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Yfig textes et chansons - Page 11

  • Un grand moment de télé pour bientôt : La serpillière neuve de la bignolle

     

     

     

    Chaque année sont décernés divers prix.

    Les oscars, les Molière, les globes, les César, les dents d’or … etc ….

     

    Cette année, 2011, pour la première fois, seront décernés les serpillières neuves des bignolles.

     

    Monsieur Delanoé et toute sa cour, à la file indienne et à la queue leuleu (vieille expression lutècienne que le maire à remise au goût du jour en même temps que le rose bonbon pour la jarretière des putes du boulevard des maraîchers et des maréchal ferrant)  ira donc, son bâton de pèlerin sous le bras et sa bite en bandoulière, faire le tour des loges de la capitale.

     

    Pendant ce temps, il ne polluera pas le débat politique.

     

    D’après le règlement du concours, les serpillières seront décernées selon les critères suivants :

     

    1 – discrétion et papotages – la gagnante de cette catégorie se verra décerner une serpillière en peaux de taupes cousues en fils de moustaches de musaraignes.

     

    2 – escalier et ascenseur art déco -  la gagnante de cette catégorie se verra décerner une serpillière en fibres de papier carbone.

     

    3 – courrier, bouilloire et loupe - la gagnante de cette catégorie se verra décerner une serpillière en œil de perdrix.

     

    4 – trottoir et stationnement stupide - la gagnante de cette catégorie se verra décerner une serpillière en billets de monopoly et monnaie de singe.

     

    Ma concierge me demande de préciser :

    « Nous avons vu, récemment,  Delanoé à la télévision, parler de la Tunisie et se dire tunisien avant tout. Il ferait un très bon maire de Tunis, qu’il y aille et bon vent ….. il peut même emmener ses serpillières ce vieux macho ! »

     

    Bien entendu, je laisse la responsabilité de ses dires à ma concierge !

     

     

  • Petit génie deviendra grand ..... inch allah !!!

    Vous y croyez, vous, au génie ?

    Signé : Yfig génie !

  • qui mettra de la musique sur ma chanson ? à l'enterrement d'ma vie d'garçon

    J'attends vos propositions ....

     

  • Quand j'en ai marre ....

    Vous, quand vous en avez assez  ......  que faites-vous ?

     

    Si la couleur de votre cuisine ne vous plaît plus ...

    Si la guerre en Afghanistan s'éternise .... et qu'y meurent des hommes comme en meurent en Irak .....

    Si on nous reporte la retraite à des âges pas possibles .... plus vieux même que Mathusalem .....

    Si votre télé vous raconte tant de conneries que vous fermez le son et que vous lui tournez le dos ....

     

    Vous, que faites-vous ?????

     

    voici ma réponse :

    (compositrice interprète : Patricia Virly)

     


  • Voici donc ......... la gitane enflammée ..... on ne touche qu'avec les yeux ... sinon, on se brûle !

     

    Si vous souhaitez interpréter cette chanson en spectacle, contactez-moi.

     

  • Maman les p'tits bateaux (marins des marinades)

    Les marinades sont des espèces de ports de plaisance où marinent les bateaux de luxe.

    Ces grands yachts luxueux ne sortent jamais de la marinade où ils sont à l'abri et leurs capitaines sont de fiers marins de marinades !

     

  • A chacun de mes pas

     

    A chacun de mes pas

     

    A chacun de mes mots un enfant meurt

    A chacun de mes pas un enfant meurt

    A chacun de mes actes un enfant meurt

    A chacune de mes joies un enfant pleure

     

    Mac Do Leclerc Auchan Carrefour Fouquet’s

    Dior Vuitton Hermès Diesel la Redoute

    BNP SG PARIBAS CL

    Matignon Elysée Sénat la bourse

     

    A chacun de mes mots un enfant meurt

    A chacun de mes pas un enfant meurt

    A chacun de mes actes un enfant meurt

    A chacune de mes joies un enfant pleure

     

    USA la Chine Iran Allemagne

    Caviar foie gras truffes pain d’épice champagne

    Rotschild Bordeaux Bourgogne Mouton Cadet

    Saint Barth Acapulco Madère Jersey

     

    A chacun de mes mots un enfant meurt

    A chacun de mes pas un enfant meurt

    A chacun de mes actes un enfant meurt

    A chacune de mes joies un enfant pleure

     

    IBM Mirosoft Bull DEC HP

    British Petroleum TOTAL ESSO

    Voyages beauté tourisme marche à pied

    Rolls Royce Porsche Jaguar Citroën Peugeot

     

    A chacun de mes mots un enfant meurt

    A chacun de mes pas un enfant meurt

    A chacun de mes actes un enfant meurt

    A chacune de mes joies un enfant pleure

     

    Air Sarko one guerre Pakistan jet set

    Pipole argent les jeux en ligne gadget

    Télé ciné artiste célébrité

    Oscar César létal publicité

     

    A chacun de tes mots un enfant meurt

    A chacun de tes pas un enfant meurt

    A chacun de tes actes un enfant meurt

    A chacune de tes joies un enfant pleure

                                         

     

                                                   Yfig  (21.11.2010)

  • Métempsycose du bigorneau

    Attention mesdames .....

    Attention messieurs .....

    Et vous aussi ....

    Si vous faites qu'à vous prélasser au soleil, à vivre de courants d'air et d'aromes de miel, voici ce qui risque de vous arriver :

     

    vous retrouvez dans la coquille d'un bigorneau accroché à son rocher !

     


  • Chanson à la con !

    Tu trouv’ras tout ça à Ablon

     

    Tu te les gèles dans ta cité
    Tes voisins te prennent la tête
    Des pigeons chient à ta fenêtre
    T’en as ras l’bol de te faire chier

    Envie de gibier faisandé
    De lièvres ou bien de sanglier
    Envie de pâté d’alouettes
    Envie de week-end sous la couette

    Cherch’ pas midi à quatorze heures
    Viens chez nous oublie tes malheurs
    Tu n’es qu’à deux heures du bonheur
    Viens voir les insectes butineurs

    Tu trouv’ras tout ça à Ablon
    Et même plus si affinités
    Tu trouveras la liberté
    Et on t’offrira un bourbon

    Surtout va pas à la mairie
    Tu n’y trouverais qu’des soucis
    Viens plutôt nous voir au gros chêne
    Ensemble on boira du chouchen

    Dans la forêt des champignons
    Dans la mare de joyeux tritons
    Et si tu veux bien t’amuser
    Y’a des taupes à exterminer

    Si tu préfères te réchauffer
    On a plein de bois à couper
    Tu pourras aussi t’rafraîchir
    Dans la mare en maillot cachemire

    Tu trouv’ras tout ça à Ablon
    On t’offre l’hospitalité
    Tu trouveras la liberté
    Alors te fais pas de mouron

    Tu trouv’ras tout ça à Ablon
    Et même plus si affinités
    Tu trouveras la liberté
    Et on t’offrira un bourbon

     


    Yfig 3 décembre 2010

  • Noël approche, Nicolas et Carla vont fêter ça en famille ..... et les SDF ?

    Tiens tes promesses, Nicolas, ouvre l'Elysée aux SDF pour Noël et prête leur Carla pour les réchauffer !

    Si Rachida Dati voulait bien leur faire une petite inflation .......

     

  • C’est toujours mieux ailleurs ………. surtout si t’as du pognon ……

     

     

    Tu crois vraiment qu’t’es seul sur terre

    Qu’il n’y a que toi dans la misère

    Au lieu de pleurer sur ton sort

    Tu ferais mieux de voir ailleurs

     

    Sais-tu ce qui s’ passe au Népal

    Se qui se trame au Sénégal

    Tu rêves de vivre aux USA

    Si tu savais s’qui s’passe là bas

     

    Dans ta banlieue tu désespères

    Tu dis qu’tu vis dans la galère

    Mais que fais-tu pour t’en sortir

    Sauf te comporter en martyr

     

    A part la drogue tu sais quoi faire

    Dans ta banlieue c’est quoi – l’enfer

    Et en parlant de religions

    Tes exigences sont légions

     

    Manger que du veau baptisé

    Que des vaches ayant communié

    Du mouton qui pue pas des pieds

    Des volailles qu’on n’a pas violées

     

    C’est pas comme ça qu’t’y arrivera

    Tu ferais mieux de prendre exemple

    Sur ceux qu’ont des finances amples

    Et qu’on ne traite pas de cailleras

     

    Y nous cassent pas les roubignoles

    Y font pas cramer les bagnoles

    Les banquiers s’amusent de milliards

    Les cons d’ pêcheurs bouffent des homards

     

    Les agriculteurs de Bruxelles

    Touchent des radis ramassent du blé

    N’ont pas besoin d’faire la vaisselle

    Les cuisiniers taxe diminuée

     

    T’as pas compris pov’ouistiti

    L’argent suffit pas d’ le gagner

    Faut s’lever tôt pour l’ ramasser

    Les subventions service compris

     

    La prochaine fois tu t’souviendras

    Cramer une tire rend bien service

    A ceux qui les vendent et sévissent

    Trafiquent à donf se font du gras

     

    En 2012 tu voteras

    Pour Yfig si tu veux qu’ça change

    Y a que ceux qui baissent les bras

    Qui se complaisent dans la fange

  • Style = saynète ---- Genre = comédie --- Titre = Roméette et Julio

     

    ROMEETTE       ET      JULIO

    Devant le rideau rouge, face aux spectateurs.

    Metteur en scène : Mesdames, Mesdemoiselles  et Messieurs,  nous allons avoir le vif plaisir

    d’interpréter devant vous, ce soir, un acte délicieux d’Oscar Marivelle intitulé : « Roméette et Julio ».

    Le rôle de Roméette sera tenu par Melle Dubois, celui de Julio par M. Durand …

    Dupont fait irruption côté cours

    Dupont : Pardon, pardon, Julio c’est moi.

    Durand fait irruption côté jardin

    Durand : Pardon, on m’a donné le rôle. Vous  étiez malade et je suis votre remplaçant.

    Dupont : Je suis à présent rétabli et je suis ici pour tenir mon rôle.

    Durand : Trop tard ! trop tard ! J’ai appris ce rôle, nous l’avons répété avec mademoiselle

    Dubois et c’est à moi de le jouer.

    Dupont : Moi aussi je l’ai appris et je suis l’acteur principal, vous, vous n’êtes qu’une

    doublure.

    Metteur en scène : Ecoutez, M. Dupont, de toutes façons, je pense qu’il est préférable que ce

    soit M. Durand qui tienne le rôle…   C’est plus dans son tempérament que dans le vôtre… et …

    Dupont : Alors vous croyez que j’aurai appris le rôle pour rien ? Vous m’avez pas regardé ?

    Durand : Mais si on vous a bien regardé, vous n’avez pas du tout la tête de l’emploi.

    Dupont : Autant que vous … espèce de polichinelle à ressort !

    Durand : Ah mais dites donc, je vous interdis de m’insulter  espèce de mannequin biscornu !

    Metteur en scène : Messieurs, Messieurs, je vous en prie, un peu de tenue !

    Dupont : Je le jouerai ce rôle, c’est moi qui l’ai eu le premier.

    Durand : Non, c’est moi qui le jouerai, c’est pas dans votre tempérament, on vous l’a déjà dit.

    Metteur en scène : Messieurs, s’il vous plaît, un peu de respect pour les spectateurs !

    Durand : Enfin Monsieur Barbuzet, c’est à moi de le jouer n’est-ce pas ?

    Dupont : Non, non, il est à moi n’est-ce pas ?

    Metteur en scène : Nous n’avons plus le temps d’en discuter, la pièce doit commencer

    maintenant.

    Allez en coulisses, mettez-vous d’accord et commençons.

    Ils repartent chacun de son côté, cours et jardin tout en s’invectivant.

    Dupont : Vous pouvez aller vous rhabiller, canard à roulettes !

    Durand : Et vous, vous pouvez rentrer chez vous, tête d’âne chauve !

    **********   

    Le Metteur en scène passe la tête derrière le rideau.

    Metteur en scène : Mademoiselle Dubois ?

    Elle répond de derrière le rideau.

    Melle Dubois : Nous commençons tout de même ?

    Metteur en scène : Bien sûr qu’il faut commencer.

    Asseyez-vous dans le fauteuil.

    Au public : Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs veuillez nous excuser de ce petit incident sans gravité.

    La scène se passe dans un charmant petit boudoir Louis VX.

    Roméette attend avec impatience et inquiétude la visite de son fiancé car ses parents s’opposent à leur mariage … Mais place au théâtre … Les trois coups vite.

    Le rideau s’ouvre sur Roméette assise dans un fauteuil Louis VX. Elle déclame.

    Melle Dubois : Mais que fait donc mon adorééé ? Ah! mon cœur se fane de l’attendre, car

    mon cœur est une fleur qui s’est ouverte au soleil de l’amour…

    (des bruits de pas se font entendre

    Mais qu’entends-je ? Des bruits de pas ! C’est lui, le voici celui que j’aime, Julio l’homme de ma vie, le seul, l’unique …

    Les deux Julio en même temps (cours / jardin) : Me voilà mon amour.

    Roméette : Hein ! Heu ! Ha!

    Durand à Dupont : Mais fichez donc le camp espèce de m’as-tu vu !

    Dupont : Rien à faire, c’est mon rôle !

    Roméette : Mais c’est impossible.

    Dupont : Enchaînez nom d’une trompette en zinc !

    Roméette : Ah! mon Julio, votre présence me réchauffe, il fait si froid lorsque vous n’êtes pas

    là.

    Deux Julio : Roméette ma chérie, avez-vous parlé de moi à vos parents ?

    Roméette : Oui  mon Julio, mais hélas ils ne veulent pas que je devienne votre épouse.

    Deux Julio : Ciel ! Ils ne veulent pas que vous soyez ma femme ?

    Roméette : C’est ridicule. (à Dupont) retirez-vous.

    Dupont : (montrant Durand du doigt) C’est à lui de se retirer, j’étais là le premier.

    Durand : (S’agenouille aux pieds de Rométte et lui prend la main) Enchaînons, ne nous

    occupons plus de lui.

    Dupont : (S’agenouille et prend l’autre main de Roméette) C’est vous qu’on devrait

    enchaîner espèce de chimpanzé.

    Durand : Ciel ! Vos parents ne veulent pas que vous soyez notre femme … Euh .. que vous

    soyez MA femme ?

    Dupont : Ciel ! Ils ne veulent pas que vous soyez ma femme ?

    Roméette : Ils désirent me voir épouser le Comte de Saint Eczéma.

    Deux Julio : Le Comte de Saint Eczéma, ce misérable ! Eh bien je le tuerai en duel.

    Roméette : Et si c’était lui qui vous tuait, mon Julio, je n’y survivrai pas. Songez que je n’ai

    que vous dans la vie… Je n’ai qu’un Julio.

    Deux Julio : Oui vous n’avez qu’un Julio, et ce Julio, c’est moi. (ils s’affrontent) Mais plutôt

    mourir que vous voir épouser un autre.

    Roméette : Je ne saurai, non plus, renoncer à devenir votre femme.

    Deux Julio : Alors ma Roméette, nous devons fuir et nous marier clandestinement.

    (Ils se lévent et essaye d’entraîner Roméette chacun de son côté).

    Durand : Fuyons tous les deux !

    Dupont : Tous les trois ! Ah non, c’est vrai il y en a un de trop.

    Roméette (à Dupont) : C’est vous, fichez le camp.

    Dupont : C’est à lui de ficher le camp.

    Roméette : Fuyons, fuyons tous les trois … Non tous les deux. Non décidément c’est

    impossible de jouer la comédie dans ces conditions.

    Durand : Ne vous énervez pas. Reprenons .

    Fuyons tous les deux (Il l’attire vers lui, mais l’autre la retient)

    Deux Julio : Fuyons avant que vos parents ne reviennent. Mon cheval est à la grille, vous

    monterez en croupe.

    Dupont : A trois sur un canasson, on va se casser la gueule.

    Roméette : Trop tard, les voici, je les entends …..

    Deux Julio : S’ils nous trouvent ici tous les deux, que vont-ils penser ?

    Dupont : A deux ça irait encore, mais c’est qu’on est trois.

    Durand : Mais taisez-vous donc imbécile !

    Dupont : Imbécile ? Pas plus que vous crétin.

    Le père : Que faites-vous ici jeune homme ? ….. Mais ils sont deux ????

    La mère : Qu’est-ce que cela veut dire ???

    Dupont : (Montrant Durand) C’est lui, il est de trop.

    Durand : Enchaînons, enchaînons ! Euh …. Monsieur le Duc …

    Dupont : Monsieur le Duc…

    Durand : Je viens d’apprendre …

    Dupont : Je viens d’apprendre …

    Durand : L’affreuse nouvelle …

    Dupont : L’affreuse nouvelle …

    Le père :  Je peux vous la confirmer, vous n’aurez pas la main de ma fille.

    La mère : Ni l’un ni l’autre.

    Roméette : Mais voyons , vous voyez bien qu’il y en a un de trop.

    La mère : Comment ça il y en a un de trop ???

    Deux Julio (au père) : Puis-je connaître la raison de ce cruel refus ?

    La mère : Notre enfant n’épousera jamais un roturier.

    Le père :  Mais c’est ma réplique ?

    Dupont : Ah ! c’est « roturier » . Sur ma brochure il y avait écrit « rotulier », j’imaginais que

    c’était un type qui fabrique des rotules … (stupéfaction des acteurs incrédules) pour mettre dans les genoux (se croit-il obligé de préciser).

    Durand : Mais allez-vous vous taire idiot !

    Dupont : Pas plus idiot que vous andouille !

    Le père :  Enchaînons s’il vous plaît.

    Nous ne saurions tolérer une telle mésalliance.

    Deux Julio : En ce cas, il ne me reste plus qu’à mourir.

    Roméette : Ah mon Julio , je veux mourir avec vous.

    La mère : Roméette, je vous défends bien de mourir avec ces messieurs.

    Roméette : Mais vous ne comprenez donc pas qu’il y en a un de trop ?

    La mère : Un quoi ?

    Le père : Enchaînons non de non.

    Si vous voulez mourir, allez mourir ailleurs.

    Deux Julio : Je mourrai seul, j’irai m’empoisonner.

    Dupont : C’est vous qui m’empoisonnez.

    Une sonnerie de téléphone sur le petit meuble du salon. Le père décroche.

    Le père : Allô, Allô…. Oui, oui il est ici….. C’est un appel pour Monsieur Julio ….

    Deux Julio : Pour moi ?

    Ils prennent le téléphone des mains du père.

    Durand : Mais laissez-moi donc le téléphone !

    Dupont : Mais pas du tout, cet appel est pour moi, je suis Julio !

    Le père : C’est invraisemblable.

    La mère : Mais pourquoi sont-ils deux ?

    Deux Julio : (L’oreille collée au combiné) Allô, oui, c’est moi Julio, oui, bonjour Maître.

    Ah pas possible, mon Dieu oui, j’arrive tout de suite. Merci Maître.

    Durand : Mon notaire …

    Dupont : Viens de m’apprendre …

    Durand : Que j’hérite de ma défunte tante …

    Dupont : de vingt millions de francs

    Le père : Vingt millions ! Mais alors, plus rien ne s’oppose à ce que vous épousiez notre

    Roméette.

    La mère : Vingt millions chacun, ça fait quarante en tout.

    Roméette : Mais voyons, ils sont un seulement !

    La mère : Je ne comprends rien du tout !

    Silence.

    Le père (à la mère) : C’est à vous !

    La mère : Quoi, les vingt millions ?

    Le père (à la mère) : Mais non espèce de gourde... la réplique, la réplique.

    La mère : Ah oui ! …

    Euh ! Cher jeune homme, comme je serais heureuse de vous avoir pour gendre… tous les deux.

    Roméette : Il n’y a rien à tirer de cette femme là !

    Le père : donnez-moi votre main jeune homme. (Ils tendent tous deux la main. Le père met les deux mains dans la main de Roméette) Voici celle de ma fille.

    Roméette : Chers parents, comment vous remercier pour tant de générosité ?

    Deux Julio : Chers parents, Je puis donc enfin vous appeler « chers parents ».

    Le père (à la mère) : Retirons-nous chère épouse ! Laissons seuls ces deux tourtereaux.

    La mère : Oui, Eugène, laissons les à leur bonheur … tous les trois.

    Deux Julio : Je ne puis croire à ma félicité. Ah ma Roméette, maintenant que vous allez

    devenir ma femme, m’accorderez-vous vos lèvres ?

    Roméette : Prenez les mon cher amour …..(Ils essayent tous les deux de l’embrasser).

    Mais pas tous les deux voyons, arrêtez, vous m’étouffez …

    Dupont : C’est pour moi.

    Durand : Non c’est pour moi.

    Roméette : (les repousse et se lève) J’en ai assez, je m’en vais, débrouillez-vous sans moi.

    Deux Julio : Mais ….. Mon baiser …. !

    Ils se retrouvent seuls

    Dupont : Vous, je vais vous casser la figure.

    Durand : Vous, je vais vous démolir le portrait.

    Rideau !  Rideau !