LES GRANDS CHEFS
Allégorie parabolique des imbéciles qui nous gouvernent et nous offrent leur tambouille pitoyable et dégueulasse !
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Allégorie parabolique des imbéciles qui nous gouvernent et nous offrent leur tambouille pitoyable et dégueulasse !
Un petit texte gentillet pour amuser et faire passer le temps !
Liste de mes pièces de théâtre (6) entièrement écrites à la recherche d'un éditeur n’attendant qu’un metteur en scène et quelques acteurs adroitement dirigés par un réalisateur lui-même coaché par un producteur ou plus si affinités …..
1 Apocalypse nucléaire : mélodrame à connotation philosophique. pas de suite prévue.
Le soir de la saint Sylvestre, la centrale nucléaire de "petiteville" explose. Y'a du chambardement, des imprévus et du surnaturel ... et quelques réflexions philosophiques ...
3 h 3 f
3 actes de 3 scènes chacun
durée : 1h30
public : ados / adultes
2 Meurtre pluriel : Comédie policière. Y'a des suites prévues.
Cindy Cartwrigth vient de décrocher son diplôme d'inspectrice. Elle débarque au commissariat et un meurtre est commis dans une galerie d'arts. Elle prend les choses en main ... mais... y'aurait comme un os ... enfin ... c'est ce que dit le légiste ... il a jamais vu ça !
5 f 8 h
3 actes de 3 scènes chacun
durée : 1h30
public : ados / adultes
3 Un psy peut en cacher un autre : Comédie de boulevard. Pas de suite.
Un psy peut avoir besoin d’un autre psy … et qu’est-ce qu’ils se racontent ?
C’est normal quand on voit la clientèle de ces deux spécialistes …
Cette pièce est enregistrée à la SACD
Nombre de personnages : 13
Nombre d'acteurs mini : 5
Nombre d'acteurs maxi : 13
2 actes de 5 scènes chacun
durée : 1h30
public : ados / adultes
Cette pièce a été jouée à Bassan en 2014 :
http://yfig-en-chansons.hautetfort.com/archive/2014/04/24/les-videos-de-la-troupe-de-bassan-joue-un-psy-peut-en-cacher-5354517.html
Elle sera jouée en mars 2018 au Festival de théâtre de Pompignac :
http://yfig-en-chansons.hautetfort.com/archive/2014/04/24/les-videos-de-la-troupe-de-bassan-joue-un-psy-peut-en-cacher-5354517.html
et en juin à Ares.
4 Le fantôme du château de hurle aux loups : comédie burlesque. La suite est en cours d’écriture …
C’est l’histoire d’un fantôme qui refuse obstinément de porter son suaire alors forcément, il finit par s’enrhumer … l’inspecteur DVDP se demande de quoi il est mort, le médecin refuse de le soigner et le curé exorciste a peur de ce fantôme qui éternue ….
4 f 4 h 1 voix off et 1 fantôme qui n’apparaît que sous un drap.
Total 10 avec un maximum de 5 sur scène simultanément (3f 2h)
durée : 1h
public : ados
5 Un raout chez les ploutocrates : comédie sur fond de magouilles politiques … Pas de suite.
Un riche bourgeois organise une soirée pour cacher une réunion de combinards. La police les surveille depuis un certain temps… Mais que peut-il bien se passer pendant et après un raout ?
40 personnages pour une trentaine d’acteurs.
Durée estimée : 2 heures (avec un entracte)
public : ados / adultes
L’héritage : [est en cours d’écriture] Comédie sociétale. La suite du fantôme, mais pas burlesque. Pas de suite … mais …
Un couple de quinquagénaire vivant dans la précarité hérite d’un gros paquet … mais … contrairement aux idées reçues, les héritages, même les plus simples, ne se passent pas toujours dans la douceur …. Surtout quand il y a des millions et des millions d’euros en jeu ….
6 Tata Baluchon : Comédie sous forme de suites de sketches pour 2 à 4 ou 5 personnages.
Tata Baluchon est la femme rêvée pour ce genre de série. C’est une quinquagénaire vierge et romantique, naïve et aventurière (malgré elle). Elle se laisse entraîner par les évènements quand elle ne les engendre pas. Elle est waterproof et sportive en chaussons, elle peut être véhiculée ou piétonnière …. Qu’importe, elle vit et elle défit le temps et les éléments. Elle est acariâtre et très généreuse, soupe au lait aimant la soupe au chou.
Une douzaine d'épisodes d'environ 15 minutes
public : adultes
À l’exception de l’héritage, les pièces sont entièrement écrites.
J'ai aussi des trucs plus courts (une vingtaine de minutes environ) :
Dialogues à la noix : Comédie surréaliste. Découpé en petits courts mais peut faire un long. Pas de suite ... mais ...
Si la noix que vous écalez se mettait à parler ... et ... pas que la noix ....
Roméette et Julio : Comédie boulevardière … au théâtre, une représentation tourne au burlesque quand 2 comédiens se jettent sur scène pour le même rôle face à une comédienne déboussolée …
Une Saint Valentin sans Valentin : deux jeunes femmes se réveillent en cellule de dégrisement le lendemain de la St Valentin ... Valentin ... on ne sait pas ce qu'il est devenu ?
Si besoin est, je peux réécrire tout ou partie des pièces pour les adapter.
Depardieu et les aveugles
Yfig
Cast List:
DEPARDIEU 32
TÉLÉPHONE 11
CAISSIÈRE 9
AVEUGLE3 4
AVEUGLE1 AVEUGLE2 3
AVEUGLE1 3
AVEUGLE2 3
SILOUHETTE 1
1 INT. APPART DEPARDIEU
Gérard D. est dans son fauteuil à moitié dans les vaps, la
télé est allumée mais le son est très bas, il se cure le nez
et se gratte le bide. dehors il fait beau et G. est
décoiffé, habillé dans une robe de chambre avec des
chaussons à ses pieds nus. Le téléphone, sur le petit meuble
à côté du canapé, sonne ...... Gérard décroche
1 DEPARDIEU
Allô ! ?
2 TÉLÉPHONE
Monsieur Depardieu ?
3 DEPARDIEU
Oui
4 TÉLÉPHONE
bonjour M. Depardieu
5 DEPARDIEU
Ouais, vous êtes qui ?
6 TÉLÉPHONE
Je suis le directeur de
l’association AAV (Aides Aux
Aveugles) je voudrais ...
7 DEPARDIEU
Faites chier, j’ai rien à vous
donner ...
8 TÉLÉPHONE
Avec tout ce que vous gagnez ?
9 DEPARDIEU
C’est pas ton problème !
10 TÉLÉPHONE
Monsieur Depardieu, vous pourriez
faire un effort, un petit chèque ne
vous ruinerait pas !
penser à toutes celles et ceux qui
n’ont pas la chance de voir comme
vous !
11 DEPARDIEU
Et toi ? Tu m’as bien regardé ?
Il raccroche au nez de son correspondant en rouinant comme
un blaireau .....
2.
FONDU NOIR
FONDU SUR SILOUHETTE
2 EFFET SPÉCIAL. SILOUHETTE SANS VISAGE
La silouhette apparaît dans le fondu .... on devine la
bouche qui parle ...
12 SILOUHETTE
Je suis la conscience universelle
des hommes, il suffirait de si peu
pour que les hommmes changent ...
dans le bon sens !
Si seulement ..... si !
3 INT. APPART DEPARDIEU
Gérard D. est maintenant recoiffé, habillé léger, il
s’apprête à sortir ... Il ouvre la porte et sort ....
FONDU CHANGEMENT DE PLAN
4 INT. LE COULOIR DEVANT LA PORTE
Gérard referme la porte au moment ou la porte de son vis à
vis s’ouvre, un aveugle avec une canne blanche et des
lunettes noires en sort ... il se dirige vers l’ascenseur
comme Gérard ... il lui rentre dedans et s’excuse ...
13 AVEUGLE1
Oh Pardon, je ne vous avais pas vu
!
14 DEPARDIEU
Forcément, si vous ne regardez pas
où vous allez ....
15 AVEUGLE1
Oui, mais j’ai une excuse ..
16 DEPARDIEU
Ah Ouais ! et laquelle ?
17 AVEUGLE1
Vous ne voyez pas que je suis
aveugle ?
Ils rentrent dans l’ascenseur, la porte se referme sur eux.
3.
5 EXT. LA RUE DEVANT L’ENTRÉE DE L’IMMEUBLE
Gérard et l’aveugle sortent en même temps (Gérard devant)
... il se tamponne à l’aveugle 2 qui passait à ce moment là
...
18 AVEUGLE2
Oh pardon ! je n’vous avais pas vu
arriver !
19 DEPARDIEU
Si vous regardiez où vous allez ça
n’arriverait pas !
20 AVEUGLE2
Peut-être, mais j’ai une excuse
21 DEPARDIEU
Vous allez me dire que vous êtes
aveugle ...
22 AVEUGLE2
Ben oui ... ça ne se voit pas,
peut-être ?
23 DEPARDIEU
Je devrais le voir à quoi ?
AVEUGLE1 AVEUGLE2
Nous avons une canne
blanche !
24 DEPARDIEU
(Il est surpris que le premier
aveugle parle en même temps
que le second)
Vous vous voyez ?
AVEUGLE1 AVEUGLE2
Bien sûr que non, mais on
n’est pas sourd !
25 DEPARDIEU
Faut voir
AVEUGLE1 AVEUGLE2
C’est tout vu
ils partent bras dessus bras dessous ... laissant Gérard
comme un con !
4.
6 EXT. DEVANT L’ENTRÉE DE LHYPER MARCHÉ "OEIL DE TIGRE"
Tout plein d’aveugles avec leurs cannes blanches divaguent,
se cognent ... s’excusent, se serrent la main, se font des
bras d’honneur .... devant Gérard complètement éberlué par
ce spectacle incroyable .....
7 INT. L’HYPER MARCHÉ
Puis il rentre dans l’hyper marché où des aveugles font
leurs courses avec des caddies en se tamponnant dans un
vacarme incroyable, mais toujours avec courtoise .....
Gérard, lui, prend un panier et va être obligé de faire un
gymkhana au milieu de tous ces chariots fous ... il met
quelques trucs dans son panier et finit par se faire
tamponner par un aveugle ...
26 AVEUGLE3
Oh ! pardon, je ne vous avais pas
vu !
27 DEPARDIEU
Pas de problème, ça peut arriver à
tout le monde ...
28 AVEUGLE3
C’est vrai, mais ça n’arriverait
pas si on avait des chiens pour
nous guider ....
29 DEPARDIEU
Et pourquoi vous n’en n’avez pas ?
30 AVEUGLE3
C’te bonne blague !!! Vous savez
combien ça coûte, un chien
d’aveugle ?
31 DEPARDIEU
Ben non ....
32 AVEUGLE3
Allez ... au revoir .... si on peut
dire ....
Gérard va continuer ses courses ... se faire tamponner et
recevra des coups de cannes blanches ... et entendre
toujours la même excuse " Oh pardon, je vous avais pas vu
... ! "
Enfin, il a fini ses courses et arrive aux caisses qui sont
tenues par des aveugles .... On voit une rangée d’une
5.
vingtaine de caisses toutes sans caissière. Il n’y a que
deux caissières ... une avec une file très longues de
clients qui font la queue ..... et une seconde vide où il
est marqué "dix articles maximum"
8 INT. L’HYPER MARCHÉ : LA CAISSE
Depardieu a pris la caisse rapide avec moins de dix articles
.... il pose ses courses sur le tapis mais rien ne se passe,
la caissière ne moufte pas, elle reste les bras croisé ....
Gérard attends un peu, regarde à droite, à gauche,
visiblement embarrassé puis il tousse, de plus en plus fort
.... et finit par s’adresser à la caissière
33 DEPARDIEU
C’est quand vous voulez,
mademoiselle ...
34 CAISSIÈRE
Bonjour Monsieur, excusez-moi, je
n’vous avais pas vu. Vous avez mis
vos courses sur le tapis ?
35 DEPARDIEU
Oui oui, j’ai tout mis ...
36 CAISSIÈRE
Je vais voir ce que je peux faire
...
Elle tâte les objets, les fait passer maladroitement devant
l’oeil infra rouge ... ça prend du temps ...
37 CAISSIÈRE
AH ! je vois que vous avez onze
objets, ici, c’est la caisse dix
objets, faut que vous alliez à la
caisse d’à côté !
38 DEPARDIEU
Euh !! pour un objet, vous pouvez
peut-être faire une exception ?
39 CAISSIÈRE
Vous imaginez si on commençait à
faire des passe droits ... où
irions-nous ?
40 DEPARDIEU
Soyez sympa !
6.
41 CAISSIÈRE
On aura tout vu ! Vous n’êtes tout
de même pas en train de me draguer
?
42 DEPARDIEU
Mais pas du tout, j’essaie
seulement de vous faire changer
d’avis ..
43 CAISSIÈRE
Vous m’avez bien regardée, ai-je
l’air de quelqu’une qui change
d’avis comme d’amant ?
44 DEPARDIEU
Et si je renonce à un article ?
45 CAISSIÈRE
Alors là, ça change tout ... je
vais vous encaisser !
46 DEPARDIEU
Vous voyez, avec un peu de bonne
volonté ...
47 CAISSIÈRE
Non, je ne vois rien du tout, vous
ne voyez pas que je suis aveugle ?
48 DEPARDIEU
Excusez-moi, ma pensée a dépassé
mon point d’vue ...
49 CAISSIÈRE
Voilà, ça fait cinquante six euros
vingt cinq.
il paie et sort
9 INT. APPART DEPARDIEU
Il est assis dans son canapé, il compose un numéro sur le
téléphone
50 DEPARDIEU
Allô, l’AAV ?
51 TÉLÉPHONE
Oui, bonjour M. Depardieu.
7.
52 DEPARDIEU
Vous m’avez reconnu ! ?
53 TÉLÉPHONE
C’est un don d’aveugle, une ouïe
fine !
54 DEPARDIEU
A propos de don ... je voudrais
vous en faire un, je vous envoie un
chèque de quatre millions d’euros
... ça vous aidera ?
55 TÉLÉPHONE
Bien sûr, M. Depardieu, cela va
considérablement vous aider.
56 DEPARDIEU
Mais dites-moi, qu’allez-vous faire
de cet argent ?
57 TÉLÉPHONE
Nous allons acheter des chiens pour
les aveugles.
58 DEPARDIEU
Ah ! très bien, je crois que cela
va leur rendre bien service.
10 EXT. LA RUE DEVANT L’ENTRÉE DE L’IMMEUBLE
G. Depardieu est sorti, on le voit sortir de l’ascenseur et
sortir de l’immeuble ... il se retrouve sur le trottoir ...
et là, il est complètement assommé .... des tas d’aveugles
marchent sur le trottoir et dans la rue avec des chiens en
laisse, mais ce sont n’importe quoi comme chiens, des
labradors, des teckels, des bassets, des chihuahuas, des
doberman .... les uns tirent leur petit chien, les autres
sont entraînés par leur gros chien, ils se cognent les uns
dans les autres, se mélangent les laisses forme un immense
bordel et les voitures sont bloquées et klaxonnent et en
plus, il y a plein de merdes de chiens partout !!!!!
11 INT. APPART DEPARDIEU
Pancarte à l’écran : "six mois plus tard"
Gérard est affalé dans son canapé, comme dans la première
scène.
Le téléphone sonne, il décroche
8.
59 TÉLÉPHONE
Allô, M. Depardieu
60 DEPARDIEU
Ah non ! pas vous !
61 TÉLÉPHONE
On voulait vous demander ...
62 DEPARDIEU
Allez vous faire voir !
Il raccroche méchamment.
63 DEPARDIEU
Je me suis fait avoir une fois, ils
ne m’auront pas deux !
FIN
C'est parti mon kiki
Non …. Je ne vais pas vous apprendre à faire des pâtés de foie gras de Zanzibar ou des rillettes de Montélimar … je veux seulement vous entretenir de mes divagations scribouillardes.
Oh ! Je n’ai guère de notoriété à poser en guise de ridelles autour de ma personne pour vous convaincre de mon habilitation à vous entretenir de littérature.
Je n’ai aucun « best seller » à opposer à vos réticences à faire preuve de bonne volonté à mon égard.
Et je n’ai même pas de kalachnikov à vous mettre sous le nez pour vous forcer à m’écouter !
Rien, je n’ai rien que quelques mots d’intro qui, espérons, vous donnerons envie de faire un petit bout de chemin en ma singulière compagnie.
De quoi t’est-ce exactement que je veux vous causer ?
D’écriture.
Pas de styles …. Encore que … Pas de genre … même si … Pas de règles … ou à l’insu de mon plein gré …
Non, je veux vous entretenir de la façon dont l’usage de l’écriture peut amener à penser l’écriture différemment.
Au début était le verbe … Ouais …. Bon …. C’est pas original mais ce n’est pas moi qui ai inventé cette faribole !
Au début que j’écrivais … car il a bien fallu un début … je ne savais pas trop quoi écrire ni comment.
Pourquoi ?
Mais diantre, fichtre ! Parce qu’on peut écrire de tant de différentes façons !
Un article de style journalistique.
Un cours théorique sur la conchyliculture du bigorneau aux yeux bleux.
Un conte de fée humoristique ou lubrique.
Un sketch pour amuser le bourgeois qui s’emmerde devant sa téloche.
Une chronique des temps moderne dont la modernité n’a rien à envier au Moyen-âge qui était en avance sur son temps dans bien des domaines.
Un roman … d’aventures, d’amour, d’espionnage, policier …
Une pièce de théâtre, une comédie de boulevard, une tragédie, un burlesque …
Un scénario de cinéma ou une série télé ou de Bande Dessinées …
Vous rendez-vous compte de l’éventail infini de possibilités qui s’étalaient provocantes à mes yeux innocents ?
En fait, si je me souviens bien, j’ai écrit une nouvelle.
La nouvelle, c’est pas mal pour débuter. C’est court et on peut n’y mettre qu’un nombre limité de personnages. Ma nouvelle, je l’ai intitulée : « le choix du père ». C’est bien comme titre parce que ça n’a pas de sens unique. Le choix … quel choix ?
Faut pas croire, écrire une nouvelle de 25 pages, ça peut paraître facile mais ça ne l’est pas !
On se lance dans une grande aventure en se demandant si on y arrivera … on tombe sur des tas de pièges inattendus.
Par exemple, pour faciliter l’écriture, j’avais choisi de baser ma nouvelle sur une aventure qui m’était réellement arrivée … genre biographie épisodique. Mais on se pose rapidement la question de savoir ce qu’on peut dire et ce qu’il faut garder pour soi parce qu’on sera peut-être lu par des inconnus, des amis, voire la famille …
En fait … personne … ou presque ne vous lit … mais ça, on ne le sait pas au début !
Ensuite, j’ai écrit quelques mirliton … souvent, c’était des réponses rimées à des vacheries reçues sur internet …
Puis j’ai décidé de me lancer dans un roman. Ne le cherchez pas en librairie il n’a pas été édité. Son titre : « Ludmilla » … encore un titre suffisamment évasif pour que personne n’ai envie de le lire.
Un premier roman, ce n’est pas une aventure, c’est une gageure, un travail herculéen à réaliser par un nain. On ne devrait jamais se lancer dans pareille mésaventure sans prendre une bonne assurance anti-risquetout !
Je vous passe les affres de la technique liée à l’orthographe et la grammaire … les phrases qu’on pense mais qu’on ne sait pas écrire … les mots qu’on ne trouve plus … les mots qu’on met par défaut ….
Le pire est à venir …
Le pire, c’est qu’à la quatrième ou cinquième page on a l’impression d’avoir tout dit !
Alors …. On s’arrête et on se dit : « demain ça ira mieux ! »
Mais le lendemain rien ne se passe … ni le surlendemain …. Ni les jours suivants … et on finit par oublier qu’on avait fait un grand projet.
AH ! il en faut de l’ambition et de la niaque pour se remettre à l’ouvrage, surtout si on est tout bloqué !
Moi, mon truc, ça a été d’écrire des petits trucs pour me débloquer, des chroniques, une saynète, une fausse interview , de petits sketches … et tout doucement, ça s’est débloqué …
Mais ça ne veut pas dire que c’est gagné … loin de là … car l’imagination, voyez-vous, ça marche bien dans la tête, mais quand il s’agit de le transcrire sur le papier …. C’est une autre histoire !
Bon, bref …
Après, je me suis mis à l’écriture de ma première pièce de théâtre : « un raout chez les ploutocrates ».
Comme j’avais un peu d’argent mis de côté (c’est si rare) … je l’ai faite imprimer. On appelle ça « l’autoédition ».
Puis un polar dont j’avais jeté les bases quelques vingt ans auparavant et dont j’ai retrouvé les premières pages manuscrites car il n’y avait pas d’ordinateur à l’époque.
Je me suis essayé à écrire des chansons, puis de nouveau des chroniques et des petites choses tout en travaillant à une autre pièce puis à la transcription d’une pièce en scénario de cinéma.
Cessez de bailler, j’en suis arrivé à mon sujet.
À écrire ainsi, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il y a 3 genres qui se chevauchent.
Le plus évident, c’est le scénario de cinéma et la pièce de théâtre. En fait, on peut dire que c’est très semblable et que ça consiste en des dialogues.
Les cinéphages (femmes et hommes de cinéma) et les théâtreux tiennent absolument à ce que leurs disciplines restent bien dissociées et c’est dans la forme qu’ils imposent qu’ils tentent de forcer les uns et les autres à rester derrière d’infranchissables barrières virtuelles.
Voici un exemple d’écriture théâtrale :
Nous sommes au mois de juillet dans la galerie ‘Maurice Maurice’ où se déroule une exposition - vernissage. La salle (le magasin) est vide de monde. Musique douce d’ambiance. Lumière feutrée avec des spots sur les tableaux.
Une simple table sur tréteaux avec une nappe en papier blanche supporte des petits fours fatigués, une bouteille de soda et une bouteille de mousseux de mauvaise qualité avec des gobelets en plastique.
Des tableaux abstraits et figuratifs sont cimaisés sur des châssis amovibles, quelques statues sur des présentoirs …
Un couple de visiteurs vient à passer ..
Lui : Dis donc, y’a pas grand monde !
Elle : Y’a une ambiance à tirer au couteau !
Lui : Remarque …. C’est franchement pas terrible !
Elle : J’aime assez celui-là ! (elle lit l’étiquette au bas du tableau) bateau échoué sur la vase dans le port de Honfleur avant 1990. C’est où Honfleur ? et … Que s’est-il passé en 90 ?
Lui : C’est juste un bateau, il n’y a pas âme qui vive dans ce tableau …. Comme dans cette galerie, d’ailleurs !
Elle : Oui, mais les couleurs sont apaisantes et je préfère un bateau échoué qu’en pleine tempête, je n’ai pas le pied marin.
Lui : C’est tellement apaisant que ça donne envie de dormir !
Elle : Tu ne serais pas un peu de mauvaise foi ?
Lui : Viens ! Partons d’ici c’est trop morose.
(Ils partent)
Examinons les contraintes textuelles liées à l’écriture d’une pièce de théâtre.
La première est la division en actes et en scènes. Bon ! Ça, ce n’est pas bien difficile à faire.
Pour le théâtre, l’outil américain Celtx nous donne les clefs suivantes :
· Acte
· Entête (scène)
· Mise en scène (didascalies)
· Personnage
· Dialogue
· (Indication)
· Transition
· Texte
Il est à noter que l’outil Celtx fournit un certain nombre de fonctionnalités très utiles pour le metteur en scène ou le réalisateur.
Il permet de décrire avec une grande précision les personnages, leurs caractéristiques physiques et psychologiques, leur rôle en tant qu’antagoniste, protagoniste, faire-valoir, figurant … etc …
Il permet de gérer les accessoires et les plans de tournages avec l’emplacement de la ou des caméras et de tous les décors ainsi que les autorisations de tournage à demander aux mairies ou préfectures ….
Il permet de gérer les plannings de tournage …
Il construit, à partir du scénario, des rapports précieux sur les scènes successives incluant les personnages et leur charge de dialogues … et plein d’autres choses encore qui sont presque totalement inutiles à l’auteur.
Et un exemple de script (scénario de cinéma) :
1 INT/EXT LE PATIO ARBORÉ DE LA GALERIE DES MAURICE
Nous sommes au mois de juillet dans le patio planté de la
galerie "Maurice Maurice" où se déroule une exposition- vernissage.
Le patio est vide de monde. Musique douce d’ambiance Lumière feutrée avec des spots sur les tableaux.
Une simple table sur tréteaux avec une nappe en papier blanche supporte des petits fours fatigués, une bouteille de soda et une bouteille de mousseux de mauvaise qualité avec des gobelets en plastique Des tableaux abstraits et figuratifs sont cimaisés sur des châssis amovibles, quelques statues sur des présentoirs
Un couple de visiteurs vient à passer ..
1 LUI
Dis donc, y’a pas grand monde !
2 ELLE
Y’a une ambiance à tirer au couteau
!
3 LUI
Remarque .... C’est franchement pas
terrible !
4 ELLE
J’aime assez celui-là ! (elle lit
l’étiquette au bas du tableau)
bateau échoué sur la vase dans le
port de Honfleur avant 1990. C’est
où Honfleur ? et ... Que s’est-il
passé en 90 ?
5 LUI
C’est juste un bateau, il n’y a pas
âme qui vive dans ce tableau ....
Comme dans cette galerie,
d’ailleurs !
6 ELLE
Oui, mais les couleurs sont
apaisantes et je préfère un bateau
échoué qu’en pleine tempête, je
n’ai pas le pied marin.
7 LUI
C’est tellement apaisant que ça
donne envie de dormir !
8 ELLE
Tu ne serais pas un peu de mauvaise
foi ?
9 LUI
Viens ! Partons d’ici c’est trop
morose.
Ils partent
Pour le cinéma, l’outil américain Celtx nous donne les clefs suivantes :
· Entête (scène)
· Action (didascalies)
· Personnage
· Dialogue
· (Indication)
· Transition
· Valeur de plan
· Texte
Dans l’écriture des scripts, il n’y a ni actes ni scènes mais des entêtes qui définissent le plan de tournage et commence principalement par la définition « intérieur ou extérieur jour ou nuit ».
Comme tout un chacun peut le constater, seule la forme diffère … l’histoire (à travers les didascalies) et les personnages sont identiques.
Du coup, vous le sentez bien, si je propose un texte sous forme théâtre pour un film, le CNC qui finance des centaines de millions par an (véridique) et qui EXIGE le format « script » me priera poliment mais fermement d’aller voir ailleurs si j’essuie.
À l’inverse, si je propose une pièce de théâtre au format « script » à un metteur en scène (subventionné par le ministère de la culture qui a une liste d’amis réservés), celui-ci me proposera d’aller me faire pendre ailleurs.
Que faire ?
Ben … en fait, je dirais que je m’en fous !
Pourquoi ?
Mais parce que de même que personne ne lit mes textes, personne ne s’intéresse à mes pièces ni à mes scripts … cela me rend plus indépendants et c’est pour ça que j’ai décidé d’économiser mes forces et de cesser de perdre mon temps à mettre mes textes sous des formes imposées par d’autres qui n’ont pas vraiment le souci du fonds mais plutôt celui de la forme, ce qui explique en partie la déconfiture généralisée et du théâtre et du cinéma (les films français sont tous déficitaires en recette !).
Et puisque j’ai décidé de ne plus répondre aux dictats absurdes, autant aller jusqu’au bout du raisonnement et faire d’une pierre non pas 2 mais 3 coups. C’est pour ça que désormais, j’écris des romans-ciné-théâtre … comme ça :
Par ce beau mois de juillet, dehors, la chaleur est étouffante et le soleil brûle tout ce que ses rayons percutent.
La température est plus supportable sous la charmille du patio arboré de la galerie ‘Maurice Maurice’ où se déroule une exposition - vernissage.
L’espace ombré est vide de monde. Une douce musique d’ambiance flotte langoureusement dans l’air comme un effluve vaporeux et nuageux. La lumière feutrée donne une note suave orangée et intime. Les spots vifs projetant leurs rais clairs sur les tableaux forment des îlots de clarté rayonnante parsemée.
Au centre du patio, une simple table sur tréteaux avec une nappe en papier blanche supporte des petits fours fatigués, une bouteille de soda et une bouteille de mousseux de mauvaise qualité avec des gobelets en plastique.
Des tableaux abstraits et figuratifs sont cimaisés sur des châssis amovibles, quelques statues de stuc reposent nonchalants sur des présentoirs …
Malgré l’impression apaisante des lieux, il y plane comme une menace éthérée et dramatique.
Un couple de visiteurs vient à passer … Ils sont jeunes et branchés, ils sont entrés là par le plus grand des hasards après avoir lu la pancarte à l’entrée de la galerie exhortant les passants à venir se rafraîchir à l’abri du soleil et à se rincer l’œil avec les tableaux et sculptures. Ils sont en short et tong, très décontractés et très bronzés. Elle, blonde et lui brun ils ont des visages communs, sans particularité exceptionnelle.
Lui : Dis donc, y’a pas grand monde !
Elle : Y’a une ambiance à tirer au couteau !
Lui : Remarque …. C’est franchement pas terrible !
Elle : J’aime assez celui-là ! elle lit l’étiquette au bas du tableau bateau échoué sur la vase dans le port de Honfleur avant 1990. Ça l’interpelle et la questionne, elle se tourne vers son compagnon dans l’espoir qu’il lui procure quelques renseignements … C’est où Honfleur ? et … Que s’est-il passé en 90 ?
Il n’en sait rien le pauvre, comment pourrait-il savoir ? Il ne prend même pas la peine de s’excuser et s’esquive.
Lui : C’est juste un bateau, il n’y a pas âme qui vive dans ce tableau …. Comme dans cette galerie, d’ailleurs !
Elle : Oui, mais les couleurs sont apaisantes et je préfère un bateau échoué qu’en pleine tempête, je n’ai pas le pied marin.
Lui : C’est tellement apaisant que ça donne envie de dormir !
Elle : Tu ne serais pas un peu de mauvaise foi ?
Lui : Viens ! Partons d’ici c’est trop morose.
Ensuite et pour satisfaire à la notion de numérotation des dialogues des scripts pour le cinéma, je reprends les dialogue et je leur donne un ordre chronologique :
Comme ça :
1. Lui : Dis donc, y’a pas grand monde !
2. Elle : Y’a une ambiance à tirer au couteau !
3. Lui : Remarque …. C’est franchement pas terrible !
4. Elle : J’aime assez celui-là ! elle lit l’étiquette au bas du tableau bateau échoué sur la vase dans le port de Honfleur avant 1990. Ça l’interpelle et la questionne, elle se tourne vers son compagnon dans l’espoir qu’il lui procure quelques renseignements … C’est où Honfleur ? et … Que s’est-il passé en 90 ?
Il n’en sait rien le pauvre, comment pourrait-il savoir ? Il ne prend même pas la peine de s’excuser et s’esquive.
5. Lui : C’est juste un bateau, il n’y a pas âme qui vive dans ce tableau …. Comme dans cette galerie, d’ailleurs !
6. Elle : Oui, mais les couleurs sont apaisantes et je préfère un bateau échoué qu’en pleine tempête, je n’ai pas le pied marin.
7. Lui : C’est tellement apaisant que ça donne envie de dormir !
8. Elle : Tu ne serais pas un peu de mauvaise foi ?
9. Lui : Viens ! Partons d’ici c’est trop morose.
D’autre part, avec le jeu des couleurs de texte, je réponds à la condition qui stipule que l’on doit séparer clairement les dialogues des didascalies.
Elle est pas belle, la vie ?
Je suis un traqueur d’idées un chasseur de maux
Funambule sur un fil de rasoir à trois têtes
Je suis un fakir d’idées grand veneur de mots
Je jongle avec les verbes les temps les épithètes
J’ai fait cent fois le tour du monde
Appris des pays les facondes
De chaque homme appris le langage
Des jeunes comme des vieux les adages
Mais toujours m’en suis revenu
Au champ lexical de mon cru
La rhétorique n’a plus aucun secret pour moi
Je dresse les litotes je dompte les adverbes
J’adopte des diérèses venues de l’au-delà
Capture les synérèses parasites acerbes
Poursuis le catoblépas traque le dahu
Harcèle l’ithyphalle et conspue le bohu
Déniche l’incunable et chasse l’acronyme
Admire Athéna, déesse d'Athènes éponyme
J’ai fait les quat’cents coups centiles
Décliné les quantiques antiques
Vidé les vers de l’échanson
Quadruplé les valeurs quantile
Mais toujours m’en suis revenu
Au champ lexical de mon cru
Inutile de vous faire un dessin lénifiant
Illustrant mon propos comme je le ferais
Pour décrire le mandrill ou le babouin hurlant
Singe cynocéphale simien des forêts
J’étais zanni à Zanzibar
Danseur de zapatéado
Zélateur glabre zététique
Cavalcadour pilier de bar
Polycéphale de Bornéo
Fier cardinal apoplectique
J’ai prisé les alcools éthiques
Joui effrénément mystique
Contemplatif eudémoniste
Des plaisirs fous de l’atavisme
Qui mènent à l’ataraxie
À la divine cataplexie
Me voici devant vous attendant sagement
Les attendus caustiques de votre jugement
Les moqueries cyniques aux accents d’Antisthène
Le verdict inflexible m’infligeant l’anathème
L'auto édition est aujourd'hui à la portée de toutes et tous.
Est-ce que cette pratique débouche sur une reconnaissance quelconque ?
Certains prétendent que oui .. sans en donner de preuves formelles. Ils pensent sans doute que prétendre à des milliers de ventes leur fera de la pub … ceux qui pratiquent l’auto édition se marrent de tant de naïveté !
Les ventes sont rares (et appréciées).
Le travail les efforts et la patience indispensables à l'auto édition ne sont pas vraiment récompensés.
Il faut écrire. Relire et corriger. Puis il faut passer du temps, souvent beaucoup trop de temps, à l'enregistrement du bouquin sur internet avec ses pièges, ses errements et les bugs du producteur (puisque l'éditeur, c'est vous).
Puis, il faut suivre ses enfants car personne ne le fera à votre place. Revenir cent fois sur le métier car le producteur change son interface sans crier gare ou bien vous égare sur quelque voie désaffectée sans rime ni raison ...
Et enfin, il faut faire sa promo ... et là ... forcément, on tombe sur les imbéciles qui vous traitent de nombriliste, de prétentieux, de crétin qui se prend pour un écrivain ... etc ... les noms d'oiseaux ne manquent pas ... et tout ça par des personnes qui ne vous connaissent ni d'Ève ni de brosse à dent et qui ne vous ont jamais lu et ne vous liront jamais ... bref ...
Si vous vous auto éditez ... commencez par vous blinder contre l'ironie, les sarcasmes et la mauvaise foi !
Qui prendra le risque d’acheter sur internet l’ouvrage d’un auteur inconnu ? Sauf, bien entendu la famille ou des amis proches ou pas … (mais soit ils déclinent, soit ils achètent pour être tranquille sans lire).
Pour vendre, il faudrait investir, passer des annonces à la radio à des tarifs prohibitifs, donner de gros bakchichs à des présentatrices présentateurs vedettes de la télé … Dans le meilleur des cas, vous êtes potes avec l'amant de la présentatrice ou le giton du présentateur ... et là, comme dit l'autre, c'est le coup de piston via les roustons ...
Mais alors .... Pourquoi s'auto éditer si ça ne débouche pas sur la gloire ?
Je n’y vois, personnellement qu’une seule et unique raison : prendre date et protéger gratuitement vos textes, même s’ils ne valent rien … une bonne idée, de nos jours, ça se fait de plus en plus rare et certains finiront par faire les poubelles pour en trouver …
Pour le reste … ça relève du fantasme et des rêves.
GOOGLE PLAY : tous mes bouquins
Avez-vous jamais observé les fourmis ?
Ces petits insectes sont merveilleux.
Ils communiquent par des antennes qu’ils ont sur leur tête et par des phéromones qu’ils lâchent par le cul.
Ils circulent en bandes mais parfois on peut voir un éclaireur cherchant une source de nourriture susceptible de plaire au plus grand nombre.
Si un de ces prospecteurs découvre un filon, il revient vers la fourmilière en laissant des traces derrières lui pour retrouver son chemin (ils ont dû lire Perrault) … et indique aux copains et aux copines les caractéristiques exactes du trésor en poids, dimensions, qualités nutritionnelles, volume … etc …
Le chef d’équipe détermine, à partir de ces données le nombre d’ouvrières (les femelles sont plus courageuses que les mâles) qu’il faut dépêcher sur place et la colonne se met en branle.
Parfois, les butins sont convoités par plusieurs tribus ce qui engendrent nécessairement des guerres tribales faisant intervenir des guerriers redoutables avec leurs grosses pinces devant leur bouche. Il y a des morts mais, chose surprenante, aucun cadavre ne sera abandonné sur place, tous les corps seront ramenés à la fourmilière pour être recyclés. La fourmi, c’est bien connu depuis qu’un entomologiste du nom de La Fontaine l’a découvert est économe. Elle est même plus que ça, elle ne laisse rien se perdre.
La fourmi passe une grande partie de son temps dans des galeries qu’elle creuse à même le sol, sans étais, sans piliers. C’est là qu’elle se repose mais sans jamais dormir au cas où l’ennemi viendrait à attaquer et c’est là qu’elle engrange les provisions issues de ses rapines et qui sont convoitées par les tribus ennemis. On parle volontiers de guerres tribales.
C’est assez incompréhensible pour nous les humains que des espèces identiques en tous points puissent se livrer des guerres fratricides pour quelques lambeaux de galeries !
Mais que voulez-vous, nous vivons une humanité de merde !

J’aime bien les documentaires animaliers, ils sont toujours pleins d’enseignements.
Tenez, les poissons chats, par exemple, ces hideux animaux qui vivent aux fonds des eaux opaques et se nourrissent de vermines, de cadavres en décomposition laissés par les crocodiles délicats qui ne consomment pas la chair trop putride.
Ces poissons là vivent et se développent sans trop de désagréments tant que les eaux sont hautes à la saison des pluies.
Ils parcourent les fonds, leur bouche suceuse fouissant la vase, les moustaches en bataille, tactiles et graciles, détectant à tâtons les mets qu’ils affectionnent.
Ils grossissent, font de la graisse et fraient puis pondent dans la vase qui bientôt redeviendra terre sèche et craquelée.
Les œufs résisteront jusqu’aux prochaines pluies.
Mais en attendant, voilà nos poissons chats, poussés par la sécheresse et le tarissement, entassés pêle-mêle dans un trou d’eau qui s’évapore un peu plus chaque jour.
Si on voulait faire un bon mot, on dirait qu’ils s’entassent comme des sardines.
Mais pour eux ce n’est pas drôle.
Frétillants comme des brèles pour se faire de la place ils deviennent des proies faciles pour tous les prédateurs qui s’en repaissent.
Les crocodiles et les horribles marabouts (d’ficelle) les dévorent sans cérémonies et quand ils sont repus et qu’il n’y a plus d’eau, les poissons desséchés forment une masse noire qui nourrira la terre en azote et minéraux.
C’est pas marrant la vie du poisson chat.
Être entassés, les uns par-dessus les autres, sans échappatoires, sans autre lieu où aller et se retrouver à la merci des prédateurs sans pitié, voilà la vie affreuse des poissons chats hideux.
OOOOOOHHHH ne voyez là aucune métaphore illustrant un comportement quelconque humain … non, les hommes ne mangent pas de ce pain là ! Les hommes sont, certes cruels, mais jamais ils ne massacreraient leurs prochains entassés dans la nasse comme des sardines.
Pièces en 3 actes de 3 scènes chacun.
Durée 1h30
4 h
4 f
Voix off et fantôme
5 personnages simultanément sur scène.
Le héros de cette comédie burlesque est un fantôme qu’on ne voit presque pas mais que, singulièrement, on entend.
Ce fantôme erre dans les arcanes du château de hurle aux loups, semant une terreur effrayante parmi les visiteurs non avertis.
Refusant obstinément de porter son suaire (drap) il finit par s’enrhumer … ATCHOUM !
Le médecin appelé au chevet du fantôme renonce et prévient le curé qui vient pour l’extrême onction et l’exorcisme …
Ayant lamentablement échoué, ils préviendront, en désespoir de cause, la police qui délègue son plus fin limier sur les lieux : l’inspecteur chef DVDP (David Van den Prout).
Toutes ces âmes bien intentionnées contrecarrent en fait les projets d’un gîte hanté de la duchesse veuve et propriétaire du château.
Rassurez-vous … tout finit bien ! Et les rires sont garantis du début jusqu’à la fin !

On a gagné
Les doigts dans l'nez
Ils ont perdu
Le nez dans l'cul
J'aime les liesses électives
Les soirs de victoires votives
La joie collective
Des fois sélectives
On a gagné
Les doigts dans l'nez
Ils ont perdu
Mon pied dans l'cul
J'aime les alcools qui trinquent
Dans des lieux de bringues
L’entrechoc des verres
Le nez rouge des mémères
On a gagné
Les doigts dans l'nez
Ils ont perdu
Le nez dans l'cul
Ça fait plaisir à voir
Ces tronches hilares
Ces bonheurs simples
Ces cris du coeur
On a gagné
Les doigts dans l'nez
Ils ont perdu
Le nez dans l'cul
Surtout si à coté
Sur le bas côté
On a des tristounets
Tout mélenchounets
On a gagné
Les doigts dans l'nez
Ils ont perdu
Mon pied dans l'cul
J'aime autant la joie que la tristesse
Tout me ravit dans la détresse
Tout me séduit dans l'allégresse
Ça me donne envie de fesses
On a gagné
Les doigts dans l'nez
Ils ont perdu
Le nez dans l'cul
Les roms sont des roumains, à ce titre, ils méritent d'être respectés surtout qu'ils font partie de l'U.E.
Les roms parcourent nos routes depuis des millénaires ... les romains même les croisaient pendant les croisades (ben quoi ?)
Les roms sont des êtres humains. Que celles qui en doute aillent passer une nuit dans leurs bras.
Les roms mangent nos enfants ... bon, ils ne vont tout de même pas se laisser crever de faim pour nous faire plaisir !
Les roms font les poches des touristes étrangers dans le métro et le RER ... et alors ! ? ce ne sont que des étrangers, ne soyons pas xénophobes !
Les roms, c'est bien connu, jouent du violon, de l'harmonica et de la crécelle de Sarcelles ... tant pis pour les sarcelliens !
Les roms font chier ... prenons-les en laxatif ... et positivons !
Les roms nous volent nos poules ... ouais ... ben faut avouer qu'elles aiment ça, les salopes !!!
Les roms ... les roms ... merde, putain ! y'a pas que les roms sur terre !!!!! :)
Vous avez trop chaud aux roustons ?
mettez une jupe et un jupon !!!
Envie de ressembler à maman, à grand-mère ?
Vite, mettez une jupette pour cacher vos roupettes !
Et surtout n'oubliez pas ... même si vous avez l'air cons, le ridicule ne tue pas !!!
Par contre, pour c'qui est des gonzesses ... vous repasserez !!!
On n’est jamais si bon
Que dans l’indignation
Faut s’indigner de tout
S’indigner comme des fous
Des anti conformistes
Des anti communistes
Des anti pas racistes
Des anti si sionistes
Des anti sémitismes
Des anti trop podes
Des anti la mode
Des anti européens
Des anti balladuriens
Des anti lit baldaquin
Quand on s’indigne
On est si digne
Digne dingue dong !
Faut t’indigner mon pote
Si tu veux pas qu’on t’note
Qu’on t’case dans un casier
Judiciaire dévirginisé
Allez ! tous à la fois
On s’indigne dans la joie
Je m’indigne
Tu t’indignes
S’indigner c’est si bon
C’est comme dans le jambon
C’est tout bon tout bonbon
On s’indigne
On est digne
Digne dingue dong !