Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/01/2012

Yfig, doléances démocratiques et républicaines .....


Piston, vous avez dit piston !

Bonjour mesdames, mesdemoiselles, messieurs.
Qu’on le reconnaisse ou non, il faut bien en convenir, notre société française est organisée principalement autour du piston (des recommandations).
Certes, ce système de promotion n’est pas nouveau, les textes qui évoquent ce mode de cooptation sont pléthores de toutes les époques et dans toutes les strates de notre société.


Certains pistons sont anodins d’autres sont terrifiants.


Lorsqu’un emploi de fonctionnaire est occupé par un parent ou un ami, voir un affidé d’une organisation syndicale, on peut n’y voir qu’une entorse au principe d’égalité des citoyens et les critiques s’en émeuvent parfois.
Mais lorsqu’un PDG d’une grande entreprise publique est nommé pour ses accointances avec le président ou  le premier ministre, la pratique ne semble guère froisser les bonnes consciences.
Sarkozy a même poussé le bouchon jusqu’à officialiser la nomination du président de France Télévision par son bon gré.
Partout, à tous les échelons, à tous les postes, dans toutes les organisations qu’elles soient publiques ou privées les exemples de postes occupés par des pistonnés font florès !


Cette misérable habitude pourrait rester sans conséquences  ….. seulement voilà ….. nous connaissons tous des pistonnés si incompétents que leur impéritie engendre de terribles conséquences.
Et en contrepartie, on retrouve un nombre incalculable de jeunes diplômés de haut niveau (5,6 ans et plus après le bac ...) qui ne trouvent pas d’emploi.


Cette pratique est une gangrène pour notre Nation.


Un cadre supérieur sur deux est un incompétent notoire qui prend des décisions stupides et contraires aux intérêts de la société.

Et comme, malheureusement ce système se nourrit de lui-même, il semble impossible d’en voir la fin. Bien au contraire, avec la crise, il se développe très dangereusement. Chacun souhaitant protéger qui un parent, qui un proche ou un ami.


Bien entendu, le piston est hyperactif au plus haut de la pyramide sociétale et on ne compte plus le nombre de ministres qui ont obtenu leur maroquin par remerciements pour services rendus ou à rendre. Je ne donnerai pas de noms, mais des ministres de la défense, de l’économie, de la justice, de la santé …. Etc ….qui ont montré et démontré leur infinie incapacité à tenir la fonction, sont dans tous les esprits.


Qu’est-ce que le piston ?
C’est, tout simplement le rejet des compétences au profit de l’empathie familiale et du népotisme.
C’est par cette sordide pratique que nous retrouvons partout des personnes qui n’ont rien à faire là !


Des actrices et acteurs, des chanteuses et chanteurs, des écrivains, des cinéastes, des réalisatrices et réalisateurs, des animatrices animateurs, des chefs d’entreprises, des dirigeants de syndicats, des maires, des conseillers, des présidents de conseil régionaux, des députés, des sénateurs …..  etc …..


Les artifices de la fausse démocratie permettent à ce système de se maintenir fermement en place par la délégation de pouvoirs déférée via les élections.


Mais malheureusement, toutes ces élections sont truquées, à commencer par celle du président de la République qui est prise en otage par la pratique du parrainage des 500 signatures.


Les députés reçoivent des délégations de leurs partis, idem pour les sénateurs et tous les autres élus ….  Cette obstruction faite aux talents individuels sclérose notre société où grenouillent toujours les mêmes de leur enfance jusqu’à leur mort !


Chacun devrait pouvoir donner le meilleur de lui-même à la Nation. 

En confisquant les places électives, les politiciens démontrent leur volonté d’empêcher les forces vives de l’Etat de jouer leur rôle.
Quiconque a jamais adhéré à un syndicat, un parti, voire une association a pu constater que ces organisations sont le pré carré de 2 ou 3 potentats qui règnent en maîtres et écartent brutalement tous ceux qui se mettent en travers de leurs ambitions !
Pour asseoir leur pouvoir despotique, ils s’entourent d’une armée de permanents, salariés zélés et précaires qui doivent tout aux maîtres et à qui il ne viendrait en aucune façon l’idée de regimber !


Il faut limiter DRASTIQUEMENT la durée des mandats à tous les niveaux et  répartir plus sainement les subventions qui permettent le financement des candidats.


L’argent étant, à ce qu’on dit, le nerf de la guerre !


Il est inadmissible que les petits candidats (ceux qui ne participent pas d’une grosse structure) doivent payer de leur poche leur propre campagne !
On prétend vouloir la démocratie mais on empêche monsieur madame tout le monde de se présenter ! La démocratie ne rime-t-elle pas avec diversité ?
Allons, les candidats exotiques, qui se présentaient pour la défense des chaussettes sales ou du petit salé aux lentilles ridiculisaient-ils plus la politique que ceux qui aujourd’hui viennent nous vomir leurs promesses creuses et leurs insultes qui se voudraient être des bons mots ! ?


Quand Ségolène se trémoussait en représentation exhibitionniste au Zénith, était-elle plus crédible que Sarkozy fêtant sa victoire au Fouquet’s avec sa smala ou bronzant sur le pont du yacht de Bolloré ?


Allons, les politiques n’ont guère besoin de petits candidats pour être ridicules …..   au contraire, même, ça peut les sauver !!!!

Voilà, j’en ai fini avec mes doléances.


Il ne suffit pas de préconiser le retour du pouvoir au peuple, il faut mettre les moyens qui le permettent.

Or, quel autre moyen que la représentativité électorale ?



01/01/2012

OH !!!!! la jolie galerie !!!!!

 

 

Mes tableaux

 

31/12/2011

Bonne année 2013

 

 

Savez-vous pourquoi 2013 sera la plus merveilleuse année de votre vie ?

 

Parce que vous aurez voté pour moi en 2012 !!!!

 

27/12/2011

Ma concierge dans tous ses états ! Le gouvernement (des farces et attrapes) décide de faire des gardiens d’immeubles des auxiliaires de police …….

 

 

Ma concierge dans tous ses états !  Le gouvernement (des farces et attrapes) décide de faire des gardiens d’immeubles des auxiliaires de police et en conséquence les arme d’un toufou, d’un pistolet à amorces, d’une bombe de chantilly …….


 

Après la décision de faire soigner les ruraux par les vétérinaires, le gouvernement jamais à court d’idées gaguesques, décide d’utiliser les gardiens d’immeubles comme auxiliaires de police.

 

Le toufou est une espèce de bâton à la con inspiré des feuilletons américains des années soixante. Son maniement relève de l’activité du cirque et son efficacité est plus incertaine qu’une tapette à mouches.

 

Le pistolet à amorces, jouet préféré pour noël de nos jeunes années (années soixante, toujours) est un petit jouet léger et cassable qui fait péter des amorces rouges qu’on insère en faisant bien attention de ne pas se faire pincer les doigts.

 

La bombe chantilly remplace la bombe lacrymogène jugée par trop agressive pour des concierges pas toujours aimées des locataires qui doivent leur donner tous les ans des étrennes quelque soit le temps qu’il fait.

 

 

 

Ainsi, dans la foulée des loi anti génocide, les concierges se trouvent être les toutes dernières victimes de la sénilité précoce du gouvernement sarkozyste qui ne sait plus quoi inventer pour divertir les français de leurs préoccupations majeures qui concernent le manger, le coucher et le chauffage.

 

 

 

Des fuites laissent à penser que la prochaine décision rigolote du gouvernement consistera à faire remplacer les maires par les cantonniers (qui dans le fond ne sont pas plus cons que d’autres !)

 

 

 

Je ne vous dis pas l’état de ma concierge !!!!

 

Elle accueille les locataires de l’immeuble dans le hall d’entrée, son balai à la main, la serpillière dans l’autre et le toufou dans sa main libre ….. elle fait ainsi une démonstration ‘live’ de ce que lui impose le gouvernement : balayer en lavant et en tabassant les intrus indésirés.

 

Nous avons déjà trois enfants de 3, 5 et 6 ans à l’hôpital, une grand-mère (la vieille bigote du cinquième) gisant dans une mare de sang dans l’annexe aux vélos et une femme enceinte assommée sur l’essuie pieds.

 

Moi, je passe par le garage du sous-sol et j’évite le hall …. Bien trop dangereux !

 

Le petit Belgacem qui avait son tabouret dans le hall et vendait des petits paquets de shit de troisième catégorie (coupé aux épinards de Tobrouk) a été expulsé manu militari et se retrouve tout con sur le trottoir entièrement recouvert de crème chantilly.

 

Si la situation n’était pas si dramatique …..  on en sourirait !!!!!

 

 

 

Vive la France et les idées cataclysmiques de nos chers bureaucrates.

 

 

 

 

19/11/2011

Lolotte (scénar)

Lolotte

 

 


de
Yfig

 

 

 

Commencé le : 15.01.2011
Fini le :

 


Yfig
Script écrit avec ’Celtx’

 

 

1 INT.BUREAU LA DÉFENSE
Les deux protagonistes, dans l’open space, rangent leurs
bureaux et leurs affaires avant de se quitter.


1 JACQUES
Alors Yfig, t’as trouvé un coloc
?


2 YFIG
Non, Jacques, toujours pas ...


3 JACQUES
Tu as eu des réponses à ton
annonce ?

4 YFIG
Oui, cinq ou six, mais aucun qui
convienne. Il y en a même un qui
est venu passer une petite
semaine à l’essai .... non
concluant, il ne rangeait pas
ses affaires, ne les lavait pas
non plus mais les mettait dans
mon panier de linge sale. Je me
suis fait avoir et les premiers
jours, je lavais sans distinguo
ses affaires et les miennes, mais
ses chaussettes puaient tant
qu’elles on fini par m’alerter.
Je suis bon bougre, je me suis
contenté d’acheter une seconde
bannette à linge et de marquer
son nom dessus.
Mais un soir, en revenant du
boulot, j’entends depuis
l’ascenseur de la musique à fond,
du rap, genre que je déteste au
possible et une odeur de
graillons et de fumée dans le
couloir.
J’ai ouvert la porte et ai failli
tomber dans les pommes.
Il y avait cinq ou six jeunes
types qui dansaient en buvant des
bières, et sur le balcon, des
merguez grillaient sur un mini
barbecue dégageant des fumées
nauséeuses.
J’ai eu du mal à faire comprendre
à cette horde que bien que près
du dix neuvième arrondissement,
nous n’étions pas à Barbès
Rochechouart.
Il m’a fallu me mettre en colère
et lui faire cadeau du loyer
qu’il me devait pour qu’il
accepte d’aller cuire ses merguez
ailleurs

5 JACQUES
Tu as peut-être trop d’exigences
!

6 YFIG
rien d’exceptionnel, vraiment,
des conditions telles que ’pas de
BBQ sur le balcon ou pas de linge
aux fenêtres’, c’est tiré du
règlement de copropriété.

7 JACQUES
Peut-être mais ’pas de foot à la
télé’, je trouve ça rédhibitoire
!


JACQUES ET YFIG SE DIRIGENT VERS LES ASCENSEURS

8 YFIG
Ouais, mais c’est NON négociable.
(Ils disparaissent dans
l’ascenseur))

 

 


2 EXT.RUE.KIOSQUE À JOURNAUX PUIS CABINE TÉLÉPHONIQUE
(Pas de dialogue)


9 LOLOTTE
Lolotte de dos, de loin, un chapeau, passe devant un
marchand de marrons chauds et arrive au kiosque, elle
compulse le journal des petites annonces entre
particuliers, le referme et l’achète, visiblement
satisfaite de ce qu’elle a lu.
Elle va à la première cabine téléphonique proche et
compose le numéro à partir de la petite annonce dans le
journal.

3 INT.APPART D’YFIG
Le téléphone sonne.
Yfig sort la tête de la salle de bain avec douche, la
rentre puis ressort en peignoir et la serviette sur la
tête ... il décroche le téléphone

10 YFIG
Allo !

 

4 EXT.RUE.CABINE TÉLÉPHONIQUE


11 LOLOTTE
(de dos à travers la vitre
de la cabine)
Bonjour monsieur Yfig.
Vous cherchez toujours un
co-locataire pour vous aider à
payer votre loyer ?

5 INT.APPART D’YFIG

12 YFIG
Oui, monsieur, je suis toujours à
la recherche d’un co-locataire
aux conditions explicitées dans
l’annonce à savoir :
(il regarde un petit
pense-bête au dessus du
téléphone)
- Pas de fille à la maison,
- pas de barbecue sur le
balcon,
- pas de linge pendu à la
fenêtre,
- pas de foot à la télé.

6 EXT.RUE.CABINE TÉLÉPHONIQUE

13 LOLOTTE
Pas Monsieur, Mademoiselle, je
m’appelle Marie-Laure de Kerr
l’Aven, mais tout le monde
m’appelle ‘Lolotte’.)

7 INT.APPART D’YFIG

14 YFIG
Ah ! vous êtes une femme !Euh !
C’est à dire que je cherche
un co-locataire, je suis un
homme, vous savez, et je ne suis
pas certain que de se retrouver à
deux personnes de sexes
différents ne soit pas sans
générer quelques problèmes.

8 EXT.RUE.CABINE TÉLÉPHONIQUE

15 LOLOTTE
Ben ! c’est une question
d’arrangements, pas vrai ?



9 INT.APPART D’YFIG

16 YFIG
(Se dit que ses conditions
vont décourager la
postulante)
Oui, vous avez raison,
d’ailleurs, j’ai diverses
conditions qui sont non
négociables.

10 EXT.RUE.CABINE TÉLÉPHONIQUE

17 LOLOTTE
Allez-y, balancez vos conditions
que j’vous dise c’que j’en pense.

11 INT.APPART D’YFIG

18 YFIG
(Il semble hésiter, lit sa
liste de conditions et
balance :)
Pas de fille à la maison ....
(Il se rend compte de sa
connerie, mais trop tard !)

19 LOLOTTE
(On ne la voit pas, mais on
devine à sa voix qu’elle se
marre !)
Bon, d’accord !

20 YFIG
Euh ! Pas de mec non plus ! les
filles c’est pour ce qui me
concerne, les mecs c’est pour
vous.

21 LOLOTTE
Ouais, j’avais compris, te casses
pas, j’amènerai personne, c’est
bien ça qu’tu veux dire !

22 YFIG
Oui, ce que je veux dire, c’est:
personne qui vienne squatter,
mais évidemment on peu recevoir
quelques ami(e)s ...
(il appuie bien sur le ‘e’
pour le cas où il ferait la
connaissance fortuite d’une
jeune femme)
... pour une soirée, une bonne
bouffe, par exemple.

 

12 EXT.RUE.CABINE TÉLÉPHONIQUE
LARGE : EN PRENANT DU RECUL ON APERÇOIT DANS LE CHAMP
QU’UNE PETITE FILE D’ATTENTE S’EST CONSTITUÉE À LA CABINE
...

23 LOLOTTE
D’ac ! Max, c’est OK, ça me
paraît tout à fait raisonnable.

13 INT.APPART D’YFIG

24 YFIG
Euh ! c’est pas tout, j’ai
d’autres conditions ....

25 LOLOTTE
Ben va’z’y, annonce !


26 YFIG
pas de barbecue sur le balcon,
pas de linge pendu à la fenêtre
ni de petites culottes qui
traînent partout dans l’appart.
et pas de foot à la télé.

27 LOLOTTE
T’es bien le premier mec qui
regarde pas le foot à la télé,
ça, j’dois dire que c’est un bon
point pour toi ! ...
... Bon, à moi,

14 EXT.RUE.CABINE TÉLÉPHONIQUE

28 LOLOTTE
J’veux du respect, j’veux pas
qu’tu m’dragues sous préteste que
je suis z’une femme, j’veux pas
qu’tu t’serves de mes affaires de
fille, si t’es z’un n’obsédé,
faut m’le dire tout d’suite,
parce que ça marchera pas entre
nous, j’veux pas qu’tu m’piques
mes provisions dans l’frigo, t’as
qu’à t’faire tes courses
toi-même, j’suis pas ta bonniche
et pis tu fais ta vaisselle et
j’fais la mienne et chacun son
jour pour l’ménage, et aussi pour
descendre les poubelles, pas
d’raison que j’me tape tout
l’boulot sous prétesque ...

 

à suivre ......  peut-être .....

16/11/2011

Intermède cultuel ….. Le Carlton par ci, le Carlton par là …. Mais nous aussi on en a des 5 étoiles proxénètes !

Cultuel, nous sommes bien d’accords, c’est tout ce qui a trait au cul !

 

Par un bel après-midi d’été où le soleil faisait rôtir les naïades  imprudemment allongées sur la plage insalubre du Butin , on m’avait envoyé chercher quelques pintades clientes de l’hôtel qui a la vue sur les gigantesques citernes du port, les cheminées jumelles de la centrale thermique et les flammes perpétuelles des raffineries de l’estuaire.

 

Il faisait si chaud que je suis entré dans le hall de réception pour y trouver un peu d’ombre à défaut de fraîcheur.

 

J’ai eu alors l’occasion d’admirer un balai de jeunes filles plus ou moins habillées qui venaient au rencart pour savoir si leur client était prêt pour le massage qu’il avait commandé ….

 

Le groom, le pauvre, avait pour mission d’appeler ledit client puis de transmettre à la kinésithérapute le résultat de ses investigations !

 

 

 

On fait trop semblant de l’ignorer mais le tourisme « santé soins du corps » est en plein expansion dans l’hostellerie française depuis que la TVA est passée à 5% et le récent passage à 7% ne découragera pas les accrocs de la « pipebranlette » Mc do !!!!

 

 

 

Non, vraiment, ce qu’il faudrait c’est faire passer la TVA sur la turlutte à au moins 30% pour remplir prestement les caisses de l’Etat.

 

30/10/2011

Vous aimez faire des dictées ..... proposez donc celle-ci à vos proches !

 

 

samedi 29 octobre 2011

 

 

 

Il y a, dans la vie des guides touristiques, des journées qui comptent double, ou triple, ou puissance ‘n’ !

 

L’autre jour, les clefs des greniers à sel étaient introuvables ……. Bon ….

 

Aujourd’hui, j’avais rendez-vous à 15h30 pour une visite en français. Je dois guider une trentaine de personnes.

 

Je passe un coup de fil vers 14h45 pour confirmer … Clémence confirme.

 

15h15 j’arrive à l’Office de Tourisme pour m’équiper du micro qui permet d’économiser la voix.

 

15h30 …. Personne.

 

15h45 …. Personne

 

16h …… personne

 

16h15 … Clémence cherche un numéro de téléphone pour essayer de déterminer la cause et l’ampleur du retard …. Mais personne ne répond.

 

 16h30 ….  Je sors devant l’Office avant de me déséquiper et déguerpir ….  Quelques personnes sont là je leur demande si elles attendent un guide … Oui.

Visiblement, ces touristes ne dînent pas à la table du roi (ni même à celle du président). Ce sont, ça se voit quand on a un peu l’œil, des gens défavorisés …. Non par le sort ou l’intellect, mais plutôt par leur statut social.

 

Bon, mon groupe est enfin arrivé. Faudrait trouver le responsable afin qu’on se mette d’accord …. 

 

Un monsieur qui me fait penser à Djamel Debouze (mais en moins sérieux) me conduit au responsable en question qui me semble fort goguenard.

 

« Vous n’êtes pas en avance » me permets-je de lui faire remarquer.

 

« Ouais, ben j’en ai marre de m’excuser depuis ce matin … on est en retard et c’est tout ! »

 

Ouf, charmant le prince (il ressemble à un vieil émir que j’ai connu du temps ou je trainais mes guêtres du côté de Riyad en Arabie Saoudite - le keffieh en moins !).

 

« Tenez ! » et il me tend un dossier tout en braquant son téléphone sur ma pomme. Pendant que je prends connaissance du document qui n’est qu’un plan de route, il me prend en photo.

 « C’est à vous que je paie ? »

 « Non, veuillez vous adresser à cette jeune femme… »

 

 

Je sors, j’ai besoin d’air.

 

 

J’attends encore un bon quart d’heure avant que mon prince ne sorte et entame une discussion à laquelle je ne suis pas convié ….

 

Au bout d’un certain temps, je finis par intervenir, au risque de paraître impoli je demande si nous pouvons commencer la visite ?

 « Ben mon vieux, on vous attend ! »

 J’encaisse ….  Je les emmène de l’autre côté de la rue et commence la visite …..

 

Pendant que je parle, l’émir, près de moi, s’entretient à haute voix avec quelques individus de sa clique …..

 

J’ai l’habitude de ce genre de situation. Ca se gère en continuant l’exposé jusqu’à ce que les compères mêmes du chieur finissent par lui intimer l’ordre de fermer sa grande gueule car on n’entend pas ce que dit le guide qui est plus intéressant que les histoires d’alcolos ….

 

Mais là …… rien, que pouic, que dalle …. Le mec continue à aboyer pour couvrir le son de mon micro que j’ai encore haussé ….

 Je m’interromps.

 Le gugusse (j’ai pas dit négus, vous remarquerez !) continue de pérorer comme une perruche en rut !

 Donc, je lui balance (à fond le micro) : « dites, si je vous gêne, faites-le moi savoir »

 Et le mec, du tac au tac me rétorque : « Moi, j’ai pas de micro, alors je suis bien obligé de parler fort pour me faire entendre. »

 

  Dites …. Vous qui avez quelque expérience de guide ….. vous auriez fait quoi à ma place ?

 

Je ne peux me résoudre à planter le petit groupe d’une douzaine de personnes qui sont restées pour suivre la visite. Ca me ferait trop chier de les pénaliser à cause de ce taré ….  Je me dis que je finirai bien par lui faire comprendre ……

 

Je me déplace …

 

Le petit groupe me suit comme mon ombre pendant que le pédezouille des banlieues reste en retrait …. Et c’est tant mieux.

 

Ils me posent des questions sur les essentages, sur l’ardoise et son utilisation, sur le châtaigner ….  J’avais raison, ces gens là sont curieux et à l’écoute.

 Une dame me demande si on peut être certain de l’origine de cette maison ….

Je lui explique avec presque de la jubilation qu’il n’est pas vraiment judicieux de parler d’origine mais qu’on peut se poser la question de la date (en siècle) de construction et des transformations successives de l’immeuble et de ce qu’il reste de ses origines ….. elle est ravie et me dit : «  Oui, c’est exactement ce que je voulais dire …. »

 

Je demande à mes visiteurs de m’attendre une minute le temps que j'aille chercher les clefs des greniers ….  Mais il n'y a pas de clefs, personnene sait où elles sont.

Je tente d'ouvrir la porte .... elle s'ouvre.

J’entre dans les greniers et m’enquiert auprès des trois honfleurais en train d’installer leur tables d’exposition si ça les dérange que je fasse mon boulot ?

Ils me répondent que nenni, que je suis le bienvenu …..  les tables sont vides et ces  tables vides encombrent les greniers.

 

Je fais rentrer mon petit monde dans les greniers ….. merde ! le chibani entre aussi (un peu comme Félicie dans la chanson de Fernandel !).

 

Nous nous faisons tout petits dans un coin et je commence l’histoire des greniers, de la gabelle …. A peine ai-je commencé qu’Yves (un agent d’entretien des greniers) vient vers moi en répétant

 « ça va pas l’faire, faut que tu sortes, ça va pas le faire, faut que tu sortes ….. »

 « Salut Yves, t’as un problème ? »

 «  tu peux pas rester là, j’ai bien prévenu l’Office, pas de visite aujourd’hui ni le week-end, pas de visites !!!! »

 Ah ! putain ! ça me gonfle grave !

Quelqu'un va-t-il se décider enfin à expliquer aux comiques que les greniers ne sont pas leur propriété privée .....  ou bien se décider une bonne fois pour toute à arrêter les visites de Honfleur si on ne peut rien faire visiter ?

L'Office de Tourisme est sous l'égide de la commune mais la commune semble faire en sorte que sa main droite refuse à sa main gauche de coopérer.

Les visites sont faites pour faire valoir la ville, pas pour emmerder les badauds !

 « Désolé, Yves, je vais faire vite, maintenant que nous sommes tous là …. »

 

 

 

Quelques personnes sortent par le couloir qui communique avec le petit grenier à sel et se plantent là avec l’air de dire :

 « Mais c’est qui ces intrus qui viennent polluer nos greniers ??? »

 Ca me gonfle, putain que ça me gonfle !!!!!!

 

 Malgré tout ….. faut pas oublier que j’ai fait l’Afrique …… je maîtrise mon irritation (j’ai toujours aimé les euphémismes) et je reprends la visite …..

 

 

« Ces greniers ont été construits en 1670 1672 par la ferme de la gabelle avec l’autorisation de Colbert. Colbert était le ministre de l’économie de Louis XIV …. »

 Le vieux bouc m’interrompt en se campant devant moi, devant les autres  ….

 « Ben oui, tout le monde sait ça que Colbert était le ministre de Louis XIV on n’est pas des imbéciles, on sait ça …. »

 Je choisis l’option : « ignorer » et je continue mon speech ….

 

 

Je parle et je pense ….. le type est en train de me filmer. Il a mis son téléphone à quelques centimètres de mon visage et il filme ………

 

Ok me dis-je, il va me prendre pendant quelques secondes ….  Mais non, il filme …..

 J’arrête de causer dans la caméra pas invisible et lui dis :

 « je ne voudrais pas être obligé de vous demander des droits d’auteur, pourriez-vous, SVP cesser de me filmer, ça me déconcentre ! »

 Lui : «  Les droits d’auteur ! ?  c’est pour moi les droits d’auteur, vous, vous pouvez tout juste prétendre au droit d’image … et encore …. »

 

 Là, il me GONFLE    !!!!   mais pour de vrai, pour de gros, pour toujours !

 « Ecoutez, vous me filmez sans me demander mon avis, vous enregistrez ma conférence, vous abusez de mon droit à l’image et de mes droits d’auteur car c’est moi qui ai écrit cette conférence (elle a bien un petit peu évoluée depuis la toute première – pardon pour mon manque d’humilité …) alors je vous demande de fermer votre téléphone et de suivre la visite si vous ne voulez pas que j’y mette fin prématurément. »

 

« Ok, j’arrête de vous filmer …. Voilà ! »

 Et il continue de filmer ….  Je me suis avancé, lui ai tourné le dos ….

 Il m’a tancé :

 « Vous vous prenez pour qui, vous croyez détenir l’autorité absolue ? »

 

 

C’en était trop ….. J’allais mettre fin à cette pantomime …

 

C’est à ce moment que j’ai croisé le regard  d’un enfant qui suivait la visite avec sa maman …. Puis le  regard de la maman …. Pourquoi ne réagissaient-ils pas ?

 Pourquoi, depuis le début de cette putain de visite, les autres ne se rebellaient-ils pas contre le bachibouzouk abruti ????

 De quelle influence les étouffait-il ?

 

A bout … j’ai repris la visite …. Pour la dame et ses enfants …….

 

 

Quelques secondes …… une minute tout au plus … j’allais expliquer le ‘minot’ ….. le gros con a fait un bruit de bâillement … énorme .....  dans mon dos !

 

 J’ai craqué !

 

Tant pis pour les gosses, pour les autres, pour moi ……  quand c’est trop, c’est trop …..

 

J’ai souhaité à tout le monde une bonne fin de journée et je les ai plantés là !

 

 

 

Je me suis rendu à l’Office pour restituer mon micro …   Clémence m’a dit …..

 

« Il était bizarre ! Je lui ai demandé pourquoi il ne nous a pas prévenu de son retard il m’a répondu que les piles de son portable étaient déchargées et juste après, il l’a sorti pour me prendre en photo !

Je lui ai demandé si le portable était rechargé …. Il m’a répondu que oui ! »

 

 

 

Si vous avez vécu une visite plus merdique que celle-là ………  je vous offre l’apéro !!!!!

 

 

 

 

 

 

08/10/2011

Ö THALASSA !

 

 

Hier soir  ( 7/10/2011), nous avons eu droit à l’émission culte (pied au …) « Thalassa » en direct du vieux bassin de Honfleur.

 

J’en ai été prévenu trop tard pour m’y déplacer en personne et c’est donc dans mon poste de télévision acheté à crédit que j’ai pu suivre les pérégrinations enchanteresses de nos vieux gréements, nos vieilles dentelles, nos vieux caboteurs,  nos décrépites maisons recouvertes, en leurs façades, de tuiles (sic), nos hommes célèbres, nos inconnus qui passent et repassent en direct dans la téloche, ma concierge en bras de nuisette, un raton laveur et un allogène se payant ouvertement la tête d’un autochtone qui l’avait bien mérité !

 

Le tout admirablement éclairé de lampes multicolores créant une féérie digne d’une boîte de nuit interlope à Khartoum !

 

 

Ho la la !  Je trépigne de transports émotifs sur mon canapé, ce magnifique spectacle a dû coûter la peau des chtouilles de l’édile écharpé qui l’a orchestré !

 

Ah ! Zut, le gros monsieur joufflu qui ressemble à un marin comme ma concierge ressemble à une pinup nous annonce un reportage sur la raie de mon c…..  non, pardon, la raie manta !

 

J’en profite pour m’éclipser aux tartisses faire une vidange judicieuse.

 

Quand je reviens, le spectacle est plus féérique que jamais !

 

Bravo les petits bateaux avec tous ces enfants des écoles d’Honfleur que je n’avais jamais vu avant cette première mondiale !!!!!

En tout cas, les miens (d’enfants) n’y ont jamais eu droit !

Ah ! on me révèle par télépathie internautique que ces bateaux ne sont pas d’Honfleur, ‘on’ les aurait amenés là par voie autoroutière pour faire plus mariole !

 

Ah ! Ces admirables couleurs eaux de vaisselle ……  on ne s’en lasse pas !

Honfleur est donc une ville arc en ciel  !   

Couleurs du maire et d’iPiyouplabellebleue blanc rouge !

 

Vient un reportage sur un admirable photographe havrais qui a photographié tout ce qui peut être photographié avant de s’installer dans une maison de rêve payée rubis cash grâce aux produits de la vente desdites photos. C’est aussi un philosophe, il dit à qui veut l’entendre que la vie est belle si on sait la prendre par le bon côté des choses (comprenne qui peut !)

 

 

Nous revenons près du vieux bassin, comme l’assassin qui revient toujours sur les lieux de ses crimes !

 

Mais !!!

Je la reconnais, c’est une guide de l’Office de Tourisme.

Ah Si Rosaleen, la guide interrompue avait pu mordre l’interviewer interrompeur …. Au moins ça nous aurait fait des histoires à raconter !!!!

C’est qu’il compétitait sauvagement, ce journaliste à la petite semaine qui ne prenait pas le temps d’écouter les explications sur les fiches et les contrefiches des greniers à sel !

Ah ! mon prompteur revient sur ses pas et me souffle qu’il ne s’agissait pas des greniers mais bel (vous voyez de qui je parle ….  mais oui, au perchoir …) et bien de la Lieutenance, magnifique bâtiment inutilisable en l’état.

 

Pour nous remettre de nos émotions touristiques qui tournent en eau de Boudin (Eugène pour les intimes), le monsieur qui ressemble à un marin comme ma concierge ressemble à Gina Lolobrigida nous informe d’un reportage mozambiquesque !

 

Ô thalassa !

Ca me rappelle ce marin grec à Libreville qui ne comprenait pas mon grec à moi !!!

Est-ce que les matelots honfleurais arrivent à converser avec les grecs ?

 

 

Les raies mantas, les bouibouis, les cambuses mozambicaines …. Tout ce foutoir, ces scientifiques hollywoodiens, ces aventuriers pieds nickelés, ces photographes même pas photogéniques …. !!!

Les reportages prennent l’eau …. Ça rejoint peu ou prou les histoires du capitaine némo …. Euh ….  Costaud, pardon !

 

C’était une belle émission, je ne vois rien à critiquer …..  sauf mes critiques !!!!!

 

A ma décharge, je dois dire que cette émission ressemble de plus en plus aux émissions des temps glorieux de l’ORTF avec gloubiboulga et tatie Dorothée et ses bandent boys qui écument encore les bars douteux du quai Sein de Catherine !!!!

 

Oui-Oui m’informe à l’instant qu’il a bien aimé l’émission ….  Tout n’est peut-être pas perdu !

 

 

 

 

 

 

 

26/09/2011

Devoir de mémoire

 

L'incroyable histoire de cette dame de soixante quinze ans qui a reçu un coup de poing dans la gueule par la poste !

 

 

Cette histoire se passe au fin fond de l'Ariège, dans un minuscule village de trois maisons, une dame de soixante quinze ans qui vit de chataîgnes, de noix, de choux et autres légumineuses avait complètement oublié une vieille querelle qui l'avait fait affronter l'autre villageoise âgée de soixante quartorze ans aujourd'hui.

Mais l'histoire de la querelle amoureuse entre les deux vieilles filles date de 1949.


Les deux jeunes filles étaient alors amoureuses du troisième villageois aujourd'hui âgé de quatre vingt ans et elles étaient prêtes à mourir pour lui.

Lui, devant cette surenchère des deux commères s'est engagé dans les spaïs et a vécu une vie d'aventure avant de revenir finir son âge dans son village.

Elles avaient fini par se pardonner mutuellement et celle de soixante quartorze ans avait totalement oublié qu'elle avait demandé à la poste de la grande ville d'envoyer par RAR un coup de poing à sa rivale en 1954.

La poste n'oublie jamais rien même si parfois le courrier met du temps à parvenir à destination.
Hier, donc, le facteur sonne à la porte de la vieille dame de soixante quinze ans et lui demande de signer le registre des RAR puis, sans perdre de temps, il lui fout son coup de poing dans la gueule.

Moralité :
Réfléchissez bien avant d'envoyer des RAR.

19/09/2011

Indignité – une histoire courte

 

C’était samedi soir, j’étais allé faire quelques emplettes de dernière minute au super marché.

J’arrive à la caisse, devant moi un couple avec deux enfants dans les dix ou onze ans.

Le petit, dont le front arrivait à peine à peine à la hauteur du tapis roulant à mis son doigt sur des grains de riz qui s’échappaient du sac. J’ai remis le sac sur le côté, avec les boîtes de bonbons ou les tampax, je ne sais plus ?

J’ai croisé son regard angoissé ….  Je lui ai adressé un regard apaisant et lui ai dit que je savais bien que ce n’était pas de sa faute mais que le paquet était déjà percé. Il m’a sourit et est allé se cacher derrière les jupes de sa maman.

Sa maman qui cherchait dans son porte monnaie de quoi payer les courses. Elle a sortit un billet de dix euros mais l’addition s’élevait à onze euros huit centimes.

Elle a repoussé un paquet de yaourts vers la caissière en demandant si ça suffisait ? Comme ça ne suffisait pas, elle a aussi repoussé un paquet de deux tranches de jambon.

J’étais rouge de honte et de colère, mais j’avais vraiment peur de les vexer en proposant de payer la différence.

J’ai murmuré à la caissière : « rendez leur le jambon et les yaourts, je vais payer, ne leur dites rien, je vais vous payer. »

La caissière s’est adressée au couple : « ce monsieur veux payer la différence, acceptez-vous ? »

Le plus embarrassé, c’était moi, vraiment et je leur ai dit en bégayant : « c’est pour vos enfants, vous comprenez, je ne veux pas qu’ils soient privé de yaourts … » j’avais l’air complètement idiot, crétin.

Ils ont dit oui et j’en ai été très heureux pendant qu’au fond de moi-même j’étais bouleversé de les voir partir et de ne pouvoir faire plus pour ces étrangers avec leurs deux mioches qui riaient totalement insouciants !

Ca m’a rappelé mon enfance, mais nous, nous sortions de la guerre, ça semblait plus normal.

Les politiques sont des monstres qui s’abaissent devant les financiers qui sont pire que tout ce qui puisse être imaginable.

En Inde, c’est pire, en Afghanistan, les filles n’ont pas le droit d’aller à l’école des talibans ….. en Chine on tue les filles …… et là, tout près de chez moi, des gosses vivent comme en 1950.

 

Ouf ! heureusement il y a aussi les villas et la marina de Deauville avec ses yachts de vingt mètres et ses femmes qui bronzent en pensant à leur coiffeur et à leur régime.

12/08/2011

Roméo et Juliette revisité par mézigue, ça donne : "Roméette et Julio" librement inspiré de Shakespeare !

 

 

Julio aime Roméette ..... mais .... Julio aussi est amoureux de Roméette.
Lequel de ces deux prétendants obtiendra la main de la jeune femme ?
La vie n'est pas simple, surtout quand les parents de la jeune fille s'opposent à toute union entre ces 3 enfants ..... heu .... non, entre ces 2 tourtereaux ..... enfin, bon ... regardez et vous comprendrez !!!!!

 


18/06/2011

On apprend plus de nos erreurs que de nos échecs …. Euh ….. ou quelque chose comme ça, à moins que ce soit l’inverse !

Le 18juin 2012

Mon cauchemar n’avait rien de drôle, cette nuit !

 

J’étais dans mon lit et soudain, dans la chambre sont entrés deux grands corps malades avec marqué « police » sur leurs T-shirts et leurs casquettes. Ils avaient des gyrophares bleus au bout de chacune de leurs chaussures et ils m’ont passé les menottes sans ménagement avant de me sortir brutalement du lit pour m’emmener avec eux.

Un remake de l’arrestation de DSK ?

Que nenni !

Ecoutez plutôt le chef d’inculpation énoncé par le chef de la police lui-même :

« Samedi dernier, pendant la visite de la ville, une des personnes du groupe dont vous aviez la charge a volé un saucisson à l’étal d’un marchand de saucissons. Vous êtes accusé de n’avoir pas empêché ce vol en votre qualité de ‘guide’, vous auriez dû surveiller vos touristes pour qu’ils ne nuisent pas aux marchands de saucissons. …  d’autre part, un autre touriste de votre groupe, en voulant allumer un cierge à mit le feu à l’église Ste Catherine, vous en répondrez devant le juge de la Sainte Inquisition »

 

Bon ! Les cauchemars, ce n’est jamais très cohérent, mais c’est toujours révélateur !

 

En fait, il faisait écho à ce qui m’était arrivé dans la journée d’hier (17/6).

 

Je suis allé chercher un groupe d’une quarantaine de touristes.

Ils sont néerlandophones me précisent la responsable des voyages « au fil de l’eau ».

Néerlandophones, pour moi, ça signifie que ce sont des Hollandais, pas vous ?

Donc, j’emmène ma petite troupe découvrir notre charmante ville tout en leur récitant mon hagiographie que j’ai mis plusieurs années à mettre au point (il me reste encore quelques années à la peaufiner avant de rendre l’âme).

Je leur faisais des remarques du genre :

« Je ne sais pas comment ça se passe en Hollande, mais ici, nous pêchons avec des bateaux. »

Ou bien :

« Je ne sais pas comment vous appelez ce style de constructions en Hollandais, mais nous, ici, on appelle ça des maisons en bois. »  …. Etc …..

Tout d’un coup, la traductrice me dit :

« Tout le monde se demande pourquoi vous nous parlez tout le temps des Hollandais, nous, nous sommes Belges ! »

On entre dans l’un des bâtiments appartenant à la ville et qu’on fait visiter aux touristes tout en leur racontant une très jolie histoire de pierres et de chênes qui trempent 7 années dans nos bassins avant de sécher 7 autres années.

Pendant que je pérorais allègrement, je suis soudain surpris par un bruit énorme ‘vlac patatrac badaboum …’ trois belges viennent de s’écrouler à terre alors qu’ils tentaient de s’asseoir sur l’une des tables disposées là par les agents d’entretien.

J’ai flippé un moment, craignant que les belges ne se soient blessés !

Ouf, ils se relèvent.

Malgré le branle bas de combat, je finis cahin caha mon exposé sur les pierres et bois.

Au moment de sortir, un agent d’entretien me saute sur le poil (je suis allergique aux plumes) et me lance :

« Faut qu’t’aille voir la dame avec le tricot rouge »

Quoi ?

« Faut qu’t’aille voir la dame avec le tricot rouge »

Donc, je vais voir la dame au tricot rouge qui vient vers moi, un sourire en biais aux commissures ….  « Elle est fan de mes exposés » me dis-je en aparté … « et elle va me demander un autographe …. Merde, j’espère qu’elle a un stylo ? »  …

« Bonjour » me lance-t-elle, crispée.

« Bonjour » lui réponds-je, attentif.

« J’espère que vous avez relevé les noms adresses et compagnie d’assurance des fautifs » Me balance-t-elle d’une traite et sans même reprendre sa respiration, elle ajoute : « nous allons faire jouer leur responsabilité civile pour la table. »

Je suis estomaqué !

Mais je réagis au quart de tour (c’est l’une de mes spécialités – avec la langue de bœuf provençale) :

« Estimez-vous heureuse qu’ils ne se soient pas blessés, c’est la vôtre de responsabilité qui aurait été engagée. »

Las ! la dame n’a jamais suivi de cours de droit et ne comprend pas que je suis en train de lui sauver la face et je m’en rends compte car elle insiste :

« La table elle est cassée et vous êtes le guide, vous êtes donc responsable de la table sauf si vous nous apportez les noms et les coordonnées des coupables … »

Putain ! elle a du faire l’école des chaisières en option de son CAP de dactylo !

 

Que répondre ?

On ne peut pas discuter d’égal à égal avec quelqu’un qui ne sait rien de la vie et de ses turpitudes.

Comment discuter avec l’inachevé ?

Une seule solution, trouver quelqu’un d’un grade supérieur au sien au plus  vite.

Ca tombe bien, y’a la guide des guides (Danielle pour ne pas la nommer) qui est en train de finir sa propre visite …. J’attends qu’elle réponde à la dernière question et je l’entraîne illico presto vers la dame au tricot rouge qui attend des noms, des adresses et des compagnies d’assurance.

« Y’a la dame au tricot rouge qui me cherche des  noises, tu veux bien lui dire d’aller chez le coiffeur ? »

Mais, hélas, la dame au tricot rouge se coupe les cheveux elle-même et la guide  des guides se prend un bide….. 

J’essaie un timide :

« Mais, madame au tricot rouge qui vous va si bien et met votre teint en valeur, savez-vous bien ce qu’est la responsabilité civile, savez-vous que c’est celui qui reçoit qui est responsable de la santé de son hôte et que si, par mégarde, le toit venait à nous tomber dessus, vous en seriez tenue pour responsable ! »

« C’est pas pareil » me rétorque-t-elle avec cet aplomb qu’on  ne retrouve que dans le fil éponyme !  Et sa voix gronde comme le tonnerre dans un ciel d’orage un jour de mauvais temps et de vents contraires …..

«  Là, il s’agit d’une table, ils l’ont cassée en s’asseyant dessus et les tables,  c’est pas fait pour s’asseoir et c’était votre devoir de veiller à ce que personne ne s’asseye sur les tables ! »

Je suis tombé sur un cas !

Une femme qui n’entend de raison que la sienne qui règle la circulation des culs par destination de meuble et qui prétend par tous moyens se payer un guide qui ne lui a rien fait et qui aurait dû se préoccuper d’avantage des fessiers de ses touristes que des fermes de la charpente ! 

Faut dire aussi, si l’on veut être complet sur cette affaire cuculturelle, que les tables en cause sont toutes neuves et que leur construction en plastique et tubulaire semble particulièrement fragile. Mettre des tables aussi sensibles aux variations de culs dans un lieu grand public, c’est se préparer à des ennuis sans fin …. 

Qui, je vous le demande comme Jésus le demandait pathétiquement sur le Golgotha, qui n’a jamais mis son cul sur une table ?

Que celle-ci ou celui-là se lève et aille s’asseoir sur une chaise, comme tout le monde !

J’abandonne donc la partie en la laissant ruminer sa vengeance car, j’en suis sûr, vengeance il y aura et les services de la mairie m’enverront bientôt la maréchaussée à clous me passer les menottes ……  Je vais rejoindre la cohorte des violeurs de femmes de chambre !

On parie ?

10/06/2011

Les élites regardent les gens d'en bas avec dédain et condescendance !

 

J'ai longtemps cru qu'il fallait éduquer le peuple, mais ce sont les artistes qu'il faut éduquer.

Tant que les artistes seront des produits de marketing, le peuple s'en détournera !

La loi hadopi ne fait que retarder leur disparition.

Ils peuvent toujours mettre tous les remparts qu’ils veulent autour d’eux, cela ne palliera jamais leur misérabilisme.

On ne remplace pas le talent par des lois.

Je me réjouis, personnellement de la décrépitude du monde des arts, c’est la réponse du peuple à l’élite et HURLER qu’on a du génie, c’est du bruit pour rien.

Certains privilégiés bénéficient de promotions exorbitantes sur les radios et les télés ….. mais ils continuent de s’enfoncer.

La CNC distribue généreusement 565 millions d’euros aux amis des amis et malgré cela, le cinéma est mort.

La dictature de l’argent ne se nourrit que d’argent …….  C’est l’histoire du roi Midas et de ses longues oreilles …… l’argent ne nourrit pas.

Acheter des encarts publicitaires  peut donner le change un moment, mais le filon finit par s’épuiser des deux bouts : lassitude du public et ruine du commanditaire.

Ce n’est pas la qualité des textes qui est mise en cause, c’est son objet.

Quand on se croit au dessus des autres, on ne peut les entendre, et on ne peut les représenter.

Quand les politiques redescendront sur terre, ils seront particulièrement surpris de voir l’état du peuple !

Quand les artistes et les philosophes rejoindront le peuple (je ne parle pas de ce bouffon de Onfray qui enseigne Kant à des vieillards délabrés et béats d’admiration crédule), ils seront stupéfaits de constater la richesse intellectuelle des petites gens et l’ironie crasse dont ils sont les sujets.

Si Villon venait passer ses vacances sur terre, il serait effaré, puis, reprenant ses esprits, et puisant son inspiration de la foule, il nous chanterait notre connerie dans le tuyau de l’oreille jusqu’à nous faire péter le tympan.

12/04/2011

Début de scénario (BD ou ciné)

 

Le Seigneur des mers

 

Les loups efflanqués rodaient autour de la ville par cette nuit d’hiver glacée et blanche de l’an mille trois cent vingt quatre.

On pouvait voir leurs silhouettes faméliques se découper à contre-jour dans la lueur blafarde du halo de la lune.

Malgré leur extrême maigreur, ils chassaient en meutes et mieux valait ne pas se trouver sur leur route, ils étaient si affamés qu’ils ne montraient plus la moindre prudence vis-à-vis de l’homme.

Un cri de bête déchira la nuit gelée. Quelque biche ou daim allait emplir les panses de loups qui s’entredéchireraient ensuite pour la carcasse en lambeaux.

 

A l’abri des remparts, maladroitement restaurés, de la ville close, abandonnée par la plupart des habitants après l’attaque des soudards du marquis de Landevin, seigneur des terres voisines de celles de Kergalaven, les quelques survivants s’étaient réfugiés dans le manoir éventré et avaient calfeutré tant bien que mal le salon, pièce centrale de la bâtisse où flambait un feu anémié de planches trop humides pour brûler ardemment.

Ils étaient assis, les uns contre les autres pour éviter de perdre leur chaleur, enveloppés de houppelandes lacérées.

Ils n’avaient rien mangé depuis deux jours et n’avaient presque plus d’eau.

Un chaudron de fer avait été pendu à la crémaillère de l’âtre, un peu d’eau y bouillonnait.

C’est qu’on attendait un évènement proche, une naissance, cette naissance qui avait empêché la famille et ses serviteurs de partir avec les autres.

Marie-Mathilde de Kergalaven souffrait en silence les contractions qui lui labouraient le ventre.

Il avait du retard, ce bébé.

Fille ou garçon, cela ne l’intéressait plus vraiment, tout ce qu’elle espérait c’est qu’il sorte et que cessent ses douleurs. Le comte Erwan de Kergalaven serrait les mains de son épouse dans les siennes pour les réchauffer.

Une bourrasque fit un retour de fumée qui envahit la pièce et fit tousser les personnes recroquevillées sur elles-mêmes.

Une seule bougie, en sus du faible feu, éclairait sombrement la pièce.

 

Soudain, une agitation se fit et une main blanche de froid alluma une seconde, puis une troisième bougie. Le chaudron fut vidé de son eau dans une écuelle en bois, et juste à ce moment là, un petit cri suivi d’un pleur emplit le salon délabré.

 

Colin-Matignon de Kergalaven venait de naître.

 

**********

 

01/04/2011

Fen en Libya

 

Il faisait plus chaud à Tripoli qu’à Benghazi qui profite d’un petit vent marin en permanence. Un véhicule militaire Libyen nous attendaient et nous fûmes conduits dans un très grand centre militaire qui englobait également l’hôpital des armées. Nos carrées étaient spartiates, mais les gus vachement sympas. Le général nous avait laissé à nous-mêmes pour aller rendre des comptes à sa hiérarchie.

Il y avait des lits tout faits, vides, qui semblaient attendre d’autres renforts.

Quelques quart d’heures plus tard arrivèrent trois Français.

Ils ne cessaient de râler et ils râlaient déjà, dehors, avant d’avoir franchi la porte d’entrée. Les Libyens les regardèrent entrer avec des yeux en forme de billes ; Ils ne pouvaient comprendre ce qu’ils disaient mais rien qu’à leur ton on pouvait interpréter. Ils se plaignaient de tout, de l’avion, de la douane, de la police d’immigration, de la jeep qui les avaient amenés, de la chaleur, de la poussière ……  Moi, j’étais habillé fin prêt pour un petit tour dans Tripoli. J’étais bronzé, les cheveux noirs bouclés (j’ai des photos si tu ne me crois pas !), ils m’ont pris pour un Libyen et je me suis bien gardé de les détromper.

Ils m’agressèrent dans un très mauvais Anglais :

« C’est tout de même pas là qu’on va dormir ? c’est carrément pouilleux ! »

Je leur fis un beau sourire, et la mine de celui qui ne comprend pas, je me carapatais à toute berzingue pour ne pas avoir à les supporter. C’était pas très sympa pour les deux Libyens, mais ils n’avaient qu’à en faire autant.

 

Je me suis baladé dans Tripoli et c’est vrai que je n’ai pas vu de dissemblance vraiment importante par rapport à Benghazi … mais avais-je vraiment la tête à jouer les touristes ?

 

J’ai bu un thé à une terrasse de café face à la mer. Difficile de vous décrire cet instant et ce lieux, tout est si différent de ce à quoi nous sommes habitués. Les tables et les chaises sont très rustiques, en fer peint en vert, certainement de la récupération venue d’Europe et datant d’avant la dernière guerre mondiale. Du fragile, en apparence, mais toujours en activité. Le sol, du béton légèrement dallé de ciment et c’est tout. C’est rugueux, brut, mais ça a plus de réalité qu’une terrasse du quartier Latin avec ses bibelots, ses décors kitchs, ses fauteuils en rotin et ses tables couvertes de gros sous-verres ; le tout vous entraînant vers une vaporeuse somnolence  dés le premier demi.

 

Extrait de mon roman : "Ludmilla"