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26/09/2012

J'ai de nombreux projets d'écriture en cours. En voici un qui me tient particulièrement à coeur.

 

Les aventures extraordinaires   

de

tata Baluchon

 

 

 

 

Épisode 1 : Tata Baluchon à Saint Tropez

Connaissez-vous ma tante Baluchon ?

Un sacré personnage, c’est moi qui vous le dis ….  Elle n’a pas sa langue dans la poche de sa blouse, non ….  Elle l’a plutôt bien pendue à l’entrée de sa loge !

Attention, sa loge ne signifie pas qu’elle soit franc maçonne …. Ou alors maçonne comme la guêpe éponyme qui pique plus vite que son ombre !

Sa loge, figurez-vous, c’est un deux pièces au rez-de-chaussée de l’immeuble où j’habite rue puce-pique …. Euh ! …  non, pardon, Pic-Puce !

Il est coquet son petit appartement mais quand on passe devant sa porte, ce qui choque les narines c’est cette odeur de pisse de chat !

Elle, c’est une femme d’une cinquantaine d’années, assez obèse, je dirais dans les cent dix cent quinze kilos,  avec des cheveux poivre et sel lavasses, tenus en chignon croûton par un lacet de chaussure, une robe large avec des dessins de légumes genre pomme de terre, poireaux, carotte, navets, cornichons …  d’ailleurs, ça sent souvent le chou dans les escaliers !

Quand elle sourit, sa bouche se découvre sur deux rangées de chicots noirâtres et malodorants si on s’approche trop !

Elle dispose d’une paire de nibards très impressionnante au point qu’elle n’a jamais trouvé de soutif à sa taille et qui reposent sur son bide proéminent alors que l’ensemble repose sur une paire de guiboles grosses comme des baguettes asiatiques (En fait ça doit être un effet d’optique !) elles-mêmes agrémentées de grosses chaussettes à motifs écossais fourrées dans des pantoufles usées de partout.

***

 

L’ascenseur arrive ….  Une voix connue dans mon dos :

« Hep ! mon neveu, faut que je lui dise … »

Elle est comme ça, tata Baluchon, elle ne connaît ni le voussoiement, ou alors que très exceptionnellement, ni le tutoiement. Elle s’adresse toujours aux autres à la troisième personne.

Je me retourne, elle m’alpague par la manche pour être certaine que je ne vais pas m’enfuir dans le lift !

« Y va plus me voir … »

Sûre de son petit effet, elle fait ‘teaser’ le suspens ….  Évidemment, mon air surpris, interrogatif et quelque peu dubitatif la ravit et elle reprend avant que j’aie le temps de me réjouir …

« Pendant deux semaines ! »

Ouais, je me disais aussi ….

« Je pars en vacances. 

Il le sait peut-être pas mais ça fait quinze ans que je n’ai pas pris de vacances, il était temps que je décompresse ! »

C’est surtout à moi que ça va faire des vacances !

« Et tu  pars quelque part ? »

« J’ai réservé sur internet, je pars en covoiturage pour Morzine où j’ai de la famille, une tante éloignée, tatie Danièle, qui est concierge dans un immeuble coquet et bourgeois. »

Je ne puis m’empêcher d’avoir une  pensée émue pour les pauvres covoiturés qui vont se retrouver  avec cette montagne de chair et de crasse pour compagne de route ! Heureusement elle compense par un cœur grand comme ça !

 

 

***

A l’avant, un jeune homme d’une trentaine d’années conduit le véhicule qu’il a loué et qui lui rapporte un peu d’argent grâce à la participation qu’il demande aux covoiturés. Il fait d’une pierre deux coups puisqu’il va à Morzine retrouver sa copine pour deux semaines de ski et d’amour.

Sa voisine, une jeune femme d’une trentaine d’années également, brune, au teint quelque peu livide et qui rentre à Morzine après avoir échoué dans ses recherches de travail à Paris. Elle n’est pas d’humeur loquace, elle déprime à l’idée de retourner vivre chez ses parents.

A l’arrière droite, une femme d’âge mûr, les cheveux teints auburn descendants en boucles sur ses frêles épaules et au centre son compagnon, un gars bourru et renfrogné qui n’apprécie pas d’être assis là à côté de ma tata. Ce sont des saisonniers qui partent à Morzine pour travailler dans un restaurant comme cuisinière et factotum.

Assise à l’arrière gauche, ma tante, toute tordue, elle a la joue contre la vitre. Il n’était pas prévu qu’ils soient 4 à l’arrière – si on considère que tata Baluchon compte pour 2 !

Les autres font des tronches pas possibles ! Et il y a de quoi !

C’est la sinistrose dans le véhicule.

Pour contrebalancer les odeurs insupportables qui flottent dans l’habitacle, ils roulent toutes vitres ouvertes et l’air qui s’engouffre dans le véhicule a fini par l’enrhumer …. C’est donc tout naturellement qu’elle éternue vigoureusement emplissant le véhicule d’une brume collante et malodorante.

C’est bien connu, l’éternuement engendre l’éternuement …. C’est un véritable concert cataclysmique !

Le chauffeur décide de faire une pause pipi.

Dès que la tantine  a disparu dans les toilettes, la voiture repart en trombe laissant le gros sac imitation peau de lama andain de tata Baluchon sur le bas côté.

Quand elle sort et comprend ce qui vient de passer, elle se met dans une rage digne d’un chien écumant prêt à mordre tout ce qui passe à sa portée. Sauf qu’avec ses chicots ….

Après un long moment de révolte tapageuse qui fait peur aux enfants et terrorise les parents, tata Baluchon finit par s’assagir et à réfléchir à sa situation qui n’a rien d’enviable.

Elle n’est arrivée qu’à Fontainebleau et maudit le chauffeur qui lui a prit cent euros de frais de participation.

Après plusieurs tentatives infructueuses d’autostop auprès des automobilistes de l’aire de repos, elle finit par se diriger vers le parking des poids lourds. Les routiers sont sympas, elle finit par en trouver un pas trop bégueule qui accepte de la prendre à bord.

C’est un brave homme qui conduit avec prudence son poids lourd qui transporte des pièces de rechange de voiture allemandes. Il est bonhomme et engage volontiers la conversation :

« Alors comme ça on vous a laissé sur le bord de la route ? »

« Oui, quand je rentrerai à la maison, il entendra parler du pays, je ne vais pas en rester là, c’est moi qui vous le dis ! »

« Mais c’était des parents à vous ? »

« Ben non, je les connais pas, j’avais trouvé un trip en covoiturage et il m’a pris 100 euros, faudra bien qu’y me les rende ! »

« De nos jours, on ne sait plus à qui se fier ! »

Tata Baluchon, bercée par le ronron régulier du moteur et la musique entêtante des pneus sur l’asphalte finit par s’endormir.

 

***

« Hep ! Madame, faut vous réveiller, on est arrivés ! »

« Déjà ! On est à Morzine ? »

« A Morzine, mais ça va pas la tête, on est à Saint Trop ! »

Et voilà tata Baluchon rendue sur un parking de supermarché non loin de la ville des fameux gendarmes.

Elle traîne son gros sac simili lama andain jusqu’à un autobus qui l’amène jusqu’au port.

Ah ! Elle est fringante avec sa robe bleue à pois noirs, son foulard jaune à voilette violette, ses chaussures rouges et son gros sac marron tout élimé !

Faut dire qu’elle est un peu perdue la tante. Elle n’a pas été programmée pour ce genre de situation et puis …. Où aller ? À qui demander conseil ? Que faire ?

Elle atterrit à la terrasse du café de Paris, sur le quai, fasse à la rade et aux luxueux yachts qui mouillent là, endormis par les légers clapotements de la mer bleue translucide.

Elle demande un café et la carte …. Quand le garçon lui demande de payer le café avant de le lui servir, elle est toute ébouriffée !

« Qu’est-ce qui s’passe ? j’ai une tête de voleuse, il l’a pas confiance, y croit que je vais me sauver sans payer, moi, une descendante des Baluchon, concierges depuis plus de quarante ans ! »

Mais le garçon ne veut rien savoir !

« C’est pour tout le monde pareil, madame, c’est pour éviter la fraude qui est courante ici ! »

Elle s’étrangle en regardant le prix du café !

« Mais c’est pas le prix d’un café, ça, c’est le prix d’un repas ! »

Le garçon ne se démonte pas, il a l’habitude !

« Vous êtes à St Trop, madame, pas à Deauville ! »

Elle se lève et s’en va sans demander son reste ni boire son café qu’elle ne paie pas. Le garçon n’est pas surpris, il commente simplement :

« Encore une fauchée paumée à St Trop ! »

Et il repart avec son plateau et son café déjà froid.

Elle  ne sait où aller, elle se sent perdue, abandonnée ….  Et finit par s’assoir sur son sac juste en face d’un magnifique yacht de milliardaire : le « Pacha d’al Beïda ».

Elle ne le sait pas, madame Baluchon, mais ce yacht est la propriété du calife de Merguez, un émirat peu connu où il est coutume d’offrir l’hospitalité aux dames moyennant quelques privautés. D’ailleurs, les Merguéziens adorent les femmes obèses.

Le cuisinier du yacht, sorti sur le pont arrière pour fumer un joint la repère et se dit que son maître pourrait bien le récompenser pour une si belle prise.

Il descend donc l’air de rien sur le quai et commence à tourner autour de la concierge qui finit par se rendre compte de son manège.

Le dialogue s’engage …

« Qu’est-ce qu’il a à tournicoter comme ça autour de moi ? Y m’a jamais vue ? Y veut ma photo ?»

L’homme a un fort accent mais il parle un peu le françaoui.

« T’y es nouvelle ici ? »

« Nouvelle ? Comment ça nouvelle ? »

« J’y t’y jamais vue avant ! »

« Ben oui, c’est normal, je viens juste d’arriver par erreur, je voulais aller à Morzine et je me retrouve ici … y parle d’une mésaventure ! Et je connais personne, je sais pas où aller, je suis perdue ! »

Elle esquisse un sanglot.

« T’y veut monter sur l’y bateau ? J’y vais t’y donner à manger, j’y suis cuisinier sur l’y bateau ! »

Elle le scrute fort suspicieusement, mais le gars a l’air normal, comme un président de la République.

« Ben je dis pas non, j’ai rien mangé depuis hier et on a roulé toute la nuit. »

La voilà assise dans la cuisine du bateau à se goinfrer de plats hallal et épicés. Elle se régale !

Soudain, le bateau est saisi de soubresauts. Le bruit s’amplifie et elle comprend que le bateau appareille … qu’il part, quoi !

Elle se lève maladroitement, alpague son sac simili, manque tomber et cherche son chemin vers la sortie…. Qu’elle ne trouve pas. Mais il y a un hublot où elle colle son museau et voit défiler les quais et les autres bateaux …

Madame Baluchon est inquiète … elle se pose des tas de questions qui ne resteront pas très longtemps sans réponse.

Le cuisinier fourbe vient la chercher et ‘sirupeusement’, il l’invite à venir se rafraîchir sur le gaillard d’avant où, justement, le calife de Merguez se repose.

Elle arrive tenant fermement contre son sein son baluchon …  son sac, quoi !

Ignorante des coutumes merguéziennes, madame Baluchon serre la main que le calife lui tendait afin qu’elle la baise respectueusement.

Le calife ne s’offense pas outre mesure de ce manque de civilité, de toute façon, ce n’est pas ce qu’il attend de la dame qu’il observe attentivement et sous toutes les coutures de sa robe à pois. Elle est vraiment parfaite, parfaitement désirable et aux goûts de son hôte.

Celui-ci lui propose de partager un punch au rhum de Couscous , la capitale de l’émirat dont il est le puissant calife puis lui propose d’aller se rafraîchir sans sa cabine avant qu’elle ne le rejoigne dans le salon des privautés.

Elle est prise en charge par deux belles femmes maures mais moins accortes, cependant, que la concierge en goguette …

Après s’être douchée, les odalisques lui proposent une djellaba d’un blanc immaculé. D’ailleurs,  elle n’a plus rien d’autre à se mettre, ses vêtements ont disparus.

Les deux femmes entraînent madame Baluchon jusqu’au salon des privautés et c’est là que les doutes commencent à l’assaillir car les murs sont couverts d’estampes japonaises toutes plus explicites les unes que les autres.

Le calife la met à l’aise :

« Viens ma belle, ma loukoum, ma biche sauvage, ma gazelle, viens me faire bouillir l’airo (pénis en arabe) et il sort un énorme vit turgescent !

Vous imaginez le tableau ! ?

Tata Baluchon, les yeux hors de la tête au vu de ce membre habituellement dissimulé mais n’ignorant pas complètement l’utilisation qui en est usuellement faite s’étrangle et tombe de son pouf avant de se redresser vivement et de hurler :

« JAMAIS, vous m’entendez bien, jamais personne ne m’a traitée comme ça, je suis une jeune fille, monsieur, une vraie vierge et je tiens à le rester, je hais le sexe, je le hais … »

Le cuisinier, les deux merguéziennes et le maître d’hôtel se sont saisis de l’excitée et se dépêchent de l’ôter à la vue du calife qui a fait un signe le poing fermé le pouce dirigé vers le bas tout en jurant dans sa langue que cette folle ne vaut pas un pet de chameau.

Depuis le pont arrière, le cuisinier et le majordome pousse la concierge à la flotte pendant que les odalisques jettent les vêtements et le gros sac simili de tata Baluchon par-dessus bord alors que le yacht continue sa course à grande vitesse.

La voici qui barbote empêtrée dans sa djellaba. Elle est en grand péril. Elle essaie bien d’appeler au secours mais l’eau qui lui rentre dans la bouche et le nez l’en empêchent.

 

***

 

J’ai un petit coup de blues en passant devant la porte de la loge où est exposée une feuille sur laquelle il est inscrit : « la concierge prend des vacances ».

Où est-elle, que fait-elle ?

Ca ne fait que 4 jours, pas même une semaine qu’elle est partie, mais ça me semble bien plus.

Ne plus l’avoir sur le dos, ne plus me sentir épié, surveillé, ne plus l’avoir sur ma route à me bloquer pour me narrer ses pérégrinations abracadabrantesques ….  Tout cela me manque un peu …  mais je sais que ça va passer et que cette quiétude doit être appréciée à sa juste valeur…

 

 FIN épisode 1


***

 

 

 

 

 

Épisode 2 : Tata Baluchon en Égypte.

Après avoir dûment bu la tasse, elle se retrouve au Caire où elle va quand même prendre le temps de visiter les pyramides pour son plus grand malheur.

 

Épisode 3 : Tata Baluchon au Soudan.

Enlevée par des touaregs elle arrive à dos de chameau dans la ville où s’unissent pour la fin de leurs vies le Nil bleu et le Nil blanc.

 

Épisode 4 : Tata Baluchon espionne au service de sa majesté.

Ayant réussi à se sauver des griffes de ses terribles geôliers, elle tombe de Charybde en Scylla et doit espionner pour la Reine d’Angleterre pour sauver sa peau !

 

Épisode 5 : Tata Baluchon les pissenlits pas la racine.

Pour survivre, tata Baluchon se fait marchande des quatre saisons à Djakarta où elle fait la connaissance du professeur Sevy, savant atomiste qui la demande en mariage.

 

Épisode 6 : Tata Baluchon sic gloria mundi transit.

Le savant a un petit accident qui empêche le mariage …. Elle part pour Bali contre son gré où elle va entrer dans un corps de balais Balinais pour le plus grand amusement des touristes.

 

Épisode 7 : Tata Baluchon chasse le kangourou.

Remarquée par un riche propriétaire Australien, elle se retrouve dans un ranch en plein bush. Elle ne devra son salut qu’à des bushmen qui pensent qu’elle est l’incarnation du dieu des kangourous.

 

Épisode 8 : Tata Baluchon saute en parachute sur Prétoria.

Elle part dans les bagages d’un sud africain qui n’apprécie guère de la retrouver dans la soute à bagages au moment d’atterrir. Il la jette par la portière de l’avion.

 

Épisode 9 : Tata Baluchon pêche le gros à Dakar.

Elle descend jusqu’au Cap où elle embarque sur un chalutier Suisse qui part pour une campagne de pêche au marlin près des côtes Sénégalaises.

 

Épisode 10 : Comment Tata Baluchon rentre enfin à Paris et décide d’ouvrir un sex shop !

 

10/09/2012

Et le specatcle continue - show must go on !

 

Pour la 3ème fois, Régis présente son spectacle : "ouane mane chaud"

Sur des textes de votre serviteur.


suivez le guide ..........  Brest ....  pub Convention .... 19h30 20 sept 2012

06/09/2012

Lettre pas fermée à Hollande, Ayrault, Bockel et tous les nuléaires o’philes !

 

 

Fessenheim : l'une des centrales les plus sûres, martèle Bockel .


Est-ce que l'homme est né avec des centrales nucléaires ?


A-t-il toujours vécu avec la surconsommation ?


Êtes-vous en mesure de démontrer que notre niveau de vie nous rend plus heureux ?


Vous déplacez-vous en hélicoptère, en avion personnel, avez-vous un bateau dans chaque port ?
Désolé, mais les petites gens ne voient absolument pas les choses comme vous. Le prix de l’essence les limite dans leurs déplacements et ils peuvent à peine réaliser le nécessaire.


Certes, pour faire vivre un Tapie il faut la consommation d'une ville de 10000 personnes au moins et pour un Sarko ou un Ayrault il faut faire chauffer la marmite ..... quelques privilégiés n’hésitent pas pour leur plaisir à consommer des quantités astronomiques d’énergie ! Ils s’en foutent que les prix s’enflamment, ils répercutent les coûts sur les pauvres gens …. Ainsi ce sont toujours les mêmes qui trinquent pour ceux qui s’enivrent !


Tous vos arguments ne sont qu’arguties !
Parce que vous vous comportez en défenseur d'un mode de vie qui mène droit à la destruction de la planète et que l'énergie atomique est le cancer qui nous tuera tôt ou tard puisque personne ne maîtrise cette technologie et que les déclarations péremptoires des ingénieurs atomistes ne sont contrôlées que par eux-mêmes.

 

Qu’allons-nous laisser en héritage à nos descendants ? La mort ?


A qui profite le crime ? Nous payons déjà le prix fort pour entretenir la machine infernale et les coûts délirants sont directement liés aux frais engendrés par l'entretien de centrales obsolètes et dangereuses et les coût abyssaux du retraitement des déchets radioactifs !

Il suffit de lire nos factures EDF pour le constater.


Je suis prêt à me passer définitivement d'électricité si cela peut sauver les vies de nos descendants. Etes-vous prêt à en faire autant ?

 




Apocalypse centrale nucléaire

Intro musicale

Les hommes ayant désintégré
Le verbe il ne reste plus rien
Pas une chimère ni un chien
La terre s’éteint déshéritée

Le ciel saturé d’uranium
De radium et de plutonium
S’obscurcit opaque infernal
Irisé de tons suie létale

La centrale nucléaire vomit
Ses poisons meurtriers maudits
Toute vie est désintégrée
Brûlée irradiée dépecée

A terre s’entassent pêle-mêle
Les âmes laides les âmes belles
Les âmes jeunes les âmes vieilles
Celle du poète celles des abeilles

Pont

refrain
Ces âmes amères sans sépulture
Peignent leur nature sur les murs
Exécutant une arabesque
Tantôt atroce tantôt grotesque

Chorus

Voyez ramper sans dignité
Ces âmes abjectes de députés
Qui ont voté le doigt en l’air
L’avènement du nucléaire

Ils cherchent en vain à échapper
A l’opprobre de l’humanité
Des milliards d’hommes qu’ils ont tués
Pour assouvir leur vanité

Mais ils ne peuvent éviter
Les coups violents bien mérités
Les injures grises ni les crachats
L’ire froide de la foule qui bat
Pont

refrain
Ces âmes perdues sans sépulture
Griffent leurs cris sourds sur les murs
Gigotent abracadabrantesques (masques carnavalesques)
Tantôt féroces tantôts clownesques

Chorus


Rouges de sang les âmes tristes
Des enfants errent innocents
Questionnent les âmes des présidents
Sur leurs motifs si égoïstes

Les mamans pleurent en silence
Sur ces décombres de violence
Les vies gâchées de leurs bambins
Ces petits corps de chérubins

L’âme festive du poète
Donne un dernier feu d’artifice
Ornant les ruines de la bâtisse
De fastueux scintillements de fête


Pont

refrain
Ces âmes amères sans sépulture
Gravent leur effroi sur les murs
Faisant ainsi une arabesque
Tantôt atroce tantôt gaguesque

Chorus

L’âme jaunie d’un chef d’orchestre
Ecrit hagard de sa baguette
Une partition sans queue ni tête
Qui s’évanouit par la fenêtre

Bleus effarés des musiciens
S’accordent sur le ‘la’ du rien
Aucun son ne sort de leurs mains
Désormais les accords sont vains


Les âmes lasses des spectateurs
Tirent une dernière révérence
Applaudissant tous en silence
L’exploit futile de ces acteurs

Pont

refrain
Ces âmes rongées sans sépulture
Gravent leur frayeur sur les murs
Faisant de grandes arabesques
Tantôt atroce tantôt burlesques

Chorus

Rien désormais n’a d’importance
La mort remet tout à zéro
A l’heure de la dernière danse
Chiens et princes sont alter ego

Les âmes glissent sur le vent
Voici venu la fin des temps
Les âmes légères comme des plumes
S’évanouissent dans la brume

Les autres lourdes et visqueuses
S’enfoncent flasques très nébuleuses
Vers les entrailles de la terre
Juste où l’on situe les enfers



03/09/2012

Il en va de la mémoire de tout un peuple .... je ne peux pas laisser dire n'importe quoi sur les vikings !

D'aucuns osent prétendre que les vikings étaient de braves gens qui ne cherchaient que le bonheur des autres par leur activité de marchands.

 

 

 

Les vikings, en fait, étaient des barbares qui tuaient tout ce qui pouvait être tué (en priorité les humains) afin de faire table rase et de pouvoir s'installer confortablement à la place de ceux qui auparavant occupaient les lieux.

 

 

 

Certes, au début de leurs visites intéressées, ils ne s'établissaient pas, ils pillaient monastères, églises, cathédrales et couvents parce que c'est là qu'était l'argent, l'or et les pierres précieuses.

 

 

 

Mais, rapidement, ils ont pris goût à nos filles, ces belles filles bien dodues aux formes généreuses et aux culs callipyges !

 

 

 

La normande, comme les vaches qu'elle élève, est une fille à traire. Mais on peut aussi en tirer d'autres avantages et même des enfants. C'est ce que firent bon nombre de vikings qui finirent par s'attacher au pays et à ses brebis.

 

 

 

Bon! vivre comme les autochtones dans des maisons à pans de bois, ça ne les branchaient pas c'est pourquoi ils brûlèrent nos villages et construisirent des huttes de pailles et de roseaux comme celles de chez eux.

 

 

 

Le roi de France, un certain Charles III dit "le simple" (qui ne signifiait point qu'il fut simplet mais bien qu'il était droit et franc) se rendit compte que le mal était fait ! Les vikings s'étaient établis et avaient pignon sur rue et enfants bâtards dans leurs chaumines ! Il aurait fallu intervenir bien avant !

 

 

 

Contre mauvaise fortune, il fit donc bonne mine et se dit comme ça entre deux rots et trois pets que le mieux était encore de faire de ses ennemis des amis.

 

 

 

Et voilà comment il signa le traité de Saint Clair sur Epte avec le salaud d'immigré clandestin Rollon, chef des hordes barbares de vikings.

 

 

 

Rollon s'établit à Rouen (ça vient de Rollon avant, c'était Rothomagus d'origine romaine - autres envahisseurs) et ....  comme il l'avait promis l'hors de la signature du traité (il aurait pu se contenter d'un bras d'honneur) il se convertit, lui et ses hommes au catholicisme.

 

 

 

Après tout, les dieux sont tellement cons qu'ils ne s'apercevraient de rien !

 

 

 

Avant ils croyaient en Thor, un énergumène qui pensait que l'homme était sur terre pour établir son règne avant de disparaître devenu inutile. Faut avouer que le catholicisme leur offrait un avenir un peu plus durable (comme notre nouvelle économie de peaux de chagrins!).

 

 

 

Et voilà comment on peut croiser aujourd'hui dans les villes de basse et haute Normandie des gaillards bedonnants à la moustache en bataille, aux cheveux hirsutes à la langue bien pendue et aux enfants tout blond !

 

 

 

Avouez, mon histoire est quand même plus attrayante que ce triste récit de marchands allogènes vendant des amulettes et des masques africains sur nos marchés normands.

 

 

 

Au fait, la normandie, avant ça s'appelait "Nostrie"; 'Normand', ça vient de 'nord man' : homme du nord.

 

 

 

Tiens ! comment ça s'appellera bientôt ? Mostagaden ? Choufti l'kelb ? Addin'om' aq ?

 


 



31/07/2012

Régis cherche salles de spectacle pour son one man show

 

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Régis est-il un animal ?

 

S’il l’était, à n’en point douter, ce serait un caméléon ou une pieuvre.

 

L’un de ces animaux qui se fondent dans le paysage et qu’on ne reconnaît que lorsqu’il se déplace sur un autre fond dont il adopte les couleurs avant que vous n’ayez compté jusqu’à 3  !

 

Oh ! il n’est pas à proprement parler ce genre de transformiste de foire qui doit son succès aux costumes qu’il change plus vite que l’éclair  ….  Non ! Régis, lui endosse des personnalités diverses et variées avec l’aisance d’un authentique acteur, de ceux qui ne craignent pas de jouer tous les rôles sans en devenir aucun pour de bon.

 

Le voici charcutier et l’instant d’après il est psychiatre. A peine a-t-on le temps d’apprécier sa thérapie qu’il se transforme an pirate avec trois accessoires et un bandeau sur l’œil. Dès qu’il le retire le voici grand reporter international nous faisant découvrir les charmes de pays lointains et exotiques dont il revient célère pour nous faire partager son expérience de curé et de rocker ……

 

Voilà qui est Régis quand il se lance corps et âme dans son « ouane mane chaud ».

 

En quoi son spectacle est-il différent des autres (en sus de ne pas s’enliser dans ses personnages) ?

 

Régis s’appuie sur des textes sérieusement écrits même si leur contenu est décalé et surréaliste.

 

Régis interprète des textes qui ne contiennent ni vulgarité ni grossièretés, des textes plein d’humour intelligent qui redonne des couleurs à la vie et font oublier pour un instant magique le gris qu’il y a dehors.

 

Et comment je le sais ?

 

Parce que j’ai écrit les textes et que je soutiens Régis qui en vaut vraiment le ticket d’entrée dans la cour des grands …. Bientôt.

 

18/07/2012

Mes oeuvres complètes sur Google Play ..... à prix très abordables

 

Vous attendiez tous cet évènement depuis fort longtemps ..... et moi .... alors !

 

Mais ça y'est !!!  Tout vient à point qui sait attendre !

 

Un raout chez les ploutocrates (pièce de théâtre et adaptation cinéma)

 

Métempsychose du bigorneau (receuil de nouvelles)

 

Ludmilla (roman d aventures)

 

Aux ailes bleues du vent (poésies chansons mirlitons)

 

Yfig fait son cinéma (scenarii de courts et longs métrages)

 

DVDP la Joconde (polar)

 

 

et bientôt .....

 

Apocalypse nucléaire  (scénar cinéma)

Mel pot littéraire (sketches humoristiques)

et

Psychédélies (pièce de théâtre et adaptation cinéma)

 

 

Bonne lecture, bon amusement !

 

 

 

07/06/2012

Ce texte n'a reçu aucun prix et n'a pas été apprécié ...... j'y peux rien, merde !

 

Yfig

 

Le 13 février 2012

 

• USA : perdre son logement dans un pays où le président s’appelle Barack

 

Les personnages :

 

Sean Goldmann  :  Banquier – attaché de clientèle de la banque Sachs et Goldmann.

 

Jack Sachs : C’est l’agent immobilier de la banque Sachs et Goldmann chargé de vendre la maison des Baraque ….

 

Marcel Baraque : Client endetté qui vient demander des délais de paiement et se fait piquer sa baraque.

 

Priscilla Baraque : Sa femme

 

 

 

 

 

Sean Goldmann  (à la porte de son bureau, accueille ses clients) : Entrez, je vous en prie.

 

(Marcel et Priscilla entrent et s’asseyent dans les chaises que leur montre Sean qui lui-même se rassoit  derrière son bureau.)

 

Sean Goldmann  (Derrière son bureau) : Que me vaut le plaisir ?

 

(Marcel et Priscilla ouvrent de grands yeux, ils se regardent, visiblement ils ne comprennent pas le langage des banquiers.)

 

Sean Goldmann  (Derrière son bureau) : Pouvez-vous me dire ce qui vous amène ?

 

Marcel Baraque : On voudrait faire un emprunt.

 

Sean Goldmann : Un emprunt pour quoi faire ? Consommation courante ? Achat de véhicule ? De bien immobilier ? Investissement spéculatif ?

 

(Marcel et Priscilla restent cois et interrogatifs, ils échangent des regards interrogatifs, puis Marcel se lance)

 

Marcel Baraque : Ce serait pour un emprunt pour payer une dette.

 

Sean Goldmann : Une dette ?  Quelle sorte cette dette ?

 

Marcel Baraque : Ce serait pour payer la maison.

 

Sean Goldmann : Pour acheter une maison ?

 

Marcel Baraque : Non, non, c’est pour rembourser un crédit qu’on n’a pas pu payer.

 

Sean Goldmann : Mais qui est votre banquier ?

 

Marcel Baraque : Ben …. C’est vous monsieur Goldmann.

 

Sean Goldmann : Vous avez un compte chez nous?

 

Marcel Baraque : Ben …. Oui !

 

Sean Goldmann (semble soudain beaucoup moins aimable) : Votre nom, je vous prie ?

 

Marcel Baraque : Baraque.

 

Sean Goldmann : Comme notre président ?

 

Marcel Baraque : Non, pas tout à fait, je descends d’une vieille famille française et mon nom ne s’écrit pas comme le prénom de notre président !

 

Sean Goldmann (tapote sur le clavier de son ordinateur)  : Je ne trouve pas, vous pouvez épeler ?

 

Marcel Baraque : B A R A Q U E

 

Sean Goldmann : Votre prénom est Marceule (il prononce à l’américaine)

 

Marcel Baraque : Ca se prononce ‘Marcel’

 

Sean Goldmann : Vous êtes né ?

 

Marcel Baraque : Ici, à Obama dans l’Oklahoma.

 

Sean Goldmann : Et vous madame, votre prénom et lieu de naissance ?

 

Priscilla Baraque : Priscilla, née ici à Obama dans l’Oklahoma.

 

Sean Goldmann : Eh bien vous avez bien fait de venir, vous allez m’éviter de vous envoyer un courrier de 4$, à vos frais, pour vous convoquer. Vous n’avez pas payé vos trois dernières traites pour le remboursement du prêt de votre maison. Nous avons entamé une procédure de poursuites.

 

Priscilla Baraque : Ben …  nous sommes là pour cette raison, pour demander votre aide.

 

Sean Goldmann : Selon votre dossier, vous avez acheté votre maison il y a six mois et ça fait trois mois que vous ne payez déjà plus ! Vous n’avez pas honte ?

 

Marcel Baraque : J’ai perdu mon boulot le jour où nous avons emménagé. J’étais convoyeur de fonds pour votre banque mais vous m’avez viré le jour où nous avons signé le prêt.

 

Sean Goldmann : Moi je ne suis que chargé de clientèle, je n’y suis pour rien.

 

Priscilla Baraque : Ben ….  Si …  vous pouvez nous faire un prêt pour qu’on vous rembourse notre retard.

 

Sean Goldmann : Mai si je vous faisais un prêt, avec quoi le rembourseriez-vous ?

 

Marcel Baraque : Je vais retrouver du boulot, on est en Amérique, quand même, tous les rêves sont possibles !

 

Sean Goldmann : Oui à condition d’avoir de l’argent !

 

(Un silence)

 

Sean Goldmann : Bon, vous en avez de l’argent, parce que sinon on va vous prendre votre maison pour nous rembourser nous-mêmes.

 

Marcel Baraque : Vous ne pouvez pas faire ça !

 

Sean Goldmann : Ah bon ! Et pourquoi on ne pourrait pas faire  ça ?

 

Marcel Baraque : Parce que dans ce cas là vous allez perdre de l’argent, puisqu’on ne vous paiera pas !

 

Sean Goldmann : On vendra votre maison et on gardera l’argent !

 

Priscilla Baraque : Si vous faites ça, je vous tue !

 

Marcel Baraque : Euh ! Ma femme veut dire qu’on vous fera un procès.

 

Sean Goldmann : Faudrait que vous ayez de l’argent pour payer l’avocat, ces gens là ne travaillent par pour rien !

 

Priscilla Baraque : On empruntera, vous n’êtes pas la seule banque des Etats Unis !

 

Sean Goldmann : Avec votre taux d’endettement, personne ne voudra vous faire crédit.

 

Priscilla Baraque : On vendra la maison.

 

Sean Goldmann : Elle nous appartient, elle est hypothéquée.

 

Priscilla Baraque : Dans ce cas vous n’avez qu’à payer vous-même les mensualités.

 

Sean Goldmann : Non ! Je vais tout reprendre depuis le début parce que vous semblez ne pas bien comprendre dans quelle situation vous vous êtes fourrés !

 

Marcel Baraque : Dites plutôt que c’est vous qui nous y avez fourrés !

 

Sean Goldmann : Vous n’aviez qu’à pas signer.

 

Marcel Baraque : Vous êtes venu nous chercher.

 

Sean Goldmann : Mais c’est n’importe quoi !

 

Priscilla Baraque : Depuis combien de temps travaillez-vous pour la banque, monsieur ….. monsieur comment, déjà ?

 

Sean Goldmann : Monsieur Sean Goldman, attaché de clientèle à la banque Sachs and Goldman depuis une semaine.

 

Priscilla Baraque : Eh bien vous n’étiez donc pas là quand nous avons signé, vous ne savez rien de ce qui s’est passé !

 

Sean Goldmann : Je travaillais pour la succursale de  Ralleigh, North Caroline(prendre l’accent américain), nous pratiquons partout de la même manière.

 

Marcel Baraque : Alors vous savez bien que vous nous avez embarqués dans vos sales combines.

 

Sean Goldmann : Dites donc, restez polis !

 

(Un silence)

 

Sean Goldmann  (pianotant sur le clavier de son ordinateur) : Bon ! Je contacte notre agent immobilier nous verrons ce que nous pouvons faire.

 

Priscilla Baraque : Il va sûrement tout faire pour nous rendre notre argent.

 

Sean Goldmann : Tout dépend de la valeur résiduelle de votre bien …. Mais je ne veux pas anticiper sur les conclusions de notre expert.

 

Marcel Baraque : Alors après nous avoir vendu un crédit, vous nous avez foutu à la porte et maintenant vous voulez nous piquer la maison que vous refusez de nous aider à payer et c’est votre expert que vous avez envoyé … parce que nous l’avons bien vu roder autour de notre maison, votre expert …

 

Sean Goldmann : Ecoutez monsieur Baraque, si vous ne voulez pas qu’on vous aide, je vous envoie les huissiers et vous vous débrouillez avec eux !

 

Priscilla Baraque : Envoyez les … on les tue !

 

Marcel Baraque : Ma femme veut dire qu’on ne leur ouvrira pas la porte.

 

Sean Goldmann : Ouaip ! Vaut mieux pas avancer des menaces !

 

Priscilla Baraque : La menace, c’est vous et ça craint !

 

Jack Sachs (fait son entrée – très jovial, il tend la main aux époux Baraque) : Bonjour, bonjour,  non, non ne vous levez pas …  je suis Jack Sachs, conseiller immobilier de la banque Sachs et Goldman, comment allez-vous ?

 

Priscilla Baraque : Merci, très mal !

 

Marcel Baraque : On ne peut plus mal !

 

Jack Sachs : Allons, allons, tout peut s’arranger dans la vie, il faut la prendre du bon côté !

 

Marcel Baraque : Plus facile à dire qu’à faire !

 

Sean Goldmann : Jack, vous connaissez, je crois, les époux Baraque ? Vous êtes allé voir leur maison pour en faire une évaluation, c’est bien ça ?

 

Jack Sachs : Mais oui, bien sûr, très jolie maison, très bien située, un bel investissement ….

 

Sean Goldmann : Les époux Baraque ne paie plus les traites de leur emprunt et nous nous voyons dans l’obligation de saisir la maison pour la revendre et nous payer de notre prêt.

 

Jack Sachs : Ah ! Oui, non, je confonds, c’est Baraque votre nom ? Oui, ah ! je pensais à la maison des Barbaque, vous voyez, c’est presque pareil …  mais la maison, non, c’est pas pareil du tout, la votre est très mal située, complètement invendable, surtout que le terrain est humide et le voisinage, Oh ! la la ! le voisinage, pas fréquentable le voisinage  ….  Personne ne voudra d’une maison comme ça !

 

Priscilla Baraque : Mais vous vous moquez de nous,  c’est pas possible, notre maison est toute neuve, dans un ensemble résidentiel avec commerces, hôpital, salle de sport, piscine et   …..

 

Jack Sachs : Je suis désolé chère petite madame, mais les propriétaires de votre ensemble résidentiel sont en train de vider les lieux, la plupart ne peuvent plus payer leurs mensualités leurs maisons sont vendues au plus offrant et les nouveaux propriétaires sont très     comment dire …. très …

 

 Marcel Baraque : Cherchez pas, on a compris, vous êtes en train de vous payer notre tête, mais nous demanderons une contre expertise …..

 

Sean Goldmann : Et vous le paierez comment l’expert ?

 

(Un silence)

 

Jack Sachs : En tout cas, j’ai fait une évaluation de votre bien et je pense que nous pouvons le mettre en vente à 150.000 $

 

Priscilla Baraque (très animée, au bord de la crise de nerfs) : Quoi ! Mais nous avons emprunté 250.000 $

 

Jack Sachs : Je vous ai donné les raisons de mon évaluation, voulez-vous que je vous les rappelle …

 

 Marcel Baraque : Si nous vendons notre maison pour seulement 150.000$, qui paiera les autres 100.000 ?

 

Sean Goldmann : Il est évident que puisque vous aviez emprunté 250.000$ si nous reprenons votre maison pour 150.000$ vous devrez continuer de nous rembourser les 100.000$ de différence, nous vous faisons cadeau des frais d’expertise, mais il y aura des frais de dossier et de levée d’hypothèque et …..

 

Marcel Baraque (hurle très en colère) : C’est du vol, de l’escroquerie,  de la filouterie, nous allons porter plainte, vous ne vous en tirerez pas comme ça !!!

 

Priscilla Baraque (très animée, au bord de la crise de nerfs elle se lève menaçante …) : Je vais vous  tuer !

 

 Marcel Baraque : Et moi je vais la laisser faire …  je vais même l’aider ….  (il se lève et se lance dans la bagarre avec sa femme …)

 

(s’en suit une grande confusion … tout le monde se débat …se tape dessus et crie)

 

Sean Goldmann (crie) : Sécurité … sécurité … sécurité ….

 

 

 

(Tout le monde s’arrête et ils partent sauf Priscilla qui reste devant le public)

 

 

 

 

 

 

 

Priscilla Baraque : Toute cette farce est une pure fiction et n’est absolument pas inspirée de faits réels ayant existés, nous savons bien, vous et moi, que ce genre de situation n’est jamais arrivée et n’arrivera jamais. C’est pourquoi il vaut mieux en rire !

 

 

 

Tout le monde rit

 

 

 

 

 

FIN

 

 

 

19/04/2012

Pièce de théâtre (comédie de boulevard) : Un psy peut en cacher un autre

 

Comédie de boulevard de deux actes de cinq tableaux chacun


 

Une pièce qui répond bien au nom de comédie de boulevard. Je dirais même plus, comédie de boulevard du boulevard du boulevard… tant la caricature domine l'intrigue et les personnages.

 

Une pièce dans les règles du vaudeville et de la comédie de boulevard, ça oui, il n’y a aucun doute là dessus l’exercice est réussi. Un scénario découpé de manière équilibrée ce qui sert le rythme, les intrigues et situations qui s’y succèdent avec il est vrai une belle énergie.

 

Une chute qui fonctionne et qui surprend, tout cela est très bien, avec une maîtrise des rouages de la structure. Les dialogues font mouche et sont rythmés.

 

Les personnages sont des caricatures bien faites, on se met aisément dans leur peau, à tous, et ça les rend humains.

 

 

- 1 heure 30
- 13 personnages

 

Minimum : 1 actrice - 3 acteurs (1 acteur pouvant se grimer en actrice)

 

Maximum : 6 actrices - 7 acteurs



 

 

Pièce de théâtre (comédie de boulevard) : Un raout chez les ploutocrates

 

Un raout, c’est une soirée mondaine.

 

Les ploutocrates sont des personnes fortunées qui influencent la vie politique par leur argent.

 

 

 

Autant vous dire qu’il y a du beau linge à cette soirée mondaine.

 

Des gens des lettres et des arts, du spectacle, des hommes politiques, des éditeurs, des producteurs de films , et même des demi-mondaines.

 

Mais on s’apercevra vite que tout ce beau monde ne se fait pas de cadeaux.

 

Bien entendu, le spectateur, lui, n’est pas là pour s’ennuyer, alors, croyez-moi, c’est une franche rigolade.

 

 

 

 

 

 

 

Comédie de boulevard et de mœurs contemporaines en 3 actes de 3 scènes chacun

 

 

 

Durée estimée : 2 heures (avec un entracte)

 

 

 

40 personnages pour une trentaine d’acteurs.


Edité sous forme de livre de poche 5

 

LARAB

 

J’étais dans un bar

 

J’ai demandé un p’tit noir

 

Un grand noir m’a traité de « sale blanc »

 

Je lui ai répondu « espèce de blanc bec »

 

Il m’a aussitôt intenté un procès en appelant la LICRA

 

Les flics sont arrivés sirène hurlante ….

 

Ils étaient deux, deux blacks, il m’ont demandé : « tu as quelque chose contre les noirs ? »

 

J’ai dit : « au contraire j’ai commandé un p’tit noir »

 

Eux : « tu prétends que les noirs sont tous petits ! ? »

 

Moi : « mais non …. Un p’tit noir c’est … »

 

Ils ne m’ont pas laissé le temps de développer, ils m’ont fracassé le crâne et les roustons et m’ont passé les menottes ...

 

Au poste, il n’y avait que des noirs, même le commissaire était noir … J’veux dire …. Il était vraiment noir, pas saoul ! !

 

Il me demande : « Alors ? on veut faire le malin ? »

 

Moi : « mais non, je voulais juste me taper un p’tit noir au comptoir ! »

 

Lui : « Ah ! c’est comme ça, on se fout de moi, on veut jouer les pédophiles … anthropophages ? »

 

Moi : « C’est de l’humour noir ? »

 

Le commissaire : « noir c’est noir il n’y a plus d’espoir … !  vous, les petits blancs vous vous ressemblez tous mais on vous tient, on vous a mis sur liste noire !»

 

On se serait cru dans un mauvais roman de série noire !

 

Il a vu que je broyais du noir, il m’a dit « la prochaine fois tu y réfléchiras à deux fois avant de prétendre bouffer du noir ! »

 

Il a éteint la lumière et je me suis retrouvé dans le noir.

 

C’est à ce moment que je me suis dit que ça allait bien ces histoires de racisme anti blanc et j’ai décidé de créer l’association LARAB (Ligue Anti Racisme Anti Blanc) !

 

 

 

19/01/2012

Yfig, doléances démocratiques et républicaines .....


Piston, vous avez dit piston !

Bonjour mesdames, mesdemoiselles, messieurs.
Qu’on le reconnaisse ou non, il faut bien en convenir, notre société française est organisée principalement autour du piston (des recommandations).
Certes, ce système de promotion n’est pas nouveau, les textes qui évoquent ce mode de cooptation sont pléthores de toutes les époques et dans toutes les strates de notre société.


Certains pistons sont anodins d’autres sont terrifiants.


Lorsqu’un emploi de fonctionnaire est occupé par un parent ou un ami, voir un affidé d’une organisation syndicale, on peut n’y voir qu’une entorse au principe d’égalité des citoyens et les critiques s’en émeuvent parfois.
Mais lorsqu’un PDG d’une grande entreprise publique est nommé pour ses accointances avec le président ou  le premier ministre, la pratique ne semble guère froisser les bonnes consciences.
Sarkozy a même poussé le bouchon jusqu’à officialiser la nomination du président de France Télévision par son bon gré.
Partout, à tous les échelons, à tous les postes, dans toutes les organisations qu’elles soient publiques ou privées les exemples de postes occupés par des pistonnés font florès !


Cette misérable habitude pourrait rester sans conséquences  ….. seulement voilà ….. nous connaissons tous des pistonnés si incompétents que leur impéritie engendre de terribles conséquences.
Et en contrepartie, on retrouve un nombre incalculable de jeunes diplômés de haut niveau (5,6 ans et plus après le bac ...) qui ne trouvent pas d’emploi.


Cette pratique est une gangrène pour notre Nation.


Un cadre supérieur sur deux est un incompétent notoire qui prend des décisions stupides et contraires aux intérêts de la société.

Et comme, malheureusement ce système se nourrit de lui-même, il semble impossible d’en voir la fin. Bien au contraire, avec la crise, il se développe très dangereusement. Chacun souhaitant protéger qui un parent, qui un proche ou un ami.


Bien entendu, le piston est hyperactif au plus haut de la pyramide sociétale et on ne compte plus le nombre de ministres qui ont obtenu leur maroquin par remerciements pour services rendus ou à rendre. Je ne donnerai pas de noms, mais des ministres de la défense, de l’économie, de la justice, de la santé …. Etc ….qui ont montré et démontré leur infinie incapacité à tenir la fonction, sont dans tous les esprits.


Qu’est-ce que le piston ?
C’est, tout simplement le rejet des compétences au profit de l’empathie familiale et du népotisme.
C’est par cette sordide pratique que nous retrouvons partout des personnes qui n’ont rien à faire là !


Des actrices et acteurs, des chanteuses et chanteurs, des écrivains, des cinéastes, des réalisatrices et réalisateurs, des animatrices animateurs, des chefs d’entreprises, des dirigeants de syndicats, des maires, des conseillers, des présidents de conseil régionaux, des députés, des sénateurs …..  etc …..


Les artifices de la fausse démocratie permettent à ce système de se maintenir fermement en place par la délégation de pouvoirs déférée via les élections.


Mais malheureusement, toutes ces élections sont truquées, à commencer par celle du président de la République qui est prise en otage par la pratique du parrainage des 500 signatures.


Les députés reçoivent des délégations de leurs partis, idem pour les sénateurs et tous les autres élus ….  Cette obstruction faite aux talents individuels sclérose notre société où grenouillent toujours les mêmes de leur enfance jusqu’à leur mort !


Chacun devrait pouvoir donner le meilleur de lui-même à la Nation. 

En confisquant les places électives, les politiciens démontrent leur volonté d’empêcher les forces vives de l’Etat de jouer leur rôle.
Quiconque a jamais adhéré à un syndicat, un parti, voire une association a pu constater que ces organisations sont le pré carré de 2 ou 3 potentats qui règnent en maîtres et écartent brutalement tous ceux qui se mettent en travers de leurs ambitions !
Pour asseoir leur pouvoir despotique, ils s’entourent d’une armée de permanents, salariés zélés et précaires qui doivent tout aux maîtres et à qui il ne viendrait en aucune façon l’idée de regimber !


Il faut limiter DRASTIQUEMENT la durée des mandats à tous les niveaux et  répartir plus sainement les subventions qui permettent le financement des candidats.


L’argent étant, à ce qu’on dit, le nerf de la guerre !


Il est inadmissible que les petits candidats (ceux qui ne participent pas d’une grosse structure) doivent payer de leur poche leur propre campagne !
On prétend vouloir la démocratie mais on empêche monsieur madame tout le monde de se présenter ! La démocratie ne rime-t-elle pas avec diversité ?
Allons, les candidats exotiques, qui se présentaient pour la défense des chaussettes sales ou du petit salé aux lentilles ridiculisaient-ils plus la politique que ceux qui aujourd’hui viennent nous vomir leurs promesses creuses et leurs insultes qui se voudraient être des bons mots ! ?


Quand Ségolène se trémoussait en représentation exhibitionniste au Zénith, était-elle plus crédible que Sarkozy fêtant sa victoire au Fouquet’s avec sa smala ou bronzant sur le pont du yacht de Bolloré ?


Allons, les politiques n’ont guère besoin de petits candidats pour être ridicules …..   au contraire, même, ça peut les sauver !!!!

Voilà, j’en ai fini avec mes doléances.


Il ne suffit pas de préconiser le retour du pouvoir au peuple, il faut mettre les moyens qui le permettent.

Or, quel autre moyen que la représentativité électorale ?



05/01/2012

Vous avez besoin de croire, d’avoir foi …. Je vais vous en donner, moi, de la religion !

Frères humains qui tant avez besoin de mystères et de mysticisme,

 D’histoires merveilleuses et religieuses, tant besoin de croire et d’espérer,

 Il est temps de jeter vos missels, vos bibles et vos torahs, vos corans et ses versets,

 L’entité suprême et omniprésente qui transcende le tout et fait partie du tout et de vous

 Est là, devant vos yeux et n’attend qu’un signe de vous pour la remercier de vous avoir donné la vie !

 

 

Non, ce n’est pas un dieu dont je parle, mais de la déesse dont vous êtes issus et dont vous devez prendre soin comme de vous-même.

 

 Cette déesse a pour nom Gaïa ou Gé ou Terre.

 

 

 D’où venez-vous ?

 De la Terre.

 Où allez-vous ?

 Que ce soit en cendres ou en cadavre, vous retournerez à la Terre.

 

Quant à vous qui n’avez nul besoin de déité pour vivre, vous ne pouvez nier que votre vie dépend entièrement de la Terre.

 

C’est une évidence, la Terre vit et nous vivons sur Terre.

 Elle est toute puissante et pourtant subit nos souillures.

 

Tant que vivra la Terre nous avons toutes chances de vivre ….

 Si la Terre meurt,

 Nous mourrons.

 

Voici une déesse bien plus exigeante que tous ces dieux insignifiants qui ne sont que le fruit de l’imagination humaine et qui n’ont d’emprise sur l’homme que par la main des prêtres, imams et autres rabbins qui prétendent détenir la vérité quand ils sont incapables de décrire leur soi-disant dieu.

 

 La Terre, je peux vous la décrire.

 La Terre est belle.

 La Terre est immense et multiforme, elle est constituée de terres et de mers, de plaines et de montagnes, de plages et de fonds marins, de forêts et de déserts.

 Elle est rouge, bleue, verte, blanche, noire, jaune et de tant d’autres tons et nuances ….

 Elle est  aride ici et trempée là.

 Froide, chaude, calme, agitée.

 

Elle est vivante, ses eaux ne cessent d’aller et venir et ses entrailles bouillonnent aux rythmes de son cœur de magma qui pulse son sang de lave.

 

La Terre n’est pas un dieu abstrait qui dit un jour une chose et le lendemain son contraire par les voix discordantes de ses prélats.

 

La Terre ne préconise pas la haine ni le meurtre ni le vol ou le viol.

 

Elle a patiemment donné vie à une multitude d’êtres.

 

La Terre nous donne tout ce qu’elle recèle pour que la vie se perpétue et se développe, elle est généreuse et ne demande en échange que peu de soins et d’attentions.

 

Seulement voilà !

 L’homme refuse de voir cette simple vérité. L’homme refuse sa véritable culpabilité, sa lâcheté, sa duplicité.

 Plutôt que d’apporter tous ses soins à la Terre et lui donner ce qu’elle attend, il se prosterne devant des idoles ou d’autres hommes qui le soumettent et l’humilient dans des postures indignes et des pénitences stériles.

 

Au lieu de prendre soin de sa vie, l’homme chie sur sa Terre et la pollue sans le moindre complexe, empoisonnant son air, ses eaux et ses terres pour produire des biens dont il n’a nul besoin.

 

Quand l’air sera devenu irrespirable, saturé de saloperies radioactives et de déchets de dioxine, qu’adviendra-t-il de l’humain ?

 

Il disparaîtra, de son propre fait, de sa propre cupidité, de sa propre imbécillité.

 

Alors, vous tous qui avez tant besoin de prières, de temples, de synagogues, d’églises, de chapelles, de mosquées, de mandaroms …. Construisez plutôt de simples maisons de la Terre et réunissez-vous pour décider de ce que vous allez entreprendre pour réparer les torts que vous avez causés.

 

Vous attendez de vos gouvernements qu’ils se décident enfin à agir contre la pollution galopante …. Indignez-vous plutôt que rien ne soit fait et que les sommets sensés prendre des mesures ne soient que pantalonnades et pitreries.

 

Prenez votre destin et celui de vos descendants en main, réagissez s’il en est encore temps et par votre masse, obligez les pollueurs à cesser leur œuvre de destruction.

 La Terre est notre déesse et notre vie, notre bien commun, il n’y a pas de raisons qu’on la laisse se faire assassiner par quelques industriels avares et égocentriques.

 

Changez tout, prenez d’assaut les cathédrales et faites en des maisons de la Terre, que vos prières ne soient plus des vœux pieux mais des actes, des actes de sauvegarde de l’humanité et de protection de tous les êtres qui peuplent la Terre.

 

Vous avez besoin de la Terre, elle peut se passer de vous.

 Si vous continuez de la maltraiter, craignez qu’elle ne vous noie sous des déluges et des tsunamis ou qu’elle ne vous brûle de son sang de lave.

 

Respecter la Terre, c’est se respecter soi-même.

 

31/10/2011

Tous les seins .... tous les sains ..... tous les saints ....... la toussaint

 

Je connais un petit cimetière, je ne vous dis que ça !

 

 

 

Le soir de la toussaint, les autochtones viennent à pied par les routes et les chemins en groupes de trois quatre ou cinq personnes, le soir après la vesprée mais quand à l'horizon grille encore l'ampoule astrale en diffusant une douce luminosité dans les tons orangés.

 

 

 

Ils portent tous une grosse bougie dans un sac papier et cette procession franchit la petite grille de dentelle forgée et si rouillée qu’on ne peut plus la fermer puis se rassemble doucement, à pas feutrés devant la petite chapelle romantique à la croix dentelée comme une feuille croquée par des chenilles.

 

Les femmes, un châle noir sur les épaules ou sur leurs cheveux, parlent à voix basses, les hommes gardent les yeux baissés, mais quelques cris de bambins déchirent inopportunément le silence gras.

 

 

 

Toutes ces bougies forment une nouvelle lumière, diffuse, qui empêche la nuit de tomber définitivement. Elles éclaircissent les contours tremblants des visiteurs silencieux comme dans un tableau de Rubens.

 

 

 

Quand le dernier villageois a rejoint l’assemblée, ils prient à l’unisson et les marmonnements semblables à des gémissements montent dans le ciel pour atteindre les cieux. Le bourdonnement s’amplifie jusqu’à devenir grondant.

 

 

 

Les morts commencent à frissonner, le bruit monocorde des stèles qui tremblotent accompagne les psaumes des voix monotones.

 

On se sent enveloppé, happé, transporté par ce chant vibrant et qui prend lentement une force sans cesse grandissante pour atteindre à la fin l’acmé perçant  qui fore le ciel pour atteindre les étoiles et les morts qui y reposent.

 

 

 

Tout s’arrête. C’est la mort qui reprend possession du cimetière, mais les défunts ont ouï la prière des vivants et peuvent reprendre sereinement leur doux sommeil éternel. Ils savent qu’on ne les oublie pas.

 

 

 

Les petites bougies se séparent et pénètrent en étoiles le cimetière s’éparpillant entre les tombes, chacun, à présent va veiller son parent en toute intimité.

 

 

 

 

 

Fort de France (Martinique)

 

Les trois îlets

 

Toussaint 1977

 

14:01 Publié dans Blog, TEXTES, Voyage | Lien permanent | Commentaires (1)

30/10/2011

Vous aimez faire des dictées ..... proposez donc celle-ci à vos proches !

 

 

samedi 29 octobre 2011

 

 

 

Il y a, dans la vie des guides touristiques, des journées qui comptent double, ou triple, ou puissance ‘n’ !

 

L’autre jour, les clefs des greniers à sel étaient introuvables ……. Bon ….

 

Aujourd’hui, j’avais rendez-vous à 15h30 pour une visite en français. Je dois guider une trentaine de personnes.

 

Je passe un coup de fil vers 14h45 pour confirmer … Clémence confirme.

 

15h15 j’arrive à l’Office de Tourisme pour m’équiper du micro qui permet d’économiser la voix.

 

15h30 …. Personne.

 

15h45 …. Personne

 

16h …… personne

 

16h15 … Clémence cherche un numéro de téléphone pour essayer de déterminer la cause et l’ampleur du retard …. Mais personne ne répond.

 

 16h30 ….  Je sors devant l’Office avant de me déséquiper et déguerpir ….  Quelques personnes sont là je leur demande si elles attendent un guide … Oui.

Visiblement, ces touristes ne dînent pas à la table du roi (ni même à celle du président). Ce sont, ça se voit quand on a un peu l’œil, des gens défavorisés …. Non par le sort ou l’intellect, mais plutôt par leur statut social.

 

Bon, mon groupe est enfin arrivé. Faudrait trouver le responsable afin qu’on se mette d’accord …. 

 

Un monsieur qui me fait penser à Djamel Debouze (mais en moins sérieux) me conduit au responsable en question qui me semble fort goguenard.

 

« Vous n’êtes pas en avance » me permets-je de lui faire remarquer.

 

« Ouais, ben j’en ai marre de m’excuser depuis ce matin … on est en retard et c’est tout ! »

 

Ouf, charmant le prince (il ressemble à un vieil émir que j’ai connu du temps ou je trainais mes guêtres du côté de Riyad en Arabie Saoudite - le keffieh en moins !).

 

« Tenez ! » et il me tend un dossier tout en braquant son téléphone sur ma pomme. Pendant que je prends connaissance du document qui n’est qu’un plan de route, il me prend en photo.

 « C’est à vous que je paie ? »

 « Non, veuillez vous adresser à cette jeune femme… »

 

 

Je sors, j’ai besoin d’air.

 

 

J’attends encore un bon quart d’heure avant que mon prince ne sorte et entame une discussion à laquelle je ne suis pas convié ….

 

Au bout d’un certain temps, je finis par intervenir, au risque de paraître impoli je demande si nous pouvons commencer la visite ?

 « Ben mon vieux, on vous attend ! »

 J’encaisse ….  Je les emmène de l’autre côté de la rue et commence la visite …..

 

Pendant que je parle, l’émir, près de moi, s’entretient à haute voix avec quelques individus de sa clique …..

 

J’ai l’habitude de ce genre de situation. Ca se gère en continuant l’exposé jusqu’à ce que les compères mêmes du chieur finissent par lui intimer l’ordre de fermer sa grande gueule car on n’entend pas ce que dit le guide qui est plus intéressant que les histoires d’alcolos ….

 

Mais là …… rien, que pouic, que dalle …. Le mec continue à aboyer pour couvrir le son de mon micro que j’ai encore haussé ….

 Je m’interromps.

 Le gugusse (j’ai pas dit négus, vous remarquerez !) continue de pérorer comme une perruche en rut !

 Donc, je lui balance (à fond le micro) : « dites, si je vous gêne, faites-le moi savoir »

 Et le mec, du tac au tac me rétorque : « Moi, j’ai pas de micro, alors je suis bien obligé de parler fort pour me faire entendre. »

 

  Dites …. Vous qui avez quelque expérience de guide ….. vous auriez fait quoi à ma place ?

 

Je ne peux me résoudre à planter le petit groupe d’une douzaine de personnes qui sont restées pour suivre la visite. Ca me ferait trop chier de les pénaliser à cause de ce taré ….  Je me dis que je finirai bien par lui faire comprendre ……

 

Je me déplace …

 

Le petit groupe me suit comme mon ombre pendant que le pédezouille des banlieues reste en retrait …. Et c’est tant mieux.

 

Ils me posent des questions sur les essentages, sur l’ardoise et son utilisation, sur le châtaigner ….  J’avais raison, ces gens là sont curieux et à l’écoute.

 Une dame me demande si on peut être certain de l’origine de cette maison ….

Je lui explique avec presque de la jubilation qu’il n’est pas vraiment judicieux de parler d’origine mais qu’on peut se poser la question de la date (en siècle) de construction et des transformations successives de l’immeuble et de ce qu’il reste de ses origines ….. elle est ravie et me dit : «  Oui, c’est exactement ce que je voulais dire …. »

 

Je demande à mes visiteurs de m’attendre une minute le temps que j'aille chercher les clefs des greniers ….  Mais il n'y a pas de clefs, personnene sait où elles sont.

Je tente d'ouvrir la porte .... elle s'ouvre.

J’entre dans les greniers et m’enquiert auprès des trois honfleurais en train d’installer leur tables d’exposition si ça les dérange que je fasse mon boulot ?

Ils me répondent que nenni, que je suis le bienvenu …..  les tables sont vides et ces  tables vides encombrent les greniers.

 

Je fais rentrer mon petit monde dans les greniers ….. merde ! le chibani entre aussi (un peu comme Félicie dans la chanson de Fernandel !).

 

Nous nous faisons tout petits dans un coin et je commence l’histoire des greniers, de la gabelle …. A peine ai-je commencé qu’Yves (un agent d’entretien des greniers) vient vers moi en répétant

 « ça va pas l’faire, faut que tu sortes, ça va pas le faire, faut que tu sortes ….. »

 « Salut Yves, t’as un problème ? »

 «  tu peux pas rester là, j’ai bien prévenu l’Office, pas de visite aujourd’hui ni le week-end, pas de visites !!!! »

 Ah ! putain ! ça me gonfle grave !

Quelqu'un va-t-il se décider enfin à expliquer aux comiques que les greniers ne sont pas leur propriété privée .....  ou bien se décider une bonne fois pour toute à arrêter les visites de Honfleur si on ne peut rien faire visiter ?

L'Office de Tourisme est sous l'égide de la commune mais la commune semble faire en sorte que sa main droite refuse à sa main gauche de coopérer.

Les visites sont faites pour faire valoir la ville, pas pour emmerder les badauds !

 « Désolé, Yves, je vais faire vite, maintenant que nous sommes tous là …. »

 

 

 

Quelques personnes sortent par le couloir qui communique avec le petit grenier à sel et se plantent là avec l’air de dire :

 « Mais c’est qui ces intrus qui viennent polluer nos greniers ??? »

 Ca me gonfle, putain que ça me gonfle !!!!!!

 

 Malgré tout ….. faut pas oublier que j’ai fait l’Afrique …… je maîtrise mon irritation (j’ai toujours aimé les euphémismes) et je reprends la visite …..

 

 

« Ces greniers ont été construits en 1670 1672 par la ferme de la gabelle avec l’autorisation de Colbert. Colbert était le ministre de l’économie de Louis XIV …. »

 Le vieux bouc m’interrompt en se campant devant moi, devant les autres  ….

 « Ben oui, tout le monde sait ça que Colbert était le ministre de Louis XIV on n’est pas des imbéciles, on sait ça …. »

 Je choisis l’option : « ignorer » et je continue mon speech ….

 

 

Je parle et je pense ….. le type est en train de me filmer. Il a mis son téléphone à quelques centimètres de mon visage et il filme ………

 

Ok me dis-je, il va me prendre pendant quelques secondes ….  Mais non, il filme …..

 J’arrête de causer dans la caméra pas invisible et lui dis :

 « je ne voudrais pas être obligé de vous demander des droits d’auteur, pourriez-vous, SVP cesser de me filmer, ça me déconcentre ! »

 Lui : «  Les droits d’auteur ! ?  c’est pour moi les droits d’auteur, vous, vous pouvez tout juste prétendre au droit d’image … et encore …. »

 

 Là, il me GONFLE    !!!!   mais pour de vrai, pour de gros, pour toujours !

 « Ecoutez, vous me filmez sans me demander mon avis, vous enregistrez ma conférence, vous abusez de mon droit à l’image et de mes droits d’auteur car c’est moi qui ai écrit cette conférence (elle a bien un petit peu évoluée depuis la toute première – pardon pour mon manque d’humilité …) alors je vous demande de fermer votre téléphone et de suivre la visite si vous ne voulez pas que j’y mette fin prématurément. »

 

« Ok, j’arrête de vous filmer …. Voilà ! »

 Et il continue de filmer ….  Je me suis avancé, lui ai tourné le dos ….

 Il m’a tancé :

 « Vous vous prenez pour qui, vous croyez détenir l’autorité absolue ? »

 

 

C’en était trop ….. J’allais mettre fin à cette pantomime …

 

C’est à ce moment que j’ai croisé le regard  d’un enfant qui suivait la visite avec sa maman …. Puis le  regard de la maman …. Pourquoi ne réagissaient-ils pas ?

 Pourquoi, depuis le début de cette putain de visite, les autres ne se rebellaient-ils pas contre le bachibouzouk abruti ????

 De quelle influence les étouffait-il ?

 

A bout … j’ai repris la visite …. Pour la dame et ses enfants …….

 

 

Quelques secondes …… une minute tout au plus … j’allais expliquer le ‘minot’ ….. le gros con a fait un bruit de bâillement … énorme .....  dans mon dos !

 

 J’ai craqué !

 

Tant pis pour les gosses, pour les autres, pour moi ……  quand c’est trop, c’est trop …..

 

J’ai souhaité à tout le monde une bonne fin de journée et je les ai plantés là !

 

 

 

Je me suis rendu à l’Office pour restituer mon micro …   Clémence m’a dit …..

 

« Il était bizarre ! Je lui ai demandé pourquoi il ne nous a pas prévenu de son retard il m’a répondu que les piles de son portable étaient déchargées et juste après, il l’a sorti pour me prendre en photo !

Je lui ai demandé si le portable était rechargé …. Il m’a répondu que oui ! »

 

 

 

Si vous avez vécu une visite plus merdique que celle-là ………  je vous offre l’apéro !!!!!

 

 

 

 

 

 

26/09/2011

Devoir de mémoire

 

L'incroyable histoire de cette dame de soixante quinze ans qui a reçu un coup de poing dans la gueule par la poste !

 

 

Cette histoire se passe au fin fond de l'Ariège, dans un minuscule village de trois maisons, une dame de soixante quinze ans qui vit de chataîgnes, de noix, de choux et autres légumineuses avait complètement oublié une vieille querelle qui l'avait fait affronter l'autre villageoise âgée de soixante quartorze ans aujourd'hui.

Mais l'histoire de la querelle amoureuse entre les deux vieilles filles date de 1949.


Les deux jeunes filles étaient alors amoureuses du troisième villageois aujourd'hui âgé de quatre vingt ans et elles étaient prêtes à mourir pour lui.

Lui, devant cette surenchère des deux commères s'est engagé dans les spaïs et a vécu une vie d'aventure avant de revenir finir son âge dans son village.

Elles avaient fini par se pardonner mutuellement et celle de soixante quartorze ans avait totalement oublié qu'elle avait demandé à la poste de la grande ville d'envoyer par RAR un coup de poing à sa rivale en 1954.

La poste n'oublie jamais rien même si parfois le courrier met du temps à parvenir à destination.
Hier, donc, le facteur sonne à la porte de la vieille dame de soixante quinze ans et lui demande de signer le registre des RAR puis, sans perdre de temps, il lui fout son coup de poing dans la gueule.

Moralité :
Réfléchissez bien avant d'envoyer des RAR.