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05/04/2014

Poème à deux mains

Bien à l’écart, des beaux quartiers        Bien à l'étroit dans son costard rayé
Et de leur symbolisme altier,                 Avec sur la tête un sablier
On perçoit, à travers la brume              On croit voir une plume qui lui pousse
Une sombre vie, qui se consume.         Qui sort de son trou à mousse

Elle est celle, d’un pauvre diable           Pauvre diable en bien piteux état
Traînant sa silhouette misérable,         Tournant comme une girouette folle
Revêtue de poussiéreux haillons,         Soulevant poussières et crachats
Portant d’ineffaçables horions.            Portant son cartable à l'épaule

Il passe devant une mairie                    Il se présente à la mairie
Regarde le fronton, et puis rit               Espoir de se voir élire
La belle devise de la France                  La France à besoin de son délire
A pour lui, une odeur bien rance.         De ses odeurs fragrances pourries

Dans l’abîme, de son exclusion             Dans la cabine à érections
Il a perdu toute illusion.                        Il vote pour lui le con !
Destinée remplie, de ratures                Mais il à fait tout plein de ratures
Un fantôme, que la faim torture.          Sur le bulletin de forfaiture

Pour les guignols technocratiques         Les guignols zygomatiques
Il n’est juste qu’une, statistique           Ont ramassé un tas de tiques
Un chiffre classé dans un dossier         Auraient dû se laver les pieds
Et qu’ils ont aussitôt fait, d’oublier.        Auraient senti moins mauvais

Quand il poussera son dernier râle,        Quand on fera pousser les crânes
Dans l’indifférence générale,                  A la différence des bananes
Loin de l'égoïsme de ce monde,            Pas de besoin d'une égoïne
Son âme ira seule, jusqu’à sa tombe.    Pour que seules ils tombent

 

 

 

 

 

Signé : Mister X et Yfig

 

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