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30/12/2012

Pour les fêtes, les anniversaires, les mariages, les divorces, les enterrements .... les naissances, les bacchanales, les calendes, Pâques, la trinité, le ramadan, le younn kipour .... en toutes circonstances, faites plaisir à vos proches et lointains...

 

...   à tout le monde ......

 

en offrant un livre de YFIG !!!!!   :)

 

Les livres d'Yfig

 

 

Bonnes rigolades et plus si affinités

 

21/12/2012

Pièces de théâtre comiques ou dramatiques à la recherche d'un producteur, d'une troupe, d'un metteur en scène ou d'un philanthrope voire d'un mécène (un gagnant au loto, par exemple)!

Un raout chez les ploutocrates - 40 personnages - Comédie sociale - 1h 30

 

Un psy peut en cacher un autre - 12 personnages pour 6 comédien(ne)s - Comédie de Boulevard - 1h 30

 

Apocalypse nucléaire  -  6 personnages pour 3 h 3 F - Comédie dramatique non sans humour - 1h

 

Meurtre parfait - 12 personnages pour 4f 8h - Comédie satyrique - 1h 30

"Meurtre parfait" !  la toute jeune inspectrice chef Cindy Cartwright est chargée de résoudre un meurtre particulièrement mystérieux et qui semble parfait !
Mais comme elle le dit elle-même : "elle est la meilleure flic du pays ..."

Un suspens à glacer le sang, des intrigues émoustillantes, des rebondissements sautillants, un dénouement inextricable ....  si le meurtre est parfait, l'histoire l'est encore plus !  

 

Toutes ces pièces sont disponibles en version numérique sur Google Play

 

Pour plus d'infos : "yyfig at yahoo . fr"

La faim du monde annoncée à grands coups de pipo par les Mayas et largement reprise par les médias ...

On ne compte plus les longues, très longues minutes consacrées dans les JT à l'annonce de la faim du monde !

Les journaux ne sont pas en reste et font leurs unes du canular du siècle ....  en attendant le prochain.

Moi, je dis qu'on doit parler de faim dans le monde.

Toujours est-il que l'actualité est si plate que tous les médias se concentrent comme un seul homme sur la prédiction fantaisiste des Mayas qui sont des gens sérieux qui passent leur temps à faire des blagues au reste du monde.

Car sincèrement, j'aimerais bien savoir en quoi c'est un scoop ?????

LA faim dans le monde, c'est tous les jours, pas uniquement le 21 décembre pas même le mois de décembre, non, la faim dans le monde est une affaire qui roule .... et ce n'est que raison !

Oui, parce que de la même façon qu'il faut des riches pour qu'il y ai des pauvres, il faut des affamés pour qu'on obtienne des obèses !

A quand la fin de la faim dans le monde ?

20/12/2012

Yfig fait sa pub !

 

Avez-vous jamais prêté attention aux pubs télé ??????

Je viens de me rendre compte que Coluche, ce précurseur de la réclame efficace et pragmatique, avait raison. C’est donc avec un enthousiasme non dissimulé qu’à mon tour je me lance dans ce périlleux exercice d’auto publicitaire pour moi-même en personne !

Souvenez-vous que tout repose sur le slogan !

 

Vous en avez marre de votre pauvre vie de taré ….. venez lire mon blog vous aurez confirmation de votre débilité !

Votre famille ne veut plus vous voir  …… sur mon blog devenez le voyeur !

Dehors il fait mauvais temps, le gris du ciel vous déprime, la neige brûle vos yeux et le verglas vos pneus ….  N’hésitez pas, venez sur mon blog vous réchauffer, reprendre force et vie !

Votre patron vous a foutu à la porte, votre femme ne veut plus vous voir et vos enfants vous jettent des pierres  ……  sur mon blog vous rigolerez un bon coup et vous oublierez tous vos soucis !

Vous désespérez de ne lire que des catastrophes et même des mauvaises nouvelles dans la presse et sur le WEB …..  positivez, venez vous transcender sur mon blog où la vie est belle mais pas autant que les femmes et où le chorizo a le vrai goût de l’âne puisqu’après tout c’est fait de ça !

Demain la fin du monde vous effraie et vous fait peur …. Venez sur mon blog, le seul qui ne sera pas dézinguer par les mayas parce que sur mon blog, les mayas y z’y viennent tous pour échapper à madame la Camarde. D’ailleurs, la Camarde elle-même vient régulièrement prendre des nouvelles du reste du monde.

 

Alors ! ?

Convaincus ?

Ben oui, forcément puisque pour lire mes conneries faut venir sur mon blog !!!  CDFD !!!  

 

Ah Ah Ah !!!

19/12/2012

Épisode 11 – Tata Baluchon se lance dans la généalogie.

 

Les aventures extraordinaires   

de

Tata Baluchon

 

Épisode 11 – Tata Baluchon se lance dans la généalogie

 

Brrrrr  il fait frisquet ce soir …  j’ai hâte d’être chez moi avec une soupe bien chaude et des petits croûtons au lard et à l’ail.

 Ce crachin est gelé et traverse mes vêtements jusqu’aux os !

J’entre dans l’immeuble ….  OHHHHH  NONNNNNN !!  pas ce soir !

Mais oui !

Elle est là, devant sa porte et je n’arrive pas à comprendre comment elle a pu savoir que j’arrivais ? Elle n’a tout de même pas attendu toute la soirée, je ne rentre jamais à la même heure !

« Comment y va mon p’tit monsieur du 3ème ? »

« Bonsoir madame Baluchon, il va très mal, il est trempé et gelé et il n’aspire qu’à se sécher et se mettre dans des vêtements chauds et secs ! »

Ignorant totalement mes desiderata, elle me lance :

« Dites ! y sait la dernière ? »

« Pas ce soir madame Baluchon, vous me raconterez ça demain … »

Elle s’est mise en travers de mon chemin, elle et ses cent dix ou cent vingt kilos.

« J’ai répondu à une annonce sur internet et je fais de la géolo ….  géléo ….  Bref, je recherche mes ancêtres ! Ca vous épate, hein ! ? »

« Non madame Baluchon, je voudrais que vous me racontiez ça une autre fois … »

« Il est pas poli, ce soir le p’tit monsieur du 3ème, y m’envoie me balader, c’est ça ? »

Elle a pris son air des mauvais jours avec sa trogne renfrognée et sa voix menaçante …

« Mais il va être bien surpris quand je vais lui annoncer de qui je descends … »

Elle attend voir l’effet que ça me fait ….  Mais je le sais bien de quoi elle descend cette satanée guenuche !

« Je descends soit d’un grand peintre de la Renaissance italienne soit directement des Borgia … »

Elle pourrait bien descendre de n’importe quel cocotier, ça ne me ferait pas plus d’effet que ça !

« En fait, un doute subsiste encore  …. Ce qui est certain c’est qu’on a retrouvé un de mes ancêtres dans les archives du Vatican à Rome. »

Je commence à greloter, ça c’est vraiment très mauvais signe !

« Il va falloir que je m’y rende pour vérifier et je me ferai accompagner de mon coach en génalo …  génola ….  Enfin, bref, de mon coach ! »

« Bon, ben alors vous me tiendrez au courant … moi, faut que je me réchauffe, je commence à greloter, vous voyez ! »

« Ca ne vous fait pas rêver, vous une histoire comme la mienne ? Moi, la concierge d’un immeuble en plein Paris je suis en fait la descendante des Borgia ou d’un grand peintre comme Botticelli ou Rembrandt … »

« Il était pas Belge, Rembrandt ? »

« C’est une aventure extraordinaire et je vais aller me rendre à Rome pour consulter les archives du Vatican et trouver mes ancêtres …  je vais sûrement devenir très riche, c’est mon coach qui me l’a dit ! »

« Dites, vous ne craignez pas que ce soit comme un genre d’arnaque votre histoire ? »

« Dites donc, il a qu’à me traiter de cruche pendant qu’il y est …  et pourquoi pas de débile ou de tarée ! »

Ouille je l’ai mise en colère !!!  J’en oublierai presque le froid qui refuse de passer …

« J’ai pas dit ça … mais …. »

« Y s’rend compte ce petit monsieur à qui il parle ? Une descendante des plus riches familles italiennes, une héritière cachée, une future comtesse ou duchesse ….  Cet immeuble, je le rachèterai et je deviendrai votre propriétaire et j’aurai un chauffeur et j’engagerai une concierge et il faudra qu’elle fasse bien son boulot, parce que moi je m’y connais en conciergerie … »

Elle me toise de sous mon menton et elle fait l’imposante …. Pour être imposante, ça on peut dire qu’elle l’est !

« Et vous partez quand ? »

Ouf, ça la calme grave !

« Je sais pas, j’attends que mon coach m’envoie mon billet. »

« Vous partez en train ? »

« Mais non, bien sûr que je pars en avion, je suis trop impatiente de découvrir mes origines ! »

« Vous n’avez pas connu vos parents ? »

« Ben si …  mon père était coiffeur à Belleville (Serge Reggiani) et ma mère concierge rue Saint Denis, mais ça veut rien dire, si ça s’trouve ils se cachaient pour pas qu’on les reconnaisse ! »

« Et vos grands parents ? »

« Mon grand père est mort dans les tranchées et ma grand-mère s’en n’est pas remise ! »

« Madame Baluchon, vous êtes certaine que vous allez pouvoir consulter les archives du Vatican ? »

« Alors ça lui reprend, il me traite de ‘dinde’ ! ? 

Mais je vais vous le montrer, moi, le contrat … »

Elle entre dans sa loge comme une furie et en ressort toute furieuse.

« Et ça, c’est du boudin de Saint Romain, peut-être ! ? 

Tout est là !

Les recherches sur mes ancêtres, le vol pour Rome, les frais du coach …»

Elle me tend le papier ….  Comment refuser ?

Et je lis :

Entre madame Baluchon, concierge de son état et monsieur Ribouldingue, coach en généalogie est établi le contrat suivant par lequel madame Baluchon s’engage à payer les frais de monsieur Ribouldingue pour les recherches déjà effectuées et à faire l’avance des frais de voyage jusqu’à Rome en avion pour aller consulter les archives du Vatican.

En conséquence, madame Baluchon signe en bas à droite avec la mention lu et approuvé et remet en main propre à monsieur Ribouldingue la somme de cinq mille euros en liquide. »

Je ne sais trop quoi dire ? …  elle va sentir ma gêne ….  Vite, prendre l’initiative … Je ne peux tout de même pas lui dire le fond de ma pensée ... on va y passer la nuit ...

« Bon, ben je vois que c’est une affaire rondement menée ! Je vous félicite madame Baluchon et j’espère que tout ira bien ! »

Je lui rends son papier et, miracle,  elle me laisse partir très satisfaite de sa prestation !

 

Je suis bien, au chaud, un petit whisky à portée de main et la zapette dans l’autre … je m’endors dans le canapé !

 

Ouille j’ai attrapé un torticolis à dormir en chien de fusil dans ce canapé trop petit !

C’est samedi, j’aurais pu faire la grasse matinée ….  Bon, c’est pas grave, je passe un survêt et je vais aller m’acheter des croissants bien chauds !

C’est en revenant avec mes croissants que je trouve madame Baluchon en grande conversation avec le propriétaire du 5ème gauche, un type bizarre qui ne semble pas travailler et qui est pourtant bien habillé et même pomponner … Après tout, chacun vit sa vie comme il l’entend !

Toujours est-il qu’elle est en train de lui passer un savon et qu’il a l’air penaud avec son menton sur sa poitrine et ses yeux fixés sur la pointe de ses godasses en ‘crocro’ !

« Ah ! monsieur du 3ème, vous tombez bien, vous allez me servir de témoin contre le monsieur du 5ème qui se moque de moi et de mes origines … »

« Mais pas dut tout …  j’émettais simplement un doute sur ….»

« Un doute sur mes ancêtres, c’est ça ! ? Parce que évidemment, une concierge qui descend d’un grand peintre italien de la Renaissance comme Dali ou Rubens, ça vous embête bien grave, ça vous rabaisse, ça vous … »

« Quel doute ? »

Me contente-je de demander.

« Ben ce contrat, j’ai l’impression que madame Baluchon a pu se faire avoir … il n’y a aucune adresse et le paiement en liquide … »

« Et alors ! ? »

Elle gronde, elle tonne, elle pète la concierge …

« Ca aussi ça vous dérange que j’ai un petit pécule de côté, toute ma vie que j’ai économisé centime après centime pour ces 5000 euros, je les ai pas volés, faut me croire ! »

Un silence.

« Il doit vous contacter quand ce monsieur Ribouldingue ? »

« Ben ….  Dès qu’il a les billets … pourquoi ? »

« Et vous lui avez donné quand les 5000 euros ? »

« Il y a trois jours, pourquoi ? »

Et sa tête se décompose …. se déconfit …..  s’affaisse, se teinte d’un rouge si écarlate que l’entrée de l’immeuble s’enflamme de cette couleur ….  Elle éclate dans un hurlement qui retentit jusqu’au gargouilles de Notre Dame !

« Putain ! si jamais ce trouducul m’a fait ça je le bute de mes propres mains, je le déchire, je l’écrabouille, j’en fais de la purée …. »

« Calmez-vous madame Baluchon … »

Plus facile à dire qu’à faire, elle continue de vociférer ….

« Je le prends par les couilles et je lui fais bouffer, je lui fourre mon balai dans l’cul à ce bandit à ce salaud à ce … »

« Madame Baluchon, vous feriez mieux de réfléchir à comment le retrouver, il faut prévenir le commissaire, il vous a à la bonne et il va tout faire pour retrouver votre argent en remontant jusqu’à votre escroc par internet ….. »

 

Le temps continue de fraîchir et le thermomètre est en berne. Les trottoirs luisants de la capitale n’incitent guère à musarder, tout le monde se dépêche de rentrer chez soi, bien au chaud ….

Je l’aperçois en entrant dans l’immeuble, elle est dans sa loge, la porte ouverte pour épier les entrées et les sorties (first in last out) et en m’apercevant elle me fait un large sourire …. Pas très blanc le sourire ….  Mais un sourire, c’est toujours mieux qu’une grimace ….  Oui, bon, je me comprends !

« A y’est ! »

« A y’est quoi, madame Baluchon ? »

« On l’a retrouvé ! »

« Votre escroc ? »

« Voui ! »

« Et vos sous ? »

« J’ai perdu 1000 euros mais j’ai récupéré le reste, c’est mieux que rien ! »

« Ben dites donc !  Vous devez être contente ! ? »

« Oh voui !!! Et puis vous savez quoi ? »

« Non »

« Je vais investir … »

« Ah oui ? dans quoi ? »

« Dans le miel. Sur internet, ils disent qu’une ruche qui coûte 4000 euros peut en rapporter plus de 1000 par mois, je vais vite me renflouer ! »

 

23/11/2012

Livres numériques de Yfig en vente sur Google Play

 

Livres numériques de  Yfig

en vente sur Google Play

 

 

 

Yfig fait son cinéma 

Scenarii de cinéma courts et longs métrages   298 pages   6€

 

 

 

Un raout chez les ploutocrates

Pièce de théâtre – comédie de boulevard       86 pages    9 €

 

 

 

Métempsychose du bigorneau

Recueil de nouvelles                                   173 pages     4€

 

 

 

 

Psychédélies

Pièce de théâtre - comédie de boulevard       60 pages    5€

 

 

 

Ludmilla

Roman d’aventures                                  116 pages     9€

 

 

 

Mel pot littéraire

Sketches humoristiques                            107 pages     4€

 

 

 

DVDP la Joconde

Roman - polar artistique                          106 pages       7€

 

Meurtre parfait

 

Théâtre- polar                                          57 pages       7€

  

Aux ailes bleues du vent

Poésies chansons mirlitons                      129 pages          4€

 

 

Apocalypse nucléaire

Pièce de théâtre comédie dramatique      38 pages             6 €

 

 

Les aventures extraordinaires de

Tata Baluchon

Roman – scénars ciné courts                140 pages             6€

 

 

16/11/2012

Nouvelle série, sketches sans avenir ..... sauf si .....

 


http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/

Ces créations sont mises à disposition sous un contrat Creative Commons

 

MAL DE MAIRE

Quincaillerie

 

LEON ZAPOTE - COMMERCIAL MULTI CARTES (la 50ène)

Gustave Parking

Cet homme excentrique est un commercial spécialisé dans les produits pour mairies). Très intelligent, il fait beaucoup rire Madame le Maire. C’est un charmeur, trivial et obsédé sexuel, fou amoureux de MADAME LE MAIRE. Toujours en retard. Il essaie de lui refiler des produits improbables, originaux et diversifiés.

 

SEQ1

Melle Bolduque  (secrétaire de mairei)

Votre rendez-vous est enfin arrivé madame le maire.

 

Marianne (philosophe) (la Marianne est un buste en plâtre que seule la mairesse peut entendre et dialoguer avec)

Mieux vaut tard que jamais !

Madame le maire 

Que me vaut le plaisir monsieur Zapote ?

 

LEON ZAPOTE 

Ah ! Madame le maire, vous êtes belle comme un astre, rayonnante comme le soleil et plus appétissante qu’une corne de gazelle.

 

 Marianne (inquiète)                            

Méfiez-vous, je crois qu’il est devenu cannibale !

 

Madame le maire 

Ce n’est pas très antillais, ça, la corne de gazelle !

 

LEON ZAPOTE 

Certes, mais ça m’est venu comme ça, parce que c’est bien à ça que je pense quand je vous vois si divine.

 

 

MADAME LE MAIRE

Êtes-vous venu seulement pour me draguer ?

 

LEON ZAPOTE 

Oh madame le maire ! Je ne vous drague pas, je vous fais la cour … ce n’est pas la même chose.

 

Madame le maire 

Eh bien, je pense que nous nous sommes tout dit …  au revoir monsieur Zapote.

 

LEON ZAPOTE 

Mais non, attendez, ne vous emportez pas ma biche, je suis venu attirer votre attention sur une affaire qui va vous intéresser au plus haut point.

 

Madame le maire 

Vous voulez faire un don à la commune ?

 

LEON ZAPOTE 

Vous vous moquez, mais en fait, c’est un peu ça ... figurez-vous que demain aura lieu la vente aux enchères de la quincaillerie Dupuy qui a fermé faute de successeur. Une affaire vieille de plus de cent cinquante ans !

 

Marianne (moqueuse)

Il m’épatera toujours cet homme là !

 

Madame le maire 

Vous envisagez de me désigner comme acheteuse de la quincaillerie ?

 

LEON ZAPOTE 

Mieux que ça, je vous propose de racheter le matériel et les matériaux qui vont être cédés à des prix dérisoires. Vous pourrez vous constituer un stock de vis, de boulons, de pointes de toutes tailles, des marteaux, des ciseaux, des cisailles, des …

   

Madame le maire 

Mais que voulez-vous que je fasse de cette quincaillerie ?

 

                        Marianne (pensive)

Nous pourrions faire du commerce au black ?

 

Madame le maire 

Vos blagues racistes, vous vous les gardez pour vous-même la manchote !

 

LEON ZAPOTE 

Plaît-il ?

 

 

Respiration de 5 secondes - Gimmick de Marianne détournée - Musique de la Marseillaise qui déraille

 

SEQ 2

Le téléphone sonne

 

Madame le maire  

Allô ?

-

Ah c’est toi ma chérie. Excuse-moi ma puce, mais je suis en réunion.

-

Non, non, pas avec le conseil municipal, avec monsieur Léon Zapote qui vient me vendre sa quincaillerie.

-

Mais non il n’est pas devenu fou …. Ce serait trop long à t’expliquer ….

-

D’accord, je n’oublierai pas !

Pardon monsieur Zapote c’était ma fille qui me demandait de ne pas oublier les sardines.

Où en étions-nous ?

 

LEON ZAPOTE 

Je disais : « Plaît-il ? »

 

Madame le maire  

Bon ! Écoutez, nous n’avons pas de temps à perdre, ni vous ni moi, voyez plutôt mon adjoint, c’est lui qui s’occupe des problèmes d’incontinen … non, d’intendance !

 

Marianne (compendieuse)

Vous avez l’art et la manière de vous débarrasser des enquiquineurs !

 

Respiration de 5 secondes - Gimmick de Marianne détournée - Musique de la Marseillaise qui déraille

 

SEQ 3

LEON ZAPOTE 

Vous connaissez celle de l’ours et du petit lapin ?

 

Madame le maire  (très autoritaire) (tout en parlant, elle appuie sur un petit bouton sous son bureau, c’est un signal convenu avec sa secrétaire pour qu’elle vienne abréger le rendez-vous)

AH NON ! pas cette histoire scato !

 

LEON ZAPOTE 

Vous n’aimez pas les petits lapins ? Même pas en civet ?

 

Melle Bolduque  (frappe et entre avant qu’on lui dise d’entrer)

Madame le maire, vous n’oubliez pas que vous avez rendez-vous chez votre esthéticienne ?

 

MADAME LE MAIRE

Elle vient me vendre son magasin ?

 

Melle Bolduque  (invente une raison à la va vite, sans vraiment réfléchir)

Mais non, c’est pour vos  UV.

 

LEON ZAPOTE   (très surpris)

Vous faites des UV ?

 

MADAME LE MAIRE  (elle se lève pour partir, un peu embarrassée par la mauvaise excuse inventée par Melle Bolduque)

Mais non, ma secrétaire aime me faire des plaisanteries douteuses … un peu comme vous … et Marianne !

 

Pré-générique -

 

Marianne (chantonne avec l’accent antillais)

Dans la vie faut pas s’en faire … nos petites misères seront passagères tout ça s’arrangera ….

 

10/11/2012

Nouvelle série, sketches sans avenir ..... sauf si .....


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MAL DE MAIRE

L’expo d’art contemporain

 

MADAME DE LA COURS - DIRECTRICE DU THEATRE LOCAL (45ans)

Anaïs Hébrard

Metteur en scène. Actrice, artiste. Tout ce qui touche à la culture. Illuminée, chante, récite, improvise, joue, prête à tout pour être subventionnée. Elle est à chaque fois habillée dans le costume du rôle qu’elle joue (car elle sort de répét’)

Cette fois, elle vient demander de l’argent et des locaux à Mme Le Maire pour une exposition d’art contemporain et porte ce jour là un grand chapeau noir, une très grande écharpe rouge sur une cape bleue et elle porte des godasses rouges aussi.

SEQ1

MlM 

Ah MADAME DE LA COURS ,  il ne fallait pas mettre vos beaux habits de rapin pour venir me voir, je ne suis pas daltonienne.

 

MADAME DE LA COURS

Vous aussi vous êtes ravissante Madame Le Maire.

 

MlM 

Alors belle amie que vont me coûter ces louanges ?

 

MADAME DE LA COURS

Je trouve notre ville bien amorphe, pas une manifestation culturelle depuis des siècles et nos concitoyens s’emm … euh … s’ennuient ferme !

 

MlM 

Et vous venez me proposer, je suppute, un remède de cheval pour soigner nos chers villageois ?

 

MADAME DE LA COURS

Vous ne sauriez mieux dire, Madame le Maire. Je viens vous proposer une exposition qui fera date dans l’histoire de notre ville et bien au-delà.

 

MlM 

Jusqu’où ?

 

MADAME DE LA COURS

Mais ….  Justement ….. jusqu’à …..  euh …. Paris et même plus, à l’étranger et partout !

 

 

MlM 

Partout ….  Voulez-vous dire …. Non … vous pensez à ce que je pense  ?

 

MlM regarde en l’air en faisant des mimiques qui simulent l’univers pendant que  MADAME DE LA COURS  opine du chef.

 

     Marianne (moqueuse)

En voulant réveiller les villageois nous voici partis pour époustoufler les extra-terrestres …. Votre réputation va atteindre les étoiles ma chère !

 

Respiration de 5 secondes - Gimmick de Marianne détournée - Musique de la Marseillaise qui déraille

 

SEQ 2

MADAME DE LA COURS fait de grandes gesticulations et annonce :

‘L’infini culturel’ une toile blanche apparaît puis disparaît pour laisser apparaître un vieux vélo tête en bas ‘Régénérescence’ …  apparaissent alors un chameau et une tapette à rat : ‘Allégresse subliminale’, ‘Hylozoïsme quantique’

 

 

MlM est stupéfaite ! Elle demande timidement

Vous avez trouvé ça toute seule ?

 

MADAME DE LA COURS montre Madame Le Maire du doigt et l’autre main sur le cœur prononce cette sentence :

L’art est une affaire sérieuse et il convient d’y accorder toutes les ressources nécessaires pour que les hommes vivent leur humanité.

 

MlM

Et vous entendez quoi par ‘ressources’

 

Marianne

On parie qu’elle veut des sous !

 

Respiration de 5 secondes - Gimmick de Marianne détournée - Musique de la Marseillaise qui déraille

 

SEQ 3

MADAME DE LA COURS (caresse le sein droit de Marianne tout en se passant l’autre main dans les cheveux la tête levée dans une posture des plus inspirées)

            My kingdom for a horse

 

Marianne

Mais c’est horrible, cette femme est une perverse dites-lui de me lâcher immédiatement ou je fais un malheur !

 

MlM

Bon MADAME DE LA COURS , laissez ce buste, il faut conclure !

 

MADAME DE LA COURS  (revient vers MLM)

J’ai besoin de la salle des fêtes pendant une semaine, les agents de service et 5000 euros pour l’installation ?

 

MLM

C’est tout ?

 

MADAME DE LA COURS  (un brin décontenancée)

Vous pensez que j’ai pu oublier quelque chose ?

 

MLM

Je vous accorde 1000 € et n’oubliez pas votre cheval en partant !

 

Pré-générique -

 

Marianne

L’art contemporain est à l’humanité ce que le carré de l’hypoténuse est à la Vénus de Milo.

 

09/11/2012

Nouvelle série, sketches sans avenir ..... sauf si .....

 
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MAL DE MAIRE

Mauvais garçon

 

SEQ1

Mauvais garçon (entre en bourrasque dans le bureau où se trouvent MLM, Melle Bolduque et l’adjoint à MLM il porte un masque de MLM et il a un gros flingue en plastoc à la main)

Haut les mains, ceci est un holdup, tout le monde couché à terre, filez-moi les clefs du coffre !

(Ils sont tous tellement surpris qu’ils ne bougent pas)

Marianne (embêtée)

C’est à moi qu’il demande de lever les mains ?

MlM 

Holdup de quoi, madame le Maire ?  (elle dit ça parce qu’il porte un masque la représentant)

 

Melle Bolduque

Vous avez une sœur jumelle ?

 

Adjoint

Vous voyez bien que ce n’est qu’un masque …  peu ressemblant d’ailleurs.

 

MlM 

J’espère que je ne ressemble pas à ça ?

 

Mauvais garçon

Dites, si je vous dérange, il faut le dire ….. (il hurle) COUCHÉ j’ai dit !

 

(Melle Bolduque et l’adjoint se couchent …  MLM reste assise dans son fauteuil.)

 

MLM

Tuez-moi si vous voulez, je ne [me] couche pas.

 

 

Mauvais garçon  (à MLM)

Filez-moi les clefs du coffre (il tend l’autre main – celle qui ne porte pas le flingue)

 

MlM 

Il n’y a aucun coffre ici, vous êtes à la mairie, pas à la banque.

 

Adjoint

Et le coffre à balai, vous l’oubliez ? (on sent le ton de la plaisanterie dans sa voix)

 

Mauvais garçon

Toi, le bouffon, amène-moi jusqu’à ce coffre.

 

(l’adjoint est pris à son propre piège, il se lève et se dirige vers le placard à balai, s’arrête devant et le montre du doigt …)

 

                        Adjoint

                        C’est là.

 

Mauvais garçon

Couche-toi. (Il ouvre la porte du placard à balai et évidemment il ne trouve que des ustensiles de ménage)

On veut jouer avec moi !!!

Appelez-moi le directeur ou je tue un otage !

 

MlM 

Monsieur, qui que vous soyez, vous êtes ici dans la mairie et je suis le maire.

 

Mauvais garçon

Vous me prenez pour un débile ?

 

Marianne (moqueuse)

En tout cas c’est bien imité !

 

Respiration de 5 secondes - Gimmick de Marianne détournée - Musique de la Marseillaise qui déraille

 

 

SEQ 2

 

Mauvais garçon

Je vous préviens, je vais tirer ….  (il se fait menaçant et met en joue successivement Melle Bolduque et l’adjoint qui l’implorent de n’en rien faire …)

 

MlM  

Et ça va vous rapporter quoi à part 20 ans de prison ?

 

Mauvais garçon

Je ne partirai pas d’ici sans le fric ?

 

MlM  

Je crois que j’ai dix euros dans mon portemonnaie qui est dans mon sac … (elle se baisse pour l’attraper sous son bureau)

 

Marianne

Vous n’allez tout de même pas céder à la force des baïonnettes ?

 

Mauvais garçon

C’est bon, vous l’aurez voulu …  toi, le bouffon, viens là, je vais te descendre à bout portant …

             (L’adjoint apeuré se cache dans le placard à balai)

 

Marianne

Il a enfin trouvé sa place, celui-là !

 

MlM  (très autoritaire)

La plaisanterie a assez durée, enlevez votre masque, il y a longtemps que je vous ai reconnu Zapote ! (ou Mercato – celui dont la silhouette et la taille ressemblent le plus à Pigepat)

 

Mauvais garçon (retire son masque, c’est Pigepat)

Je vous ai bien eus ?

 

Melle Bolduque

Oh mon dieu ! (elle tombe dans les pommes mais comme elle est couchée …)

 

MLM

Qu’espériez-vous Pigepat ?

 

Mauvais garçon Pigepat

Je le tiens mon scoop, le casse du siècle en direct de la Mairie.

 

MLM

Vous savez que je pourrais vous faire jeter en prison pour cette mauvaise plaisanterie ?

 

Mauvais garçon Pigepat

Vous ne feriez pas ça, pas pour un petit canular ?

 

Marianne

Il se croit à l’école du rire, celui-là !

 

 

Respiration de 5 secondes - Gimmick de Marianne détournée - Musique de la Marseillaise qui déraille

 

SEQ 3

 

Deux heures plus tard - le calme est revenu

 

Melle Bolduque

            Il m’a fichu une de ces trouilles cet idiot de Pigepat !

 

MLM

            Il n’a pas intérêt à me refaire un coup pareil, je l’envoie tout droit en prison !

 

Melle Bolduque

(Pousse un cri en pointant du doigt quelque chose dans le dos de MLM)

 

Marianne

Il est encore là, celui-là ! Quand je disais qu’il avait trouvé sa place, je ne me trompais pas !

 

MlM  (se retourne et aperçoit la tête de son adjoint qui dépasse de la porte du placard à balai)

 

L’adjoint

Il est parti ?

 

 

MLM

Qui ça  ?

 

L’adjoint

Ben … le braqueur.

 

MLM

Oui, depuis 2 heures.

 

L’adjoint (sort avec un pied dans le seau)

Je n’ai rien pu faire, il était armé !

 

Pré-générique -

 

Marianne

Avec un adjoint comme celui-là on ne risque pas le ‘sur ménage’ intellectuel.

 

 

 

26/09/2012

J'ai de nombreux projets d'écriture en cours. En voici un qui me tient particulièrement à coeur.

 

Les aventures extraordinaires   

de

tata Baluchon

 

 

 

 

Épisode 1 : Tata Baluchon à Saint Tropez

Connaissez-vous ma tante Baluchon ?

Un sacré personnage, c’est moi qui vous le dis ….  Elle n’a pas sa langue dans la poche de sa blouse, non ….  Elle l’a plutôt bien pendue à l’entrée de sa loge !

Attention, sa loge ne signifie pas qu’elle soit franc maçonne …. Ou alors maçonne comme la guêpe éponyme qui pique plus vite que son ombre !

Sa loge, figurez-vous, c’est un deux pièces au rez-de-chaussée de l’immeuble où j’habite rue puce-pique …. Euh ! …  non, pardon, Pic-Puce !

Il est coquet son petit appartement mais quand on passe devant sa porte, ce qui choque les narines c’est cette odeur de pisse de chat !

Elle, c’est une femme d’une cinquantaine d’années, assez obèse, je dirais dans les cent dix cent quinze kilos,  avec des cheveux poivre et sel lavasses, tenus en chignon croûton par un lacet de chaussure, une robe large avec des dessins de légumes genre pomme de terre, poireaux, carotte, navets, cornichons …  d’ailleurs, ça sent souvent le chou dans les escaliers !

Quand elle sourit, sa bouche se découvre sur deux rangées de chicots noirâtres et malodorants si on s’approche trop !

Elle dispose d’une paire de nibards très impressionnante au point qu’elle n’a jamais trouvé de soutif à sa taille et qui reposent sur son bide proéminent alors que l’ensemble repose sur une paire de guiboles grosses comme des baguettes asiatiques (En fait ça doit être un effet d’optique !) elles-mêmes agrémentées de grosses chaussettes à motifs écossais fourrées dans des pantoufles usées de partout.

***

 

L’ascenseur arrive ….  Une voix connue dans mon dos :

« Hep ! mon neveu, faut que je lui dise … »

Elle est comme ça, tata Baluchon, elle ne connaît ni le voussoiement, ou alors que très exceptionnellement, ni le tutoiement. Elle s’adresse toujours aux autres à la troisième personne.

Je me retourne, elle m’alpague par la manche pour être certaine que je ne vais pas m’enfuir dans le lift !

« Y va plus me voir … »

Sûre de son petit effet, elle fait ‘teaser’ le suspens ….  Évidemment, mon air surpris, interrogatif et quelque peu dubitatif la ravit et elle reprend avant que j’aie le temps de me réjouir …

« Pendant deux semaines ! »

Ouais, je me disais aussi ….

« Je pars en vacances. 

Il le sait peut-être pas mais ça fait quinze ans que je n’ai pas pris de vacances, il était temps que je décompresse ! »

C’est surtout à moi que ça va faire des vacances !

« Et tu  pars quelque part ? »

« J’ai réservé sur internet, je pars en covoiturage pour Morzine où j’ai de la famille, une tante éloignée, tatie Danièle, qui est concierge dans un immeuble coquet et bourgeois. »

Je ne puis m’empêcher d’avoir une  pensée émue pour les pauvres covoiturés qui vont se retrouver  avec cette montagne de chair et de crasse pour compagne de route ! Heureusement elle compense par un cœur grand comme ça !

 

 

***

A l’avant, un jeune homme d’une trentaine d’années conduit le véhicule qu’il a loué et qui lui rapporte un peu d’argent grâce à la participation qu’il demande aux covoiturés. Il fait d’une pierre deux coups puisqu’il va à Morzine retrouver sa copine pour deux semaines de ski et d’amour.

Sa voisine, une jeune femme d’une trentaine d’années également, brune, au teint quelque peu livide et qui rentre à Morzine après avoir échoué dans ses recherches de travail à Paris. Elle n’est pas d’humeur loquace, elle déprime à l’idée de retourner vivre chez ses parents.

A l’arrière droite, une femme d’âge mûr, les cheveux teints auburn descendants en boucles sur ses frêles épaules et au centre son compagnon, un gars bourru et renfrogné qui n’apprécie pas d’être assis là à côté de ma tata. Ce sont des saisonniers qui partent à Morzine pour travailler dans un restaurant comme cuisinière et factotum.

Assise à l’arrière gauche, ma tante, toute tordue, elle a la joue contre la vitre. Il n’était pas prévu qu’ils soient 4 à l’arrière – si on considère que tata Baluchon compte pour 2 !

Les autres font des tronches pas possibles ! Et il y a de quoi !

C’est la sinistrose dans le véhicule.

Pour contrebalancer les odeurs insupportables qui flottent dans l’habitacle, ils roulent toutes vitres ouvertes et l’air qui s’engouffre dans le véhicule a fini par l’enrhumer …. C’est donc tout naturellement qu’elle éternue vigoureusement emplissant le véhicule d’une brume collante et malodorante.

C’est bien connu, l’éternuement engendre l’éternuement …. C’est un véritable concert cataclysmique !

Le chauffeur décide de faire une pause pipi.

Dès que la tantine  a disparu dans les toilettes, la voiture repart en trombe laissant le gros sac imitation peau de lama andain de tata Baluchon sur le bas côté.

Quand elle sort et comprend ce qui vient de passer, elle se met dans une rage digne d’un chien écumant prêt à mordre tout ce qui passe à sa portée. Sauf qu’avec ses chicots ….

Après un long moment de révolte tapageuse qui fait peur aux enfants et terrorise les parents, tata Baluchon finit par s’assagir et à réfléchir à sa situation qui n’a rien d’enviable.

Elle n’est arrivée qu’à Fontainebleau et maudit le chauffeur qui lui a prit cent euros de frais de participation.

Après plusieurs tentatives infructueuses d’autostop auprès des automobilistes de l’aire de repos, elle finit par se diriger vers le parking des poids lourds. Les routiers sont sympas, elle finit par en trouver un pas trop bégueule qui accepte de la prendre à bord.

C’est un brave homme qui conduit avec prudence son poids lourd qui transporte des pièces de rechange de voiture allemandes. Il est bonhomme et engage volontiers la conversation :

« Alors comme ça on vous a laissé sur le bord de la route ? »

« Oui, quand je rentrerai à la maison, il entendra parler du pays, je ne vais pas en rester là, c’est moi qui vous le dis ! »

« Mais c’était des parents à vous ? »

« Ben non, je les connais pas, j’avais trouvé un trip en covoiturage et il m’a pris 100 euros, faudra bien qu’y me les rende ! »

« De nos jours, on ne sait plus à qui se fier ! »

Tata Baluchon, bercée par le ronron régulier du moteur et la musique entêtante des pneus sur l’asphalte finit par s’endormir.

 

***

« Hep ! Madame, faut vous réveiller, on est arrivés ! »

« Déjà ! On est à Morzine ? »

« A Morzine, mais ça va pas la tête, on est à Saint Trop ! »

Et voilà tata Baluchon rendue sur un parking de supermarché non loin de la ville des fameux gendarmes.

Elle traîne son gros sac simili lama andain jusqu’à un autobus qui l’amène jusqu’au port.

Ah ! Elle est fringante avec sa robe bleue à pois noirs, son foulard jaune à voilette violette, ses chaussures rouges et son gros sac marron tout élimé !

Faut dire qu’elle est un peu perdue la tante. Elle n’a pas été programmée pour ce genre de situation et puis …. Où aller ? À qui demander conseil ? Que faire ?

Elle atterrit à la terrasse du café de Paris, sur le quai, fasse à la rade et aux luxueux yachts qui mouillent là, endormis par les légers clapotements de la mer bleue translucide.

Elle demande un café et la carte …. Quand le garçon lui demande de payer le café avant de le lui servir, elle est toute ébouriffée !

« Qu’est-ce qui s’passe ? j’ai une tête de voleuse, il l’a pas confiance, y croit que je vais me sauver sans payer, moi, une descendante des Baluchon, concierges depuis plus de quarante ans ! »

Mais le garçon ne veut rien savoir !

« C’est pour tout le monde pareil, madame, c’est pour éviter la fraude qui est courante ici ! »

Elle s’étrangle en regardant le prix du café !

« Mais c’est pas le prix d’un café, ça, c’est le prix d’un repas ! »

Le garçon ne se démonte pas, il a l’habitude !

« Vous êtes à St Trop, madame, pas à Deauville ! »

Elle se lève et s’en va sans demander son reste ni boire son café qu’elle ne paie pas. Le garçon n’est pas surpris, il commente simplement :

« Encore une fauchée paumée à St Trop ! »

Et il repart avec son plateau et son café déjà froid.

Elle  ne sait où aller, elle se sent perdue, abandonnée ….  Et finit par s’assoir sur son sac juste en face d’un magnifique yacht de milliardaire : le « Pacha d’al Beïda ».

Elle ne le sait pas, madame Baluchon, mais ce yacht est la propriété du calife de Merguez, un émirat peu connu où il est coutume d’offrir l’hospitalité aux dames moyennant quelques privautés. D’ailleurs, les Merguéziens adorent les femmes obèses.

Le cuisinier du yacht, sorti sur le pont arrière pour fumer un joint la repère et se dit que son maître pourrait bien le récompenser pour une si belle prise.

Il descend donc l’air de rien sur le quai et commence à tourner autour de la concierge qui finit par se rendre compte de son manège.

Le dialogue s’engage …

« Qu’est-ce qu’il a à tournicoter comme ça autour de moi ? Y m’a jamais vue ? Y veut ma photo ?»

L’homme a un fort accent mais il parle un peu le françaoui.

« T’y es nouvelle ici ? »

« Nouvelle ? Comment ça nouvelle ? »

« J’y t’y jamais vue avant ! »

« Ben oui, c’est normal, je viens juste d’arriver par erreur, je voulais aller à Morzine et je me retrouve ici … y parle d’une mésaventure ! Et je connais personne, je sais pas où aller, je suis perdue ! »

Elle esquisse un sanglot.

« T’y veut monter sur l’y bateau ? J’y vais t’y donner à manger, j’y suis cuisinier sur l’y bateau ! »

Elle le scrute fort suspicieusement, mais le gars a l’air normal, comme un président de la République.

« Ben je dis pas non, j’ai rien mangé depuis hier et on a roulé toute la nuit. »

La voilà assise dans la cuisine du bateau à se goinfrer de plats hallal et épicés. Elle se régale !

Soudain, le bateau est saisi de soubresauts. Le bruit s’amplifie et elle comprend que le bateau appareille … qu’il part, quoi !

Elle se lève maladroitement, alpague son sac simili, manque tomber et cherche son chemin vers la sortie…. Qu’elle ne trouve pas. Mais il y a un hublot où elle colle son museau et voit défiler les quais et les autres bateaux …

Madame Baluchon est inquiète … elle se pose des tas de questions qui ne resteront pas très longtemps sans réponse.

Le cuisinier fourbe vient la chercher et ‘sirupeusement’, il l’invite à venir se rafraîchir sur le gaillard d’avant où, justement, le calife de Merguez se repose.

Elle arrive tenant fermement contre son sein son baluchon …  son sac, quoi !

Ignorante des coutumes merguéziennes, madame Baluchon serre la main que le calife lui tendait afin qu’elle la baise respectueusement.

Le calife ne s’offense pas outre mesure de ce manque de civilité, de toute façon, ce n’est pas ce qu’il attend de la dame qu’il observe attentivement et sous toutes les coutures de sa robe à pois. Elle est vraiment parfaite, parfaitement désirable et aux goûts de son hôte.

Celui-ci lui propose de partager un punch au rhum de Couscous , la capitale de l’émirat dont il est le puissant calife puis lui propose d’aller se rafraîchir sans sa cabine avant qu’elle ne le rejoigne dans le salon des privautés.

Elle est prise en charge par deux belles femmes maures mais moins accortes, cependant, que la concierge en goguette …

Après s’être douchée, les odalisques lui proposent une djellaba d’un blanc immaculé. D’ailleurs,  elle n’a plus rien d’autre à se mettre, ses vêtements ont disparus.

Les deux femmes entraînent madame Baluchon jusqu’au salon des privautés et c’est là que les doutes commencent à l’assaillir car les murs sont couverts d’estampes japonaises toutes plus explicites les unes que les autres.

Le calife la met à l’aise :

« Viens ma belle, ma loukoum, ma biche sauvage, ma gazelle, viens me faire bouillir l’airo (pénis en arabe) et il sort un énorme vit turgescent !

Vous imaginez le tableau ! ?

Tata Baluchon, les yeux hors de la tête au vu de ce membre habituellement dissimulé mais n’ignorant pas complètement l’utilisation qui en est usuellement faite s’étrangle et tombe de son pouf avant de se redresser vivement et de hurler :

« JAMAIS, vous m’entendez bien, jamais personne ne m’a traitée comme ça, je suis une jeune fille, monsieur, une vraie vierge et je tiens à le rester, je hais le sexe, je le hais … »

Le cuisinier, les deux merguéziennes et le maître d’hôtel se sont saisis de l’excitée et se dépêchent de l’ôter à la vue du calife qui a fait un signe le poing fermé le pouce dirigé vers le bas tout en jurant dans sa langue que cette folle ne vaut pas un pet de chameau.

Depuis le pont arrière, le cuisinier et le majordome pousse la concierge à la flotte pendant que les odalisques jettent les vêtements et le gros sac simili de tata Baluchon par-dessus bord alors que le yacht continue sa course à grande vitesse.

La voici qui barbote empêtrée dans sa djellaba. Elle est en grand péril. Elle essaie bien d’appeler au secours mais l’eau qui lui rentre dans la bouche et le nez l’en empêchent.

 

***

 

J’ai un petit coup de blues en passant devant la porte de la loge où est exposée une feuille sur laquelle il est inscrit : « la concierge prend des vacances ».

Où est-elle, que fait-elle ?

Ca ne fait que 4 jours, pas même une semaine qu’elle est partie, mais ça me semble bien plus.

Ne plus l’avoir sur le dos, ne plus me sentir épié, surveillé, ne plus l’avoir sur ma route à me bloquer pour me narrer ses pérégrinations abracadabrantesques ….  Tout cela me manque un peu …  mais je sais que ça va passer et que cette quiétude doit être appréciée à sa juste valeur…

 

 FIN épisode 1


***

 

 

 

 

 

Épisode 2 : Tata Baluchon en Égypte.

Après avoir dûment bu la tasse, elle se retrouve au Caire où elle va quand même prendre le temps de visiter les pyramides pour son plus grand malheur.

 

Épisode 3 : Tata Baluchon au Soudan.

Enlevée par des touaregs elle arrive à dos de chameau dans la ville où s’unissent pour la fin de leurs vies le Nil bleu et le Nil blanc.

 

Épisode 4 : Tata Baluchon espionne au service de sa majesté.

Ayant réussi à se sauver des griffes de ses terribles geôliers, elle tombe de Charybde en Scylla et doit espionner pour la Reine d’Angleterre pour sauver sa peau !

 

Épisode 5 : Tata Baluchon les pissenlits pas la racine.

Pour survivre, tata Baluchon se fait marchande des quatre saisons à Djakarta où elle fait la connaissance du professeur Sevy, savant atomiste qui la demande en mariage.

 

Épisode 6 : Tata Baluchon sic gloria mundi transit.

Le savant a un petit accident qui empêche le mariage …. Elle part pour Bali contre son gré où elle va entrer dans un corps de balais Balinais pour le plus grand amusement des touristes.

 

Épisode 7 : Tata Baluchon chasse le kangourou.

Remarquée par un riche propriétaire Australien, elle se retrouve dans un ranch en plein bush. Elle ne devra son salut qu’à des bushmen qui pensent qu’elle est l’incarnation du dieu des kangourous.

 

Épisode 8 : Tata Baluchon saute en parachute sur Prétoria.

Elle part dans les bagages d’un sud africain qui n’apprécie guère de la retrouver dans la soute à bagages au moment d’atterrir. Il la jette par la portière de l’avion.

 

Épisode 9 : Tata Baluchon pêche le gros à Dakar.

Elle descend jusqu’au Cap où elle embarque sur un chalutier Suisse qui part pour une campagne de pêche au marlin près des côtes Sénégalaises.

 

Épisode 10 : Comment Tata Baluchon rentre enfin à Paris et décide d’ouvrir un sex shop !

 

10/09/2012

Et le specatcle continue - show must go on !

 

Pour la 3ème fois, Régis présente son spectacle : "ouane mane chaud"

Sur des textes de votre serviteur.


suivez le guide ..........  Brest ....  pub Convention .... 19h30 20 sept 2012

31/07/2012

Régis cherche salles de spectacle pour son one man show

 

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Régis est-il un animal ?

 

S’il l’était, à n’en point douter, ce serait un caméléon ou une pieuvre.

 

L’un de ces animaux qui se fondent dans le paysage et qu’on ne reconnaît que lorsqu’il se déplace sur un autre fond dont il adopte les couleurs avant que vous n’ayez compté jusqu’à 3  !

 

Oh ! il n’est pas à proprement parler ce genre de transformiste de foire qui doit son succès aux costumes qu’il change plus vite que l’éclair  ….  Non ! Régis, lui endosse des personnalités diverses et variées avec l’aisance d’un authentique acteur, de ceux qui ne craignent pas de jouer tous les rôles sans en devenir aucun pour de bon.

 

Le voici charcutier et l’instant d’après il est psychiatre. A peine a-t-on le temps d’apprécier sa thérapie qu’il se transforme an pirate avec trois accessoires et un bandeau sur l’œil. Dès qu’il le retire le voici grand reporter international nous faisant découvrir les charmes de pays lointains et exotiques dont il revient célère pour nous faire partager son expérience de curé et de rocker ……

 

Voilà qui est Régis quand il se lance corps et âme dans son « ouane mane chaud ».

 

En quoi son spectacle est-il différent des autres (en sus de ne pas s’enliser dans ses personnages) ?

 

Régis s’appuie sur des textes sérieusement écrits même si leur contenu est décalé et surréaliste.

 

Régis interprète des textes qui ne contiennent ni vulgarité ni grossièretés, des textes plein d’humour intelligent qui redonne des couleurs à la vie et font oublier pour un instant magique le gris qu’il y a dehors.

 

Et comment je le sais ?

 

Parce que j’ai écrit les textes et que je soutiens Régis qui en vaut vraiment le ticket d’entrée dans la cour des grands …. Bientôt.

 

18/07/2012

Mes oeuvres complètes sur Google Play ..... à prix très abordables

 

Vous attendiez tous cet évènement depuis fort longtemps ..... et moi .... alors !

 

Mais ça y'est !!!  Tout vient à point qui sait attendre !

 

Un raout chez les ploutocrates (pièce de théâtre et adaptation cinéma)

 

Métempsychose du bigorneau (receuil de nouvelles)

 

Ludmilla (roman d aventures)

 

Aux ailes bleues du vent (poésies chansons mirlitons)

 

Yfig fait son cinéma (scenarii de courts et longs métrages)

 

DVDP la Joconde (polar)

 

 

et bientôt .....

 

Apocalypse nucléaire  (scénar cinéma)

Mel pot littéraire (sketches humoristiques)

et

Psychédélies (pièce de théâtre et adaptation cinéma)

 

 

Bonne lecture, bon amusement !

 

 

 

15/06/2012

La nostalgie est-elle mauvaise conseillère .... vendre à tout prix .... n'est pas ma devise !

En 1990 fut construit et mis en oeuvre un sas à l'entrée (sur l'estuaire de la Seine) du port de Honfleur.
Depuis, le port est toujours en eau (ne subit plus les marées et donc ne se vide plus.)
Tous les dix ans on fait venir une drague (que nous appelons entre nous "la Marie sal.ope" ) pour curer le fond de l'avant port et du vieux bassin. A cette occasion on retrouve des objets divers et avariés jetés par les quidam qui veulent se débarrasser de ce qui les gênent. Des mobylettes .... et l'année dernière, un landau !
 
La flotte des bateaux de pêche se renouvelle d'un ou deux bateaux tous les deux ans.  
Aujourd'hui, tous les bateaux sont modernes.  
Le bateau du tableau a été disloqué depuis belle lurette !
 
Ce tableau représente l'avant port de Honfleur vidé de son eau (marée basse) avant 1990 et vous ne verrez plus ce genre de spectacle en venant à Honfleur. C'est un moyen format (F15)
 
Le quai fait partie du quai de la quarantaine, c'est là que les navires restaient quarante jours quand on suspectait qu'ils ramenaient une maladie à bord.
 
C'est vrai, je ne vends pas grand chose. Ne me confiez jamais rien à vendre, je n'ai pas la fibre !
J'espère toujours que ça changera mais je ne suis pas assez lêche-cul pour ce genre d'activité. Il faut faire des salamalecs aux prospects, leur dire des mots doux, leur faire croire qu'on s'intéresse à eux alors que c'est juste leur fric qui vaut quelque chose chez eux !!!!!    :whistle:  
 
L'autre jour, on m'a dit, au téléphone, qu'il fallait que je me rende aux festivals pour rencontrer des gens et vendre mes pièces de théâtre (si ça peut vous servir) ...  mais je n'irai pas, je ne suis pas un maquignon ni une p.ute (encore que certaines ont un coeur gros comme une pastèque ....  n'est-ce pas, Lolotte ! ?)
 
Après tout ....  vendre, est-ce vraiment si important ?
 
La dernière fois que j'ai exposé en galerie, j'ai vendu un tableau, toujours le même .... j'aurais pu en faire une  industrie, les chalands le réclamaient ...  ils voulaient tous leur petit tableau de Honfleur si charmant, ensoleillé et touristique .... et ...  si peu cher !!!  (format F6)
Le cabestan et la b.ite d'amarrage sont un peu disproportionnés .....  encore faut-il le savoir ....  et puis ça change de la photo ! :)
 
Ce qui est rare est cher !   :lol:
 
Cliquez pour agrandir
 
 
En y réfléchissant, j'en ai vendu un deuxième plusieurs fois aussi ......  le vieux bassin du côté du quai de la Lieutenance (appelée ainsi depuis 1640)
 
http://fr.artscad.com/A-Imgs.nsf/0/72AA7B22464BD0C3C12577DD007A42D2/$FILE/Grande_port_honfleuro.Jpg

07/06/2012

Ce texte n'a reçu aucun prix et n'a pas été apprécié ...... j'y peux rien, merde !

 

Yfig

 

Le 13 février 2012

 

• USA : perdre son logement dans un pays où le président s’appelle Barack

 

Les personnages :

 

Sean Goldmann  :  Banquier – attaché de clientèle de la banque Sachs et Goldmann.

 

Jack Sachs : C’est l’agent immobilier de la banque Sachs et Goldmann chargé de vendre la maison des Baraque ….

 

Marcel Baraque : Client endetté qui vient demander des délais de paiement et se fait piquer sa baraque.

 

Priscilla Baraque : Sa femme

 

 

 

 

 

Sean Goldmann  (à la porte de son bureau, accueille ses clients) : Entrez, je vous en prie.

 

(Marcel et Priscilla entrent et s’asseyent dans les chaises que leur montre Sean qui lui-même se rassoit  derrière son bureau.)

 

Sean Goldmann  (Derrière son bureau) : Que me vaut le plaisir ?

 

(Marcel et Priscilla ouvrent de grands yeux, ils se regardent, visiblement ils ne comprennent pas le langage des banquiers.)

 

Sean Goldmann  (Derrière son bureau) : Pouvez-vous me dire ce qui vous amène ?

 

Marcel Baraque : On voudrait faire un emprunt.

 

Sean Goldmann : Un emprunt pour quoi faire ? Consommation courante ? Achat de véhicule ? De bien immobilier ? Investissement spéculatif ?

 

(Marcel et Priscilla restent cois et interrogatifs, ils échangent des regards interrogatifs, puis Marcel se lance)

 

Marcel Baraque : Ce serait pour un emprunt pour payer une dette.

 

Sean Goldmann : Une dette ?  Quelle sorte cette dette ?

 

Marcel Baraque : Ce serait pour payer la maison.

 

Sean Goldmann : Pour acheter une maison ?

 

Marcel Baraque : Non, non, c’est pour rembourser un crédit qu’on n’a pas pu payer.

 

Sean Goldmann : Mais qui est votre banquier ?

 

Marcel Baraque : Ben …. C’est vous monsieur Goldmann.

 

Sean Goldmann : Vous avez un compte chez nous?

 

Marcel Baraque : Ben …. Oui !

 

Sean Goldmann (semble soudain beaucoup moins aimable) : Votre nom, je vous prie ?

 

Marcel Baraque : Baraque.

 

Sean Goldmann : Comme notre président ?

 

Marcel Baraque : Non, pas tout à fait, je descends d’une vieille famille française et mon nom ne s’écrit pas comme le prénom de notre président !

 

Sean Goldmann (tapote sur le clavier de son ordinateur)  : Je ne trouve pas, vous pouvez épeler ?

 

Marcel Baraque : B A R A Q U E

 

Sean Goldmann : Votre prénom est Marceule (il prononce à l’américaine)

 

Marcel Baraque : Ca se prononce ‘Marcel’

 

Sean Goldmann : Vous êtes né ?

 

Marcel Baraque : Ici, à Obama dans l’Oklahoma.

 

Sean Goldmann : Et vous madame, votre prénom et lieu de naissance ?

 

Priscilla Baraque : Priscilla, née ici à Obama dans l’Oklahoma.

 

Sean Goldmann : Eh bien vous avez bien fait de venir, vous allez m’éviter de vous envoyer un courrier de 4$, à vos frais, pour vous convoquer. Vous n’avez pas payé vos trois dernières traites pour le remboursement du prêt de votre maison. Nous avons entamé une procédure de poursuites.

 

Priscilla Baraque : Ben …  nous sommes là pour cette raison, pour demander votre aide.

 

Sean Goldmann : Selon votre dossier, vous avez acheté votre maison il y a six mois et ça fait trois mois que vous ne payez déjà plus ! Vous n’avez pas honte ?

 

Marcel Baraque : J’ai perdu mon boulot le jour où nous avons emménagé. J’étais convoyeur de fonds pour votre banque mais vous m’avez viré le jour où nous avons signé le prêt.

 

Sean Goldmann : Moi je ne suis que chargé de clientèle, je n’y suis pour rien.

 

Priscilla Baraque : Ben ….  Si …  vous pouvez nous faire un prêt pour qu’on vous rembourse notre retard.

 

Sean Goldmann : Mai si je vous faisais un prêt, avec quoi le rembourseriez-vous ?

 

Marcel Baraque : Je vais retrouver du boulot, on est en Amérique, quand même, tous les rêves sont possibles !

 

Sean Goldmann : Oui à condition d’avoir de l’argent !

 

(Un silence)

 

Sean Goldmann : Bon, vous en avez de l’argent, parce que sinon on va vous prendre votre maison pour nous rembourser nous-mêmes.

 

Marcel Baraque : Vous ne pouvez pas faire ça !

 

Sean Goldmann : Ah bon ! Et pourquoi on ne pourrait pas faire  ça ?

 

Marcel Baraque : Parce que dans ce cas là vous allez perdre de l’argent, puisqu’on ne vous paiera pas !

 

Sean Goldmann : On vendra votre maison et on gardera l’argent !

 

Priscilla Baraque : Si vous faites ça, je vous tue !

 

Marcel Baraque : Euh ! Ma femme veut dire qu’on vous fera un procès.

 

Sean Goldmann : Faudrait que vous ayez de l’argent pour payer l’avocat, ces gens là ne travaillent par pour rien !

 

Priscilla Baraque : On empruntera, vous n’êtes pas la seule banque des Etats Unis !

 

Sean Goldmann : Avec votre taux d’endettement, personne ne voudra vous faire crédit.

 

Priscilla Baraque : On vendra la maison.

 

Sean Goldmann : Elle nous appartient, elle est hypothéquée.

 

Priscilla Baraque : Dans ce cas vous n’avez qu’à payer vous-même les mensualités.

 

Sean Goldmann : Non ! Je vais tout reprendre depuis le début parce que vous semblez ne pas bien comprendre dans quelle situation vous vous êtes fourrés !

 

Marcel Baraque : Dites plutôt que c’est vous qui nous y avez fourrés !

 

Sean Goldmann : Vous n’aviez qu’à pas signer.

 

Marcel Baraque : Vous êtes venu nous chercher.

 

Sean Goldmann : Mais c’est n’importe quoi !

 

Priscilla Baraque : Depuis combien de temps travaillez-vous pour la banque, monsieur ….. monsieur comment, déjà ?

 

Sean Goldmann : Monsieur Sean Goldman, attaché de clientèle à la banque Sachs and Goldman depuis une semaine.

 

Priscilla Baraque : Eh bien vous n’étiez donc pas là quand nous avons signé, vous ne savez rien de ce qui s’est passé !

 

Sean Goldmann : Je travaillais pour la succursale de  Ralleigh, North Caroline(prendre l’accent américain), nous pratiquons partout de la même manière.

 

Marcel Baraque : Alors vous savez bien que vous nous avez embarqués dans vos sales combines.

 

Sean Goldmann : Dites donc, restez polis !

 

(Un silence)

 

Sean Goldmann  (pianotant sur le clavier de son ordinateur) : Bon ! Je contacte notre agent immobilier nous verrons ce que nous pouvons faire.

 

Priscilla Baraque : Il va sûrement tout faire pour nous rendre notre argent.

 

Sean Goldmann : Tout dépend de la valeur résiduelle de votre bien …. Mais je ne veux pas anticiper sur les conclusions de notre expert.

 

Marcel Baraque : Alors après nous avoir vendu un crédit, vous nous avez foutu à la porte et maintenant vous voulez nous piquer la maison que vous refusez de nous aider à payer et c’est votre expert que vous avez envoyé … parce que nous l’avons bien vu roder autour de notre maison, votre expert …

 

Sean Goldmann : Ecoutez monsieur Baraque, si vous ne voulez pas qu’on vous aide, je vous envoie les huissiers et vous vous débrouillez avec eux !

 

Priscilla Baraque : Envoyez les … on les tue !

 

Marcel Baraque : Ma femme veut dire qu’on ne leur ouvrira pas la porte.

 

Sean Goldmann : Ouaip ! Vaut mieux pas avancer des menaces !

 

Priscilla Baraque : La menace, c’est vous et ça craint !

 

Jack Sachs (fait son entrée – très jovial, il tend la main aux époux Baraque) : Bonjour, bonjour,  non, non ne vous levez pas …  je suis Jack Sachs, conseiller immobilier de la banque Sachs et Goldman, comment allez-vous ?

 

Priscilla Baraque : Merci, très mal !

 

Marcel Baraque : On ne peut plus mal !

 

Jack Sachs : Allons, allons, tout peut s’arranger dans la vie, il faut la prendre du bon côté !

 

Marcel Baraque : Plus facile à dire qu’à faire !

 

Sean Goldmann : Jack, vous connaissez, je crois, les époux Baraque ? Vous êtes allé voir leur maison pour en faire une évaluation, c’est bien ça ?

 

Jack Sachs : Mais oui, bien sûr, très jolie maison, très bien située, un bel investissement ….

 

Sean Goldmann : Les époux Baraque ne paie plus les traites de leur emprunt et nous nous voyons dans l’obligation de saisir la maison pour la revendre et nous payer de notre prêt.

 

Jack Sachs : Ah ! Oui, non, je confonds, c’est Baraque votre nom ? Oui, ah ! je pensais à la maison des Barbaque, vous voyez, c’est presque pareil …  mais la maison, non, c’est pas pareil du tout, la votre est très mal située, complètement invendable, surtout que le terrain est humide et le voisinage, Oh ! la la ! le voisinage, pas fréquentable le voisinage  ….  Personne ne voudra d’une maison comme ça !

 

Priscilla Baraque : Mais vous vous moquez de nous,  c’est pas possible, notre maison est toute neuve, dans un ensemble résidentiel avec commerces, hôpital, salle de sport, piscine et   …..

 

Jack Sachs : Je suis désolé chère petite madame, mais les propriétaires de votre ensemble résidentiel sont en train de vider les lieux, la plupart ne peuvent plus payer leurs mensualités leurs maisons sont vendues au plus offrant et les nouveaux propriétaires sont très     comment dire …. très …

 

 Marcel Baraque : Cherchez pas, on a compris, vous êtes en train de vous payer notre tête, mais nous demanderons une contre expertise …..

 

Sean Goldmann : Et vous le paierez comment l’expert ?

 

(Un silence)

 

Jack Sachs : En tout cas, j’ai fait une évaluation de votre bien et je pense que nous pouvons le mettre en vente à 150.000 $

 

Priscilla Baraque (très animée, au bord de la crise de nerfs) : Quoi ! Mais nous avons emprunté 250.000 $

 

Jack Sachs : Je vous ai donné les raisons de mon évaluation, voulez-vous que je vous les rappelle …

 

 Marcel Baraque : Si nous vendons notre maison pour seulement 150.000$, qui paiera les autres 100.000 ?

 

Sean Goldmann : Il est évident que puisque vous aviez emprunté 250.000$ si nous reprenons votre maison pour 150.000$ vous devrez continuer de nous rembourser les 100.000$ de différence, nous vous faisons cadeau des frais d’expertise, mais il y aura des frais de dossier et de levée d’hypothèque et …..

 

Marcel Baraque (hurle très en colère) : C’est du vol, de l’escroquerie,  de la filouterie, nous allons porter plainte, vous ne vous en tirerez pas comme ça !!!

 

Priscilla Baraque (très animée, au bord de la crise de nerfs elle se lève menaçante …) : Je vais vous  tuer !

 

 Marcel Baraque : Et moi je vais la laisser faire …  je vais même l’aider ….  (il se lève et se lance dans la bagarre avec sa femme …)

 

(s’en suit une grande confusion … tout le monde se débat …se tape dessus et crie)

 

Sean Goldmann (crie) : Sécurité … sécurité … sécurité ….

 

 

 

(Tout le monde s’arrête et ils partent sauf Priscilla qui reste devant le public)

 

 

 

 

 

 

 

Priscilla Baraque : Toute cette farce est une pure fiction et n’est absolument pas inspirée de faits réels ayant existés, nous savons bien, vous et moi, que ce genre de situation n’est jamais arrivée et n’arrivera jamais. C’est pourquoi il vaut mieux en rire !

 

 

 

Tout le monde rit

 

 

 

 

 

FIN