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31.07.2007

LE MOT NU

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LE MOT NU

 

Hier dans le métro

J’ai ramassé un mot

C’était un mot perdu

Et il était tout nu

………………………………………Plus une lettre
………………………………………A se mettre

 

Je l’ai mis dans ma poche

Car il était trop moche

Je l’ai emmené chez moi

A mon appart rue Quincampois

………………………………………Je l’ai réconforté
………………………………………Lui ai donné à manger

 

Et puis dans le dico

J’ai recherché ce mot

Pour retrouver les lettres

Qu’il convenait de lui mettre        
………………………………………le ‘A’

………………………………………N’lui allait pas

 

Ensemble on a épelé

Les lettres de l’alphabet

On a trouvé un ‘I’

Qu’était pas trop petit

………………………………………Le ‘B’
………………………………………Etait trop niais

 

On a décidé de laisser

Le ‘C’ de côté

Le ‘Z’ nous a paru

Par trop incongru

………………………………………Le ‘K’
………………………………………On l’a laissé pour Kafka

 

A la suite du ‘O’ on a mis un ‘N’

Ca rendait un bon son

Ca nous donnait le ‘ON’

Qui sied au mot qu’on aime

………………………………………Le ‘R’
………………………………………Lui donnait de grands airs

  

On hésitait pour le ‘L’

N’était-ce pas trop féminin

Il a tendu la main

A dit ‘oui’ je prends le ‘L’

………………………………………Pour le ‘M’
………………………………………Il a dit ‘amen’

 

On a beaucoup travaillé

Déjà la nuit était tombée

Mais on sentait qu’on arrivait au bout

Plus qu’une lettre et il tiendrait debout

………………………………………Par le ‘T’
………………………………………On s’est laissé tenter

 

Enfin il était vêtu

Fier de son bel habit

Il s’est levé m’a dit

Yfig je ne suis pas déçu

………………………………………Mirliton
………………………………………Etait son nom

 

Au bas de l’escalier

Je l’ai raccompagné

Il avait l’R’ heureux

Plus du tout l’R’ d’un gueux

………………………………………Au coin d’la rue
………………………………………Il a disparu

 

29.07.2007

Référencement

chanteurs
chanteurs

L’AUBERGE DU TROMPE AMIS

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 L’AUBERGE DU TROMPE AMIS

 

Homme « presse vinailles »

Homme « presse vinailles »

Sers-moi une pinte de ta « pinaille »

 

Homme « verse ripailles »

Homme « verse ripailles »

Sers-moi une tonne de ta volaille

 

Dame « Cœur-Accroche »

Dame « Cœur-Accroche »

Encouche-moi une belloche

 

Ainsi me parlent rêves brumissants

En odeur fade et goûts luisants

Et puis martèlent palessors gris

Devant l’échoppe du « Trompe Amis »

 

Chien « croque michonnes »

Chien « croque michonnes »

Concasse-moi une Teutonne

 

Oiseau volage

Oiseau volage

Dissipe-moi de ce cancage

 

Ombre pâlotte

Ombre pâlotte

Enhardis-moi vers ces hulottes

 

Croque bouffis en pourrissants

Tire-cochonailles debouts entrants

Voilent ma face de leurs bras nuits

Elles me regardent car je m’enfuis

 

Homme « presse vinailles »

Homme « presse vinailles »

Sers-moi une pinte de ta « pinaille »

 

Homme « verse ripailles »

Homme « verse ripailles »

Sers-moi une tonne de ta volaille

 

Dame « Cœur-Accroche »

Dame « Cœur-Accroche »

Encouche-moi une belloche

 

Ligures en tête groins baveux

Fripouilles en ire dégoulineux

Encrasses-toi fou débardant

Rumeurs de bar chambardement

 

Chien « croque michonnes »

Chien « croque michonnes »

Concasse-moi une Teutonne

 

Oiseau volage

Oiseau volage

Dissipe-moi de ce cancage

 

Ombre pâlotte

Ombre pâlotte

Enhardis-moi vers ces hulottes

Vénus et Psyché

Vénus et Psyché

 

 

Vénus vivait en son Palais Aphrodite on l’appelait

Psyché était son nom et sa beauté était sans nom

Des contrées les plus lointaines les hommes venaient

Pour admirer son éclat ses grâces tous ses dons

 

 

Psyché était si belle qu’aucun mortel même le plus fier

N’osait l’abordée rendre à cette femme que comme une déesse

Ils regardaient l’hommage qu’elle méritait pas plus hier

Que tous les autres jours elle sentait une grande détresse

 

 

Ainsi mes attraits ne savent retenir aucun homme ni ne me servent

à croiser la route de celui qui saura me dire les mots attendus

et les années passaient et Vénus prit ombrage de ce que la verve

des humains se détournait d’elle pour se livrer à cette inconnue

 

 

Elle en était si jalouse qu’elle conçut de mener à sa perte

La plus belle des mortelle de lui infliger un châtiment cruel

Son plan était létal faire épouser la vierge devenue inerte

Par un être banal le plus misérable et le plus infidèle

 

 

Psyché ne regardait plus les prétendants enfermée dans sa tour

Elle se contentait de rêver de faire en songe avec des ombres

L’Amour qu’elle espérait des lèvres des bras et des mains tour à tour

sans visage et sans âme la prenait dans ses nuits les plus sombres

 

 

Elle s’enfermait sans le savoir sans le vouloir chaque jour

Un peu plus dans son rêve virtuel dénué de sens et de réalité

Et Vénus espérait que cet état d’esseulement dura toujours

Que cette insolente concurrente bientôt allait péricliter

 

 

Un homme pourtant s’adressait à Psyché lui donnait sans compter

Tout ce qu’il possédait sa vie son passé son futur son Amour

Mais Psyché trop absorbée par ses pensées ne savait écouter

Elle pleurait se lamentait se désolait un peu plus chaque jour

 

 

Son amant de cœur ne savait comment s’y prendre pour réveiller

sa belle lui faire voir les rayons de son ardeur sans fin

Mais il avait beau faire les plus belles offrandes déployer

Sur les pieds de Psyché son âme remettre en ses mains son destin

 

 

Elle restait sourde à tous ces témoignages d’un simple mortel

Elle attendait à son autel un Dieu un Apollon de sang divin

Ce qu’elle voulait c’était partager les chemins d’un être immortel

Vivre dans le ciel azuré et cosmique une vie irréelle demain

 

 

L’amant patientait en vain espérant que ses louanges toucheraient

Psyché lui révèleraient qu’un cœur battait passionné pour elle

Comme elle il s’étiolait mais  une foi brûlante il conservait

une ardeur sans faille infaillible qu’il conservait pour elle

Pour vous ces quelques pâtes

histoire de nouilles

 

 

 

Prendre quelques pâtes

Des nouilles séfarades

Jetez-les à l'eau frissonnante.

Ajoutez une pincée de sel de Guérande,

Un filet d'huile d'olive

En vers d'Ovide.
Tripotez les nouilles pour qu'elles ne collent pas

L'utilisation d'une spatule de bois

D'arbre de Judée

Est recommandée.
Goûtez les nouilles qu'elles vous soient 'al dente'

Pensez aux maux de Dante.
N'hésitez pas à goûter

Et même à déguster

Moult fois, à l'aide d'un fourchette,

Enroulez l'une des nouilles

Comme à une quenouille

à l'une des dents de la susdite fourchette,
Vous l'élevez bien haut,

Mais pas trop

Pour qu'elle pendouille

Portez sous votre bouche la nouille,

En faisant bien attention

De ne point brûler votre menton,
Croquez à belles dents

La nouille qui attend.

Si la nouille est trop dure,

Elle n'est pas 'al dente' , c'est sûr

Continuez la cuisson.

Si la nouille est trop molle,

Vous avez dépassé le temps de cuisson,

Jetez tout  pas de bol

Et recommencez au début,

Avec d'autres nouilles, ce sera votre but.

Quand in fine

Sont 'al dente',

Jetez-les dans une passoire

Ou un Chinois d'Issoire.
Après égouttage,

Ajoutez le fromage,
Une noix de beurre,

De chez Pasteur.

Re salez si nécessaire

A l'aide d'une salière. 
Pour les gourmands,

Il est grand temps

De déguster ces pâtes succulentes

Servez chaud sans plus attendre.

Bon appétit

Eurydice

        

 

Tu es une idée qui ne m'est pas encore venue

 

           

Aussi loin que mémoire supporte             

Aussi loin que regards se portent              

Ne Perçois-je qui te ressemble                 

n'envisage-je qui te ressemble                   

 

Tes membres sont cristal ivoire                

Tes cheveux de soie et de noir                  

Tes yeux du bleu profond d'azur                

Tes mains longues comme ramures                      

 

Sortie d'oubli comme d'une boîte             

Nimbée de blanc couleur d'agate               

D'où naquit donc cette Eurydice               

Cette fée à la fleur de lys                           

 

Ton corps aux contours de sculpture                    

Ton âme secrète sulfure                                        

gestes aériens légers d'Elfe                       

parfums arômes de nèfles                                      

 

Tes mots si doux si perspicaces                

Tes attentions toutes tes grâces                

fidélité toute amitié                                    

Ton coeur pur comme tes idées                            

 

Sortie d'oubli comme d’astate                               

Nimbée de blanc couleur d'agate               

D'où naquit donc cette Eurydice               

Korrigan à la fleur de lys                           

 

passions d'idéal absolu                                           

Tes raisons de moi inconnues                               

Tes sentiments ont des degrés                              

Dépassant toutes mes pensées                              

 

Tes vibrations tous tes secrets                  

Emotions que tu me transmets                              

Je te les dois je les recueille                     

Je les perçois je les accueille                   

 

Sortie d'oubli comme d'une boîte             

Nimbée de blanc couleur d'agate               

D'où naquit donc cette Eurydice                

Cette fée à la fleur de lys                           

 

D'où viendras-tu de quelle sphère             

Combien as-tu d'autres mystères              

Comment puis-je les pénétrer                               

quelle force les a donc créés                                

 

A qui sont-ils consacrés                             

Tu es beauté chants volupté                                   

Tu es clarté lumière filament                                

Comète dans mon firmament                                

 

Sortie d'oubli comme d’astate                               

Nimbée de blanc couleur d'agate               

D'où naquit donc cette Eurydice               

Korrigan à la fleur de lys                           

 

Tu pénètres habites mon âme                                

Tranchant mon cortex de lames                            

Epées acérées chirurgiennes                                 

Une Aube à robe magicienne                                 

 

Comment eus-je pu t'imaginer                              

Ni bien même oser te rêver                       

Une idée fantasme imprévu                       

Qui ne m'est pas encore venue                              

           

 

Sortie d'oubli comme d’astate                               

Nimbée de blanc couleur d'agate               

D'où naquit donc cette Eurydice               

Korrigan à la fleur de lys

26.07.2007

VOTEZ pour MOI

 

 

 

 

VOTEZ pour MOI

 

Je vous promets une vie meilleure

un emploi, au moins quelques heures

des autoroutes sûres des agents à chaque carrefour

je vous promets que vous passerez à votre tour

à la télé et vous pourrez crâner.

 

Je vous promets d'être le plus pur

le plus droit, le plus adroit chaque jour

et je vais faire de ce pays un eldorado

un Colorado, un paradis pour gogos

une niche à toutous, avec du fric à volonté

et la privatisation des restos du coeur

qui vont soudain se mettre à rapporter

car tout le monde fera son beurre.

 

Je vous promets des jours meilleurs

je vous promets des nuits meilleures

je vous promets de tenir toutes mes promesses

et même beaucoup plus si affinités

mais c'est à vous , ceci dit belle abbesse

de m'élire par vos votes bien policés.

 

je vous promets de ne plus crier

de ne plus jurer ni vous frapper

je vous promets de vous écouter

et de faire vos quatre volontés

après que pour moi vous aurez voté

je vous promets de belles maisons

et aussi la santé et la prospérité

et je viendrai vous causer dans la télé

pour vous expliquer mes choix mes raisons

sur la politique extérieure et la chasse aux voleurs

je vous promets de les mettre en prison

et de bouter hors l'hexagone les malheurs

les étrangers qui n'ont pas de papiers de maison

et qui nous bouffent la toison sur le dos

nos femmes sur nos lits et nous piquent nos boulots.

 

je vous promets d'être sage et de parler bas

je vous promets de ne pas piquer dans les caisses de l'état

de ne pas favoriser mes copines mes potes

de mériter la confiance de vos votes

j'irais en pénitence au moins une fois par an

au bureau de vote de mon quartier

pour déposer une gerbe bien arrangée

de fleurs et d'ex voto quelque soit le temps.

 

je vous promets un grand bonheur

votez, votez pour moi et vous aurez tout ça

vous savez bien que c'est moi le meilleur

et que je vous promets de ne pas vous faire de vaines promesses

mais que des promesses que je tiendrais à bout de bras

et vous serez heureuses heureux comme à la messe

quand le curé vous vend son baratin loufoque

en faisant tintinnabuler ses breloques.

 

Charity business

 

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Charity business

 

Ca m’a pris tout d’un coup

En plein mois d’août

Sans crier gare

A la gare

 

L’abbé Pierre ayant cassé sa pipe

Contre toute attention

J’ai pris la mesure de  mon indifférence

De mon égoïsme

 

J’ai adressé mon CV

A Emmaüs

 

M’a envoyé chier

Aux puces

 

J’ai proposé mes services

A médecins sans frontière

M’ont tapé sur la cafetière

Trop novice

 

J’ai demandé à sœur Thérèse

Vous savez celle qui ….

Elle m’a jeté sa prothèse

Au nez j’en ai saigné

 

A la maire j’ai dit

Je suis volontaire

Pas pour la guerre

Mais pour le fourbi

 

M’ont dit d’aller voir ailleurs

Paraît qu’il y fait meilleurs

J’y suis été

C’était pas mieux

 

Mais j’ai surpris une sale

Conversation verticale

Entre deux bénévoles

Dorés comme des idoles

 

Parlaient de sous sonores

Et trébuchants couleur

D’or portant fort intérêts

Aux taux majorés

 

Faudrait pas que ça s’arrête

Disait l’un en secouant ses poches

Qui tintinnabulaient

Au doux son des cloches

 

Les cloches qui vivent sur le trottoir

Avec pour réconfort leur litre de pinard

Leur chien puceux et leur tente

Leur gueule décadente

 

On a pas la chance d’un tsunami

Par an faut garder une poire

Pour la soif la pépie

L’heure de gloire

 

Un SDF logé c’est un client perdu

Du chiffre d’affaire foutu

Une allocation tsoin-tsoin

Une subvention de moins

 

Ah ! le charity business

Vaut bien celui de la fesse

L’argent n’a point d’odeur

Non plus que la charité des voleurs

 

Les Gogoches

 

 

Voici un plagiat de la chanson de Renaud : les bobos

 

 

 

Les Gogoches

 

 

On les appelle pigeons phalènes

Ou bien gogoches pour les intimes

Dans les chansons de Ségolène

On les retrouve en pleine trime

Ils sont issus d’une vieille classe

Après les courges et les scatos

Pas loin des gauffres, quoique plus chiasses

Je vais vous en faire l’ lever d’rideau

Sont tous autistes c’est comme ça

Mais leur passe-temps c'est l’populo

Dans l’dramatique et les pieds plats

Sont pas peu fiers d’êt’ des gogos

 

Les gogoches, les gogoches

Les gogoches, les gogoches

 

Ils vivent près des lieux pavés

ou dans une caravane tout’ moche

Asiles d’autistes pour ch’tarbés,

Ils admirent  tant l’général Foch

ont des enfants dont faut s’méfier,

qui sucent leur pouce jusqu’à 20 ans

Qui chient d’travers sans se priver

Priver d’ caillera, et de bon temps

L’anus qui fume, je les comprends,

font leurs mariolles leurs intellos

Ont des 4x4, mais pas un franc,

C’est pour ça qu’ils ont des vélos

 

Les gogoches, les gogoches

Les gogoches, les gogoches

 

Ils achètent ‘où est l’bec’ philippe Delerme, Onfray et Télérama,

Mais ne les lisent, c’est rassurant

D’ailleurs y manquerait plus qu’ça.

Ils z’yeutent les restos Congolais mais de loin

Ils passent devant sans s’arrêter

La côte de bœuf dans le lointain

Ils la regardent mais sur ARTE

Canal peluche, télé porno

Sauf pour les matchs du PSG

Là ils ont télé rigolos

 

Les gogoches, les gogoches

Les gogoches, les gogoches

 

Ils écoutent sur leur chaîne hi fi

Radio KTO toute la nuit

Alain Bashung Jacques Dufilo

Et forcement Albert Ducros

Ils aiment le rouge sans même savoir

que l’rouge ça tâche

Bedos cet abruti d’bâtard,

Ce ringard cette ganache

Ils votent Jack Lang et Sarkozy

Mais aiment surtout les z’écolos

Ils enculent le Maire de Paris,

Ardisson et son pote Marco

 

Les gogoches, les gogoches

Les gogoches, les gogoches