuvres complètes sur Google Play ..... à prix très abordables

 

Vous attendiez tous cet évènement depuis fort longtemps ..... et moi .... alors !

 

Mais ça y'est !!!  Tout vient à point qui sait attendre !

 

Un raout chez les ploutocrates (pièce de théâtre et adaptation cinéma)

 

Métempsychose du bigorneau (receuil de nouvelles)

 

Ludmilla (roman d aventures)

 

Aux ailes bleues du vent (poésies chansons mirlitons)

 

Yfig fait son cinéma (scenarii de courts et longs métrages)

 

DVDP la Joconde (polar)

 

 

et bientôt .....

 

Apocalypse nucléaire  (scénar cinéma)

Mel pot littéraire (sketches humoristiques)

et

Psychédélies (pièce de théâtre et adaptation cinéma)

 

 

Bonne lecture, bon amusement !

 

 

 

19/04/2012

Pièce de théâtre (comédie de boulevard) : Un raout chez les ploutocrates

 

Un raout, c’est une soirée mondaine.

 

Les ploutocrates sont des personnes fortunées qui influencent la vie politique par leur argent.

 

 

 

Autant vous dire qu’il y a du beau linge à cette soirée mondaine.

 

Des gens des lettres et des arts, du spectacle, des hommes politiques, des éditeurs, des producteurs de films , et même des demi-mondaines.

 

Mais on s’apercevra vite que tout ce beau monde ne se fait pas de cadeaux.

 

Bien entendu, le spectateur, lui, n’est pas là pour s’ennuyer, alors, croyez-moi, c’est une franche rigolade.

 

 

 

 

 

 

 

Comédie de boulevard et de mœurs contemporaines en 3 actes de 3 scènes chacun

 

 

 

Durée estimée : 2 heures (avec un entracte)

 

 

 

40 personnages pour une trentaine d’acteurs.


Edité sous forme de livre de poche 5

 

10/06/2011

Les élites regardent les gens d'en bas avec dédain et condescendance !

 

J'ai longtemps cru qu'il fallait éduquer le peuple, mais ce sont les artistes qu'il faut éduquer.

Tant que les artistes seront des produits de marketing, le peuple s'en détournera !

La loi hadopi ne fait que retarder leur disparition.

Ils peuvent toujours mettre tous les remparts qu’ils veulent autour d’eux, cela ne palliera jamais leur misérabilisme.

On ne remplace pas le talent par des lois.

Je me réjouis, personnellement de la décrépitude du monde des arts, c’est la réponse du peuple à l’élite et HURLER qu’on a du génie, c’est du bruit pour rien.

Certains privilégiés bénéficient de promotions exorbitantes sur les radios et les télés ….. mais ils continuent de s’enfoncer.

La CNC distribue généreusement 565 millions d’euros aux amis des amis et malgré cela, le cinéma est mort.

La dictature de l’argent ne se nourrit que d’argent …….  C’est l’histoire du roi Midas et de ses longues oreilles …… l’argent ne nourrit pas.

Acheter des encarts publicitaires  peut donner le change un moment, mais le filon finit par s’épuiser des deux bouts : lassitude du public et ruine du commanditaire.

Ce n’est pas la qualité des textes qui est mise en cause, c’est son objet.

Quand on se croit au dessus des autres, on ne peut les entendre, et on ne peut les représenter.

Quand les politiques redescendront sur terre, ils seront particulièrement surpris de voir l’état du peuple !

Quand les artistes et les philosophes rejoindront le peuple (je ne parle pas de ce bouffon de Onfray qui enseigne Kant à des vieillards délabrés et béats d’admiration crédule), ils seront stupéfaits de constater la richesse intellectuelle des petites gens et l’ironie crasse dont ils sont les sujets.

Si Villon venait passer ses vacances sur terre, il serait effaré, puis, reprenant ses esprits, et puisant son inspiration de la foule, il nous chanterait notre connerie dans le tuyau de l’oreille jusqu’à nous faire péter le tympan.

12/04/2011

Début de scénario (BD ou ciné)

 

Le Seigneur des mers

 

Les loups efflanqués rodaient autour de la ville par cette nuit d’hiver glacée et blanche de l’an mille trois cent vingt quatre.

On pouvait voir leurs silhouettes faméliques se découper à contre-jour dans la lueur blafarde du halo de la lune.

Malgré leur extrême maigreur, ils chassaient en meutes et mieux valait ne pas se trouver sur leur route, ils étaient si affamés qu’ils ne montraient plus la moindre prudence vis-à-vis de l’homme.

Un cri de bête déchira la nuit gelée. Quelque biche ou daim allait emplir les panses de loups qui s’entredéchireraient ensuite pour la carcasse en lambeaux.

 

A l’abri des remparts, maladroitement restaurés, de la ville close, abandonnée par la plupart des habitants après l’attaque des soudards du marquis de Landevin, seigneur des terres voisines de celles de Kergalaven, les quelques survivants s’étaient réfugiés dans le manoir éventré et avaient calfeutré tant bien que mal le salon, pièce centrale de la bâtisse où flambait un feu anémié de planches trop humides pour brûler ardemment.

Ils étaient assis, les uns contre les autres pour éviter de perdre leur chaleur, enveloppés de houppelandes lacérées.

Ils n’avaient rien mangé depuis deux jours et n’avaient presque plus d’eau.

Un chaudron de fer avait été pendu à la crémaillère de l’âtre, un peu d’eau y bouillonnait.

C’est qu’on attendait un évènement proche, une naissance, cette naissance qui avait empêché la famille et ses serviteurs de partir avec les autres.

Marie-Mathilde de Kergalaven souffrait en silence les contractions qui lui labouraient le ventre.

Il avait du retard, ce bébé.

Fille ou garçon, cela ne l’intéressait plus vraiment, tout ce qu’elle espérait c’est qu’il sorte et que cessent ses douleurs. Le comte Erwan de Kergalaven serrait les mains de son épouse dans les siennes pour les réchauffer.

Une bourrasque fit un retour de fumée qui envahit la pièce et fit tousser les personnes recroquevillées sur elles-mêmes.

Une seule bougie, en sus du faible feu, éclairait sombrement la pièce.

 

Soudain, une agitation se fit et une main blanche de froid alluma une seconde, puis une troisième bougie. Le chaudron fut vidé de son eau dans une écuelle en bois, et juste à ce moment là, un petit cri suivi d’un pleur emplit le salon délabré.

 

Colin-Matignon de Kergalaven venait de naître.

 

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