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14/01/2014

Une jeune personne me demande mon aide … comment pourrais-je la lui refuser ? Surtout qu’il s’agit de poésie : Le lac d’Alphonse de Lamartine.

 

 NB :    Voir à la fin de la chronique les poèmes cités.

Voir aussi sur internet les nombreuses analyses plus ou moins littéraires, dont celle-ci.

 

 

Alphonse de Lamartine est considéré comme l’un des grands poètes romantiques du XIXème siècle. . (voir ici une biographie)

 

Il s’agit d’un des poèmes les plus connus d’Alphonse de Lamartine et dont le fameux :

« Ô temps ! Suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours … »

Est devenu un classique populaire comme le fut en son temps le non moins fameux épitaphe de François Villon (1431 – 1463) dans « la ballade des pendus » :

« Frères humains qui après nous vivez

N’ayez les cœurs contre nous endurcis … »

 

Ce style poétique (memento mori*) peut être rapproché du culte animiste qui accorde une âme aux objets.

*memento mori : souviens-toi que nous sommes tous mortels.

 

Justement, le vers suivant, lui aussi célèbre et populaire,  est d’Alphonse de Lamartine :

« Objets inanimés avez-vous donc une âme ? »  (Milly ou la terre natale)

 

Dans ce genre poétique, le poète prend à témoin la nature, les morts ou les objets.

Attend-t-il pour autant une réponse ?

N’y a-t-il pas un fond d’hypocrisie à s’adresser à témoin des objets ou des êtres disparus ?

Cette forme d’hypocrisie, d’ailleurs, est galvaudée par nos politiques qui n’hésitent pas à parler au nom de tous quand ils ne représentent qu’eux-mêmes et quelques électeurs.

Lamartine était aussi un homme politique. (voir ici une biographie)

Mais à la différence du politique, le poète est sincère. Certes, il use d’un stratagème mais qui ne trompe personne, on sait bien que le poète effectue un transfert de sa propre pensée vers un objet qui renforce, par l’image mentale qu’on en a, l’idée qu’il veut en donner.

L’eau du lac est un des meilleurs vecteurs romantiques, on imagine les reflets argentés qui frisottent sur sa surface calme et les frissons qui la parcourent faisant comme des motifs vibrionnant infiniment.

« Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés. »

Bien entendu, Alphonse de Lamartine s’inspire de maître Villon dont il admire l’invention poétique qui est universelle et traverse tous les âges.

Les poètes inspirent les poètes et cela fait comme une chaîne qui défie le temps qui n’est jamais en repos.

« Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit … »

« Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! »

Yfig (1949)

« L’eau coule s’infiltre insaisissable

Comme s’enfuit le temps indomptable »

 

 

Sur le poème :

Le poète vient évoquer son amour à jamais disparu sur la rive du lac qui en fut le témoin.

«Où tu la vis s'asseoir ! »
 « Un soir, t'en souvient-il ? »

Le temps est le coupable de la dissolution des instants fragiles, friables de nos vies dont il efface indifféremment les plus beaux, les plus heureux comme les plus malheureux moments.

« Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ? »

 

Nous pensons à d’autres vers partageant ce concept :

François Villon

« Que sont nos amis devenus …. Le vent l’emporte … »

Et

Jacques Prévert (1900 – 1977)

« Les feuilles mortes se ramassent à la pelle … »

« Et le vent du nord les emporte
Dans la nuit froide de l'oubli »

« Et la mer efface sur le sable
Les
pas des amants désunis … »

Le temps qui fuit, s’enfuit, nous laissant là avec pour seul souvenir de vagues images de l’aimée devient une obsession. On voudrait l’arrêter, de son vol suspendre le cours, voire le faire s’en retourner, revenir à ces instants précieux qu’on voudrait arrimer, ancrer dans l’océan des âges.

« Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus ! »

« Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ? »


Dès la première strophe (ci-dessus), Lamartine donne le ton et le thème de son poème : le temps emporte tout sans jamais revenir (sans retour).

Puis il prend le lac à témoin, l’interpelle pour qu’il se souvienne de celle qui l’accompagnait une autre fois. Il doit bien s’en souvenir puisqu’il jetait son écume sur ses pieds.

Un soir, sur ce même lac, voguant silencieux sur ses flots harmonieux, elle lui dit :

« Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours »

Comme une prémonition, une anticipation de leur séparation due au temps cruel et sans pitié qui ne cesse jamais de couler …

« Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit »

Reprenant alors le conseil que Pierre de Ronsard (1524-1585) donne à ses contemporains dans son « Mignonne allons voir si la rose » il nous enjoint de jouir de l’instant avant qu’il ne passe top vite, trop loin …

« Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! »

Enfin il termine son poème dans un élan lyrique, s’adressant vigoureusement à la nature toute entière pour lui demander des comptes et l’implorer de lui rendre les instants magiques que tout de la forêt aux grottes et des rochers aux eaux du lac a englouti. Il leur demande de reconnaître son amour.

 

Concernant la métrique et les rythmes du poème :

C’est un alexandrin de 16 strophes composées de  3 vers irréguliers suivis d’un vers de 6 pieds dont la structure est la suivante (avis au musiciens que ça intéresserait) :

 

Strophe 1

12 - 2 10        

12 - 6  6         

12 - 6  6         

6                     

 

Strophe 2

12 - 2 10        

12 - 6   6        

12 - 2 10        

6                     

 

Strophe 3

12 -                

12 -                

12 -                

6                     

 

Strophe 4

12 - 2 4 6       

12 - 6    6       

12 - 6    6       

6                     

 

Strophe 5

12 - 3   9        

12 - 6   6        

12 - 6   6        

6                     

 

Strophe 6

12 - 2 4 2 4    

6                     

12 - 6   6        

6                     

 

Strophe 7

12 - 6   6        

6   - 2   4        

12                   

6                     

 

Strophe 8

12 - 6   6        

6                     

12 - 6 3 3       

6                     

 

Milieu du poème

 

 

Strophe 9

12 - 3 3  6      

6   -  3  3        

12 -  6  6        

6  -   2  4        

 

Strophe 10

12 -  3  9        

12                   

12 -  6  6        

6                     

 

Strophe 11

12 -  2  10      

12 -  1 5 1 5   

12 -  6   6       

6                     

 

Strophe 12

12 -  4 2 2 4   

12                   

12 -  2 10       

6                     

 

Strophe 13

12 -  2 4 2 4   

12 -  1  11      

12 -  6   6       

6                     

 

Strophe 14

12 -  6   6       

12 -  2 10       

12 -  6   6       

6                     

 

Strophe 15

12 -  6   6       

12 -  6   6       

12 -  6   6       

6                     

 

Strophe 16

12 -  6   6       

12 -  6   6       

12 -  6   6       

6   -  2   4       

 

 

C’est une métrique très moderne qui ne respecte pas les règles propres à l’alexandrin (6 6)  mais s’en sert pour créer un équilibre sans cesse rompu pour donner au poème un rythme saccadé une respiration haletante et syncopée propice aux grands élans lyrique et aux stances romantiques dont Boileau vantait les vertus. Sauf que Lamartine, malgré les consignes de l’art poétique de Boileau (Les stances avec grâce apprirent à tomber, Et le vers sur le vers n'osa plus enjamber.) n’hésite pas à user, lui, des enjambements.

Notons l’usage de quelques mots répétés (anaphore) afin d’insister sur le caractère permanent de l’action via une incantation.

« Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages… »

« Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes… »

 

Lamartine utilise l’imparfait, et rompt soudainement cette rémanence du passé dans un brusque présent qui le situe dans l’immédiateté par opposition au temps qui passe :

« Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir ! »

Puis il revient au passé pour mieux user du présent annonçant un impératif qui le place dans un dialogue entre lui et les éléments qui l’entourent et le temps qui s’échappe … dialogue dans lequel il attend des réponses et des actes …. Mais rien ne vient et il finit en demandant qu’on lui accorde, au moins (usage du ‘que’), qu’il aimait.

On peut, cependant, se poser la question :

Pourquoi termine-t-il son poème par  : « ils ont aimé »

Et non : « ils se sont aimé »

Uniquement à cause de la métrique ?

 


 

 

 

Le lac  (les Méditations Poétiques)

 

 

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?

 

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !


Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.


Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.


Tout à coup des accents inconnus à la terre
 Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
(liaison avec le vers suivant – enjambement)
Laissa tomber ces mots :



Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
(liaison avec le vers suivant – enjambement)
Des plus beaux de nos jours !



Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.


Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
(liaison avec le vers suivant – enjambement)
Va dissiper la nuit.


Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons !


Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse 
(liaison avec le vers suivant – enjambement)
Que les jours de malheur ?


Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !


Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
(enjambement)
Que vous nous ravissez ?


Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !


Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages 
(enjambement)
Qui pendent sur tes eaux.


Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
(enjambement)
De ses molles clartés.


Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

 

 

 

 

 

 

 

 

Milly ou la terre natale (I)

Pourquoi le prononcer ce nom de la patrie ?
Dans son brillant exil mon cœur en a frémi ;
Il résonne de loin dans mon âme attendrie,
Comme les pas connus ou la voix d'un ami.

Montagnes que voilait le brouillard de l'automne,
Vallons que tapissait le givre du matin,
Saules dont l'émondeur effeuillait la couronne,
Vieilles tours que le soir dorait dans le lointain,

Murs noircis par les ans, coteaux, sentier rapide,
Fontaine où les pasteurs accroupis tour à tour
Attendaient goutte à goutte une eau rare et limpide,
Et, leur urne à la main, s'entretenaient du jour,

Chaumière où du foyer étincelait la flamme,
Toit que le pèlerin aimait à voir fumer,
Objets inanimés, avez-vous donc une âme
Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?...

 


 

  • François Villon  (1431-1463)

 

L’Épitaphe en forme de ballade

 

 

 

Que feit Villon pour luy et ses compagnons, s’attendant estre pendu avec eulx.

 

 

 

Frères humains, qui après nous vivez,

N’ayez les cueurs contre nous endurciz,

Car, si pitié de nous pouvres avez,

Dieu en aura plustost de vous merciz.

Vous nous voyez cy attachez cinq, six :

Quant de la chair, que trop avons nourrie,

Elle est pieça devorée et pourrie,

Et nous, les os, devenons cendre et pouldre.

De nostre mal personne ne s’en rie,

Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre !

 

 

 

Se vous clamons, frères, pas n’en devez

Avoir desdaing, quoique fusmes occis

Par justice. Toutesfois, vous sçavez

Que tous les hommes n’ont pas bon sens assis ;

Intercedez doncques, de cueur rassis,

Envers le Filz de la Vierge Marie,

Que sa grace ne soit pour nous tarie,

Nous preservant de l’infernale fouldre.

Nous sommes mors, ame ne nous harie ;

Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre !

 

 

 

La pluye nous a debuez et lavez,

Et le soleil dessechez et noirciz ;

Pies, corbeaulx, nous ont les yeux cavez,

Et arrachez la barbe et les sourcilz.

Jamais, nul temps, nous ne sommes rassis ;

Puis cà, puis là, comme le vent varie,

A son plaisir sans cesser nous charie,

Plus becquetez d’oyseaulx que dez à couldre.

Ne soyez donc de nostre confrairie,

Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre !

 

 

 

              ENVOI.

 

 

 

Prince JESUS, qui sur tous seigneurie,

Garde qu’Enfer n’ayt de nous la maistrie :

A luy n’ayons que faire ne que souldre.

Hommes, icy n’usez de mocquerie

Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre !

 

 


 

  • Yfig (1949)

A l'eau des fontaines

 

 

Que l’eau soit libre ou en fontaine

Qu’elle soit pure et claire qu’elle soit sombre

Diluée dans le sang de nos veines

Chaude et brûlante froide comme une ombre

 

L’eau coule s’infiltre insaisissable

Comme s’enfuit le temps indomptable

 

Qu’elle soit l’eau qui dort aux fontaines

Où se baignent de nues naïades

Bouillonnant en fond de cascade

Ou courant le ru d’une plaine

 

L’eau coule s’infiltre insaisissable

Comme s’enfuit le temps indomptable

 

Giclant des antiques fontaines

Jaillissant des pierres usées

Rafraîchissant les plaies des peines

Éclaboussant nos corps blessés

 

L’eau coule s’infiltre insaisissable

Comme s’enfuit le temps indomptable

 

Glissant sous l’aine des fontaines

Éructant des bouches geyser

Ravinant les sentiers déserts

Libre l’eau court la prétentaine

 

Et la vie coule insaisissable

Comme s’enfuit le temps indomptable

 

 

Quelques explications :

 

Naïades : Mythologie grecque. Divinité féminine inférieure qui présidait aux fleuves, aux rivières, aux fontaines et aux sources. èNymphe. | Les naïades étaient douées du don de prophétie.

 

L’aine : Partie du corps entre le haut de la cuisse et le bas-ventre.

 

Prétentaine : Courir la prétentaine :faire sans cesse des escapades, vagabonder çà et là.

 


 

 

Mignonne, allons voir si la rose

A Cassandre

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.

 

 

 

 

22/05/2013

Tata Baluchon a besoin de vous .... liste des épisodes déjà écrits et à venir .... et liste des personnages à interpréter


Ça vous  dirait de participer à l’aventure extraordinaire de la création d’un feuilleton radiophonique qu’on appellera « les aventures extraordinaires de tata baluchon » ?

 

J’ai besoin de votre voix. Vous pourrez ‘dire’ et interpréter un ou deux des personnages de ce feuilleton.

On mettra des chansons et des bruitages .....  et on mettra tout ça sur le web ... avant de le proposer à des radios ....

D'autre part, si vous souhaitez vous engager à différents autres niveaux comme :

la musique, l'illustration, le bruitage .....  etc ..... vous êtes bienvenu(e)s.


Titres des épisodes déjà  écrits :


courts se situant à Paris


0 - Pilote                                        (cliquez)
1 - Tata Baluchon organise des soirées libertines  (cliquez)
2 - Tata Baluchon apprend le kungfu   (cliquez)
3 - Tata Baluchon fait du babysitting  (cliquez)
4 - Tata Baluchon donne des cours de philo
5 - Tata Baluchon se lance en politique 

5 bis- Tata Baluchon en politique 2eme partie
5 ter- Tata Baluchon en politique 3eme partie
6 - Tata Baluchon surf dans internet
7 - Tata Baluchon gagne le premier prix
8 - Tata Baluchon experte en art contemporain
10 - Tata Baluchon explique l'économie de marché
11 - Tata Baluchon et la généalogie
12 - Tata Baluchon au salon de beauté

D'autres épisodes sont en gestation (dans la série courts à Paris) ....

Moyens courts hors Paris
31 - Tata Baluchon à st Tropez
32 - Tata Baluchon en Égypte
33 - Tata Baluchon au Soudan.

exemples de titre à venir dans cette sous série :


34 - Tata Baluchon espionne au service de sa majesté

 

35 - Tata Baluchon les pissenlits pas la racine
36 - Tata Baluchon sic transit gloria mundi
37 - Tata Baluchon chasse le kangourou
38 - Tata Baluchon saute en parachute sur Pretoria

etc ...

 

Liste des personnages :

Cette liste n'est pas exhaustive, elle inclut les locataires de l'immeuble mais n'inclus pas les personnages des séries à l'étranger ...

 

 

Tata Baluchon Madame Octavie  BALUCHON

Propriétaires du 1er Jeannot et Jeannette Lapin  Un bébé et une fillette de 3 ans

Docteur Patrack Elie

Son fils Patrick

Sa fille Rita

Docteur Jésus Delatrique

Sa femme Fadéla Delatrique

Voisine du 3ème G  : Marie-Madeleine veuve Poignet remariée Couilloux

Propriétaire 3ème droite    Sevy Dralliev

PROPRIÉTAIRE 5ÉME GAUCHE  Julot Bogosse

Madame veuve Lepied (voir episode 3)



21/05/2013

Hey ... toi .... oui, toi ! t'as l'bonjour de tata Baluchon !!!!!


11/04/2013

Précognition ! Dès 2010 je pressentais le terrible chambardement du gouvernement

Une poule sur un mur

(chanson enfantine)



 



 

Ah joyeuse fiesta

La  basse-cour en folie

Bruyant  chambardement

En tenues de gala

Les cocotes jolies

Caquètent follement

 

Vive le festival

De tous les animals

Des dindons des pigeons

Des jaguars des chapons

Des chevals des dragons

Des ovins des cochons

 

Tout le monde veut sa part

De marrons de pognons

De délicieux achards

De maïs de jambons

Et c’est un agneau blanc

Qui leur ouvre le ban

 

Une vache un peu rosse

Amoureuse de la bosse

D’un chameau ordinaire

Qui n’a pas fait la guerre

Se rince le dentier

Dans un grand bénitier

 

Ah ! Joyeuse nouba

Donne-moi du nougat

La  basse-cour en délire

C’est la fête et les rires

On danse la salsa

On chante la la la la

 

Tapage  cacophonie

Fracs de cérémonie

Les cocotes jolies

Picotent des piments

Et des fleurs d’ancolie

Caquetant follement

 

Un canard fait le paon

Sourit de toutes ses dents

Pour convaincre sa belle

De lui ouvrir ses ailes

Pour se faire féconder    

Pour lui faire des bébés

 

Un énorme frelon

Le vilain fanfaron

Fait vibrer ses bacchantes

Une oie très arrogante

Porte une camisole

Tissée au Capitole

 

Une poule sur un mur

Ecoute les murmures

Les yeux écarquillés       

D’un coq fort excité

Qui lui parle d’amour

Avec des mots glamours

 

Ah ! Joyeux tintamarre

Le requin dans la mare

La  basse-cour ne désire

Que la fête et des rires

On mange du nougat

On chante la la la la

 

 

                                                   Yfig  (17.11.2010)

08/03/2013

Premier épisode des aventures extraordinaires de tata Baluchon

 

Dessin de Frédéric Hémon



12/01/2013

Yfig fait du lobbying !

 

Livres numériques de  Yfig

en vente sur Google Play

 

Yfig fait son cinéma 

Scenarii de cinéma courts et longs métrages   298 pages   6€

https://play.google.com/store/books/details/Yfig_Yfig_fai...

Vous aimez le ciné ???

Le vrai, pas les couillonades de ch’ti ou autres marsupipilamimi !!!!!

 

 

Un raout chez les ploutocrates

Pièce de théâtre – comédie de boulevard       86 pages    9 €

https://play.google.com/store/books/details/Yfig_Un_raout...

Rigolades et pochades à toutes les pages !

 

Métempsychose du bigorneau

Recueil de nouvelles                                   173 pages     4€

https://play.google.com/store/books/details/Yfig_M%C3%A9t...

 

 

 

 

Psychédélies

Pièce de théâtre - comédie de boulevard       60 pages    15€

https://play.google.com/store/books/details/Yfig_Psych%C3...

Les mésaventures de 2 psys pris dans un maelstrom de clientes et clients déjantés.

Bah ! oui, c’est normal quand on est psy d’avoir à faire à des dingues !

 

 

 

Ludmilla

Roman d’aventures                                  116 pages     9€

https://play.google.com/store/books/details/Yfig_Ludmilla_roman_d_aventures?id=Q3jJyoCvbPsC&feature=search_result

Première partie : chroniques Libyennes.

La Libye telle qu’on n’en parlera jamais …..  et une grande histoire d’amour.

 

Mel pot littéraire

Sketches humoristiques                            107 pages     10€

https://play.google.com/store/books/details/Yfig_Mel_pot_litt%C3%A9raire_sketches_humoristiques?id=KL6MCI4Y52gC&feature=search_result

 

 

 

DVDP la Joconde

Roman - polar artistique                          106 pages       9€

https://play.google.com/store/books/details/Yfig_DVDP_la_Joconde_polar_artistique?id=4fsvKwkl_fAC&feature=search_result

DVDP (David Van Den Prout) est vraisemblablement le plus grand détective privé de tous les temps. En plus, il se mêle des affaires des autres et s’instruit des arts picturaux ….

 

 

 

Aux ailes bleues du vent

Poésies chansons mirlitons                 129 pages          4€

https://play.google.com/store/books/details/Yfig_Aux_ailes_bleues_du_vent_po%C3%A9sies_chansons_mir?id=I474VSs3FZYC&feature=search_result

 

 

 

Apocalypse nucléaire

Pièce de théâtre comédie dramatique    38 pages      10 €

https://play.google.com/store/books/details/Yfig_Apocalypse_nucl%C3%A9aire_pi%C3%A8ce_de_th%C3%A9%C3%A2tre_com%C3%A9die?id=l9VngUa62zMC&feature=search_result

Que se passerait-il si quelques personnes survivaient à un cataclysme nucléaire ?

Une comédie dramatique non sans humour et philosophie.

 

 

Les aventures extraordinaires de Tata Baluchon

Roman – scénars ciné courts              140 pages      10€

https://play.google.com/store/books/details/Yfig_Les_aventures_extraordinaires_de_Tata_Balucho?id=Lngo9b5QY_sC&feature=search_result#?t=W251bGwsMSwyLDEsImJvb2stTG5nbzliNVFZX3NDIl0.

 

Tata Balluchon est une femme accorte, concierge dans mon immeuble de son état et qui est curieuse de tout. Elle s’intéresse aussi bien au Kung Fu qu’à la généalogie, la politique, l’épilation, la cuisine ou le baby sitting !

Las ! son principal problème c’est qu’elle ne fait que survoler ces domaines. En conséquence, elle mélange un peu tout et se fait des frayeurs effrayantes !

De l’humour, de l’humour et de l’humour !

 

30/12/2012

Pour les fêtes, les anniversaires, les mariages, les divorces, les enterrements .... les naissances, les bacchanales, les calendes, Pâques, la trinité, le ramadan, le younn kipour .... en toutes circonstances, faites plaisir à vos proches et lointains...

 

...   à tout le monde ......

 

en offrant un livre de YFIG !!!!!   :)

 

Les livres d'Yfig

 

 

Bonnes rigolades et plus si affinités

 

21/12/2012

La faim du monde annoncée à grands coups de pipo par les Mayas et largement reprise par les médias ...

On ne compte plus les longues, très longues minutes consacrées dans les JT à l'annonce de la faim du monde !

Les journaux ne sont pas en reste et font leurs unes du canular du siècle ....  en attendant le prochain.

Moi, je dis qu'on doit parler de faim dans le monde.

Toujours est-il que l'actualité est si plate que tous les médias se concentrent comme un seul homme sur la prédiction fantaisiste des Mayas qui sont des gens sérieux qui passent leur temps à faire des blagues au reste du monde.

Car sincèrement, j'aimerais bien savoir en quoi c'est un scoop ?????

LA faim dans le monde, c'est tous les jours, pas uniquement le 21 décembre pas même le mois de décembre, non, la faim dans le monde est une affaire qui roule .... et ce n'est que raison !

Oui, parce que de la même façon qu'il faut des riches pour qu'il y ai des pauvres, il faut des affamés pour qu'on obtienne des obèses !

A quand la fin de la faim dans le monde ?

20/12/2012

Yfig fait sa pub !

 

Avez-vous jamais prêté attention aux pubs télé ??????

Je viens de me rendre compte que Coluche, ce précurseur de la réclame efficace et pragmatique, avait raison. C’est donc avec un enthousiasme non dissimulé qu’à mon tour je me lance dans ce périlleux exercice d’auto publicitaire pour moi-même en personne !

Souvenez-vous que tout repose sur le slogan !

 

Vous en avez marre de votre pauvre vie de taré ….. venez lire mon blog vous aurez confirmation de votre débilité !

Votre famille ne veut plus vous voir  …… sur mon blog devenez le voyeur !

Dehors il fait mauvais temps, le gris du ciel vous déprime, la neige brûle vos yeux et le verglas vos pneus ….  N’hésitez pas, venez sur mon blog vous réchauffer, reprendre force et vie !

Votre patron vous a foutu à la porte, votre femme ne veut plus vous voir et vos enfants vous jettent des pierres  ……  sur mon blog vous rigolerez un bon coup et vous oublierez tous vos soucis !

Vous désespérez de ne lire que des catastrophes et même des mauvaises nouvelles dans la presse et sur le WEB …..  positivez, venez vous transcender sur mon blog où la vie est belle mais pas autant que les femmes et où le chorizo a le vrai goût de l’âne puisqu’après tout c’est fait de ça !

Demain la fin du monde vous effraie et vous fait peur …. Venez sur mon blog, le seul qui ne sera pas dézinguer par les mayas parce que sur mon blog, les mayas y z’y viennent tous pour échapper à madame la Camarde. D’ailleurs, la Camarde elle-même vient régulièrement prendre des nouvelles du reste du monde.

 

Alors ! ?

Convaincus ?

Ben oui, forcément puisque pour lire mes conneries faut venir sur mon blog !!!  CDFD !!!  

 

Ah Ah Ah !!!

19/12/2012

Épisode 11 – Tata Baluchon se lance dans la généalogie.

 

Les aventures extraordinaires   

de

Tata Baluchon

 

Épisode 11 – Tata Baluchon se lance dans la généalogie

 

Brrrrr  il fait frisquet ce soir …  j’ai hâte d’être chez moi avec une soupe bien chaude et des petits croûtons au lard et à l’ail.

 Ce crachin est gelé et traverse mes vêtements jusqu’aux os !

J’entre dans l’immeuble ….  OHHHHH  NONNNNNN !!  pas ce soir !

Mais oui !

Elle est là, devant sa porte et je n’arrive pas à comprendre comment elle a pu savoir que j’arrivais ? Elle n’a tout de même pas attendu toute la soirée, je ne rentre jamais à la même heure !

« Comment y va mon p’tit monsieur du 3ème ? »

« Bonsoir madame Baluchon, il va très mal, il est trempé et gelé et il n’aspire qu’à se sécher et se mettre dans des vêtements chauds et secs ! »

Ignorant totalement mes desiderata, elle me lance :

« Dites ! y sait la dernière ? »

« Pas ce soir madame Baluchon, vous me raconterez ça demain … »

Elle s’est mise en travers de mon chemin, elle et ses cent dix ou cent vingt kilos.

« J’ai répondu à une annonce sur internet et je fais de la géolo ….  géléo ….  Bref, je recherche mes ancêtres ! Ca vous épate, hein ! ? »

« Non madame Baluchon, je voudrais que vous me racontiez ça une autre fois … »

« Il est pas poli, ce soir le p’tit monsieur du 3ème, y m’envoie me balader, c’est ça ? »

Elle a pris son air des mauvais jours avec sa trogne renfrognée et sa voix menaçante …

« Mais il va être bien surpris quand je vais lui annoncer de qui je descends … »

Elle attend voir l’effet que ça me fait ….  Mais je le sais bien de quoi elle descend cette satanée guenuche !

« Je descends soit d’un grand peintre de la Renaissance italienne soit directement des Borgia … »

Elle pourrait bien descendre de n’importe quel cocotier, ça ne me ferait pas plus d’effet que ça !

« En fait, un doute subsiste encore  …. Ce qui est certain c’est qu’on a retrouvé un de mes ancêtres dans les archives du Vatican à Rome. »

Je commence à greloter, ça c’est vraiment très mauvais signe !

« Il va falloir que je m’y rende pour vérifier et je me ferai accompagner de mon coach en génalo …  génola ….  Enfin, bref, de mon coach ! »

« Bon, ben alors vous me tiendrez au courant … moi, faut que je me réchauffe, je commence à greloter, vous voyez ! »

« Ca ne vous fait pas rêver, vous une histoire comme la mienne ? Moi, la concierge d’un immeuble en plein Paris je suis en fait la descendante des Borgia ou d’un grand peintre comme Botticelli ou Rembrandt … »

« Il était pas Belge, Rembrandt ? »

« C’est une aventure extraordinaire et je vais aller me rendre à Rome pour consulter les archives du Vatican et trouver mes ancêtres …  je vais sûrement devenir très riche, c’est mon coach qui me l’a dit ! »

« Dites, vous ne craignez pas que ce soit comme un genre d’arnaque votre histoire ? »

« Dites donc, il a qu’à me traiter de cruche pendant qu’il y est …  et pourquoi pas de débile ou de tarée ! »

Ouille je l’ai mise en colère !!!  J’en oublierai presque le froid qui refuse de passer …

« J’ai pas dit ça … mais …. »

« Y s’rend compte ce petit monsieur à qui il parle ? Une descendante des plus riches familles italiennes, une héritière cachée, une future comtesse ou duchesse ….  Cet immeuble, je le rachèterai et je deviendrai votre propriétaire et j’aurai un chauffeur et j’engagerai une concierge et il faudra qu’elle fasse bien son boulot, parce que moi je m’y connais en conciergerie … »

Elle me toise de sous mon menton et elle fait l’imposante …. Pour être imposante, ça on peut dire qu’elle l’est !

« Et vous partez quand ? »

Ouf, ça la calme grave !

« Je sais pas, j’attends que mon coach m’envoie mon billet. »

« Vous partez en train ? »

« Mais non, bien sûr que je pars en avion, je suis trop impatiente de découvrir mes origines ! »

« Vous n’avez pas connu vos parents ? »

« Ben si …  mon père était coiffeur à Belleville (Serge Reggiani) et ma mère concierge rue Saint Denis, mais ça veut rien dire, si ça s’trouve ils se cachaient pour pas qu’on les reconnaisse ! »

« Et vos grands parents ? »

« Mon grand père est mort dans les tranchées et ma grand-mère s’en n’est pas remise ! »

« Madame Baluchon, vous êtes certaine que vous allez pouvoir consulter les archives du Vatican ? »

« Alors ça lui reprend, il me traite de ‘dinde’ ! ? 

Mais je vais vous le montrer, moi, le contrat … »

Elle entre dans sa loge comme une furie et en ressort toute furieuse.

« Et ça, c’est du boudin de Saint Romain, peut-être ! ? 

Tout est là !

Les recherches sur mes ancêtres, le vol pour Rome, les frais du coach …»

Elle me tend le papier ….  Comment refuser ?

Et je lis :

Entre madame Baluchon, concierge de son état et monsieur Ribouldingue, coach en généalogie est établi le contrat suivant par lequel madame Baluchon s’engage à payer les frais de monsieur Ribouldingue pour les recherches déjà effectuées et à faire l’avance des frais de voyage jusqu’à Rome en avion pour aller consulter les archives du Vatican.

En conséquence, madame Baluchon signe en bas à droite avec la mention lu et approuvé et remet en main propre à monsieur Ribouldingue la somme de cinq mille euros en liquide. »

Je ne sais trop quoi dire ? …  elle va sentir ma gêne ….  Vite, prendre l’initiative … Je ne peux tout de même pas lui dire le fond de ma pensée ... on va y passer la nuit ...

« Bon, ben je vois que c’est une affaire rondement menée ! Je vous félicite madame Baluchon et j’espère que tout ira bien ! »

Je lui rends son papier et, miracle,  elle me laisse partir très satisfaite de sa prestation !

 

Je suis bien, au chaud, un petit whisky à portée de main et la zapette dans l’autre … je m’endors dans le canapé !

 

Ouille j’ai attrapé un torticolis à dormir en chien de fusil dans ce canapé trop petit !

C’est samedi, j’aurais pu faire la grasse matinée ….  Bon, c’est pas grave, je passe un survêt et je vais aller m’acheter des croissants bien chauds !

C’est en revenant avec mes croissants que je trouve madame Baluchon en grande conversation avec le propriétaire du 5ème gauche, un type bizarre qui ne semble pas travailler et qui est pourtant bien habillé et même pomponner … Après tout, chacun vit sa vie comme il l’entend !

Toujours est-il qu’elle est en train de lui passer un savon et qu’il a l’air penaud avec son menton sur sa poitrine et ses yeux fixés sur la pointe de ses godasses en ‘crocro’ !

« Ah ! monsieur du 3ème, vous tombez bien, vous allez me servir de témoin contre le monsieur du 5ème qui se moque de moi et de mes origines … »

« Mais pas dut tout …  j’émettais simplement un doute sur ….»

« Un doute sur mes ancêtres, c’est ça ! ? Parce que évidemment, une concierge qui descend d’un grand peintre italien de la Renaissance comme Dali ou Rubens, ça vous embête bien grave, ça vous rabaisse, ça vous … »

« Quel doute ? »

Me contente-je de demander.

« Ben ce contrat, j’ai l’impression que madame Baluchon a pu se faire avoir … il n’y a aucune adresse et le paiement en liquide … »

« Et alors ! ? »

Elle gronde, elle tonne, elle pète la concierge …

« Ca aussi ça vous dérange que j’ai un petit pécule de côté, toute ma vie que j’ai économisé centime après centime pour ces 5000 euros, je les ai pas volés, faut me croire ! »

Un silence.

« Il doit vous contacter quand ce monsieur Ribouldingue ? »

« Ben ….  Dès qu’il a les billets … pourquoi ? »

« Et vous lui avez donné quand les 5000 euros ? »

« Il y a trois jours, pourquoi ? »

Et sa tête se décompose …. se déconfit …..  s’affaisse, se teinte d’un rouge si écarlate que l’entrée de l’immeuble s’enflamme de cette couleur ….  Elle éclate dans un hurlement qui retentit jusqu’au gargouilles de Notre Dame !

« Putain ! si jamais ce trouducul m’a fait ça je le bute de mes propres mains, je le déchire, je l’écrabouille, j’en fais de la purée …. »

« Calmez-vous madame Baluchon … »

Plus facile à dire qu’à faire, elle continue de vociférer ….

« Je le prends par les couilles et je lui fais bouffer, je lui fourre mon balai dans l’cul à ce bandit à ce salaud à ce … »

« Madame Baluchon, vous feriez mieux de réfléchir à comment le retrouver, il faut prévenir le commissaire, il vous a à la bonne et il va tout faire pour retrouver votre argent en remontant jusqu’à votre escroc par internet ….. »

 

Le temps continue de fraîchir et le thermomètre est en berne. Les trottoirs luisants de la capitale n’incitent guère à musarder, tout le monde se dépêche de rentrer chez soi, bien au chaud ….

Je l’aperçois en entrant dans l’immeuble, elle est dans sa loge, la porte ouverte pour épier les entrées et les sorties (first in last out) et en m’apercevant elle me fait un large sourire …. Pas très blanc le sourire ….  Mais un sourire, c’est toujours mieux qu’une grimace ….  Oui, bon, je me comprends !

« A y’est ! »

« A y’est quoi, madame Baluchon ? »

« On l’a retrouvé ! »

« Votre escroc ? »

« Voui ! »

« Et vos sous ? »

« J’ai perdu 1000 euros mais j’ai récupéré le reste, c’est mieux que rien ! »

« Ben dites donc !  Vous devez être contente ! ? »

« Oh voui !!! Et puis vous savez quoi ? »

« Non »

« Je vais investir … »

« Ah oui ? dans quoi ? »

« Dans le miel. Sur internet, ils disent qu’une ruche qui coûte 4000 euros peut en rapporter plus de 1000 par mois, je vais vite me renflouer ! »

 

09/12/2012

Quoi ma gueule ? Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?????

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Tu m'as jamais vu ?

Tu veux ma photo ?

 

 

12:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

30/11/2012

Des questions sur la protection des écrits ...... et des réponses :)

 

Ma première question : "c'est quand qu'on me pique un texte ?"
Parce que franchement, depuis le temps que j'écris ..... on ne m'a encore jamais piraté. Avouez que c'est vexant ! Cela tend à dire que mes textes ne valent pas tripette !
Pourtant, je suis souvent sollicité ... mais c'est vrai que la dernière fois que j'ai écrit (des sketches), la maison de prod ne voulait rien entendre pour contractualiser nos relations. Du coup, s'ils me piquent mes textes, ça ne vaudra certainement pas la peine de leur intenté un procès que je serais sûr de gagner puisque tous mes textes sont protégés .... mais honnêtement, faire un procès pour trois francs six sous ....
Conclusion : le piratage existe, personne ne le niera, mais ça ne concerne que des textes qui ont déjà acquis une certaine valeur commerciale (pas forcément littéraire). Il est donc vain de se faire une montagne de ce type de risque.
Le jour où je verrai mes textes usurpés et vendus à mes dépens .... il sera grand temps d'y porter une plus grande attention.

Ma deuxième question :
"Pourquoi protéger un texte ?"
En fait, ça ne vaut la peine de payer la SACD (ou autre) que si le texte est exploité car la SACD se charge du recouvrement des droits d'auteur auprès de l'éditeur ou de la prod ou de l'exploitant et dispose de moyens de pression et juridiques qu'un particulier seul ne peut s'offrir.
Mais rien n'oblige personne à passer par un tel organisme.

Ma troisième question (pour celles et ceux qui ont le courage de lire jusque là ...) :
"Existe-t-il un moyen simple, sûr et gratuit de protéger ses textes ?"
Oui.
Ah bon !
Et lequel ?
Simple : l'édition avec identification isbn.
Et on fait ça où ?
Chez les éditeurs numériques .... attention ….  Pas tous et surtout pas chez les éditeurs bidons qui vous demandent de l’argent pour vous mettre sur internet !!!
Voilà !
Vous savez tout, et je reste à votre écoute si vous avez d'autres questions.

28/11/2012

Yfig interviewe Jean-Bernard Coupé (en fait JFC – Judaïque Fried Chiken)

 


 

Nous sommes attablés à la terrasse du bar des chasseurs pêcheurs de Troussebourg (Calvados)

Y :     Bonjour monsieur Jean-Bernard Coupé, merci pour cette …

JB :    Pardon, moi, c’est Jean-François Copé !

Y :     Oui monsieur Copé, nous le savons, mais c’est un artifice, une fleur de rhétorique destinée à tromper l’ennemi pour qu’il n’y voit que du feu !

JB :    Ah bon ! Excellente idée !

Y :     Je reprends où nous en étions resté …. Merci donc.

Ma première question sera de vous demander ce que vous pensez de l’affaire UMP (Ubuesque Machin Politicien) ?

 

JB :    Je ne vois pas de quoi vous parlez ?

Y :     Vous en êtes pourtant le président ?

JB :    Mais non, voyons, je faisais une fleur de rhétorique, je fais semblant de ne pas connaître pour tromper l’ennemi !

Y :     Mais justement, c’est pour cela que je fais semblant d’interviewer un certain Jean-Bernard Coupé, ce pseudo permet de cacher votre réelle identité et de donner votre avis comme si vous étiez un quidam quelconque qui donne une opinion objective !

JB :    Oh la la ! Vous êtes particulièrement tordu !

Y :     Si vous préférez vous exprimer sous votre vrai nom, il n’y a pas de problème.

JB :    (réfléchit longuement)

Marie-Madeleine, la serveuse arrive avec deux cafés et des pains au chocolat.

JB :    Je ne peux pas accepter votre proposition, j’ai été élu, je ne reviendrai pas là-dessus !

Y :     Jean-Bernard, je peux te tutoyer ?

JB :    No problo, tu peux !

Y :     OK ! Alors dis-moi JB, que penses-tu en ton âme et conscience de ce foutoir UMPitre ?

JB :    Tu n’aurais pas la recette de la daube, par hasard ?

Y :     Euh … Oui, ma maman m’en faisait souvent, c’est délicieux !

JB :    Exact ! On dit souvent avec dégout : « c’est de la daube » alors que la daube, c’est un véritable régal !

Y :     Moi, je fais cuire une joue de bœuf pendant deux heures à la cocotte, il faut qu’elle soit très cuite pour fondre dans la bouche. Ensuite, je la coupe en tous petits morceaux et j’y ajoute des rondelles de cornichons et deux jaunes d’œufs. Et je sers la daube avec des patates à la vapeur …. C’est à se taper le cul par terre !

JB :    J’ai bien noté, je vais transmettre ça à mon épouse.

Y :     Et pour l’UMP ?

JB :    Hors de question, j’y suis j’y reste ! J’ai été élu dans la plus parfaite légalité et personne, je dis bien PERSONNE ne me piquera ma place !

Y :     Mais qu’est-ce qu’elle a donc de si extraordinaire cette place ?

JB :    (semble éberlué qu’on lui pose pareille question) !

Y :     ça doit être vraiment bien ! ?

JB :    C’est bien mieux que ça !!! Tiens, ta daube, à côté …… (il prend un air dégouté)  eh bien c’est de la daube !



Yfig interviewe Francis Fouillon (en fait, FF – Fielleux Fouille-merde)



Yfig est attablé à la terrasse du bar des chasseurs pêcheurs de Troussebourg (Calvados) … FF arrive en formule 1 et fait un tête à queue incntrôlé sur les gravillons du parking ….  Les 15 chasseurs sortent comme un seul homme et commencent à canarder tout ce qui bouge. Heureusement FF n’a pas bougé et Yfig a le temps de calmer les chasseurs qui retournent à leurs études du petit rouge.

 

Y :     Bonjour monsieur Francis Fouillon, merci de vous être déplacé pour cette int …

F :      Pardon, mais moi, c’est François Fillon.

Y :     Oui monsieur Fillon, nous le savons, mais c’est un artifice, une fleur de rhétorique destinée à tromper l’ennemi pour qu’il n’y voit que du feu !

F :      Ah bon ! Excellente idée !

Y :     Je reprends où nous en étions resté …. Merci donc.

Ma première question sera de vous demander ce que vous pensez de l’affaire UMP (Usurpations et Manigances Politicardes) ?

 

F :      Le résultat des sondages ne sauraient mentir, je suis élu avec 70% des intentions de votes.

Y :     Niez-vous que le résultat des votes …

F :      Je vous arrête tout de suite, il n’y a pas eu d’élection mais une  manœuvre grossière et truquée par le truand qui manipule notre chère UMP !


 

Marie-Madeleine, la serveuse arrive avec deux bolées de cidre normand du Calvados (le meilleur) et des pains au chocolat au gros sel de Guérande.


Y :     Francis, on peut se tutoyer ?

F :      Mais oui, bien sûr, tu peux, no problo !

Y :     Est-ce qu’il faut re-voter ?

F :      Pourquoi faire, puisque j’ai été officiellement élu par les sondages ?

Y :     Mais les sondages ne sont pas encore reconnus comme pratique démocratique de validation d’intentions des sondés.

F :      Taratata ! Hollande a bien été élu …. Non ?

Y :     Mais il y a eu des élections !

F :      Certes, mais ce n’était qu’une formalité qui a tout simplement confirmé les sondages, voilà pourquoi les élections (piège à cons) ne servent à rien si ce n’est à dépenser des sous en pleine crise financière.

Y :     Mais …..  les principes démocratiques …

F :      (Éclate  bruyamment de rires) Ah ! Ah ! Ah ! Laisse-moi rire coco, démocratie mon cul, nous sommes environ trois cent milles adhérents UMP plus PS et avec ça, nous dirigeons le pays depuis 1945 …. Les français l’ont dans l’baba et pis c’est tout !

Y :     Vous avez une vision cataclysmique de la politique !

F :      Non, pas du tout, je suis lucide et c’est pour ça que je dois absolument diriger le parti dont le président deviendra en 2017 le président de la France, des français et de tout ce qui va avec !

Y :     Id est ?

F :      Quid ?

Y :     scripta manent, verba volant !

F :      Et pour JFC, je conclurai comme il se doit : vae victis

 



27/11/2012

Avis à la population de France, de Navarre et du Boukistan : Je cherche un dessinateur pour une série BD roborative et épique ...

Avis !

 

Il s'agit d'une proposition d'investissement personnel dans le cadre d'une collaboration.

Je n'ai hélas pas les moyens d'avancer autre chose que mes scenarii.

Mais en cas de collaboration, je suis prêt à signer un contrat (synallagmatique de préférence) 50 50 droits d'auteur auprès de la SACD ou autre.

 

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Les aventures extraordinaires de tata Baluchon.

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L'héroïne : Tata Baluchon, une femme entre 2 âges est concierge dans un immeuble cossu d'une grande ville.

D'un naturel particulièrement curieux, elle s'intéresse à tout ...  souvent à ses dépends.

Elle a des chats et un perroquet très bavard.

L'antagoniste est le propriétaire d'un appart dans l'immeuble qui subit les frasques de la concierge qui s'avère être une lointaine tante.

Les autres personnages sont nombreux. Inspecteur de police, agents, esthéticienne, boucher, journalistes, autres propriétaires dans l'immeuble ... etc.

 

Titres des épisodes déjà  écrits :

courts se situant à Paris

0 - Pilote

1 - Tata Baluchon organise des soirées libertines

2 - Tata Baluchon apprend le kungfu

3 - Tata Baluchon fait du babysitting

4 - Tata Baluchon donne des cours de philo

5 - Tata Baluchon se lance en politique

5 bis- Tata Baluchon en politique 2eme partie

5 ter- Tata Baluchon en politique 3eme partie

6 - Tata Baluchon surf dans internet

7 - Tata Baluchon gagne le premier prix

8 - Tata Baluchon experte en art contemporain

10 - Tata Baluchon explique l'économie de marché

11 - Tata Baluchon et la généalogie

12 - Tata Baluchon au salon de beauté

 

D'autres épisodes sont en gestation (dans la série courts à Paris) ....

 

 

 

 

Moyens courts hors Paris (déjà écrits) :

31 - Tata Baluchon à st Tropez

32 - Tata Baluchon en Égypte

33 - Tata Baluchon au Soudan.

 

exemples de titre à venir dans cette sous série :

34 - Tata Baluchon espionne au service de sa majesté

35 - Tata Baluchon les pissenlits pas la racine

36 - Tata Baluchon sic transit gloria mundi

37 - Tata Baluchon chasse le kangourou

38 - Tata Baluchon saute en parachute sur Pretoria

 

 

etc ...