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28/02/2010

Un psy peut en cacher un autre


Ma pièce "Un psy peut en cacher un autre" est disponible.

Ses principales caractéristiques :
Nombre de personnages : 13
Nombre d'acteurs  mini : 5
Nombre d'acteurs maxi : 13
Durée totale estimée : 1heure 30

La pièce est construite en 2 Actes de 5 scènes chacun.
Elle est donc constituée de 10 scènes dont 7 peuvent être montées individuellement comme des sketches pouvant être interprétés par 2 ou 3 acteurs.

Les scènes dans leur ensemble forment une intrigue dont le dénouement trouve son aboutissement dans les 3 dernières scènes.

L'histoire :
Deux psy, leur journée de travail, leurs clients, les méprises et quiproquos, leurs déboires, leurs malheurs …… et plus si affinités.

21/02/2010

Chanson de la Saint Valentin

Aux ailes bleues du vent.

 

Musique et interprétation : Robert Duval (*)

Paroles :  Yfig


(*) Robert Duval est décédé le 13 février 2010

 

La chanson "Aux ailes bleues du vent" est enregistrée à la SACEM (COAD = 368928)

15/02/2010

Genre = Nouvelle ---- Style = dramatique --- pas de titre

 

 

Le chien noir et blanc courait en jappant entre les pattes de la grosse jument impassible qui avançait à son pas habituel. Jimmy, le chien, voulait l’inciter à accélérer le pas, mais elle s’en foutait comme de son premier béguin. Elle, répondant au doux nom de Duchesse, tirait cette roulotte depuis trop longtemps pour savoir que la destination pouvait toujours attendre car dès que les rayons du soleil s’estomperaient, Raphaël la ferait se ranger sur le bord du chemin pour installer le campement.

 

Elle était rouge passé et jaune délavé cette vieille roulotte et nul ne pouvait dire le nombre exact de kilomètres qu’elle avait parcouru.

Raphaël la traitait comme une princesse, ne la laissant jamais sans soin ni entretien. Dès que le moindre de ses éléments se détériorait ou cassait, il s’empressait de le réparer. Elle était toute de bois à l’exception des essieux et des roues pneumatique. Il y avait dix ans que Raphaël avait fait faire le changement des très vieilles roues en bois renforcées de fers ; cela avait constitué un changement important à l’époque car la roulotte se déplaçait désormais sans bruits si l’on excepte les cris de Jimmy et la guitare de Manu. Dès que se faisait entendre le moindre crissement des roues, Raphaël sortait son pot de graisse et ça repartait de plus belle en silence.

 

C’est que cette roulotte, ils y tenaient tous très forts les Romanov, ils en avaient hérité de leurs parents qui la tenaient de leurs parents et ainsi de suite depuis une éternité ou en tout cas au moins un siècle, ou deux ….. on ne s’embarrassait pas à compter ….

 

Ils étaient peu, vraiment très peu à continuer de vivre ainsi. Les autres avaient de grosses voitures et des caravanes spacieuses et modernes et des tentes pour les soirs de saga ou de prières … mais eux, avaient refusé ce luxe que des artistes de la famille proposaient de financer. Oui, la famille comptaient de grands artistes qui gagnaient beaucoup d’argent et en faisaient profiter la communauté.

 

C’était toujours une joie et une fête immense de se retrouver chaque années, en mai, aux Saintes Maries. Et la roulotte rencontrait chaque fois un enthousiasme grandissant. Raphaël le père, Manu le fils, Larima la mère et Rosa, qu’ils appelaient Pénélope, la fille étaient fiers, très fiers de leur condition précaire et d’avoir su résister aux tentations de la modernité.

Larima gagnait très honorablement sa vie en tressant des paniers et corbeilles d’osier et surtout en lisant les lignes de la main. Sa chiromancie était très recherchée dans le monde des Roms et des Gitans. Elle ne se trompait jamais et ne faisait pas payer si elle ne lisait rien. En fait elle refusait de lire les malheurs et n’annonçaient que les bonnes nouvelles à ses clients, d’où cette réputation de porte-bonheur.

Justement, par ce bel après-midi ensoleillé, ils approchaient des Saintes Maries et s’enthousiasmaient à l’idée de revoir les frères, les sœurs, les cousins, les cousines, les nièces, les neveux, les amis …. La Famille.

 

Raphaël était un homme courtaud, rude et bourru au cuir tanné, aux mains larges et crevassées, ses lèvres fines étaient surmontées d’une épaisse moustache frisottante et ses joues couvertes d’une barbe toujours mal rasé, ses cheveux bouclés, grisonnants, ses yeux bleu-vert comme des aigues-marines, son chapeau à larges bords en cuir marron qui ne quittait jamais son chef, son blouson gris et son pantalon noir trop large lui tombant sur les reins, voilà à quoi il ressemblait, Raphaël, et, à le voir, les gadjo en avaient peur et ne lui adressaient pas la parole.

Il était très bricoleur et se faisait un peu d’argent de poche en échange de réparations ou de constructions au fil du voyage et quand il en avait envie.

 

Larima, son épouse, plus petite, était, au contraire de son mari, une femme accorte, qui discutait volontiers avec les inconnus et avait un sourire permanent aux lèvres. Elle portait le foulard et la robe gitane chamarrée, longue et ample mais souple et légère. A ses oreilles oscillaient deux grandes et lourdes boucles d’or, la parure transmise de mère en fille, signe du pouvoir de divination et de communications avec les esprits sans corps de sa tribu :  les Rom. Son annulaire gauche portait l’anneau sacré et certaines parties de son corps étaient tatouées des symboles du Grand Pouvoir. Elle avait l’esprit commercial et c’est en partie grâce à elle que la famille vivait de ses propres revenus. Elle s’occupait de tout, aidée de sa fille Pénélope. Mais ce sont les hommes qui coupaient l’osier, chassaient les lapins, les grives, les pigeons et les hérissons à museau de cochon et préparaient le feu.

 

Manuel, di Manu, le fils, âgé de vingt ans, était un garçon partiellement autiste. Il ne parlait jamais, s’exprimait par signe que seuls ses proches parents savaient interpréter. Il avait toujours l’air ailleurs, ses grands yeux clairs dans la brume. Son visage était pourtant régulier et sans ces yeux vagues, rien ne le distinguait, a priori, des autres garçons de son âge. Mais il était doué d’une force herculéenne et d’une agilité mercurienne. Il était capable d’attraper les oiseaux qui volaient à portée de main et pouvait tirer, pousser la roulotte facilement après l’avoir dételée.

C’était aussi un virtuose de la guitare que certains payaient très cher pour avoir l’heur de se faire accompagner par lui dans les galas improvisés.

 

Rosa, la ‘Pénélope cara’ comme l’appelait sa mère, à dix sept ans, était la plus belle de toutes les gitanes.

Sa grâce et son teint hâlé faisaient d’elle la déesse de tous les peuples nomades.

Ses longs cheveux bouclés noirs de jais descendaient de ses épaules pour toucher le bas de ses reins, ses yeux couleur noisette en formes d’amandes effilées, sa petite bouche fine et rouge d’où exhalait un parfum de framboises, ses joues lisses, son tout petit nez retroussé, son menton volontaire, son cou si long, si fin, ses épaules charpentées, ses bras musclés et graciles, ses petits seins agressifs, son ventre plat, ses hanches bien marquées et ses jambes que l’ont devinait fermes et sveltes sous la robe enluminée .... Tous les hommes sans exception voulaient la marier, certains oubliaient qu’ils étaient déjà mariés et cela faisait des histoires de famille, mais comment ne pas tomber éperdument amoureux de la beauté et de la grâce réunie.

 

Elle portait le foulard, le plus souvent, mais malgré cela et même de dos, sa cambrure et sa silhouette attiraient tous les regards.

 

Rosa possédait les dons de divination de sa mère, comme toutes les Romanov.

 

Mais elle aimait la danse par dessus tout et lorsque son père prenait son violon son frère la guitare et sa mère le tambourin, la flamme de sa passion scintillait bien au-delà de la raison, elle virevoltait avec tant d’art, d’adresse, de bonheur que la joie illuminait tous les cœurs des spectateurs.

 

C’est un soir, non loin d’un village perdu que l’idée lui vint de se présenter en spectacle.

Attirés par la musique, quelques villageois s’étaient approchés du campement et avaient regardés admiratifs et silencieux la danse de la jeune fille.

Quand elle eut fini, ils applaudirent et lancèrent même des pièces dans sa direction.

Depuis, elle dansait toujours pour elle-même et ses parents, mais quand un village n’était pas loin, ils s’arrangeaient pour attirer l’attention par un feu et de la musique. Cela faisait un petit apport supplémentaire gagné en s’amusant et en se faisant plaisir.

 

Mais elle eut la très mauvaise idée de danser aux fêtes Camarguaises et c’est là que tous les hommes la demandèrent en mariage et que la bagarre géante éclata.

 

Depuis, elle ne dansait plus que pour elle et ses parents.

 

11:39 Publié dans TEXTES | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : les gitans

Genre = Sketches ---- Style = tous --- Genre = one woman show

Remarque : voici un personnage sur une douzaine.

 

 

CHIRAC   (jaloux de tout  …  )

On pourrait imaginer une perruque et des lunettes à la Chirac.

Lève les mains et fait les V de la victoire, très content de lui, il salue devant, à droite et même derrière …..

Bonjour chères amies Corréziennes,  chers amis Corréziens, chères Françaises et chers Français …. Y’a-t-il des Canadiens dans la salle ?

Bon ! pas grave, vive le Canada Français et libre.

Je reviens du Japon, je suis allé chercher un peu de l’argent que j’y ai planqué et j’en ai profité pour voir quelques combats de SUMOTORIS, vous savez, avec les arts primaires Africains, ce sont mes deux marottes, malheureusement, maintenant que je ne suis plus président, je ne peux plus réquisitionner, comme je le faisais, les avions du Gouvernement.

De ce point de vue, mon successeur, mon très cher ami, le nain Sarkozy, a été bien plus malin que moi, il s’est offert via l’ETEC (Escadron de transport, d’entraînement et de calibration – ancien GLAM)) deux Falcon 7X personnels en plus des 4 existants et toute une flotte d’AirBus dont un gros "bling-bling" qu’il a appelé « air force one » pour faire comme le président Américain, son modèle et son ennemi people, sur le compte des contribuables !

Oui, enfin …..  des futurs contribuables, ceux qui ne sont pas encore nés et qui devront rembourser la dette de l’Etat de plus de deux mille milliards d’Euros … dettes qui s’accroît chaque jour des intérêts  …..

Pour faire mieux qu’Obama,  Nicolas a prévu quelques aménagements de son gros "bling-bling" volant :

- l'avion est équipé d'une salle médicalisée

- d'une baignoire.
- et l'intérieur est tapissé en cuir de Cordoue, comme l'a demandé Carla

Julien Dray est collectionneur de montres Nicolas, lui, il collectionne les avions … chacun selon ses moyens !

Allons, oublions tous ces mauvais diables, parler de Nicolas me fout le bourdon … positivons, plutôt ! ….

Avec Bernadette, nous résidons chez notre grand ami Hariri, ça nous coûte rien et c’est tout de même plus cosy que le château de Bity en Corrèze …..  les courants d’air, c’est pas bon pour nos rhumatismes !

Pour les vacances, on se fait inviter chez nos autres grands amis industriels, y’a pas que Nicolas qui connaît du beau linge !

Ce qui nous manque le plus, ce sont les grandes réceptions à l’Elysée avec nos amis chefs d’Etats Africains …..  faut dire qu’on a jamais lésiné sur la bouffe quand on était au Palais, on avait toute une armée de cuistots et on pouvait se commander n’importe quel plat à n’importe quelle heure du jour et de la nuit …..  AH ! la tête de veau sauce gribiche …… j’ai bouffé plusieurs troupeaux à moi tout seul !

Et les campagnes, les serrages de mains sur les marchés et les croupes des vaches au salon de l’agriculture …. Tiens, remarque, ça, j’y vais toujours et mes copains m’attendent avec leurs jambons, leurs saucissons, leurs bons petits vins, leurs délicieux fromages ….  C’est ça, la France, la vraie !

La France, c’est pas la justice qui m’intente des procès en sorcellerie, basés sur de la pure diffamation, les français savent que je suis innocent de tous les crimes dont on m’accuse, comment aurais-je pu payer des faux employés à la mairie de Paris ? ça se saurait su, y’avait mêmes des communistes dans les employés municipaux et ceux-là, quand il s’agit de moucharder, ce sont pas les derniers, ils feraient mieux de balayer devant leur porte !

La France c’est pas ce nabot-léon d’opérette qui met des talonnettes pour se grandir, qui épouse une chanteuse pour lui chanter des berceuses et qui traite mes potes du salon de l’agriculture de ‘pov’con’ !

AH ! Merde !  c’est plus fort que moi, j’avais promis de ne plus en parler !

Il rigole …. Hi hi hi ….

Sarko, il me fait penser à notre klébar, Sumo, qui me mordait les mollets et les abdos quand on n’a plus habité l’Elysée ….  Faut l’eutanasier ! hi hi hi !!

Au fait, au Japon, j’ai rencontré le copain de Bernadette, le gros judoka qui s’est fait élire député : David la douillette !

C’est vrai qu’il est impressionnant, on se demande quand il va éclater !

Personnellement, j’ai jamais pu le piffer, avec son QI d’endive, on se demande bien ce qu’il va y faire à l’Assemblée, à part roupiller le cul entre deux chaises …..

Là où je m’amuse le plus, c’est au Conseil Constitutionnel avec mes potes Debré, Giscard, Joxe et les autres … on est une bande de joyeux lurons et on se marre bien à rejeter les lois que Nicolas a tant de mal à faire voter par le parlement ….. on attend qu’on nous saisissent et hop on dit ‘niet’ et ça fait passer le petit pour un con !

On est marrant, non ?

D’ailleurs, si vous regardez leurs photos, vous verrez qu’il y en a un qui ressemble à Bourvil ! ha ha ha !!!

11:33 Publié dans TEXTES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sketches

Genre = mini théâtre (moins d'une heure 2 personnages + voix off) ---- Style = Comédie ---- Titre = ?

EXTRAIT:

 

 

YFG146

SCENE I

 

Le rideau n’est pas encore levé.

Une musique accordéon emplit la salle, la complainte de la butte (voir ci-dessus).

Quand la musique s’arrête, le flic de service la remet !

 

Le rideau s’ouvre.

 

Fanny est assise avachie sur le banc de la cellule, à son côté, Solveig est allongée enveloppée dans son manteau de fourrure la tête couverte d’un foulard sur les cuisses de Fanny.

 

Voix off 1 le flic : il chantonne, faux, sur la chanson, mais visiblement ne connaît pas les paroles ! petit à petit ,il fredonne, puis il va se taire ….

 

Fanny se réveille difficilement.

Elle est encore à demi saoule, décoiffée, du fard coule de ses yeux et son rouge à lèvres a débordé sur son menton.

 

Elle prend maladroitement son sac qui est au pied du ‘banc – litière’ et en sort une petite glace. Elle se regarde et …

 

F : Mon dieu c’est pas vrai la gueule que j’aie ! Ca devait être une sacrée bringue

elle sourit …

Dommage que j’me souvienne de rien ! Elle s’arrange tant bien que mal, à l’aide d’un mouchoir … et sort une pince à cheveux de son sac qu’elle met dans sa coiffure pour la faire tenir.

Dommage, oui, dommage …. Voyons …. J’étais chez Béatrice … et j’avais rendez-vous …. prenant conscience de l’accordéon ….

Mais c’est quoi cette musique ? on dirait des casseroles !

OH ! ma tête, il me faut une aspirine effervescente … je dois en avoir …. Vite …

Elle pose son sac sur la tête de Solveig …

 

S : Aîe ! Puis elle se retourne et se rendort en maugréant ….

 

F : Mais qu’est-ce que c’est qu’ça ?

Elle la secoue un peu … puis encore …et de plus en plus fort …

EH ! là d’dans, y’a quelqu’un ?

 

S : Mais qu’est-ce qui s’passe ? Laissez-moi tranquille, vous voyez bien qu’il fait nuit.

 

Elle essaie de se rendormir, mais Fanny ne lui laisse aucune chance, elle se lève et ..

 

F :Vous vous croyez où espèce de marmotte emplumée (référence à son manteau de fourrure) ?

Vous n’voyez pas qu’on est au poste ?

On a dû se prendre une de ces bitures !

Et pis d’abord, est-ce qu’on s’connaît ?

Oh la la ça tourne ….

 

Elle titube et décide de retirer le foulard de sur la tête de Solveig (qui tourne le dos au public).

Mais je vous connais pas !

Qu’est-ce que vous foutez là ?

Pourquoi on est ensemble ?

 

S : Hummmmm laissez moi tranquille !

 

F : Allez, réveille-toi ‘faignasse’, j’veux savoir qui tu es et pourquoi on est là ? ….

Elle la secoue comme un prunier jusqu’à ce que Solveig se décide à s’asseoir.

 

S : Vous auriez pas un cachet ? …. J’ai un d’ces mal de crâne !

 

F : Ah oui ! c’est c’que j’voulais chercher dans mon sac … Elle reprend ses investigations là où elle les avait abandonnées … et sort triomphalement une petite boîte d’aspirines effervescentes.

Ouais ! Je savais bien que j’en avais.

Bon, me faudrait de l’eau … Elle repère un verre et une carafe sur la petite table qui meubleun coin de la cellule. Elle met son cachet et l’eau et attend en oscillant d’une jambe à l’autre.

 

S : Merci, c’est gentil de me le préparer.

 

F : Dans tes rêves, ma cocotte, celui-là, c’est pour ma pomme et c’est tout !

 

S : Vous pouvez pas me faire ça, j’ai bien trop mal à la tête …. Tiens ! je vous l’achète votre comprimé, dites moi votre prix ?

 

F : Ah Ah Ah ! Vous ne savez pas à qui vous parlez ma cocotte, même pour un million je ne vous le vendrais pas, j’en ai bien trop besoin.

 

Solveig essaie de se lever mais retombe sur le banc.

 

S : Et à qui je parle ? … Moi, c’est Solveig.

 

F : Enchantée, je suis Fanny et ce cachet est à moi et n’est pas à vendre, même pas à une …. Une …. Vous faites quoi comme job pour être attifée comme ça ?

 

S : ‘Attifée’ ? ça veut dire quoi ?

 

F : C’est ça, ma cocotte, paie-toi ma tronche …. C’est sûrement comme ça que je vais te refiler mon cachet !

 

S : Oh ! et puis cessez de m’appeler ‘ma cocotte’, je ne suis la ‘cocotte’ de personne, je suis duchesse, si vous voulez le savoir et je ne vois pas non plus ce que je fais en compagnie d’une … d’une … ‘attifée’ ! (Elle dit tout ça non sans beaucoup de condescendance et de une pointe de dédain)


F : Attifée, ça veut dire ‘arrangée’, ou ‘fringuée’ si tu préfères, madame la comtesse ! (Évidemment, elle lui rend son temps hautain)

 

S : Non, Duchesse, pas comtesse, mais ça n’a vraiment aucune importance, vous pouvez m’appeler ‘Solveig’ tout simplement. (Elle a pris un ton beaucoup moins hautain dans la deuxième partie de sa phrase)

 

F : Mais c’est pas possible cette musique ….. elle crie …. Eh ! gardien ! vous pouvez baisser le son, s’il vous plaît, on a un de ces mal de crâne !!!!!

 

Voix off 1 : Qu’est-ce ké zon les pochardes ! ? Quand on picole c’est normal d’avoir le casque à pointe à l’envers le lendemain !

Le son baisse. Mais la chanson continue de tourner en boucle ….

Les deux femmes commencent un peu à dégriser …. Fanny avale son cachet et …

 

F : Oh la la ! c’que ça fait du bien Elle rote !

 

S : God bless you ! un silence …. Dites, vous n’auriez pas un cachet pour moi, s’il vous plaît ?

 

F : Ah ! je vois que madame la baronne a besoin du tiers état ! Elle regarde Solveig et devant sa mine déconfite, elle finit par craquer … Allez, va, je vais vous en préparer un, faites plus cette tête là, bouder, ça enlaidi ! et elle lui met un cachet dans le verre …. Et ira le lui porter.

 

S : Merci, vous êtes gentile.

 

F : Attention, hein ! gentille, mais pas bonne ! C’est pas parce que je suis de la roture que vous me traiterez en bonniche !

 

S : Non, pas du tout, je suis sincère ….

Vous ne m’avez pas dit ce que vous faites dans la vie ?

 

F : Je suis trader.

 

S : Trader ! ? Je croyais que c’était un métier pour homme ?

 

F : Oh ! je vous rassure, y’a aussi des hommes …. Vous savez ce que c’est comme métier ?

 

S : Trader, c’est à la bourse, des personnes qui parlent avec les mains et qui s’envoient des petits bouts de papiers pour acheter ou vendre des sociétés ou des actions, plutôt ….. c’est bien ça, non ?

 

F : Ah ah ! vous êtes marrante. C’est fini ce temps là ! les bourses ont été dématérialisées depuis belle lurette et tout se passe via des réseaux privés, sortes d’internet sécurisé.

 

S : Je devrais le savoir, moi qui vit sur mon capital.

 

F : Vous voulez dire que vous vivez de vos dividendes ?

 

S : Oui, je suis actionnaire majoritaire et PDG d’une industrie textile, en fait la plus grosse d’Italie.

 

F : Tela di seta  ?(toile de soie - NDL)

 

S : Si. Lei sa ? …… devant l’air interrogateur de Fanny, elle traduit …vous connaissez ?

 

F : Plutôt, oui, il circule les rumeurs les plus folles dans les salles de marchés sur ce groupe.

 

S : Vous m’inquiétez, quelles sont ces rumeurs, j’ai le droit de savoir ?

 

F : Vous n’avez personne pour vous conseiller avec une telle fortune ?

 

S : Mais si, bien sûr, mon cousin Tizziano, il est mon homme d’affaires et il s’occupe de tout.

 

F : Tizziano Seccuzi ?

 

S : Si !

 

F : Aïe !

 

S : Mais quoi ! ? Dites-moi, vous me faites mourir de peur, expliquez moi ?

 

Fanny n’a visiblement pas l’air enthousiasmée pour raconter …

 

Voix off 1 le flic : Ouais ! C’t’à quel sujet ?

 

Voix off 2 femme : Je viens d’être violée, là, dans la rue, à quelques mètres du commissariat, j’ai été attaquée par deux hommes et après m’avoir obligée à les …….. sucer, ils m’ont violée, j’vous dis, vite, il faut les rattraper …

 

Voix off 1 le flic : Ah Ouais ! Pourquoi ? y zon oublié de te payer ?

 

Voix off 2 femme : C’est pire que ça, il m’ont piqué mon sac avec mes papiers et ma soirée dedans !

 

Voix off 1 le flic : Ouais ! Ben t’as qu’à porter plainte.

 

Voix off 2 femme : C’est pour ça que je suis là, mais si vous les rattrapez, il est peut-être pas trop tard …. Vite ….

 

Voix off 1 le flic : Ouais ! Ben faudra revenir demain, je suis seul ici et j’ai deux dangereuses prisonnières que je peux pas quitter des yeux.

 

F : C’est nous les « dangereuses prisonnières » ?

 

Voix off 1 le flic : Ouais ! Ben taisez-vous les pochardes, on vous z’a pas sonnées !

 

Voix off 2 femme : Alors vous faites rien pour moi ! ? Je viens là porter plainte pour viol et vous vous me dites tranquillement, comme si de rien n’était de revenir demain … c’est ça la police, hein ? … J’vous cause ! ….

 

Voix off 1 le flic : Ouais ! Ben si tu continues, je vais te mettre en cage avec les pochardes, c’est ça qu’tu veux ?

Un silence ….. la femme grommelle des borborygmes incompréhensibles « rotegneugne » puis …..

C’est ça, adieu ! … Non mais ! C’est pas à la Samaritaine, ici !

 

Les deux jeunes femmes restent coites, interloquées par l’interruption surréaliste.

 

FIN SCENE I

11:24 Publié dans TEXTES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : théâtre

Style = saynète ---- Genre = comédie --- Titre = Roméette et Julio

 

ROMEETTE       ET      JULIO

Devant le rideau rouge, face aux spectateurs.

Metteur en scène : Mesdames, Mesdemoiselles  et Messieurs,  nous allons avoir le vif plaisir

d’interpréter devant vous, ce soir, un acte délicieux d’Oscar Marivelle intitulé : « Roméette et Julio ».

Le rôle de Roméette sera tenu par Melle Dubois, celui de Julio par M. Durand …

Dupont fait irruption côté cours

Dupont : Pardon, pardon, Julio c’est moi.

Durand fait irruption côté jardin

Durand : Pardon, on m’a donné le rôle. Vous  étiez malade et je suis votre remplaçant.

Dupont : Je suis à présent rétabli et je suis ici pour tenir mon rôle.

Durand : Trop tard ! trop tard ! J’ai appris ce rôle, nous l’avons répété avec mademoiselle

Dubois et c’est à moi de le jouer.

Dupont : Moi aussi je l’ai appris et je suis l’acteur principal, vous, vous n’êtes qu’une

doublure.

Metteur en scène : Ecoutez, M. Dupont, de toutes façons, je pense qu’il est préférable que ce

soit M. Durand qui tienne le rôle…   C’est plus dans son tempérament que dans le vôtre… et …

Dupont : Alors vous croyez que j’aurai appris le rôle pour rien ? Vous m’avez pas regardé ?

Durand : Mais si on vous a bien regardé, vous n’avez pas du tout la tête de l’emploi.

Dupont : Autant que vous … espèce de polichinelle à ressort !

Durand : Ah mais dites donc, je vous interdis de m’insulter  espèce de mannequin biscornu !

Metteur en scène : Messieurs, Messieurs, je vous en prie, un peu de tenue !

Dupont : Je le jouerai ce rôle, c’est moi qui l’ai eu le premier.

Durand : Non, c’est moi qui le jouerai, c’est pas dans votre tempérament, on vous l’a déjà dit.

Metteur en scène : Messieurs, s’il vous plaît, un peu de respect pour les spectateurs !

Durand : Enfin Monsieur Barbuzet, c’est à moi de le jouer n’est-ce pas ?

Dupont : Non, non, il est à moi n’est-ce pas ?

Metteur en scène : Nous n’avons plus le temps d’en discuter, la pièce doit commencer

maintenant.

Allez en coulisses, mettez-vous d’accord et commençons.

Ils repartent chacun de son côté, cours et jardin tout en s’invectivant.

Dupont : Vous pouvez aller vous rhabiller, canard à roulettes !

Durand : Et vous, vous pouvez rentrer chez vous, tête d’âne chauve !

**********   

Le Metteur en scène passe la tête derrière le rideau.

Metteur en scène : Mademoiselle Dubois ?

Elle répond de derrière le rideau.

Melle Dubois : Nous commençons tout de même ?

Metteur en scène : Bien sûr qu’il faut commencer.

Asseyez-vous dans le fauteuil.

Au public : Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs veuillez nous excuser de ce petit incident sans gravité.

La scène se passe dans un charmant petit boudoir Louis VX.

Roméette attend avec impatience et inquiétude la visite de son fiancé car ses parents s’opposent à leur mariage … Mais place au théâtre … Les trois coups vite.

Le rideau s’ouvre sur Roméette assise dans un fauteuil Louis VX. Elle déclame.

Melle Dubois : Mais que fait donc mon adorééé ? Ah! mon cœur se fane de l’attendre, car

mon cœur est une fleur qui s’est ouverte au soleil de l’amour…

(des bruits de pas se font entendre

Mais qu’entends-je ? Des bruits de pas ! C’est lui, le voici celui que j’aime, Julio l’homme de ma vie, le seul, l’unique …

Les deux Julio en même temps (cours / jardin) : Me voilà mon amour.

Roméette : Hein ! Heu ! Ha!

Durand à Dupont : Mais fichez donc le camp espèce de m’as-tu vu !

Dupont : Rien à faire, c’est mon rôle !

Roméette : Mais c’est impossible.

Dupont : Enchaînez nom d’une trompette en zinc !

Roméette : Ah! mon Julio, votre présence me réchauffe, il fait si froid lorsque vous n’êtes pas

là.

Deux Julio : Roméette ma chérie, avez-vous parlé de moi à vos parents ?

Roméette : Oui  mon Julio, mais hélas ils ne veulent pas que je devienne votre épouse.

Deux Julio : Ciel ! Ils ne veulent pas que vous soyez ma femme ?

Roméette : C’est ridicule. (à Dupont) retirez-vous.

Dupont : (montrant Durand du doigt) C’est à lui de se retirer, j’étais là le premier.

Durand : (S’agenouille aux pieds de Rométte et lui prend la main) Enchaînons, ne nous

occupons plus de lui.

Dupont : (S’agenouille et prend l’autre main de Roméette) C’est vous qu’on devrait

enchaîner espèce de chimpanzé.

Durand : Ciel ! Vos parents ne veulent pas que vous soyez notre femme … Euh .. que vous

soyez MA femme ?

Dupont : Ciel ! Ils ne veulent pas que vous soyez ma femme ?

Roméette : Ils désirent me voir épouser le Comte de Saint Eczéma.

Deux Julio : Le Comte de Saint Eczéma, ce misérable ! Eh bien je le tuerai en duel.

Roméette : Et si c’était lui qui vous tuait, mon Julio, je n’y survivrai pas. Songez que je n’ai

que vous dans la vie… Je n’ai qu’un Julio.

Deux Julio : Oui vous n’avez qu’un Julio, et ce Julio, c’est moi. (ils s’affrontent) Mais plutôt

mourir que vous voir épouser un autre.

Roméette : Je ne saurai, non plus, renoncer à devenir votre femme.

Deux Julio : Alors ma Roméette, nous devons fuir et nous marier clandestinement.

(Ils se lévent et essaye d’entraîner Roméette chacun de son côté).

Durand : Fuyons tous les deux !

Dupont : Tous les trois ! Ah non, c’est vrai il y en a un de trop.

Roméette (à Dupont) : C’est vous, fichez le camp.

Dupont : C’est à lui de ficher le camp.

Roméette : Fuyons, fuyons tous les trois … Non tous les deux. Non décidément c’est

impossible de jouer la comédie dans ces conditions.

Durand : Ne vous énervez pas. Reprenons .

Fuyons tous les deux (Il l’attire vers lui, mais l’autre la retient)

Deux Julio : Fuyons avant que vos parents ne reviennent. Mon cheval est à la grille, vous

monterez en croupe.

Dupont : A trois sur un canasson, on va se casser la gueule.

Roméette : Trop tard, les voici, je les entends …..

Deux Julio : S’ils nous trouvent ici tous les deux, que vont-ils penser ?

Dupont : A deux ça irait encore, mais c’est qu’on est trois.

Durand : Mais taisez-vous donc imbécile !

Dupont : Imbécile ? Pas plus que vous crétin.

Le père : Que faites-vous ici jeune homme ? ….. Mais ils sont deux ????

La mère : Qu’est-ce que cela veut dire ???

Dupont : (Montrant Durand) C’est lui, il est de trop.

Durand : Enchaînons, enchaînons ! Euh …. Monsieur le Duc …

Dupont : Monsieur le Duc…

Durand : Je viens d’apprendre …

Dupont : Je viens d’apprendre …

Durand : L’affreuse nouvelle …

Dupont : L’affreuse nouvelle …

Le père :  Je peux vous la confirmer, vous n’aurez pas la main de ma fille.

La mère : Ni l’un ni l’autre.

Roméette : Mais voyons , vous voyez bien qu’il y en a un de trop.

La mère : Comment ça il y en a un de trop ???

Deux Julio (au père) : Puis-je connaître la raison de ce cruel refus ?

La mère : Notre enfant n’épousera jamais un roturier.

Le père :  Mais c’est ma réplique ?

Dupont : Ah ! c’est « roturier » . Sur ma brochure il y avait écrit « rotulier », j’imaginais que

c’était un type qui fabrique des rotules … (stupéfaction des acteurs incrédules) pour mettre dans les genoux (se croit-il obligé de préciser).

Durand : Mais allez-vous vous taire idiot !

Dupont : Pas plus idiot que vous andouille !

Le père :  Enchaînons s’il vous plaît.

Nous ne saurions tolérer une telle mésalliance.

Deux Julio : En ce cas, il ne me reste plus qu’à mourir.

Roméette : Ah mon Julio , je veux mourir avec vous.

La mère : Roméette, je vous défends bien de mourir avec ces messieurs.

Roméette : Mais vous ne comprenez donc pas qu’il y en a un de trop ?

La mère : Un quoi ?

Le père : Enchaînons non de non.

Si vous voulez mourir, allez mourir ailleurs.

Deux Julio : Je mourrai seul, j’irai m’empoisonner.

Dupont : C’est vous qui m’empoisonnez.

Une sonnerie de téléphone sur le petit meuble du salon. Le père décroche.

Le père : Allô, Allô…. Oui, oui il est ici….. C’est un appel pour Monsieur Julio ….

Deux Julio : Pour moi ?

Ils prennent le téléphone des mains du père.

Durand : Mais laissez-moi donc le téléphone !

Dupont : Mais pas du tout, cet appel est pour moi, je suis Julio !

Le père : C’est invraisemblable.

La mère : Mais pourquoi sont-ils deux ?

Deux Julio : (L’oreille collée au combiné) Allô, oui, c’est moi Julio, oui, bonjour Maître.

Ah pas possible, mon Dieu oui, j’arrive tout de suite. Merci Maître.

Durand : Mon notaire …

Dupont : Viens de m’apprendre …

Durand : Que j’hérite de ma défunte tante …

Dupont : de vingt millions de francs

Le père : Vingt millions ! Mais alors, plus rien ne s’oppose à ce que vous épousiez notre

Roméette.

La mère : Vingt millions chacun, ça fait quarante en tout.

Roméette : Mais voyons, ils sont un seulement !

La mère : Je ne comprends rien du tout !

Silence.

Le père (à la mère) : C’est à vous !

La mère : Quoi, les vingt millions ?

Le père (à la mère) : Mais non espèce de gourde... la réplique, la réplique.

La mère : Ah oui ! …

Euh ! Cher jeune homme, comme je serais heureuse de vous avoir pour gendre… tous les deux.

Roméette : Il n’y a rien à tirer de cette femme là !

Le père : donnez-moi votre main jeune homme. (Ils tendent tous deux la main. Le père met les deux mains dans la main de Roméette) Voici celle de ma fille.

Roméette : Chers parents, comment vous remercier pour tant de générosité ?

Deux Julio : Chers parents, Je puis donc enfin vous appeler « chers parents ».

Le père (à la mère) : Retirons-nous chère épouse ! Laissons seuls ces deux tourtereaux.

La mère : Oui, Eugène, laissons les à leur bonheur … tous les trois.

Deux Julio : Je ne puis croire à ma félicité. Ah ma Roméette, maintenant que vous allez

devenir ma femme, m’accorderez-vous vos lèvres ?

Roméette : Prenez les mon cher amour …..(Ils essayent tous les deux de l’embrasser).

Mais pas tous les deux voyons, arrêtez, vous m’étouffez …

Dupont : C’est pour moi.

Durand : Non c’est pour moi.

Roméette : (les repousse et se lève) J’en ai assez, je m’en vais, débrouillez-vous sans moi.

Deux Julio : Mais ….. Mon baiser …. !

Ils se retrouvent seuls

Dupont : Vous, je vais vous casser la figure.

Durand : Vous, je vais vous démolir le portrait.

Rideau !  Rideau !

11:17 Publié dans TEXTES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roméette et julio

08/02/2010

LA chanson de la Saint Valentin

Aux ailes bleues du vent.  (enregistrée à la SACEM)

 

Musique et interprétation : Robert Duval

Paroles :  Yfig

 

05/02/2010

Et si la France déclarait la guerre aux poètes ! chantal goya se prend la moustache dans le friseur vapeur

 

La guerre n’intéresse pas les poètes

 

Bonjour je vends du vent

Je vis de l’air du temps

Mes chansons sont des fêtes

Et j’en ai plein la tête

 

La guerre les Talibans

Qu’est-ce qu’on en a à foutre

Nucléaire en l’Iran

Tu l’as dans l’œil la poutre

 

Français au Pakistan

On va vous mettre au pas

Il est venu le temps

D’enlever vos burqas

 

On fait partie d’l’OTAN

Et on est fier de l’être

Nos képis et nos guêtres

Le pas de l’oie tout l’temps

 

A la pêche aux moules moules moules

Avec mon p’tit panier et l’aide des traders

J’amasse et je roule roule roule

En décapotable de luxe lonlère

 

Le poète vend du vent

Et vit sur son divan

Qu’est-ce qu’il a dans la tête

Hors des chansons de fêtes

 

Jéhovah ou Allah

Contre Lady gaga

Nettoyons les ruskov

A la kalachnikov

 

Ce s’rait bien qu’à Bagdad

Le Lann Bihoué bagad

A grands coups de biniou

Fasse suer le burnous

 

Le ministère d’la guerre

N’est plus ce qu’il était

Y’a plus qu’des militaires

Qui aspirent à la paix

 

Dans la vallée là-bas la la la la la la la

Dans la vallée d’l’Euphrate

Y’a des sourates et y’a des blattes

Dans la vallée là-bas la la la la la la la

03/02/2010

Aïe au cul

 

 

 

Aïe au cul (haïku)

 

 

 

 

 

escale glaciale

la fanfare entre en gare

tintamarre

 

 

 

seau plein robinet

la goutte se jette à l’eau

apprendre à nager

 

 

 

frissson nasillard

courent après le corbillard

quatre chevaux noirs

 

 

 

linceul et glaïeuls

au balcon de ton aïeule

tu pleurs comme une folle

 

 

 

carnaval rio

métro boulot sac à dos

c’est pas tout repos

(Pékin express)

 

 

 

Balancer la balançoire

Calice et ciboire

Canada au revoir

 

 

 

Je vais à la mare

Au bal des grenouilles

Circulez y’a rien à boire

 


 

Pour vous quelques pâtes

Cuites aux larmes citoyens

Saisies par huissier

 

 

La poésie d'aujourd'hui

 

Le poète

 

Coiffé d’un bitos black

Le cou ceint d’une écharpe

Rouge

 

Loden noir

Sombre futal

Des godasses en croco

 

Le grand poète

fier

s’avance

 

Faites-lui révérence

 

D’un geste large

Il rejette son écharpe

Par dessus son épaule

 

Puis triomphant

Une main gantée

Vers le ciel pointée

 

Il ouvre un large bec

Et déclame

 

«Ô toi mon adorée »

 

Tout est dit

 

La poésie

C’est comme ça aujourd’hui

 

Et mon cul

tout à fait

Du poulet