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Yfig textes et chansons - Page 12

  • Enfin un poème minimaliste

     

    Rus ruisseaux ruisselants

    Ravines

    Cartilages face pile orle

    Ma peau chatoie

    Pinceaux feu et or

    Grince le verre dentier

    L’immeuble se balance

    L’évier tranche le lard

    Sur le comptoir

    Une tête sans corps

    Dans les toilettes

    Un corps

    Sans tête

    Poète exulte parano

    Au dôme du piano

    En levrette staccato

    Chante muse

    Rote pète existe

  • Mais où sont mes rêves d’enfant

     

    Mais où sont mes rêves d’enfant

     

    Tétant le sein blanc de mon exquise maman

    Je rêvais au futur d’une vie d’aventures

     

     

    Socrate avalant la ciguë

    Polyphème crachant cris aigus

    Ulysse l’aveuglant sans pitié

    Platon célébrant un banquet

     

    Rêvant d’Iliade en Odyssée

    Gorgone par Persée étêtée

     

     

     

    A Roncevaux Rolland son cor

    Paroles d’argent silence d’or

     

     

    Nemo vivant son Nautilus

     

     

    Je cherche encore la liberté

    Fraternité égalité

    Kidnappés arrachés

    Aux serres d’harfang

    Mais où sont mes rêves d’enfant

     

     

  • Monsieur le président de la République laïque et démocratique Française faisant allégeance au vieux creux du Vatican, je me suis dit qu’une petite prière s’imposait

     

    Prière au grand gaga

     

    Je n’vais pas à la messe

    Encore moins à confesse

    J’aime pas les pince-fesses

    Même chez la duchesse

     

    Si je rencontrais dieu

    Je lui dirais un peu

    Ce que je pense de lui

    Et de ses incuries

     

    Je lui dirais tout ça

    Juste entre quatre’s’yeux

    Même si je ne suis pas

    De la famille des dieux

     

    Dis donc l’ami divin

    Est-ce de boire trop de vin

    Que tu n’as plus les yeux

    Qui transperce les cieux

     

    Tu reposes avachi

    Dans ton vieux canapé

    Sirotant ton whisky

    Avec avidité

     

    Tu refuses de voir

    Des hommes les désespoirs

    Tu préfères te complaire

    Dans l’alcool de ton verre

     

    T’es fin saoul vieux débris

    D’éthanol ton esprit

    Est rempli à plein bord

    Puant comme un rat mort

     

    Pendant que tu soupires

    En relâchant des pets

    Qui s’évaporent en spires

    Et remugles suspects

     

     

    La planète s’étiole

    Et la faune et la flore

    Et les hommes se meurent

    Pendant que tu rigoles

     

    Ta beuv’rie de vinasses

    Secouant ta carcasse

    De rires infâmes et crasses

    Te rendent dégueulasse

     

    Paraîtrait que ton nom

    Varie dans la saison

    En hiver Jéhovah

    Puis à l’automne Allah

     

    Une année Jésus-Christ

    Et une autre Bouddha

    Espères-tu que l’on prie

    Un alcoolique fada

     

    Qui passe ton son temps

    A se conduire en fol

    A jouer les idoles

    Pour faire chier les gens

     

    La haut sur ton nuage

    Tu titubes tout en nage

    Et bientôt tu dégueules

    On en prend plein la gueule

     

    T’es pas sérieux vieille chose

    Faudrait que tu te calmes

    Et que tu te reposes

    Sous une feuille de palme

     

    Que tu fasses une diète

    Qu’en forme tu te remettes

    Ou que tu passes la main

    Car vois-tu les humains

     

     

    En ont ras la casquette

    De tes fantasmes infects

    De tes frasques grotesques

    Abracadabrantesques

     

    Ton haleine de chacal

    Pollue notre planète

    Tes prélats girouettes

    Au prêche radical

     

    Attisent les colères

    Qui entraînent les guerres

    Incapables d’amour

    Et privés de secours

     

    Les peuples se déchirent

    Se faisant abrutir

    Par des prières débiles

    Aux humeurs atrabiles

     

    Alors mon vieux gaga

    Dis à tes cancrelats

    De nous lâcher le froc

    De rendre leurs breloques

     

    Et d’aller à la pêche

    Ou à la chasse au phoque

    De se foutre leur pébroc

    Dans le fond de la crêche

     

  • On peut encore rêver, même si on n'a plus le droit de rire !!!!

    LE SLAM DE L'AMOUREUX TRANSI !

     

  • Pour celle-là, j'ai déjà la musique !!!!!! Rom Rom Rom Rom !!!!!

     

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    Rentrez chez vous

    Ou chez Reding

    Allez partout

    Plum-Plum-pouding

     

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    Au Luxembourg

    Pas à carrefour

    Ou à Bruxelles

    C'est sans appel

     

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

     

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    On veut plus d'vous

    Ni de vos poux

    On veut des sous

    Pour nos ripoux

     

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    Taillez la route

    En caravane

    Jusqu'à Beyrouth

    Ou Amsterdam

     

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    Dépêchez-vous

    Ca craint pour vous

    Y'a Sarkozy

    Dans la chienlit

     

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

     

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    Regardez-vous

    N'êtes pas comme nous

    De not' pays

    De Sarkozy

     

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    Rentrez chez vous

    On reste ici

    C'est not'pays

    De Sarkozy

     

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    En roumanie

    Z'avez une chance

    D'mieux vivre qu'en France

    De Sarkozy

     

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

     

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    Regardez-nous

    On reste ici

    On sue l’burnous

    En Sarkozie

     

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    Faites-nous plaisir

    Et à messire

    Dans vot' roulotte

    Not'masselotte

     

    Rom Rom Rom Rom

    Rom Rom Rom Rom

    Emmenez-le

    Bien loin d'ici

    Le cauteleux

    Le Tsarkozy

  • Gitane, vous avez dit gitane !!!!! Comme c'est Rom ! ! !

    Mise à jour :

    Cette chanson a été mise en musique par Patricia Virly et est en cours d'enregistrement auprès de la SACEM.

     

    Je la republierai lorsqu'elle sera dument enregistrée.

     

    Les paroles  sont de votre serviteur.

     

     

     

  • Le cul de l'ange dans les nuages


    Poème pamphlétaire anticlérical

     

     

  • Mémoires anthumes pour une oraison posthume.

     

     

    Mémoires anthumes

    pour une oraison posthume.


    (Sketch pas drôle mais surprenant - j'espère - à l'attention de Melissa .... ou de qui veut !)

     

     


    Là, telle que vous me voyez, je reviens d’un enterrement.  Silence ….

     


    Non, non, je ne suis pas triste, je ne connaissais pas le mort. Silence ….

    Du moins, c’est ce que je croyais ….

     

     

    Figurez-vous que je passais, par hasard, rue de la Pompe - petit silence / si personne ne le dit dans la salle, ajouter – « funèbre » …. Oui, je ne pouvais pas la louper, celle-là !

     

     

    Donc, j’étais rue de la pompe lorsque je vois passer un corbillard ….

     

     

    Oh ! ce n’était pas une de ces voitures modernes avec vitres teintées, petites tentures et fleurs blanches sur le capot dont Brassens prétendait qu’ils peuvent faire des petits ! …

     

     

    Non, c’était un corbillard à l’ancienne, un genre de carrosse en bois et roues ferrées, avec un baldaquin sous lequel on pouvait apercevoir un cercueil reposant sur une espèce de gros coussin gris qui semblait apporter un confort bien tardif au ‘de cujus’ … petit silence … un ‘de cujus’, c’est un autre mot pour dire ‘mort’.

     

     

    Et ce carrosse, figurez-vous, était tiré par quatre gros chevaux noirs avec un plumeau noir sur la tête qui leur donnait un air très solennel.  petit silence ….

    Ils avaient fière allure !

     

     

    Mais ce n’est pas tout... petit silence ….

     

     

    Figurez-vous que ce carrosse était suivi par une longue file de femmes toutes en robes longues noires, en pleurs, le visage couvert d’une voilette de crêpe noir …  et de messieurs en frac avec chapeau haut de forme qui avaient la tête posée sur leur poitrine en signe de tristesse.  petit silence ….  Petit sniff du nez ….

     

     

    Alors, forcément, je n’ai pas pu me retenir de les suivre ….  commencer à marcher les mains dans le dos, l'air prostré .... et triste ...

     

     

    Après une demi-heure, je me suis rendue compte que des tas de personnes de toutes qualités, de tous sexes et de tous âges avaient fait de même et suivaient le cortège, en silence ….. Ils rejoignaient le cortège au fil de ses pérégrinations et de son parcours hiératique et anarchique …

     

     

    Nous avons marché jusqu’au père Lachaise. petit silence ….

     

     

    Oui, ça fait un sacré bout de chemin, mais quand on aime …..  petit silence…

     

     

    Arrivé au carrefour avec le boulevard Voltaire, un orchestre style New-Orleans - vous savez avec trompettes, banjos, castagnettes et hélicons et aussi des chanteuses et chanteurs qui dansent en zigzaguant de droite à gauche de la rue et en psalmodiant du blues ... très triste et très beau  – s’est mis en tête du cortège ….. petit silence  ….

     

     

    C’était surréaliste.

     

     

    La file, derrière moi, s’étendait à perte de vue et nous tenions tout le boulevard Saint Martin, y compris les trottoirs.

     

     

    Le plus surprenant, c’est quand nous sommes passés devant le père Lachaise sans nous arrêter ! petit silence …

    Je me suis dit qu’il y avait comme un hic !

     

     

    Nous avons continué jusqu’au Quai de Bercy et la fanfare s’est soudain arrêté de jouer ….. là, juste sous les fenêtres du ministère des pertes et dépenses inutiles …..

     

     

    Pas un mot, rien, le silence total, comme si Paris venait de mourir.

     

     

    Je me suis mise à pleurer silencieusement … et puis j’ai tout compris !

     

     

     

     

    J’étais à l’enterrement de

    la  défunte  retraite

    et tous ces gens étaient venus,

    eux aussi,

    pour un dernier adieu !

  • A l’enterrement d’ma vie d’garçon

     

    A l’enterrement d’ma vie d’garçon

     

    Pour enterrer ma vie d’garçon

    Avec panache et déraison

    J’avais loué un corbillard

    Tiré par quatre chevaux noirs

     

    Ils m’emmenèrent au cimetière

    Allongé nu dans une bière

    Pas un ami n’était venu

    Pas même un chien, l’eussiez-vous cru

     

    Pas d’quoi pleurer me direz-vous

    On voit bien que c’était pas vous

    Et quand on m’a jeté dans l’trou

    Ca m’a fait un peu mal au cou

     

    C’était pas que j’y tienne, au fond

    A ma vie folle de patachon

    A mes gonzesses de chiffons

    A mes tournées de pochetrons

     

    Mais malgré tout j’ai le bourdon

    En pensant à tout ces moments

    De liberté et de bourbon

    De mains aux fesses incontinent

     

    Les nuits folles de rock et de roll

    Les guitares folk et le ‘wash board’

    Et ces filles dont j’étais l’idole

    Pas une pour me couper la corde

     

    Simone, de mes voisins la bonne

    A la frimousse si mignonne

    Etait restée chez ses patrons

    Faire cuire la soupe au potiron

     

    Juliette, gentille gamine coquette

    Elégante dans ses belles socquettes

    Avec Maurice faisait la fête

    Jouant les petites nymphettes

     

    Bénédicte, horrible sorcière

    Portant de rousses jarretières

    Et deux yeux bleus au regard fier

    Montait au ciel en montgolfière

     

    Jacqueline, chaussée de bottines

    Troussée de fines mousselines

    Se trémoussait dans la cuisine

    En compagnie de sa cousine

     

    Quant aux garçons, les arsouillons

    Iconoclastes un peu couillons

    Avait la rate au court-bouillon

    Et le crâne au marteau-pilon

     

    Ils avaient fait, c’est pas malin

    Une fête de carabins

    Se soûlant jour se soûlant nuit

    Oubliant l’ami que je suis


    Moralité en explicit

    Mariez-vous, mes frères, mariez-vous

    Mais n’espérez  pas des ami(e)s

    Qu’ils soient présents au rendez-vous

  • marin des marinades

     

    Mise à jour :

    Cette chanson a été mise en musique et chantée par Max Lhopital et est enregistrée auprès de la SACEM.

     

    Maman les p’tits bateaux …


    Hé ho – hé ho – hé ho

    Ho hé – écho – écho

    Tempêtes et cahots

    Bourrasques et rouleaux



    Brique brique le pont

    Mon gentil moussaillon

    Dans l’embrun et la brume

    De la cale à la hune



    Dans les vents et l’écume

    Sous l’orage l’infortune

    Astique frotte sans répit

    Sans te plaindre et sans cris



    Ecarte les matelots

    Qui te couvent des yeux

    Te trouvent gracieux

    Et t’offrent des cadeaux



    Hé ho – hé ho – hé ho

    Ho hé – écho – écho

    Tangage et boléro

    Roulis et vertigo



    Hisse et haut matelot

    Tu es fort maintenant

    Tu maîtrises les flots

    Tu peux parler aux grands



    C’est toi qui à présent

    Offre au jeun’ moussaillon

    Des cadeaux des présents

    Et des regards fripons



    Tu parcours l’océan

    Du nadir au zénith

    De l’ouest à l’orient

    D’indiennes en annamites



    Hé ho – hé ho – hé ho

    Ho hé – écho – écho

    Indiennes en sari

    Annamites bikini



    Tu as une jambe de bois

    Mais tu es capitaine

    D’un galion de trois mats

    Qui court la prétentaine



    Tu as rempli tes coffres

    De soieries et d’étoffes

    De pierres et lingots d’or

    De diamants tricolores



    Tu as tranché des gorges

    Et bu des alcools d’orge

    Eventré sans vergogne

    Des cafards des vigognes



    Hé ho – hé ho – hé ho

    Ho hé – écho – écho

    Sabre de sang et d’or

    Crâne de commodore



    Tu as perdu tes dents

    Scorbut et mauvais vents

    Ton œil s’est fait la malle

    Mais ne te fait plus mal



    Le bandeau qui le cache

    Porte une tête de mort

    Car tu te crois bravache

    Quand tu es presque mort



    C’est la fin mon ami

    Tu perds ton sang glacé

    C’est la fin de ta vie

    Bien trop vite passée



    Hé ho – hé ho – hé ho

    Ho hé – écho – écho

    Adieu la belle vie

    Les filles et l’eau de vie



  • COUP D'COEUR !

    A mon humble avis, cette vidéo se passe de commentaires !

     

    CLIP - Le Mystère des Eléphants - from mystère des éléphants on Vimeo.

     

  • Un psy peut en cacher un autre


    Ma pièce "Un psy peut en cacher un autre" est disponible.

    Ses principales caractéristiques :
    Nombre de personnages : 13
    Nombre d'acteurs  mini : 5
    Nombre d'acteurs maxi : 13
    Durée totale estimée : 1heure 30

    La pièce est construite en 2 Actes de 5 scènes chacun.
    Elle est donc constituée de 10 scènes dont 7 peuvent être montées individuellement comme des sketches pouvant être interprétés par 2 ou 3 acteurs.

    Les scènes dans leur ensemble forment une intrigue dont le dénouement trouve son aboutissement dans les 3 dernières scènes.

    L'histoire :
    Deux psy, leur journée de travail, leurs clients, les méprises et quiproquos, leurs déboires, leurs malheurs …… et plus si affinités.

  • Chanson de la Saint Valentin

    Aux ailes bleues du vent.

     

    Musique et interprétation : Robert Duval (*)

    Paroles :  Yfig


    (*) Robert Duval est décédé le 13 février 2010

     

    La chanson "Aux ailes bleues du vent" est enregistrée à la SACEM (COAD = 368928)

  • Genre = Nouvelle ---- Style = dramatique --- pas de titre

     

     

    Le chien noir et blanc courait en jappant entre les pattes de la grosse jument impassible qui avançait à son pas habituel. Jimmy, le chien, voulait l’inciter à accélérer le pas, mais elle s’en foutait comme de son premier béguin. Elle, répondant au doux nom de Duchesse, tirait cette roulotte depuis trop longtemps pour savoir que la destination pouvait toujours attendre car dès que les rayons du soleil s’estomperaient, Raphaël la ferait se ranger sur le bord du chemin pour installer le campement.

     

    Elle était rouge passé et jaune délavé cette vieille roulotte et nul ne pouvait dire le nombre exact de kilomètres qu’elle avait parcouru.

    Raphaël la traitait comme une princesse, ne la laissant jamais sans soin ni entretien. Dès que le moindre de ses éléments se détériorait ou cassait, il s’empressait de le réparer. Elle était toute de bois à l’exception des essieux et des roues pneumatique. Il y avait dix ans que Raphaël avait fait faire le changement des très vieilles roues en bois renforcées de fers ; cela avait constitué un changement important à l’époque car la roulotte se déplaçait désormais sans bruits si l’on excepte les cris de Jimmy et la guitare de Manu. Dès que se faisait entendre le moindre crissement des roues, Raphaël sortait son pot de graisse et ça repartait de plus belle en silence.

     

    C’est que cette roulotte, ils y tenaient tous très forts les Romanov, ils en avaient hérité de leurs parents qui la tenaient de leurs parents et ainsi de suite depuis une éternité ou en tout cas au moins un siècle, ou deux ….. on ne s’embarrassait pas à compter ….

     

    Ils étaient peu, vraiment très peu à continuer de vivre ainsi. Les autres avaient de grosses voitures et des caravanes spacieuses et modernes et des tentes pour les soirs de saga ou de prières … mais eux, avaient refusé ce luxe que des artistes de la famille proposaient de financer. Oui, la famille comptaient de grands artistes qui gagnaient beaucoup d’argent et en faisaient profiter la communauté.

     

    C’était toujours une joie et une fête immense de se retrouver chaque années, en mai, aux Saintes Maries. Et la roulotte rencontrait chaque fois un enthousiasme grandissant. Raphaël le père, Manu le fils, Larima la mère et Rosa, qu’ils appelaient Pénélope, la fille étaient fiers, très fiers de leur condition précaire et d’avoir su résister aux tentations de la modernité.

    Larima gagnait très honorablement sa vie en tressant des paniers et corbeilles d’osier et surtout en lisant les lignes de la main. Sa chiromancie était très recherchée dans le monde des Roms et des Gitans. Elle ne se trompait jamais et ne faisait pas payer si elle ne lisait rien. En fait elle refusait de lire les malheurs et n’annonçaient que les bonnes nouvelles à ses clients, d’où cette réputation de porte-bonheur.

    Justement, par ce bel après-midi ensoleillé, ils approchaient des Saintes Maries et s’enthousiasmaient à l’idée de revoir les frères, les sœurs, les cousins, les cousines, les nièces, les neveux, les amis …. La Famille.

     

    Raphaël était un homme courtaud, rude et bourru au cuir tanné, aux mains larges et crevassées, ses lèvres fines étaient surmontées d’une épaisse moustache frisottante et ses joues couvertes d’une barbe toujours mal rasé, ses cheveux bouclés, grisonnants, ses yeux bleu-vert comme des aigues-marines, son chapeau à larges bords en cuir marron qui ne quittait jamais son chef, son blouson gris et son pantalon noir trop large lui tombant sur les reins, voilà à quoi il ressemblait, Raphaël, et, à le voir, les gadjo en avaient peur et ne lui adressaient pas la parole.

    Il était très bricoleur et se faisait un peu d’argent de poche en échange de réparations ou de constructions au fil du voyage et quand il en avait envie.

     

    Larima, son épouse, plus petite, était, au contraire de son mari, une femme accorte, qui discutait volontiers avec les inconnus et avait un sourire permanent aux lèvres. Elle portait le foulard et la robe gitane chamarrée, longue et ample mais souple et légère. A ses oreilles oscillaient deux grandes et lourdes boucles d’or, la parure transmise de mère en fille, signe du pouvoir de divination et de communications avec les esprits sans corps de sa tribu :  les Rom. Son annulaire gauche portait l’anneau sacré et certaines parties de son corps étaient tatouées des symboles du Grand Pouvoir. Elle avait l’esprit commercial et c’est en partie grâce à elle que la famille vivait de ses propres revenus. Elle s’occupait de tout, aidée de sa fille Pénélope. Mais ce sont les hommes qui coupaient l’osier, chassaient les lapins, les grives, les pigeons et les hérissons à museau de cochon et préparaient le feu.

     

    Manuel, di Manu, le fils, âgé de vingt ans, était un garçon partiellement autiste. Il ne parlait jamais, s’exprimait par signe que seuls ses proches parents savaient interpréter. Il avait toujours l’air ailleurs, ses grands yeux clairs dans la brume. Son visage était pourtant régulier et sans ces yeux vagues, rien ne le distinguait, a priori, des autres garçons de son âge. Mais il était doué d’une force herculéenne et d’une agilité mercurienne. Il était capable d’attraper les oiseaux qui volaient à portée de main et pouvait tirer, pousser la roulotte facilement après l’avoir dételée.

    C’était aussi un virtuose de la guitare que certains payaient très cher pour avoir l’heur de se faire accompagner par lui dans les galas improvisés.

     

    Rosa, la ‘Pénélope cara’ comme l’appelait sa mère, à dix sept ans, était la plus belle de toutes les gitanes.

    Sa grâce et son teint hâlé faisaient d’elle la déesse de tous les peuples nomades.

    Ses longs cheveux bouclés noirs de jais descendaient de ses épaules pour toucher le bas de ses reins, ses yeux couleur noisette en formes d’amandes effilées, sa petite bouche fine et rouge d’où exhalait un parfum de framboises, ses joues lisses, son tout petit nez retroussé, son menton volontaire, son cou si long, si fin, ses épaules charpentées, ses bras musclés et graciles, ses petits seins agressifs, son ventre plat, ses hanches bien marquées et ses jambes que l’ont devinait fermes et sveltes sous la robe enluminée .... Tous les hommes sans exception voulaient la marier, certains oubliaient qu’ils étaient déjà mariés et cela faisait des histoires de famille, mais comment ne pas tomber éperdument amoureux de la beauté et de la grâce réunie.

     

    Elle portait le foulard, le plus souvent, mais malgré cela et même de dos, sa cambrure et sa silhouette attiraient tous les regards.

     

    Rosa possédait les dons de divination de sa mère, comme toutes les Romanov.

     

    Mais elle aimait la danse par dessus tout et lorsque son père prenait son violon son frère la guitare et sa mère le tambourin, la flamme de sa passion scintillait bien au-delà de la raison, elle virevoltait avec tant d’art, d’adresse, de bonheur que la joie illuminait tous les cœurs des spectateurs.

     

    C’est un soir, non loin d’un village perdu que l’idée lui vint de se présenter en spectacle.

    Attirés par la musique, quelques villageois s’étaient approchés du campement et avaient regardés admiratifs et silencieux la danse de la jeune fille.

    Quand elle eut fini, ils applaudirent et lancèrent même des pièces dans sa direction.

    Depuis, elle dansait toujours pour elle-même et ses parents, mais quand un village n’était pas loin, ils s’arrangeaient pour attirer l’attention par un feu et de la musique. Cela faisait un petit apport supplémentaire gagné en s’amusant et en se faisant plaisir.

     

    Mais elle eut la très mauvaise idée de danser aux fêtes Camarguaises et c’est là que tous les hommes la demandèrent en mariage et que la bagarre géante éclata.

     

    Depuis, elle ne dansait plus que pour elle et ses parents.

     

  • Genre = Sketches ---- Style = tous --- Genre = one woman show

    Remarque : voici un personnage sur une douzaine.

     

     

    CHIRAC   (jaloux de tout  …  )

    On pourrait imaginer une perruque et des lunettes à la Chirac.

    Lève les mains et fait les V de la victoire, très content de lui, il salue devant, à droite et même derrière …..

    Bonjour chères amies Corréziennes,  chers amis Corréziens, chères Françaises et chers Français …. Y’a-t-il des Canadiens dans la salle ?

    Bon ! pas grave, vive le Canada Français et libre.

    Je reviens du Japon, je suis allé chercher un peu de l’argent que j’y ai planqué et j’en ai profité pour voir quelques combats de SUMOTORIS, vous savez, avec les arts primaires Africains, ce sont mes deux marottes, malheureusement, maintenant que je ne suis plus président, je ne peux plus réquisitionner, comme je le faisais, les avions du Gouvernement.

    De ce point de vue, mon successeur, mon très cher ami, le nain Sarkozy, a été bien plus malin que moi, il s’est offert via l’ETEC (Escadron de transport, d’entraînement et de calibration – ancien GLAM)) deux Falcon 7X personnels en plus des 4 existants et toute une flotte d’AirBus dont un gros "bling-bling" qu’il a appelé « air force one » pour faire comme le président Américain, son modèle et son ennemi people, sur le compte des contribuables !

    Oui, enfin …..  des futurs contribuables, ceux qui ne sont pas encore nés et qui devront rembourser la dette de l’Etat de plus de deux mille milliards d’Euros … dettes qui s’accroît chaque jour des intérêts  …..

    Pour faire mieux qu’Obama,  Nicolas a prévu quelques aménagements de son gros "bling-bling" volant :

    - l'avion est équipé d'une salle médicalisée

    - d'une baignoire.
    - et l'intérieur est tapissé en cuir de Cordoue, comme l'a demandé Carla

    Julien Dray est collectionneur de montres Nicolas, lui, il collectionne les avions … chacun selon ses moyens !

    Allons, oublions tous ces mauvais diables, parler de Nicolas me fout le bourdon … positivons, plutôt ! ….

    Avec Bernadette, nous résidons chez notre grand ami Hariri, ça nous coûte rien et c’est tout de même plus cosy que le château de Bity en Corrèze …..  les courants d’air, c’est pas bon pour nos rhumatismes !

    Pour les vacances, on se fait inviter chez nos autres grands amis industriels, y’a pas que Nicolas qui connaît du beau linge !

    Ce qui nous manque le plus, ce sont les grandes réceptions à l’Elysée avec nos amis chefs d’Etats Africains …..  faut dire qu’on a jamais lésiné sur la bouffe quand on était au Palais, on avait toute une armée de cuistots et on pouvait se commander n’importe quel plat à n’importe quelle heure du jour et de la nuit …..  AH ! la tête de veau sauce gribiche …… j’ai bouffé plusieurs troupeaux à moi tout seul !

    Et les campagnes, les serrages de mains sur les marchés et les croupes des vaches au salon de l’agriculture …. Tiens, remarque, ça, j’y vais toujours et mes copains m’attendent avec leurs jambons, leurs saucissons, leurs bons petits vins, leurs délicieux fromages ….  C’est ça, la France, la vraie !

    La France, c’est pas la justice qui m’intente des procès en sorcellerie, basés sur de la pure diffamation, les français savent que je suis innocent de tous les crimes dont on m’accuse, comment aurais-je pu payer des faux employés à la mairie de Paris ? ça se saurait su, y’avait mêmes des communistes dans les employés municipaux et ceux-là, quand il s’agit de moucharder, ce sont pas les derniers, ils feraient mieux de balayer devant leur porte !

    La France c’est pas ce nabot-léon d’opérette qui met des talonnettes pour se grandir, qui épouse une chanteuse pour lui chanter des berceuses et qui traite mes potes du salon de l’agriculture de ‘pov’con’ !

    AH ! Merde !  c’est plus fort que moi, j’avais promis de ne plus en parler !

    Il rigole …. Hi hi hi ….

    Sarko, il me fait penser à notre klébar, Sumo, qui me mordait les mollets et les abdos quand on n’a plus habité l’Elysée ….  Faut l’eutanasier ! hi hi hi !!

    Au fait, au Japon, j’ai rencontré le copain de Bernadette, le gros judoka qui s’est fait élire député : David la douillette !

    C’est vrai qu’il est impressionnant, on se demande quand il va éclater !

    Personnellement, j’ai jamais pu le piffer, avec son QI d’endive, on se demande bien ce qu’il va y faire à l’Assemblée, à part roupiller le cul entre deux chaises …..

    Là où je m’amuse le plus, c’est au Conseil Constitutionnel avec mes potes Debré, Giscard, Joxe et les autres … on est une bande de joyeux lurons et on se marre bien à rejeter les lois que Nicolas a tant de mal à faire voter par le parlement ….. on attend qu’on nous saisissent et hop on dit ‘niet’ et ça fait passer le petit pour un con !

    On est marrant, non ?

    D’ailleurs, si vous regardez leurs photos, vous verrez qu’il y en a un qui ressemble à Bourvil ! ha ha ha !!!