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12/05/2010

A l’enterrement d’ma vie d’garçon

 

A l’enterrement d’ma vie d’garçon

 

Pour enterrer ma vie d’garçon

Avec panache et déraison

J’avais loué un corbillard

Tiré par quatre chevaux noirs

 

Ils m’emmenèrent au cimetière

Allongé nu dans une bière

Pas un ami n’était venu

Pas même un chien, l’eussiez-vous cru

 

Pas d’quoi pleurer me direz-vous

On voit bien que c’était pas vous

Et quand on m’a jeté dans l’trou

Ca m’a fait un peu mal au cou

 

C’était pas que j’y tienne, au fond

A ma vie folle de patachon

A mes gonzesses de chiffons

A mes tournées de pochetrons

 

Mais malgré tout j’ai le bourdon

En pensant à tout ces moments

De liberté et de bourbon

De mains aux fesses incontinent

 

Les nuits folles de rock et de roll

Les guitares folk et le ‘wash board’

Et ces filles dont j’étais l’idole

Pas une pour me couper la corde

 

Simone, de mes voisins la bonne

A la frimousse si mignonne

Etait restée chez ses patrons

Faire cuire la soupe au potiron

 

Juliette, gentille gamine coquette

Elégante dans ses belles socquettes

Avec Maurice faisait la fête

Jouant les petites nymphettes

 

Bénédicte, horrible sorcière

Portant de rousses jarretières

Et deux yeux bleus au regard fier

Montait au ciel en montgolfière

 

Jacqueline, chaussée de bottines

Troussée de fines mousselines

Se trémoussait dans la cuisine

En compagnie de sa cousine

 

Quant aux garçons, les arsouillons

Iconoclastes un peu couillons

Avait la rate au court-bouillon

Et le crâne au marteau-pilon

 

Ils avaient fait, c’est pas malin

Une fête de carabins

Se soûlant jour se soûlant nuit

Oubliant l’ami que je suis


Moralité en explicit

Mariez-vous, mes frères, mariez-vous

Mais n’espérez  pas des ami(e)s

Qu’ils soient présents au rendez-vous