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Yfig textes et chansons - Page 9

  • Ö THALASSA !

     

     

    Hier soir  ( 7/10/2011), nous avons eu droit à l’émission culte (pied au …) « Thalassa » en direct du vieux bassin de Honfleur.

     

    J’en ai été prévenu trop tard pour m’y déplacer en personne et c’est donc dans mon poste de télévision acheté à crédit que j’ai pu suivre les pérégrinations enchanteresses de nos vieux gréements, nos vieilles dentelles, nos vieux caboteurs,  nos décrépites maisons recouvertes, en leurs façades, de tuiles (sic), nos hommes célèbres, nos inconnus qui passent et repassent en direct dans la téloche, ma concierge en bras de nuisette, un raton laveur et un allogène se payant ouvertement la tête d’un autochtone qui l’avait bien mérité !

     

    Le tout admirablement éclairé de lampes multicolores créant une féérie digne d’une boîte de nuit interlope à Khartoum !

     

     

    Ho la la !  Je trépigne de transports émotifs sur mon canapé, ce magnifique spectacle a dû coûter la peau des chtouilles de l’édile écharpé qui l’a orchestré !

     

    Ah ! Zut, le gros monsieur joufflu qui ressemble à un marin comme ma concierge ressemble à une pinup nous annonce un reportage sur la raie de mon c…..  non, pardon, la raie manta !

     

    J’en profite pour m’éclipser aux tartisses faire une vidange judicieuse.

     

    Quand je reviens, le spectacle est plus féérique que jamais !

     

    Bravo les petits bateaux avec tous ces enfants des écoles d’Honfleur que je n’avais jamais vu avant cette première mondiale !!!!!

    En tout cas, les miens (d’enfants) n’y ont jamais eu droit !

    Ah ! on me révèle par télépathie internautique que ces bateaux ne sont pas d’Honfleur, ‘on’ les aurait amenés là par voie autoroutière pour faire plus mariole !

     

    Ah ! Ces admirables couleurs eaux de vaisselle ……  on ne s’en lasse pas !

    Honfleur est donc une ville arc en ciel  !   

    Couleurs du maire et d’iPiyouplabellebleue blanc rouge !

     

    Vient un reportage sur un admirable photographe havrais qui a photographié tout ce qui peut être photographié avant de s’installer dans une maison de rêve payée rubis cash grâce aux produits de la vente desdites photos. C’est aussi un philosophe, il dit à qui veut l’entendre que la vie est belle si on sait la prendre par le bon côté des choses (comprenne qui peut !)

     

     

    Nous revenons près du vieux bassin, comme l’assassin qui revient toujours sur les lieux de ses crimes !

     

    Mais !!!

    Je la reconnais, c’est une guide de l’Office de Tourisme.

    Ah Si Rosaleen, la guide interrompue avait pu mordre l’interviewer interrompeur …. Au moins ça nous aurait fait des histoires à raconter !!!!

    C’est qu’il compétitait sauvagement, ce journaliste à la petite semaine qui ne prenait pas le temps d’écouter les explications sur les fiches et les contrefiches des greniers à sel !

    Ah ! mon prompteur revient sur ses pas et me souffle qu’il ne s’agissait pas des greniers mais bel (vous voyez de qui je parle ….  mais oui, au perchoir …) et bien de la Lieutenance, magnifique bâtiment inutilisable en l’état.

     

    Pour nous remettre de nos émotions touristiques qui tournent en eau de Boudin (Eugène pour les intimes), le monsieur qui ressemble à un marin comme ma concierge ressemble à Gina Lolobrigida nous informe d’un reportage mozambiquesque !

     

    Ô thalassa !

    Ca me rappelle ce marin grec à Libreville qui ne comprenait pas mon grec à moi !!!

    Est-ce que les matelots honfleurais arrivent à converser avec les grecs ?

     

     

    Les raies mantas, les bouibouis, les cambuses mozambicaines …. Tout ce foutoir, ces scientifiques hollywoodiens, ces aventuriers pieds nickelés, ces photographes même pas photogéniques …. !!!

    Les reportages prennent l’eau …. Ça rejoint peu ou prou les histoires du capitaine némo …. Euh ….  Costaud, pardon !

     

    C’était une belle émission, je ne vois rien à critiquer …..  sauf mes critiques !!!!!

     

    A ma décharge, je dois dire que cette émission ressemble de plus en plus aux émissions des temps glorieux de l’ORTF avec gloubiboulga et tatie Dorothée et ses bandent boys qui écument encore les bars douteux du quai Sein de Catherine !!!!

     

    Oui-Oui m’informe à l’instant qu’il a bien aimé l’émission ….  Tout n’est peut-être pas perdu !

     

     

     

     

     

     

     

  • Devoir de mémoire

     

    L'incroyable histoire de cette dame de soixante quinze ans qui a reçu un coup de poing dans la gueule par la poste !

     

     

    Cette histoire se passe au fin fond de l'Ariège, dans un minuscule village de trois maisons, une dame de soixante quinze ans qui vit de chataîgnes, de noix, de choux et autres légumineuses avait complètement oublié une vieille querelle qui l'avait fait affronter l'autre villageoise âgée de soixante quartorze ans aujourd'hui.

    Mais l'histoire de la querelle amoureuse entre les deux vieilles filles date de 1949.


    Les deux jeunes filles étaient alors amoureuses du troisième villageois aujourd'hui âgé de quatre vingt ans et elles étaient prêtes à mourir pour lui.

    Lui, devant cette surenchère des deux commères s'est engagé dans les spaïs et a vécu une vie d'aventure avant de revenir finir son âge dans son village.

    Elles avaient fini par se pardonner mutuellement et celle de soixante quartorze ans avait totalement oublié qu'elle avait demandé à la poste de la grande ville d'envoyer par RAR un coup de poing à sa rivale en 1954.

    La poste n'oublie jamais rien même si parfois le courrier met du temps à parvenir à destination.
    Hier, donc, le facteur sonne à la porte de la vieille dame de soixante quinze ans et lui demande de signer le registre des RAR puis, sans perdre de temps, il lui fout son coup de poing dans la gueule.

    Moralité :
    Réfléchissez bien avant d'envoyer des RAR.

  • Indignité – une histoire courte

     

    C’était samedi soir, j’étais allé faire quelques emplettes de dernière minute au super marché.

    J’arrive à la caisse, devant moi un couple avec deux enfants dans les dix ou onze ans.

    Le petit, dont le front arrivait à peine à peine à la hauteur du tapis roulant à mis son doigt sur des grains de riz qui s’échappaient du sac. J’ai remis le sac sur le côté, avec les boîtes de bonbons ou les tampax, je ne sais plus ?

    J’ai croisé son regard angoissé ….  Je lui ai adressé un regard apaisant et lui ai dit que je savais bien que ce n’était pas de sa faute mais que le paquet était déjà percé. Il m’a sourit et est allé se cacher derrière les jupes de sa maman.

    Sa maman qui cherchait dans son porte monnaie de quoi payer les courses. Elle a sortit un billet de dix euros mais l’addition s’élevait à onze euros huit centimes.

    Elle a repoussé un paquet de yaourts vers la caissière en demandant si ça suffisait ? Comme ça ne suffisait pas, elle a aussi repoussé un paquet de deux tranches de jambon.

    J’étais rouge de honte et de colère, mais j’avais vraiment peur de les vexer en proposant de payer la différence.

    J’ai murmuré à la caissière : « rendez leur le jambon et les yaourts, je vais payer, ne leur dites rien, je vais vous payer. »

    La caissière s’est adressée au couple : « ce monsieur veux payer la différence, acceptez-vous ? »

    Le plus embarrassé, c’était moi, vraiment et je leur ai dit en bégayant : « c’est pour vos enfants, vous comprenez, je ne veux pas qu’ils soient privé de yaourts … » j’avais l’air complètement idiot, crétin.

    Ils ont dit oui et j’en ai été très heureux pendant qu’au fond de moi-même j’étais bouleversé de les voir partir et de ne pouvoir faire plus pour ces étrangers avec leurs deux mioches qui riaient totalement insouciants !

    Ca m’a rappelé mon enfance, mais nous, nous sortions de la guerre, ça semblait plus normal.

    Les politiques sont des monstres qui s’abaissent devant les financiers qui sont pire que tout ce qui puisse être imaginable.

    En Inde, c’est pire, en Afghanistan, les filles n’ont pas le droit d’aller à l’école des talibans ….. en Chine on tue les filles …… et là, tout près de chez moi, des gosses vivent comme en 1950.

     

    Ouf ! heureusement il y a aussi les villas et la marina de Deauville avec ses yachts de vingt mètres et ses femmes qui bronzent en pensant à leur coiffeur et à leur régime.

  • Roméo et Juliette revisité par mézigue, ça donne : "Roméette et Julio" librement inspiré de Shakespeare !

     

     

    Julio aime Roméette ..... mais .... Julio aussi est amoureux de Roméette.
    Lequel de ces deux prétendants obtiendra la main de la jeune femme ?
    La vie n'est pas simple, surtout quand les parents de la jeune fille s'opposent à toute union entre ces 3 enfants ..... heu .... non, entre ces 2 tourtereaux ..... enfin, bon ... regardez et vous comprendrez !!!!!

     


  • Amy Winehouse, celle qui aimait le pichetegorgne est morte !

     

    Straight to the death

     

    Slowly but surely

    My life is leaving me

     

    I am going depth and depth

    Straight to the death

     

     I feel like a skiing woman

    Surfing on a lethal wave

     

    Is this me or an idea

    That I feel so lazy

    Lazy to find courage

    For a life of rage

     

    Going straight to hell

    Or straight to heaven

    With gentle angels

    Or daemons fuckers

     

    New baby coming life crying

    While the earth I am living

     

    I am the wine lady

    I was the wine Amy

     

  • Nicolas

  • Les mouettes d'Etretat, saynète librement inspirée d'Anton Tchékhov.

    .

    .

  • On apprend plus de nos erreurs que de nos échecs …. Euh ….. ou quelque chose comme ça, à moins que ce soit l’inverse !

    Le 18juin 2012

    Mon cauchemar n’avait rien de drôle, cette nuit !

     

    J’étais dans mon lit et soudain, dans la chambre sont entrés deux grands corps malades avec marqué « police » sur leurs T-shirts et leurs casquettes. Ils avaient des gyrophares bleus au bout de chacune de leurs chaussures et ils m’ont passé les menottes sans ménagement avant de me sortir brutalement du lit pour m’emmener avec eux.

    Un remake de l’arrestation de DSK ?

    Que nenni !

    Ecoutez plutôt le chef d’inculpation énoncé par le chef de la police lui-même :

    « Samedi dernier, pendant la visite de la ville, une des personnes du groupe dont vous aviez la charge a volé un saucisson à l’étal d’un marchand de saucissons. Vous êtes accusé de n’avoir pas empêché ce vol en votre qualité de ‘guide’, vous auriez dû surveiller vos touristes pour qu’ils ne nuisent pas aux marchands de saucissons. …  d’autre part, un autre touriste de votre groupe, en voulant allumer un cierge à mit le feu à l’église Ste Catherine, vous en répondrez devant le juge de la Sainte Inquisition »

     

    Bon ! Les cauchemars, ce n’est jamais très cohérent, mais c’est toujours révélateur !

     

    En fait, il faisait écho à ce qui m’était arrivé dans la journée d’hier (17/6).

     

    Je suis allé chercher un groupe d’une quarantaine de touristes.

    Ils sont néerlandophones me précisent la responsable des voyages « au fil de l’eau ».

    Néerlandophones, pour moi, ça signifie que ce sont des Hollandais, pas vous ?

    Donc, j’emmène ma petite troupe découvrir notre charmante ville tout en leur récitant mon hagiographie que j’ai mis plusieurs années à mettre au point (il me reste encore quelques années à la peaufiner avant de rendre l’âme).

    Je leur faisais des remarques du genre :

    « Je ne sais pas comment ça se passe en Hollande, mais ici, nous pêchons avec des bateaux. »

    Ou bien :

    « Je ne sais pas comment vous appelez ce style de constructions en Hollandais, mais nous, ici, on appelle ça des maisons en bois. »  …. Etc …..

    Tout d’un coup, la traductrice me dit :

    « Tout le monde se demande pourquoi vous nous parlez tout le temps des Hollandais, nous, nous sommes Belges ! »

    On entre dans l’un des bâtiments appartenant à la ville et qu’on fait visiter aux touristes tout en leur racontant une très jolie histoire de pierres et de chênes qui trempent 7 années dans nos bassins avant de sécher 7 autres années.

    Pendant que je pérorais allègrement, je suis soudain surpris par un bruit énorme ‘vlac patatrac badaboum …’ trois belges viennent de s’écrouler à terre alors qu’ils tentaient de s’asseoir sur l’une des tables disposées là par les agents d’entretien.

    J’ai flippé un moment, craignant que les belges ne se soient blessés !

    Ouf, ils se relèvent.

    Malgré le branle bas de combat, je finis cahin caha mon exposé sur les pierres et bois.

    Au moment de sortir, un agent d’entretien me saute sur le poil (je suis allergique aux plumes) et me lance :

    « Faut qu’t’aille voir la dame avec le tricot rouge »

    Quoi ?

    « Faut qu’t’aille voir la dame avec le tricot rouge »

    Donc, je vais voir la dame au tricot rouge qui vient vers moi, un sourire en biais aux commissures ….  « Elle est fan de mes exposés » me dis-je en aparté … « et elle va me demander un autographe …. Merde, j’espère qu’elle a un stylo ? »  …

    « Bonjour » me lance-t-elle, crispée.

    « Bonjour » lui réponds-je, attentif.

    « J’espère que vous avez relevé les noms adresses et compagnie d’assurance des fautifs » Me balance-t-elle d’une traite et sans même reprendre sa respiration, elle ajoute : « nous allons faire jouer leur responsabilité civile pour la table. »

    Je suis estomaqué !

    Mais je réagis au quart de tour (c’est l’une de mes spécialités – avec la langue de bœuf provençale) :

    « Estimez-vous heureuse qu’ils ne se soient pas blessés, c’est la vôtre de responsabilité qui aurait été engagée. »

    Las ! la dame n’a jamais suivi de cours de droit et ne comprend pas que je suis en train de lui sauver la face et je m’en rends compte car elle insiste :

    « La table elle est cassée et vous êtes le guide, vous êtes donc responsable de la table sauf si vous nous apportez les noms et les coordonnées des coupables … »

    Putain ! elle a du faire l’école des chaisières en option de son CAP de dactylo !

     

    Que répondre ?

    On ne peut pas discuter d’égal à égal avec quelqu’un qui ne sait rien de la vie et de ses turpitudes.

    Comment discuter avec l’inachevé ?

    Une seule solution, trouver quelqu’un d’un grade supérieur au sien au plus  vite.

    Ca tombe bien, y’a la guide des guides (Danielle pour ne pas la nommer) qui est en train de finir sa propre visite …. J’attends qu’elle réponde à la dernière question et je l’entraîne illico presto vers la dame au tricot rouge qui attend des noms, des adresses et des compagnies d’assurance.

    « Y’a la dame au tricot rouge qui me cherche des  noises, tu veux bien lui dire d’aller chez le coiffeur ? »

    Mais, hélas, la dame au tricot rouge se coupe les cheveux elle-même et la guide  des guides se prend un bide….. 

    J’essaie un timide :

    « Mais, madame au tricot rouge qui vous va si bien et met votre teint en valeur, savez-vous bien ce qu’est la responsabilité civile, savez-vous que c’est celui qui reçoit qui est responsable de la santé de son hôte et que si, par mégarde, le toit venait à nous tomber dessus, vous en seriez tenue pour responsable ! »

    « C’est pas pareil » me rétorque-t-elle avec cet aplomb qu’on  ne retrouve que dans le fil éponyme !  Et sa voix gronde comme le tonnerre dans un ciel d’orage un jour de mauvais temps et de vents contraires …..

    «  Là, il s’agit d’une table, ils l’ont cassée en s’asseyant dessus et les tables,  c’est pas fait pour s’asseoir et c’était votre devoir de veiller à ce que personne ne s’asseye sur les tables ! »

    Je suis tombé sur un cas !

    Une femme qui n’entend de raison que la sienne qui règle la circulation des culs par destination de meuble et qui prétend par tous moyens se payer un guide qui ne lui a rien fait et qui aurait dû se préoccuper d’avantage des fessiers de ses touristes que des fermes de la charpente ! 

    Faut dire aussi, si l’on veut être complet sur cette affaire cuculturelle, que les tables en cause sont toutes neuves et que leur construction en plastique et tubulaire semble particulièrement fragile. Mettre des tables aussi sensibles aux variations de culs dans un lieu grand public, c’est se préparer à des ennuis sans fin …. 

    Qui, je vous le demande comme Jésus le demandait pathétiquement sur le Golgotha, qui n’a jamais mis son cul sur une table ?

    Que celle-ci ou celui-là se lève et aille s’asseoir sur une chaise, comme tout le monde !

    J’abandonne donc la partie en la laissant ruminer sa vengeance car, j’en suis sûr, vengeance il y aura et les services de la mairie m’enverront bientôt la maréchaussée à clous me passer les menottes ……  Je vais rejoindre la cohorte des violeurs de femmes de chambre !

    On parie ?

  • Les élites regardent les gens d'en bas avec dédain et condescendance !

     

    J'ai longtemps cru qu'il fallait éduquer le peuple, mais ce sont les artistes qu'il faut éduquer.

    Tant que les artistes seront des produits de marketing, le peuple s'en détournera !

    La loi hadopi ne fait que retarder leur disparition.

    Ils peuvent toujours mettre tous les remparts qu’ils veulent autour d’eux, cela ne palliera jamais leur misérabilisme.

    On ne remplace pas le talent par des lois.

    Je me réjouis, personnellement de la décrépitude du monde des arts, c’est la réponse du peuple à l’élite et HURLER qu’on a du génie, c’est du bruit pour rien.

    Certains privilégiés bénéficient de promotions exorbitantes sur les radios et les télés ….. mais ils continuent de s’enfoncer.

    La CNC distribue généreusement 565 millions d’euros aux amis des amis et malgré cela, le cinéma est mort.

    La dictature de l’argent ne se nourrit que d’argent …….  C’est l’histoire du roi Midas et de ses longues oreilles …… l’argent ne nourrit pas.

    Acheter des encarts publicitaires  peut donner le change un moment, mais le filon finit par s’épuiser des deux bouts : lassitude du public et ruine du commanditaire.

    Ce n’est pas la qualité des textes qui est mise en cause, c’est son objet.

    Quand on se croit au dessus des autres, on ne peut les entendre, et on ne peut les représenter.

    Quand les politiques redescendront sur terre, ils seront particulièrement surpris de voir l’état du peuple !

    Quand les artistes et les philosophes rejoindront le peuple (je ne parle pas de ce bouffon de Onfray qui enseigne Kant à des vieillards délabrés et béats d’admiration crédule), ils seront stupéfaits de constater la richesse intellectuelle des petites gens et l’ironie crasse dont ils sont les sujets.

    Si Villon venait passer ses vacances sur terre, il serait effaré, puis, reprenant ses esprits, et puisant son inspiration de la foule, il nous chanterait notre connerie dans le tuyau de l’oreille jusqu’à nous faire péter le tympan.

  • La guerre coûte cher et nos moyens financiers ne nous permettent plus d’acheter des missiles. Le Ministère de la Défense envisage d’utiliser des boulets, comme dans le bon vieux temps de la guerre de cent ans !

     

    Une dépêche venant d'iPidiblue sur nos téléscripteurs nous informe de cette initiative guerrière du Ministère de la Défense.

    Le ministre argumente sa proposition en expliquant qu’un boulet, lancé du ciel par un avion, tombant sur un char fait autant de dégâts (si ce n’est plus) qu’un missile.

    De plus (cerise sur le boulet) on limite considérablement les dommages collatéraux car, contrairement au missile, le boulet ne fragmente pas.

    Seuls les soldats à l’intérieur du char seraient tués définitivement.

     

    Cette décision militaire peut surprendre, mais quand c’est la crise, c’est la crise !

     

    Je vais peut-être vous surprendre, mais j'y ai pensé toute la nuit !

     

    Le fruit de mes cogitations nocturnes est amer et dubitatif tout à la fois !

     

    Je me dis, en effet, qu'il faut être extrêmement bien entraîné pour parvenir à faire tomber du ciel un boulet sur un char !

     

    Certes, le char n'y résistera pas  -  en raison des théories de Newton et de celles de de Broglie qui, si on les conjuguent, déterminent que le char sera écrasé par la simple pression des ondes émisent par le poids de la bombe avant même qu'elle n'atteigne son objectif .....  la bombe en elle-même ne faisant que terminer le boulot des ondes ....

     

    Alors, car il faut bien tirer les conséquences de nos calculs dans un contexte financier (après le scientifique), je me dis persuadé que l'entraînement des pilotes reviendra plus cher que le bénéfice qu'on aura fait sur l'économie des missiles traditionnels.

     

    Surtout si on prend en compte le nombre astronomique de boulets qui n'atteindront jamais leur cible !!!!

     

    J'ai donc bien peur que tout ceci soit une très mauvaise idée et qu'il vaudrait mieux, en temps de crise économique majeure (ma retraite n'est toujours pas revalorisée) ... s'en tenir à la guerre traditionnelle et commencer à faire des tranchées un peu partout pour arrêter l'ennemi.

     

    Bien à toi, vieux soldat.

     


  • Début de scénario (BD ou ciné)

     

    Le Seigneur des mers

     

    Les loups efflanqués rodaient autour de la ville par cette nuit d’hiver glacée et blanche de l’an mille trois cent vingt quatre.

    On pouvait voir leurs silhouettes faméliques se découper à contre-jour dans la lueur blafarde du halo de la lune.

    Malgré leur extrême maigreur, ils chassaient en meutes et mieux valait ne pas se trouver sur leur route, ils étaient si affamés qu’ils ne montraient plus la moindre prudence vis-à-vis de l’homme.

    Un cri de bête déchira la nuit gelée. Quelque biche ou daim allait emplir les panses de loups qui s’entredéchireraient ensuite pour la carcasse en lambeaux.

     

    A l’abri des remparts, maladroitement restaurés, de la ville close, abandonnée par la plupart des habitants après l’attaque des soudards du marquis de Landevin, seigneur des terres voisines de celles de Kergalaven, les quelques survivants s’étaient réfugiés dans le manoir éventré et avaient calfeutré tant bien que mal le salon, pièce centrale de la bâtisse où flambait un feu anémié de planches trop humides pour brûler ardemment.

    Ils étaient assis, les uns contre les autres pour éviter de perdre leur chaleur, enveloppés de houppelandes lacérées.

    Ils n’avaient rien mangé depuis deux jours et n’avaient presque plus d’eau.

    Un chaudron de fer avait été pendu à la crémaillère de l’âtre, un peu d’eau y bouillonnait.

    C’est qu’on attendait un évènement proche, une naissance, cette naissance qui avait empêché la famille et ses serviteurs de partir avec les autres.

    Marie-Mathilde de Kergalaven souffrait en silence les contractions qui lui labouraient le ventre.

    Il avait du retard, ce bébé.

    Fille ou garçon, cela ne l’intéressait plus vraiment, tout ce qu’elle espérait c’est qu’il sorte et que cessent ses douleurs. Le comte Erwan de Kergalaven serrait les mains de son épouse dans les siennes pour les réchauffer.

    Une bourrasque fit un retour de fumée qui envahit la pièce et fit tousser les personnes recroquevillées sur elles-mêmes.

    Une seule bougie, en sus du faible feu, éclairait sombrement la pièce.

     

    Soudain, une agitation se fit et une main blanche de froid alluma une seconde, puis une troisième bougie. Le chaudron fut vidé de son eau dans une écuelle en bois, et juste à ce moment là, un petit cri suivi d’un pleur emplit le salon délabré.

     

    Colin-Matignon de Kergalaven venait de naître.

     

    **********

     

  • Fen en Libya

     

    Il faisait plus chaud à Tripoli qu’à Benghazi qui profite d’un petit vent marin en permanence. Un véhicule militaire Libyen nous attendaient et nous fûmes conduits dans un très grand centre militaire qui englobait également l’hôpital des armées. Nos carrées étaient spartiates, mais les gus vachement sympas. Le général nous avait laissé à nous-mêmes pour aller rendre des comptes à sa hiérarchie.

    Il y avait des lits tout faits, vides, qui semblaient attendre d’autres renforts.

    Quelques quart d’heures plus tard arrivèrent trois Français.

    Ils ne cessaient de râler et ils râlaient déjà, dehors, avant d’avoir franchi la porte d’entrée. Les Libyens les regardèrent entrer avec des yeux en forme de billes ; Ils ne pouvaient comprendre ce qu’ils disaient mais rien qu’à leur ton on pouvait interpréter. Ils se plaignaient de tout, de l’avion, de la douane, de la police d’immigration, de la jeep qui les avaient amenés, de la chaleur, de la poussière ……  Moi, j’étais habillé fin prêt pour un petit tour dans Tripoli. J’étais bronzé, les cheveux noirs bouclés (j’ai des photos si tu ne me crois pas !), ils m’ont pris pour un Libyen et je me suis bien gardé de les détromper.

    Ils m’agressèrent dans un très mauvais Anglais :

    « C’est tout de même pas là qu’on va dormir ? c’est carrément pouilleux ! »

    Je leur fis un beau sourire, et la mine de celui qui ne comprend pas, je me carapatais à toute berzingue pour ne pas avoir à les supporter. C’était pas très sympa pour les deux Libyens, mais ils n’avaient qu’à en faire autant.

     

    Je me suis baladé dans Tripoli et c’est vrai que je n’ai pas vu de dissemblance vraiment importante par rapport à Benghazi … mais avais-je vraiment la tête à jouer les touristes ?

     

    J’ai bu un thé à une terrasse de café face à la mer. Difficile de vous décrire cet instant et ce lieux, tout est si différent de ce à quoi nous sommes habitués. Les tables et les chaises sont très rustiques, en fer peint en vert, certainement de la récupération venue d’Europe et datant d’avant la dernière guerre mondiale. Du fragile, en apparence, mais toujours en activité. Le sol, du béton légèrement dallé de ciment et c’est tout. C’est rugueux, brut, mais ça a plus de réalité qu’une terrasse du quartier Latin avec ses bibelots, ses décors kitchs, ses fauteuils en rotin et ses tables couvertes de gros sous-verres ; le tout vous entraînant vers une vaporeuse somnolence  dés le premier demi.

     

    Extrait de mon roman : "Ludmilla"

  • Apocalypse nucléaire ..... suis-je devin ? j'espère que nenni !

    J'ai écrit ce poème en 2009 et je l'ai monté en clip le 12 février 2011.

     

  • Oui-Oui au bois de Boulogne

    Dans Oui-Oui au bois de Boulogne, on voit Oui-Oui qui se promène nuitamment dans les allées du bois et qui fait des rencontres extraordinaires.


    Il rencontre un petit chien tout blanc qui a perdu sa maman et qui lève la patte sur le falsard de Oui-Oui qui n'est pas content !

    Ensuite, il rencontre un canard qui lui parle vulgairement et Oui-Oui n'est pas content !

    Plus loin, Oui-Oui rencontre un drôle de gars qui prétend être le président et qui fait son jogging avec 3 gros malabars musclés jusqu'aux yeux et armés jusqu'aux dents ... Oui-Oui appuie sur le champignon tellement il prend peur à la vue de ces horribles individus ....

    Oui-Oui pleure dans sa voiture, il ne retrouve plus la sortie .... heureusement, une jolie dame du nom de Carlos lui donne des indications précieuses qui le conduiront tout droit en prison.

    La vie n'est pas toujours drôle pour Oui-Oui !