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30/06/2011

Les mouettes d'Etretat, saynète librement inspirée d'Anton Tchékhov.

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18/06/2011

On apprend plus de nos erreurs que de nos échecs …. Euh ….. ou quelque chose comme ça, à moins que ce soit l’inverse !

Le 18juin 2012

Mon cauchemar n’avait rien de drôle, cette nuit !

 

J’étais dans mon lit et soudain, dans la chambre sont entrés deux grands corps malades avec marqué « police » sur leurs T-shirts et leurs casquettes. Ils avaient des gyrophares bleus au bout de chacune de leurs chaussures et ils m’ont passé les menottes sans ménagement avant de me sortir brutalement du lit pour m’emmener avec eux.

Un remake de l’arrestation de DSK ?

Que nenni !

Ecoutez plutôt le chef d’inculpation énoncé par le chef de la police lui-même :

« Samedi dernier, pendant la visite de la ville, une des personnes du groupe dont vous aviez la charge a volé un saucisson à l’étal d’un marchand de saucissons. Vous êtes accusé de n’avoir pas empêché ce vol en votre qualité de ‘guide’, vous auriez dû surveiller vos touristes pour qu’ils ne nuisent pas aux marchands de saucissons. …  d’autre part, un autre touriste de votre groupe, en voulant allumer un cierge à mit le feu à l’église Ste Catherine, vous en répondrez devant le juge de la Sainte Inquisition »

 

Bon ! Les cauchemars, ce n’est jamais très cohérent, mais c’est toujours révélateur !

 

En fait, il faisait écho à ce qui m’était arrivé dans la journée d’hier (17/6).

 

Je suis allé chercher un groupe d’une quarantaine de touristes.

Ils sont néerlandophones me précisent la responsable des voyages « au fil de l’eau ».

Néerlandophones, pour moi, ça signifie que ce sont des Hollandais, pas vous ?

Donc, j’emmène ma petite troupe découvrir notre charmante ville tout en leur récitant mon hagiographie que j’ai mis plusieurs années à mettre au point (il me reste encore quelques années à la peaufiner avant de rendre l’âme).

Je leur faisais des remarques du genre :

« Je ne sais pas comment ça se passe en Hollande, mais ici, nous pêchons avec des bateaux. »

Ou bien :

« Je ne sais pas comment vous appelez ce style de constructions en Hollandais, mais nous, ici, on appelle ça des maisons en bois. »  …. Etc …..

Tout d’un coup, la traductrice me dit :

« Tout le monde se demande pourquoi vous nous parlez tout le temps des Hollandais, nous, nous sommes Belges ! »

On entre dans l’un des bâtiments appartenant à la ville et qu’on fait visiter aux touristes tout en leur racontant une très jolie histoire de pierres et de chênes qui trempent 7 années dans nos bassins avant de sécher 7 autres années.

Pendant que je pérorais allègrement, je suis soudain surpris par un bruit énorme ‘vlac patatrac badaboum …’ trois belges viennent de s’écrouler à terre alors qu’ils tentaient de s’asseoir sur l’une des tables disposées là par les agents d’entretien.

J’ai flippé un moment, craignant que les belges ne se soient blessés !

Ouf, ils se relèvent.

Malgré le branle bas de combat, je finis cahin caha mon exposé sur les pierres et bois.

Au moment de sortir, un agent d’entretien me saute sur le poil (je suis allergique aux plumes) et me lance :

« Faut qu’t’aille voir la dame avec le tricot rouge »

Quoi ?

« Faut qu’t’aille voir la dame avec le tricot rouge »

Donc, je vais voir la dame au tricot rouge qui vient vers moi, un sourire en biais aux commissures ….  « Elle est fan de mes exposés » me dis-je en aparté … « et elle va me demander un autographe …. Merde, j’espère qu’elle a un stylo ? »  …

« Bonjour » me lance-t-elle, crispée.

« Bonjour » lui réponds-je, attentif.

« J’espère que vous avez relevé les noms adresses et compagnie d’assurance des fautifs » Me balance-t-elle d’une traite et sans même reprendre sa respiration, elle ajoute : « nous allons faire jouer leur responsabilité civile pour la table. »

Je suis estomaqué !

Mais je réagis au quart de tour (c’est l’une de mes spécialités – avec la langue de bœuf provençale) :

« Estimez-vous heureuse qu’ils ne se soient pas blessés, c’est la vôtre de responsabilité qui aurait été engagée. »

Las ! la dame n’a jamais suivi de cours de droit et ne comprend pas que je suis en train de lui sauver la face et je m’en rends compte car elle insiste :

« La table elle est cassée et vous êtes le guide, vous êtes donc responsable de la table sauf si vous nous apportez les noms et les coordonnées des coupables … »

Putain ! elle a du faire l’école des chaisières en option de son CAP de dactylo !

 

Que répondre ?

On ne peut pas discuter d’égal à égal avec quelqu’un qui ne sait rien de la vie et de ses turpitudes.

Comment discuter avec l’inachevé ?

Une seule solution, trouver quelqu’un d’un grade supérieur au sien au plus  vite.

Ca tombe bien, y’a la guide des guides (Danielle pour ne pas la nommer) qui est en train de finir sa propre visite …. J’attends qu’elle réponde à la dernière question et je l’entraîne illico presto vers la dame au tricot rouge qui attend des noms, des adresses et des compagnies d’assurance.

« Y’a la dame au tricot rouge qui me cherche des  noises, tu veux bien lui dire d’aller chez le coiffeur ? »

Mais, hélas, la dame au tricot rouge se coupe les cheveux elle-même et la guide  des guides se prend un bide….. 

J’essaie un timide :

« Mais, madame au tricot rouge qui vous va si bien et met votre teint en valeur, savez-vous bien ce qu’est la responsabilité civile, savez-vous que c’est celui qui reçoit qui est responsable de la santé de son hôte et que si, par mégarde, le toit venait à nous tomber dessus, vous en seriez tenue pour responsable ! »

« C’est pas pareil » me rétorque-t-elle avec cet aplomb qu’on  ne retrouve que dans le fil éponyme !  Et sa voix gronde comme le tonnerre dans un ciel d’orage un jour de mauvais temps et de vents contraires …..

«  Là, il s’agit d’une table, ils l’ont cassée en s’asseyant dessus et les tables,  c’est pas fait pour s’asseoir et c’était votre devoir de veiller à ce que personne ne s’asseye sur les tables ! »

Je suis tombé sur un cas !

Une femme qui n’entend de raison que la sienne qui règle la circulation des culs par destination de meuble et qui prétend par tous moyens se payer un guide qui ne lui a rien fait et qui aurait dû se préoccuper d’avantage des fessiers de ses touristes que des fermes de la charpente ! 

Faut dire aussi, si l’on veut être complet sur cette affaire cuculturelle, que les tables en cause sont toutes neuves et que leur construction en plastique et tubulaire semble particulièrement fragile. Mettre des tables aussi sensibles aux variations de culs dans un lieu grand public, c’est se préparer à des ennuis sans fin …. 

Qui, je vous le demande comme Jésus le demandait pathétiquement sur le Golgotha, qui n’a jamais mis son cul sur une table ?

Que celle-ci ou celui-là se lève et aille s’asseoir sur une chaise, comme tout le monde !

J’abandonne donc la partie en la laissant ruminer sa vengeance car, j’en suis sûr, vengeance il y aura et les services de la mairie m’enverront bientôt la maréchaussée à clous me passer les menottes ……  Je vais rejoindre la cohorte des violeurs de femmes de chambre !

On parie ?

10/06/2011

Les élites regardent les gens d'en bas avec dédain et condescendance !

 

J'ai longtemps cru qu'il fallait éduquer le peuple, mais ce sont les artistes qu'il faut éduquer.

Tant que les artistes seront des produits de marketing, le peuple s'en détournera !

La loi hadopi ne fait que retarder leur disparition.

Ils peuvent toujours mettre tous les remparts qu’ils veulent autour d’eux, cela ne palliera jamais leur misérabilisme.

On ne remplace pas le talent par des lois.

Je me réjouis, personnellement de la décrépitude du monde des arts, c’est la réponse du peuple à l’élite et HURLER qu’on a du génie, c’est du bruit pour rien.

Certains privilégiés bénéficient de promotions exorbitantes sur les radios et les télés ….. mais ils continuent de s’enfoncer.

La CNC distribue généreusement 565 millions d’euros aux amis des amis et malgré cela, le cinéma est mort.

La dictature de l’argent ne se nourrit que d’argent …….  C’est l’histoire du roi Midas et de ses longues oreilles …… l’argent ne nourrit pas.

Acheter des encarts publicitaires  peut donner le change un moment, mais le filon finit par s’épuiser des deux bouts : lassitude du public et ruine du commanditaire.

Ce n’est pas la qualité des textes qui est mise en cause, c’est son objet.

Quand on se croit au dessus des autres, on ne peut les entendre, et on ne peut les représenter.

Quand les politiques redescendront sur terre, ils seront particulièrement surpris de voir l’état du peuple !

Quand les artistes et les philosophes rejoindront le peuple (je ne parle pas de ce bouffon de Onfray qui enseigne Kant à des vieillards délabrés et béats d’admiration crédule), ils seront stupéfaits de constater la richesse intellectuelle des petites gens et l’ironie crasse dont ils sont les sujets.

Si Villon venait passer ses vacances sur terre, il serait effaré, puis, reprenant ses esprits, et puisant son inspiration de la foule, il nous chanterait notre connerie dans le tuyau de l’oreille jusqu’à nous faire péter le tympan.

05/06/2011

Poème métaphysique