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19/12/2009

Après le tollé de Copenhague, il faut s'attendre à une fin du monde précaire et peu de survivants ... une fin de l'humanité triomphante, en quelque sorte ... et un renouveau du règne animal avec Fadela à poils de lézards !

Dépôt d’âmes  (extraits)

 

 


 

Les hommes ayant désintégré

Le verbe il ne resta plus rien

Pas une chimère ni un chien

La terre était déshéritée

 

Le ciel d’armes trop encombré

Ne pouvant accueillir ces âmes

Elles restèrent en amalgame

En ce dépôt mal éclairé

 

Ici s’entassent pêle-mêle

Les âmes laides les âmes belles

Les âmes jeunes les âmes vieilles

Celle du poète celles des abeilles

 

 

refrain

Ces âmes amères sans sépulture

Peignent leur nature sur les murs

Cela dessine une arabesque

Tantôt atroce tantôt grotesque

 

 

Voyez les âmes des présidents

Qui appuyèrent comme des cons

Comme un seul homme sur les boutons

Tuant parents et descendants

 

Rouges de sang les âmes tristes

Des enfants errants innocents

Sur leurs motifs si bellicistes

Questionnent les âmes des présidents

 

Les mamans pleurent en silence

Sur ces décombres de violence

Les vies gâchées de leurs bambins

Ces petits corps de chérubins

 

 

refrain

Ces âmes amères sans sépulture

Gravant leur effroi sur les murs

Faisant ainsi une arabesque

Tantôt atroce tantôt grotesque

 

 

10/12/2009

Blues liberté

 

 

 

Je suis un oiseau migrateur

Aux pattes duquel on a lié

Un gigantesque radiateur

Qui m’empêche de m’envoler

 

 

Je suis un Touareg voilé

Teint de bleu cérulé glacé

De mon chameau les pattes coupées

Pour m’interdire de voyager

 

 

Quand d’aimer trop la liberté

Par d’autres on se voit empêché

Nos musiques seront bâillonnées

Nos corps nos âmes ligotés

 

 

Je suis colombe de la paix

Hirondelle du cœur de ballet

Princesse aux mille et un palais

Sultan des mers et vents ailés

 

 

Je suis la brume aux alizés

Surfant diaphane aux airs légers

Araméenne ou Sibérienne

Sumérienne Arachnéenne

 

 

Quand d’aimer trop la liberté

Par d’autres on se voit empêché

Nos musiques seront bâillonnées

Nos corps nos âmes ligotés

 

 

Quand nos califes d’ires se prennent

Sur nous vomissent toute haine

Nous traînent nus à leurs arènes

Nous battent à mort comme des hyènes

 

 

Je suis aurore de matin frais

Libellule frêle du marais

Abeille d’or en robe soie

Iris blanche céruse et joie

 

 

Quand d’aimer trop la liberté

Par d’autres on se voit empêché

Nos musiques seront bâillonnées

Nos corps nos âmes ligotés

 

 

Je suis le chantre de nos peines

Licorne duale manichéenne

De nos désirs de nos espoirs

Chantant le blues un peu trop noir

 

 

 

De nos malheurs nos désespoirs

Nos horizons aux bras aveugles

Monte le blues des idées noires

De nos Guitares saxhorns et bugles

 

 

 

Quand d’aimer trop la liberté

Par d’autres on se voit empêché

Nos musiques seront bâillonnées

Nos corps nos âmes ligotés

 

 

Chanter la vie est ses fragrances

Chanter la mort ses fins ses transes

L’heure véritable de nos souffrances

Nos blues en ré en fa cadencent

 

 

De nos musiques monte le vrai

Le blues en chair le blues en os

Sur nos désastres il tire un trait

Le blues défie nos vies de rosses

 

 

Quand d’aimer trop la liberté

Par d’autres on se voit empêché

Nos musiques seront bâillonnées

Nos corps nos âmes ligotés

 

 

Travail patrie égalité

Mensonge en guise de vérité

Les trente cinq heures de liberté

On nous impose de travailler

 

 

Plutôt mourir que d’obéir

Le blues est fait pour nous nourrir

Nous sustenter nous animer

Le blues c’est ça la liberté

 

 

Quand d’aimer trop la liberté

Par d’autres on se voit empêché

Nos musiques seront bâillonnées

Nos corps nos âmes ligotés.

 

 

 

 

03/12/2009

Métempsychose du bigorneau

 


Metempsychose du bigorneau

 

 

 

 

 

Je vis d'air et de vent

De chants d'engoulevent

D’arômes gris de miel

De soleil de sommeil

 

 

 

 

Mon âme est vagabonde

Mon corps gît en la tombe

De manger si léger

Suis mort sans galéjer

 

 

 

 

Ma vie sans intérêt

Ruisselle en compotée

Indécent étalage

Insolent déballage

 

 

 

 

Historiens inventifs

En tirent conclusions

La couleur de mes tifs

Celle de mon caleçon

 

 

 

 

Les mots que j’ai laissé

Traîner ici et là

Trahiraient ma pensée

Pipotage et blabla

 

 

 

 

Me voici bigorneau

Accroché au rocher

Attendant la marée

Et la montée des eaux

 

 

 

 

Vie de mollusque idiot

Littorine comestible

Au goût irrésistible

Que l’on cuit au fourneau