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10/12/2009

Blues liberté

 

 

 

Je suis un oiseau migrateur

Aux pattes duquel on a lié

Un gigantesque radiateur

Qui m’empêche de m’envoler

 

 

Je suis un Touareg voilé

Teint de bleu cérulé glacé

De mon chameau les pattes coupées

Pour m’interdire de voyager

 

 

Quand d’aimer trop la liberté

Par d’autres on se voit empêché

Nos musiques seront bâillonnées

Nos corps nos âmes ligotés

 

 

Je suis colombe de la paix

Hirondelle du cœur de ballet

Princesse aux mille et un palais

Sultan des mers et vents ailés

 

 

Je suis la brume aux alizés

Surfant diaphane aux airs légers

Araméenne ou Sibérienne

Sumérienne Arachnéenne

 

 

Quand d’aimer trop la liberté

Par d’autres on se voit empêché

Nos musiques seront bâillonnées

Nos corps nos âmes ligotés

 

 

Quand nos califes d’ires se prennent

Sur nous vomissent toute haine

Nous traînent nus à leurs arènes

Nous battent à mort comme des hyènes

 

 

Je suis aurore de matin frais

Libellule frêle du marais

Abeille d’or en robe soie

Iris blanche céruse et joie

 

 

Quand d’aimer trop la liberté

Par d’autres on se voit empêché

Nos musiques seront bâillonnées

Nos corps nos âmes ligotés

 

 

Je suis le chantre de nos peines

Licorne duale manichéenne

De nos désirs de nos espoirs

Chantant le blues un peu trop noir

 

 

 

De nos malheurs nos désespoirs

Nos horizons aux bras aveugles

Monte le blues des idées noires

De nos Guitares saxhorns et bugles

 

 

 

Quand d’aimer trop la liberté

Par d’autres on se voit empêché

Nos musiques seront bâillonnées

Nos corps nos âmes ligotés

 

 

Chanter la vie est ses fragrances

Chanter la mort ses fins ses transes

L’heure véritable de nos souffrances

Nos blues en ré en fa cadencent

 

 

De nos musiques monte le vrai

Le blues en chair le blues en os

Sur nos désastres il tire un trait

Le blues défie nos vies de rosses

 

 

Quand d’aimer trop la liberté

Par d’autres on se voit empêché

Nos musiques seront bâillonnées

Nos corps nos âmes ligotés

 

 

Travail patrie égalité

Mensonge en guise de vérité

Les trente cinq heures de liberté

On nous impose de travailler

 

 

Plutôt mourir que d’obéir

Le blues est fait pour nous nourrir

Nous sustenter nous animer

Le blues c’est ça la liberté

 

 

Quand d’aimer trop la liberté

Par d’autres on se voit empêché

Nos musiques seront bâillonnées

Nos corps nos âmes ligotés.

 

 

 

 

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