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16/10/2010

Just for fun

Libertango  (Piazzola composer)

 

15/10/2010

Enfin un poème minimaliste

 

Rus ruisseaux ruisselants

Ravines

Cartilages face pile orle

Ma peau chatoie

Pinceaux feu et or

Grince le verre dentier

L’immeuble se balance

L’évier tranche le lard

Sur le comptoir

Une tête sans corps

Dans les toilettes

Un corps

Sans tête

Poète exulte parano

Au dôme du piano

En levrette staccato

Chante muse

Rote pète existe

Mais où sont mes rêves d’enfant

 

Mais où sont mes rêves d’enfant

 

Tétant le sein blanc de mon exquise maman

Je rêvais au futur d’une vie d’aventures

 

 

Socrate avalant la ciguë

Polyphème crachant cris aigus

Ulysse l’aveuglant sans pitié

Platon célébrant un banquet

 

Rêvant d’Iliade en Odyssée

Gorgone par Persée étêtée

 

 

 

A Roncevaux Rolland son cor

Paroles d’argent silence d’or

 

 

Nemo vivant son Nautilus

 

 

Je cherche encore la liberté

Fraternité égalité

Kidnappés arrachés

Aux serres d’harfang

Mais où sont mes rêves d’enfant

 

 

08/10/2010

Monsieur le président de la République laïque et démocratique Française faisant allégeance au vieux creux du Vatican, je me suis dit qu’une petite prière s’imposait

 

Prière au grand gaga

 

Je n’vais pas à la messe

Encore moins à confesse

J’aime pas les pince-fesses

Même chez la duchesse

 

Si je rencontrais dieu

Je lui dirais un peu

Ce que je pense de lui

Et de ses incuries

 

Je lui dirais tout ça

Juste entre quatre’s’yeux

Même si je ne suis pas

De la famille des dieux

 

Dis donc l’ami divin

Est-ce de boire trop de vin

Que tu n’as plus les yeux

Qui transperce les cieux

 

Tu reposes avachi

Dans ton vieux canapé

Sirotant ton whisky

Avec avidité

 

Tu refuses de voir

Des hommes les désespoirs

Tu préfères te complaire

Dans l’alcool de ton verre

 

T’es fin saoul vieux débris

D’éthanol ton esprit

Est rempli à plein bord

Puant comme un rat mort

 

Pendant que tu soupires

En relâchant des pets

Qui s’évaporent en spires

Et remugles suspects

 

 

La planète s’étiole

Et la faune et la flore

Et les hommes se meurent

Pendant que tu rigoles

 

Ta beuv’rie de vinasses

Secouant ta carcasse

De rires infâmes et crasses

Te rendent dégueulasse

 

Paraîtrait que ton nom

Varie dans la saison

En hiver Jéhovah

Puis à l’automne Allah

 

Une année Jésus-Christ

Et une autre Bouddha

Espères-tu que l’on prie

Un alcoolique fada

 

Qui passe ton son temps

A se conduire en fol

A jouer les idoles

Pour faire chier les gens

 

La haut sur ton nuage

Tu titubes tout en nage

Et bientôt tu dégueules

On en prend plein la gueule

 

T’es pas sérieux vieille chose

Faudrait que tu te calmes

Et que tu te reposes

Sous une feuille de palme

 

Que tu fasses une diète

Qu’en forme tu te remettes

Ou que tu passes la main

Car vois-tu les humains

 

 

En ont ras la casquette

De tes fantasmes infects

De tes frasques grotesques

Abracadabrantesques

 

Ton haleine de chacal

Pollue notre planète

Tes prélats girouettes

Au prêche radical

 

Attisent les colères

Qui entraînent les guerres

Incapables d’amour

Et privés de secours

 

Les peuples se déchirent

Se faisant abrutir

Par des prières débiles

Aux humeurs atrabiles

 

Alors mon vieux gaga

Dis à tes cancrelats

De nous lâcher le froc

De rendre leurs breloques

 

Et d’aller à la pêche

Ou à la chasse au phoque

De se foutre leur pébroc

Dans le fond de la crêche